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1111 PROCLDE DE FABRICATION' DE CERTAINS ISOIATEURS.- III' "
La présente invention concerne un procédé de fabrication, par moulage ou coulage, d'isