EXTRAITS DE PLANTES CONTENANT DU POLYGODIAL, COMPOSITIONS COMPRENANT DE TELS EXTRAITS ET LEURS UTILISATIONS COSMETIQUES ET/OU
DERMATOLOGIQUES
La présente invention concerne le domaine des ingrédients actifs cosmétiques et/ou dermatologiques. Elle concerne plus particulièrement un extrait obtenu à partir d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella et Polygonum hydropiper, ainsi que son procédé d’obtention, des compositions comprenant des extraits de telles plantes et leurs utilisations cosmétiques et/ou dermatologiques.
Tasmannia lanceolata (connue également sous le nom de Drimys aromatica ou de Drimys lanceolata, et communément appelée Poivre de Tasmanie ou Poivre des montagnes) est une plante sauvage de la famille des Winferacées, native du Nord de la Tasmanie.
C’est un arbuste aux feuilles persistantes. Les feuilles son† lancéolées, généralement de 4 à 8 cm de longueur pour 1 à 2 cm de large, ver† foncé, très luisantes, au revers mat et clair. Les jeunes tiges son† de couleur rouge. Courant juin généralement, les petites fleurs de couleur crème, à 5 pétales étroits et cireux, apparaissent regroupées au bout des branches. L’espèce est dioïque, chaque arbuste est mâle ou femelle. Les fleurs femelles se reconnaissent facilement avec leur ovaire, petite boule verte au centre de la fleur. Lorsque cette fleur est fécondée, le fruit s’arrondit en deux lobes et rougit. Il devient noir à maturité. Il faut avoir les deux sexes pour espérer une fructification et que Tasmannia lanceolata se pare de belles grappes charnues, rouges à noires, très décoratives.
Tasmannia lanceolata est principalement utilisée dans le domaine alimentaire comme condiment en tan† que substitut du poivre, par exemple pour ses feuilles séchées et broyées et ses baies.
Tasmannia lanceolata, notamment ses racines, est également utilisée en médecine traditionnelle chinoise et entre dans la formulation complexe de compositions avec de nombreux autres extraits végétaux.
A titre d’exemple, on peut citer le document CN 1 07582791 qui divulgue une composition comprenant notamment des racines de Tasmannia lanceolata pour le traitement de l’aménorrhée.
On peu† également citer le document CN 107412567 qui décrit l’utilisation de Tasmannia lanceolata, notamment les fruits mûrs, dans une composition pour le traitement des démangeaisons cutanées.
En outre, le document Garland e† al. (« Sub-critical carbon dioxide extraction of †he hexane extrac† of †he leaves of Tasmannia Lanceolata », The Journal of Essential Oil Research, vol.28 no.l , 2 janvier 2016) décrit l’extraction au CO2 subcritique d’un extrait hexanique des feuilles de Tasmannia lanceolata, l’extrait contenant du polygodial.
Le document JP2004083488 décrit un extrait de Polygonum hydroplper Linné obtenu par extraction dans un solvant à 80°C pendant 3h sous agitation, e† concentré sous pression réduite à 40°C après filtration e† enfin séché (exemple 1 ) .
Le document JP2003073264 décrit un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu par extraction de feuilles séchées dans 10 volumes de méthanol chauffé au reflux pendant 3h, filtration e† évaporation sous pression réduite puis ajout d’eau distillée e† d’acétate d’éthyle pour obtenir l’extrait après séparation.
Le document KR20120031625 décrit la plante Persicaria hydropiper L. Spach dont le fruit es† connu pour traiter les maux de l’abdomen, l’œdème e† les plaies. Le fruit apparaît contenir 0,13% d’huile essentielle dont les principaux ingrédients sont tadéonone (polygodial), isotadeonal, confertifoline, polygonone.
Le document US5523105 décrit un extrait de plante contenant du polygodial par extraction d’une poudre sèche par exemple de Polygonum hydroplper, Drimys lanceolata ou Warburgia stublmannii, successivement avec de l’éther de pétrole e† du méthanol, l’extrait obtenu étant en outre purifié par chromatographie en phase liquide. Ce document décrit également un extrait de plante contenant un polygodial obtenu à partir d'une plante sèche par ce même procédé en utilisant d’autres solvants organiques tels que l'hexane, l'éther éthylique, l'acétone, l'éthanol e† le méthanol e† concentration sous pression réduite.
De tels documents ne divulguent donc pas un extrait de plante contenant du polygodial pour traiter des désordres cutanés tels que des cicatrices et/ou vergetures.
Par ailleurs, pour traiter des désordres cutanés tels que des cicatrices et/ou vergetures, il existe de nombreux traitements topiques à base par exemple de silicone, de corticoïdes tels que la cortisone, de rétinoïdes tels que la trétinoïne ou d’acide hyaluronique.
Le traitement occlusif avec un pansement de silicone nécessite néanmoins une utilisation sur plusieurs mois avec une occlusion d’au minimum 12 heures par jour. Les principaux effets indésirables retrouvés son† une irritation, un prurit et une macération cutanée.
Les principaux effets indésirables des corticoïdes à cour† terme son† une augmentation de l’appétit, une prise de poids, une rétention d’eau, une tendance à l’agressivité avec une insomnie et une nervosité, une aggravation d’une dépression, et fréquemment un déséquilibre transitoire d’un diabète ou d’une hypertension artérielle.
Concernant les rétinoïdes, ils son† connus pour être photosensibles, en particulier l’isotrétinoïne. Ils son† également potentiellement irritants, notamment la trétinoïne.
Contrairement à d'autres substances, l'acide hyaluronique ne présente quasiment pas de risques d'effets secondaires. Néanmoins, des risques allergiques peuvent survenir. Aussi, l’administration d’acide hyaluronique est souvent réalisée par injection.
On connaît d’autres actifs présentant un effet sur la cicatrisation de la peau tels que l’allantoïne, l’oxyde de zinc, le D-panthénol ou encore l’aloe vera et l’hydrocotyle.
Il existe aussi d’autres techniques relativement coûteuses et nécessitant l’intervention d’un spécialiste, don† les peelings, la micro-dermabrasion, la micro ponction, ainsi que le traitement au laser fractionné ablatif ou non ablatif.
Considérant ce qui précède, un problème que se propose de résoudre l'invention est de développer un extrait végétal, non phototoxique et non irritant pour la peau, qui possède une activité cicatrisante et anti-inflammatoire visant à réduire, partiellement ou totalement, les irrégularités de la surface de la peau sans présenter les effets secondaires des traitements connus.
L’invention a donc pour premier objet un extrait d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella et Polygonum hydropiper, caractérisé en ce qu’il est susceptible d’être obtenu à partir des feuilles broyées et séchées de ladite plante par extraction au CO2 supercritique à une pression comprise entre 1 20 et 350 bars et à une température comprise entre 35 et 60°C et en ce qu’il contient du polygodial.
Toutefois, bien que les extraits selon l’art antérieur connu puissent contenir du polygodial, de par les propriétés spécifiques du CO2 supercritique, l’extrait obtenu selon l’invention a une composition différente de ceux obtenus par extraction au CO2 subcritique d’un extrait hexanique ou par les procédés dits
classiques (extraction par solvant, liquides ou hydrodistillation), avec une qualité accrue.
En outre, l’invention a pour deuxième objet une composition comprenant dans un milieu physiologiquement acceptable, une quantité efficace d’un exfrai† obtenu selon l’invention, pour son utilisation pour favoriser la cicatrisation e† diminuer l’inflammation de désordres cutanés.
L’invention a pour dernier objet un procédé d’obtention d’un extrait d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella e† Polygonum hydropiper, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes suivantes de :
- extraction des feuilles ou baies, préférentiellement feuilles, de ladite plante au CO2 supercritique à une pression comprise entre 120 e† 350 bars, préférentiellement entre 150 à 285 bars, e† à une température comprise entre 35 e† 60°C, préférentiellement entre 40 e† 50°C ; e†
- récupération dudit extrait contenant du polygodial.
Dans cette description, à moins qu'il ne soi† spécifié autrement, il es† entendu que, lorsqu'un intervalle es† donné, il inclut les bornes supérieure e† inférieure dudit intervalle.
L'invention e† les avantages qui en découlent seront mieux compris à la lecture de la description e† des modes de réalisation non limitatifs qui suivent, au regard des dessins annexés dans lesquels :
- la Figure 1 illustre le profil HPLC-DAD (avec détection à 233 nm) d’un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention obtenu selon le procédé de l’exemple 1 ;
- la Figure 2 représente l’activité anti-inflammatoire d’un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention sur des fibroblastes par la translocation du NFkB ;
- la Figure 3 représente l’activité cicatrisante d’un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention par la migration des fibroblastes ;
- la Figure 4 illustre l’activité cicatrisante d’un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention (photo x4 de la surface cicatrisée après 24h en présence ou non de l’extrait) ;
- la Figure 5 représente l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention sur la réduction de la profondeur des vergetures mesurée par la caméra pour dermatologie numérique 3D LIFEVIZ® MICRO™ ;
- la Figure 6 représente l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention sur la réduction de la profondeur des vergetures mesurée par score clinique (dermatologue) ;
- la Figure 7 représente l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention sur la réduction de la coloration des vergetures mesurée par score clinique (dermatologue) ;
- la Figure 8 représente l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention sur l’augmentation de la densité du derme des vergetures mesurée par échographie ;
- la Figure 9 représente l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention sur l’augmentation de l’épaisseur du derme des vergetures mesurée par échographie ; et
- la Figure 10 représente l’amélioration de l'apparence des vergetures par auto-évaluation.
L’invention concerne un extrait d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys w interi, Spilanthes acmella et Polygonum hydropiper.
La plante extraite préférentiellement choisie est Tasmannia lanceolata.
L’extrait selon l’invention est obtenu à partir d'une matière solide, plus particulièrement à partir des feuilles broyées et séchées de ladite plante par extraction au dioxyde de carbone supercrifique (CO2 SC) à une pression comprise entre 120 et 350 bars et à une température comprise entre 35 et 60°C.
Un tel extrait selon l’invention confient du polygodial.
L'extraction par fluide supercrifique, et plus particulièrement par le CO2 supercrifique, est avantageusement utilisée comme alternative aux procédés d'extraction par solvants ou par extraction au CO2 subcrifique.
Le CO2 en fan† que fluide supercritique présente des avantages notables : il est neutre, non toxique, non polluant, non inflammable, ce qui en fait un solvant dit « ver†». Il est également largement disponible à de très hauts degrés de pureté et à des coûts modérés, est facile à éliminer et ne présente ainsi pas de résidus dans l’extrait. De plus, ses paramètres critiques son† faibles (Te = 31 °C, Pc = 73,8 bar).
Le principe de l'extraction végétale utilisant le CO2 SC repose sur la forte variation du pouvoir solvant du CO2 en fonction des conditions opératoires (température et pression), ce qui permet d'extraire sélectivement les molécules selon leur nature chimique. Très faiblement polaire, le CO2 se révèle être un excellent solvant des molécules apolaires ou peu polaires dans les conditions supercritiques. Partant de ce principe, une fois le composé désiré dissous dans le
milieu CO2 SC, il es† aisé d'obtenir l'extrait pur par une simple dépressurisation qui entraîne alors la séparation du CO2, redevenu gazeux, e† de l'extrait, récupéré sous forme liquide ou solide.
Ce procédé permet d’éviter des opérations d'élimination des résidus de solvant (extraction, imprégnation, formulation), opérations indispensables lorsque ce solvant es† un composé organique. De plus, les faibles températures mises en œuvre, inférieures à 60°C, permettent de conserver l'intégrité chimique des molécules thermosensibles traitées e† de minimiser les coûts opératoires. Ces propriétés font de l'extraction au CO2 supercritique une alternative, écologiquement e† économiquement viable, aux procédés de distillation.
L’extrait selon l’invention es† préférentiellement obtenu par extraction au CO2 supercritique à une pression comprise entre 150 e† 285 bars, par exemple de 150, 1 70, 200, 230, 250 ou 285 bars, e† à une température comprise entre 40 e† 50°C, par exemple de 40, 45 ou 50°C.
L’extraction es† avantageusement réalisée à un taux de CO2 par taux de charge suivant un ratio de 10 à 40 kg/kg.
L’extrait selon l’invention es† préférentiellement obtenu à partir des feuilles ou des baies des plantes choisies parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella e† Polygonum hydropiper.
L’extrait selon l’invention es† plus préférentiellement obtenu à partir des feuilles, avantageusement broyées, encore plus avantageusement finement broyées.
Les feuilles sont utilisées fraîches, semi-sèches (préfanées) ou séchées, préférentiellement séchées dans des conditions standards connues de l’homme du métier.
Un co-solvant alcoolique, par exemple l’éthanol à une teneur comprise entre 0 e† 10% pourra être avantageusement utilisé pour obtenir l’extrait selon l’invention.
Avantageusement, une étape de décoloration de l’extrait selon l’invention ainsi obtenu par extraction au CO2 supercritique peu† également être ensuite réalisée.
A titre d’exemples illustratifs non limitatifs, la décoloration peu† être réalisée au noir végétal, par distillation moléculaire, ou par fractionnement sous vide.
L’extrait obtenu selon l’invention peu† être avantageusement formulé dans un support approprié, par exemple un support lipophile, tel que du miglyol, triéthylcitrate, glycérine, triacétine, monoprpylene glycol, huiles végétales. Par exemple, l’extrait selon l’invention es† formulé dans 95 % de support lipophile.
L’extrait selon l’invention, obtenu par extraction au CO2 supercritique, contient ainsi un dialdéhyde sesquiterpène insaturé particulièrement d’intérêt appelé polygodial (CAS 6754-20-7) de formule :
L’innocuité d’un tel extrait selon l’invention, par exemple un extrait de feuilles avantageusement broyées e† séchées de Tasmannia lanceolata, a été démontrée à travers différents tests toxicologiques.
L’exfrai† selon l’invention es† non photo-toxique, non irritant pour la peau e† modérément irritant pour les yeux (H ET CAM).
En outre, le tes† d'Ames, un tes† biologique permettant de déterminer le potentiel mutagène d’un tel extrait selon l’invention a également classé l’extrait comme non mutagène.
La présente invention concerne également les domaines cosmétique et/ou dermatologique, en particulier celui des produits cicatrisants et/ou anti- inflammatoires.
A ce† effet, un autre objet de l’invention concerne une composition, par exemple une composition cosmétique et/ou dermatologique, comprenant dans un milieu physiologiquement acceptable, une quantité efficace d’un extrait obtenu selon l’invention, pour son utilisation pour favoriser la cicatrisation e† diminuer l’inflammation de désordres cutanés.
L’extrait utilisé dans la composition selon l’invention, obtenu à partir de telles plantes, contient du polygodial.
De façon surprenante, l’extrait obtenu à partir de telles plantes choisies parmi Tasmannia lanceolata, Drimys w interi, Spilanthes acmella e† Polygonum hydroplper, préférentiellement à partir de Tasmannia lanceolata e† plus préférentiellement à partir des feuilles, avantageusement broyées e† séchées, de Tasmannia lanceolata, a montré des activités cicatrisante e† anti inflammatoire inédites.
Un milieu physiologiquement acceptable désigne un milieu adapté pour une utilisation en contact avec des cellules humaines e† animales, en particulier les cellules de l'épiderme, sans toxicité, irritation, réponse allergique indue e† similaires, e† proportionné à un rapport avantage/risque raisonnable.
Un tel milieu physiologiquement acceptable peut comprendre des excipients connus et utilisés dans les domaines cosmétique et dermatologique. L'homme du métier veillera à choisir le milieu physiologiquement acceptable de manière à ce qu'il ne nuise pas aux propriétés intéressantes de l'extrait et des compositions selon l'invention.
L’extrait utilisé dans la composition selon l’invention peut être obtenu par tout type d’extraction.
A titre d’exemple non limitatif d’extraction, on peut citer des techniques connues de l’homme du métier telles qu’une hydrodistillation, entrainement à la vapeur sèche, extraction par solvant(s) volatil (s) tel (s) que l’hexane, méthanol, éthanol pris seul ou en mélange avec de l’eau, macération, infusion, décoction, percolation, extraction au CO2 supercrifique.
De manière préférée, l’extrait utilisé dans la composition selon l’invention est obtenu selon un procédé comprenant les étapes suivantes de :
- extraction au CO2 supercrifique à une pression comprise entre 120 et 350 bars, préférentiellement entre 150 et 285 bars, et à une température comprise entre 35 et 60°C, préférentiellement entre 40 et 50°C ; et
- récupération dudit extrait contenant du polygodial.
L’extrait préférentiellement utilisé dans la composition selon l’invention comprend une concentration en polygodial comprise entre 0,1 % et 10%, préférentiellement entre 0,2% et 5%, plus préférentiellement entre 0,5% et 3% en poids du poids total de l’extrait, par exemple 0,5%, 1 %, 1 ,5%, 2%, 2,5% ou 3%.
L’extrait utilisé dans la composition selon l’invention est préférentiellement obtenu à partir des feuilles ou des baies de telles plantes choisies parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella et Polygonum hydropiper, plus préférentiellement des feuilles, avantageusement broyées, encore plus avantageusement finement broyées.
L’extrait utilisé dans la composition selon l’invention peut être obtenu à partir des feuilles fraîches, semi-sèches (préfanées) ou séchées, préférentiellement à partir des feuilles séchées dans des conditions standards connues de l’homme du métier.
La composition utilisée selon l’invention comprend un tel extrait d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella et Polygonum hydropiper à une concentration comprise entre 0,01 et 20% en poids du poids total de la composition, préférentiellement entre 0,1 % et 10%, par exemple 1 %, 2%, 5% et 10%.
La composition utilisée selon l’invention est formulée pour être administrée par voie orale ou être appliquée fopiquement sur la peau.
La peau désigne un organe composé de plusieurs couches de tissus, qui joue notamment le rôle d'enveloppe protectrice du corps. Elle constitue une barrière physique qui protège les tissus e† organes sous-jacents des agressions physiques, chimiques e† biologiques extérieures. Sur le plan anatomique, la peau comprend deux parties principales. La partie superficielle mince, l'épiderme, rattachée à une partie interne plus épaisse : le derme. Une troisième couche, plus profonde, constitue l'hypoderme mais n'es† classiquement pas assimilée à une couche de peau. L'ensemble peau e† phanères (/.e. ongles, poils, cheveux) constitue le tégument.
La peau peu† également désigner le cuir chevelu.
La peau ne désigne donc pas les tissus sous-jacents en continuité avec la peau telles que les muqueuses.
La composition utilisée selon l’invention n’es† donc pas destinée à être appliquée sur les muqueuses.
La composition utilisée selon l’invention peu† être formulée sous une forme adaptée pour une administration par voie orale, par exemple en tant que complément alimentaire.
Les formes galéniques orales utilisées peuvent être solide ou liquide. Les formes orales solides sont généralement des comprimés, capsules dures (gélules), capsules molles, sachets comprenant une poudre ou des granulés. Les formes orales liquides sont généralement des solutions buvables, sirops, élixirs, émulsions buvables, suspensions buvables, gouttes buvables.
Préférentiellement, la composition orale utilisée selon l’invention se présente sous forme de capsule molle.
La composition utilisée selon l'invention peu† se présenter sous diverses formes acceptables pour une application topique, notamment sous une forme solide ou sous une forme liquide, en fonction du milieu physiologiquement acceptable utilisé.
La composition topique peu† se présenter sous forme d’émulsion du type eau dans huile (E/H) ou huile dans eau (H/E), suspension, huile, gel, pâte, crème, lotion, solution, sérum, par exemple une solution aqueuse, alcoolique, hydro alcoolique ou grasse, poudre.
Préférentiellement, la composition topique selon l’invention se présente sous forme d’huile, crème, gel, sérum.
La composition selon l’invention comprenant une quantité efficace d’un exfrai† d’une plante choisie parmi Tasmannia lanceolata, Drimys winteri, Spilanthes acmella e† Polygonum hydropiper es† utilisée pour favoriser la cicatrisation e† diminuer l’inflammation de désordres cutanés.
Par désordres cutanés on entend les altérations ou irrégularités de la surface de la peau, pouvant résulter de problèmes physiologiques résolus ou non ou être provoquées par des traitements physiques ou chimiques.
Les altérations ou désordres de la surface de la peau, y compris les irrégularités de la peau, sont par exemple choisis parmi ceux associés à une à une peau acnéique, aux signes du vieillissement cutané, à une prise de poids, à une perte de poids, ou à une grossesse. Elles peuvent être également provoquées par des traitements physiques ou chimiques, qu'il s'agisse de traitements cosmétiques ou de traitements pharmaceutiques, ou encore provoquées par des affections de la peau, lesquelles altérations ou irrégularités de la peau demeurent après que lesdits désordres soient physiologiquement résolus.
Le processus de cicatrisation de la peau regroupe plusieurs phases distinctes.
La phase initiale es† accompagnée d’une vive réponse vasculaire de vasoconstriction suivie d’une augmentation de la perméabilité des capillaires e† d’une vasodilatation. La thrombine e† le collagène extravasculaire contribuent à l’agrégation e† à l’activation des plaquettes du caillot. De nombreuses protéines sont apportées par l’afflux de sang sur le site de la blessure, ce qui permet la formation du caillot de fibrine. Le réseau fibrine-fibronectine offre un réservoir aux nombreux facteurs de croissance libérés dans la plaie (PDGF, bFGF, TGFa,|3) qui sont responsables de l’activation des polynucléaires neutrophiles e† des macrophages. Ces cellules vont ensuite lutter contre l’infection, nettoyer la plaie e† participer à la renutrition locale.
Ensuite, la phase inflammatoire es† accompagnée d’une vasodilatation conduisant à des rougeurs e† des sensations de chaleur e† de douleur. Les neutrophiles e† les monocytes sont attirés sur la plaie non seulement par des facteurs libérés par les plaquettes, mais également par des peptides bactériens, des facteurs du complément e† des produits de dégradation de la fibrine. Les polynucléaires neutrophiles sont les premiers leucocytes présents dans la plaie ; ils libèrent des enzymes protéolytiques tels que l’élastase e† des collagénases e† assurent une fonction anti-infectieuse locale. Les monocytes se fixent sur les cellules endothéliales e† migrent dans la plaie. Une fois dans le milieu tissulaire, ils
se différencient en macrophages ef adhèrent aux protéines de la matrice extracellulaire ; mais ils sont surtout, comme les plaquettes, une source de cytokines telles que I’ IGF, le TGF, le TNF ou le PDGF. Ces substances amplifient la réponse inflammatoire et stimulent la prolifération des fibroblastes, la production de collagène et plus largement, la prolifération du tissu de granulation.
Cette phase correspond à la transition entre l’inflammation et la cicatrisation en sécrétant des facteurs de croissance qui stimulent la prolifération cellulaire et la formation du tissu matriciel.
La phase de réparation tissulaire a alors lieu avec formation du tissu de granulation. Cette phase dure 10 à 15 jours et elle correspond à la prolifération de fibroblastes, à l’angiogenèse et à la synthèse de la matrice extracellulaire. Cette phase est largement dépendante des cytokines (IGF1 , EGF, TNFa, TGF^, PDGF-BB) qui favorisent la migration et la prolifération des fibroblastes. Les fibroblastes synthétisent une nouvelle matrice extra-cellulaire composée principalement au début, de collagène de type III, de fibronectine, de protéoglycanes (acide hyaluronique, chondroïtine sulfate...). Ils participent également au remodelage matriciel en produisant des enzymes protéolytiques dont les métalloprotéinases. La matrice sert également de réservoir de facteurs de croissance.
S’en suit une ré-épithélialisation qui se déroule en plusieurs phases : migration des cellules épithéliales à partir des berges ou des annexes, leur multiplication et la différenciation de l’épiderme reformé.
Les kératinocytes migrent sur les composants matriciels et permettent de ré-épithélialiser la plaie. Une fois la plaie fermée par une monocouche de kératinocytes, ceux-ci arrêtent leur migration, se multiplient et se différencient.
La phase finale de la cicatrisation de la peau correspond à la maturation de la cicatrice avec une re-modélisation des tissus par la réorganisation des fibres de collagènes néosynthétisées qui finiront par reformer un tissu sain. Le remodelage de la matrice extra-cellulaire passe par une phase inflammatoire et proliférative durant jusqu’à deux mois après la fermeture de la plaie. Peu à peu le tissu de granulation se raréfie en fibroblastes, une structure collagénique plus dense apparaît, tandis que le réseau vasculaire s’organise. Le remodelage matriciel va accroître la résistance de la cicatrice de façon considérable, jusqu’à 80-90% de sa force initiale vers la sixième semaine. La fibronectine et l’acide hyaluronique sont progressivement remplacés par les collagènes, les fibres élastiques et les glycosaminoglycanes (GAG).
L’âge, les forces de tension, la pression influencent la synthèse et l’organisation des molécules de collagène. Les cicatrices sont néanmoins, dans tous les cas, moins résistantes et moins élastiques que la peau normale, en partie à cause d’un certain déficit en élastine.
La composition de la matrice extracellulaire joue un rôle important dans la migration des cellules inflammatoires, dans la différenciation des cellules conjonctives et des cellules épithéliales. Le processus de cicatrisation est caractérisé par d'importantes modifications de la matrice extracellulaire.
Lors de la cicatrisation, la matrice extracellulaire contient des GAG, de la fibronectine et du collagène de type III.
La fin du processus de cicatrisation est caractérisée par :
- une diminution progressive de la concentration en fibronectine ;
- une modification de la composition en GAG de la matrice extracellulaire ;
- une dégradation du collagène de type III, remplacé par du collagène de type I.
La fibronectine stimule la migration des cellules endothéliales et des fibroblastes dans le foyer inflammatoire.
La composition selon l’invention est préférentiellement utilisée pour prévenir et/ou favoriser la réduction des cicatrices.
La composition selon l’invention est également préférentiellement utilisée pour prévenir et/ou favoriser la réduction des vergetures.
Les vergetures se présentent comme des stries linéaires ou fusiformes parallèles de 1 ou plusieurs cm de longueur sur 1 mm à 1 cm de largeur. Elles sont déprimées et recouvertes d’un épiderme plissé de couleur blanc nacré (en cas de vergeture ancienne) ou de couleur rose ou pourpre (en cas de vergeture récente). Elles sont presque toujours multiples et symétriques et leur direction est en général radiée sur les seins, verticale et oblique sur les flancs, transversale sur la région lombo-sacrée.
Le mécanisme de formation des vergetures a été initialement perçu comme uniquement le résultat de la rupture du tissu élastique après une tension mécanique importante. En fait, la vergeture semble résulter d’abord et avant tout d’une atteinte du fibroblaste. Il a été mis en évidence au niveau des vergetures une surexpression de l’interféron gamma aux dépens du TGF-6 empêchant ainsi un fonctionnement correct du fibroblaste et une cicatrisation de bonne qualité. Les conséquences consistent en une dégénérescence du collagène (faisceaux de collagène étirés et atrophiques) et des fibres élastiques
(épaisses e† tortueuses en périphérie des vergetures et diminution du réseau superficiel) responsable d’une diminution de l’épaisseur du derme.
La composition selon l’invention es† plus préférentiellement utilisée pour réduire la profondeur e† la coloration des vergetures ainsi que pour augmenter la densité e† l’épaisseur du derme des vergetures.
L'invention es† illustrée ci-après, sans aucun caractère limitatif, par un exemple de mode de réalisation, des exemples de formulations d’une composition contenant un extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’invention e† des résultats d’activités biologiques.
Exemple 1 : Procédé d’obtention d’un extrait de Tasmannia lanceolata par extraction au CO2 supercritiaue
Selon un exemple de mode de réalisation préféré de l’invention, l’extrait es† obtenu à partir de feuilles de Tasmannia lanceolata. 250 kg de feuilles séchées e† broyées sont extraits au CO2 supercritique à une pression de 290 bars e† une température de 45°C avec un rapport de co-solvant éthanol de 4%. L’extrait obtenu es† ensuite concentré e† dilué dans du miglyol (25% extrait / 75% miglyol) : on obtient 77 kg d’extrait à 25% sur miglyol. Ce† extrait es† alors décoloré avec 3% de charbon actif : 77 kg d’extrait sont ainsi dilués avec de l’éthanol (385 kg) auxquels on ajoute 3% de charbon actif soi† 2,31 kg. Cette décoloration es† réalisée sous agitation. Puis une filtration es† opérée, e† le filtra† es† concentré.
L’extrait ainsi obtenu es† enfin dilué sur un support type miglyol pour standardiser l’ingrédient à 0,5% en polygodial.
La détermination de la composition analytique de l’extrait obtenu selon l’exemple 1 es† réalisée par HPLC-DAD (avec détection à 233 nm) e† es† illustrée par le chromafogramme de la Figure 1 dans les conditions opératoires décrites ci-après.
Conditions opératoires HPLC-DAD :
Colonne Agilent Poroshell 120 S-C 18, 4.6 x 150 mm, 2.7 mΐti
Température colonne : 30°C
Débit : 1 ml/min
Tel qu’illustré par le chromafogramme de la Figure 1 , la teneur en Polygodial es† de 0,53% en poids du poids total de l’extrait.
L’exfrai† préférentiellement utilisé dans la composition selon l’invention comprend une concentration en polygodial comprise entre 0,1 % et 10%, préférentiellement entre 0,2% e† 5%, plus préférentiellement entre 0,5% e† 3% en poids du poids total de l’extrait, par exemple 0,5%, 1 %, 1 ,5%, 2%, 2,5% ou 3%.
Exemple 2 : huile sèche
Préparer la phase A : mélanger jusqu’à ce que le mélange soi† uniforme.
Exemple 3 : crème veraetures pour le corps
Préparer la A phase e† G homogénéiser.
Préparer la phase B e† l’ajouter à la phase aqueuse A. Homogénéiser jusqu’à ce que ce soit uniforme.
Faire fondre la phase Cl à 45°C, une fois liquide ajouter à la phase C et mélanger jusqu’à ce que ce soit uniforme.
Ajouter C+ Cl à A+B. Homogénéiser jusqu’à ce que ce soit uniforme.
Ajouter la phase D à la formule
Ajuster la formulation à pH 5,0 - 6,0 avec de l’acide citrique (50 % Aq.)
Exemple 4 : crème cicatrisante acné
Préparer la phase A e† G homogénéiser
Préparer la phase B, l’ajouter à la phase aqueuse A. Homogénéiser jusqu’à ce que ce soit uniforme.
Préparer C et mélanger jusqu’à obtenir un mélange homogène
Ajouter C à A+B. Homogénéiser jusqu’à ce que ce soi† uniforme
Ajouter la phase D à la formule
Ajuster la formulation à pH 5,0 - 6,0 avec de l’acide citrique (50 % Aq.) Exemple 5 : capsule molle
Exemple 6 : capsule molle
Exemple 7 : Mise en évidence de l’activité anti-inflammatoire par la translocation du NFkB
Pour évaluer les propriétés d’un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention à moduler une inflammation induite, les cellules on† été pré-exposées à l'extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’exemple 1 à 5% dans du miglyol ou au peptide SN50 (un inhibiteur référence de la translocation de NFkB) avant l'exposition au LPS. 24 heures après le dépôt des cellules, les fibroblastes on† été exposés à 5 concentrations d'extraits de Tasmannia lanceolata ou à une concentration du peptide SN50 pendant 24 heures. Ensuite, les cellules on† été exposées pendant 3 et 24 heures à des extraits de LPS ( 1 ng / mL) et à l’extrait de Tasmannia lanceolata ou au peptide SN50. Finalement, après les 3 heures d'exposition, les cellules on† été fixées et colorées pour la quantification du NFkB.
Les résultats obtenus son† compilés dans le Tableau 1 ci-après et plus particulièrement illustrés par la Figure 2. Il apparaît que l’extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention induit une diminution significative de la translocation du NFkB comparé au contrôle avec LPS (CTRL-), notamment pour ces concentrations inférieures à 50 ppm.
L’extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention diminue ainsi l’inflammation de la peau.
Tableau 1 :
Le LPS à 1 ng/mL induit une inflammation modérée, caractérisée par une translocation significative de NFkB pour 10% de la population cellulaire comparé au contrôle seul.
Le peptide SN50 (CTRL +) inhibe significativement la translocation du NFKB induite pari ng/mL de LPS après 3 heures d’exposition.
L’extrait de Tasmannia lanceolata à 1 , 2,5, 5 et 10 ppm ne présente pas de cytotoxicité et induit une diminution significative, d’environ 50% pour les concentrations de 2,5, 5 et 10 ppm, de la translocation du NFkB dans les fibroblastes humains.
Exemple 8 : Mise en évidence de l’activité cicatrisante par la migration des fibroblastes
Les cellules on† été pré-traitées avec l’extrait de Tasmannia lanceolata obtenu selon l’exemple l à 5% dans du miglyol et du Nucblue (live cell assay nuclei dye) dans un milieu de culture sans facteur de croissance. Après 24h de pré-traitemen†, les cellules on† été mécaniquement griffées et le milieu renouvelé. Des images on† été prises avec un grossissement x4 pendant 24h.
Les calculs on† été faits comme suit :
D = surface cicatrisée = Surface TOH Surface T2 H où la Surface à T0 est la surface initiale après griffure et la Surface T24H est la même surface mesurée après 24h ; et
D traitement
% de la surface cicatrisée par rapport au CTRL x 100 moyenne (D CTRL sans facteurs de croissance ) où le traitement correspond au puit recevant soit l’extrait de Tasmannia lanceolata à une concentration donnée ou un milieu contenant des facteurs de croissance comme contrôle positif.
Les résultats obtenus son† compilés dans le Tableau 2 ci-après. Une comparaison statistique a été réalisée entre le contrôle sans facteur de croissance et l’extrait de Tasmannia lanceolata en utilisant un T-test.
Tableau 2 :
Tel qu 'illustré par les Figures 3 et 4, l 'extrait de poivre de Tasmanie selon l 'invention induit une augmentation significative (+65% après 24h) de la migration des fibroblastes comparé au contrôle (sans facteur de croissance) et ce pour des concentrations de seulement 1 à 2,5 ppm.
Exemple 9 : Test ex-nino de l’activité de l’extrait de Tasmannia lanceolata sur des fragments de peau comportant des veraetures par dosage du TGF-b, du pro-collaaène I et de l’élastine
Des fragments de peau comportant des vergetures de 5 donneurs différents on† été déposés dans des inserts eux-mêmes positionnés sur des puits de culture. Du milieu de culture (antibiotiques, SVF) a été ajouté dans le fond des puits, un passage s'effectuant par diffusion lente entre les deux compartiments par l'intermédiaire d'une membrane poreuse ( 12 miti). Les fragments de peau on† été maintenus en survie pendant 1 2 jours à 37°C et en atmosphère air/CC>2.
Les peaux on† été traitées quotidiennement par l’extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention obtenu selon l’exemple 1 à 5% dans du miglyol en topique (15 mI/cm2).
Une comparaison a été effectuée entre les 2 conditions suivantes :
- peau avec vergeture (témoin)
- peau avec vergeture + extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention à 2%.
Dosage du TGF-b :
Le TGF-b, synthétisé notamment par les kératinocytes, est un facteur de stimulation pour le fibroblaste dermique qui va synthétiser du collagène I et III. Le dosage du TGF-b a été réalisé par une technique d'immuno-essai avec lecture spectrophotométrique de la concentration (pg/ml) (kits de dosage BioTechne). Les fragments de peau ayant la même surface (vérification du poids de chaque fragment), le dosage a été réalisé à partir des surnageants de culture.
Les résultats obtenus (concentration en TGF-b en pg/ml) son† répertoriés dans le Tableau 3 ci-dessous :
Tableau 3 :
* comparaison statistique avec le groupe contrôle
Une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention induit une augmentation significative, en moyenne plus de 2 fois, de la concentration en TGF-B dans la peau traitée comparée au contrôle.
Dosage du pro-collaaène I :
Les fragments de peaux recueillis ont été solubilisés dans un tampon Tris- HCI, 100 mM, NaCI 100 mM, Triton XI 000,1 %, pH7,4. Après broyage à l’aide d’un poffer, la quantité de pro-collagène de type I (pg/ml) a été évaluée par une méthode ELISA (Human Pro-Collagen I alpha 1 , BioTechne).
Les résultats obtenus (concentration en pro-collagène I en pg/ml) sont répertoriés dans le Tableau 4 ci-dessous : Tableau 4 :
* comparaison statistique avec le groupe contrôle
Une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention induit une augmentation significative, en moyenne d’au moins 30%, de la concentration en pro-collagène 1 dans la peau traitée comparée au contrôle.
Dosage biochimique de G élastine :
L'élastine insoluble es† extraite des biopsies par l'acide oxalique à 0,25M à 100°C sous forme de fragments solubles de polypeptides d'alpha élastine.
Après centrifugation pour éliminer les tissus non digérés, la quantité d’élastine soluble a été mesurée par une méthode de dosage spectrocolorimétrique à 513 nm, après fixation du colorant 5,10,15,20- †e†raphenyl-21 ,23-porphirine, tetrasulfonate (Fastin Elastin Assay kit, Interchim).
Les résultats obtenus (concentration en élastine en pg/mg) sont répertoriés dans le Tableau 5 ci-dessous :
Tableau 5 :
* comparaison statistique avec le groupe contrôle Une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention induit une augmentation significative, en moyenne de plus de 10%, de la concentration en élastine dans la peau traitée comparée au contrôle.
D’après les résultats ainsi obtenus, une composition selon l’invention comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata favorise la cicatrisation de la peau e† donc la réduction des cicatrices e† des vergefures.
Exemple 10 : Etude clinique contre placebo visant à prouver l’efficacité d’une composition comprenant un extrait de Tasmannia lanceolata selon l’invention contre les vergefures
L’étude a été réalisée sur 30 femmes, présentant un âge moyen de 47,7 ans.
15 femmes ont reçu la composition comprenant un exfrai† de Tasmannia lanceolata selon l’invention suivante :
Tableau 6 : Huile de TASMANOL™ selon l’invention
15 autres femmes on† reçu la composition placebo suivante ; une femme est sortie d’étude pour des raisons indépendantes de l’étude.
Tableau 7 : Placebo
Chaque composition a été respectivement appliquée deux fois par jour au niveau des zones présentant des vergetures (cuisses, hanches, ventre) pendant une période de deux mois.
La profondeur et la coloration des vergetures on† été évaluées.
Des mesures de la densité et de l’épaisseur du derme des vergetures on† également été réalisées.
Enfin, une auto-évaluation de ces mêmes critères a été réalisée par les sujets.
Les résultats obtenus son† les suivants.
Tel qu’illustré par les Figures 5 et 6, après 8 semaines d’application quotidienne, la composition selon l’invention testée induit une réduction significative (p<0,05) de la profondeur des vergetures mesurée par la caméra pour dermatologie numérique 3D LIFEVIZ® MICRO™ ainsi que par score clinique (p<0,01 ) entre 0 et 3 avec :
0 = vergetures peu profondes - peau lisse ;
1 = vergetures légèrement profondes - peau presque lisse ;
2 = vergetures moyennement profondes - peau rugueuse ; et
3 = vergetures profondes - peau très rugueuse).
Une réduction de la profondeur des vergetures a été observée chez 80% des sujets avec la composition selon l’invention testée.
Tel qu’illustré par la Figure 7, après 8 semaines d’applications quotidiennes, la composition selon l’invention testée induit une réduction significative (p<0,01 ) de la coloration des vergetures mesurée par score clinique entre 0 et 3 avec :
0. = vergetures peu colorées ;
1 = vergetures légèrement colorées ;
2 = vergetures moyennement colorées ; et
3 = vergetures colorées
Une réduction de la coloration des vergetures a été observée chez 66,7 % des sujets avec la composition selon l’invention testée.
Tel qu’illustré par la Figure 8, la composition selon l’invention testée induit une augmentation significative de la densité du derme des vergetures après 4 semaines de traitement (p<0,05) et après 8 semaines de traitement (p<0,01 ) mesurée par échographie.
Une augmentation de la densité du derme au niveau des vergetures a été observée chez 87% des sujets avec la composition selon l’invention testée.
Tel qu’illustré par la Figure 9, la composition selon l’invention testée induit une augmentation significative de l’épaisseur du derme des vergetures après 8 semaines de traitement (p<0,01 ) mesurée par échographie (miti).
Une augmentation de l’épaisseur du derme au niveau des vergetures a été observée chez 87% des sujets avec la composition selon l’invention testée.
Tel qu’illustré par la Figure 10, après 8 semaines d’application quotidienne, les sujets on† noté une forte amélioration de l'apparence des vergetures :
- les vergetures son† moins visibles pour 80% des sujets ;
- les vergetures son† moins profondes pour 80% des sujets ;
- la peau est plus douce pour 93% des sujets ;
- la peau est plus lisse pour 80% des sujets.
D’après les résultats ainsi obtenus, une composition comprenant un extrait de Tasmannia Lanceolata obtenu selon l’invention réduit l'apparence et la coloration des vergetures, réduit la profondeur des vergetures, permet d’augmenter la densité du derme et d’améliorer la douceur de la peau.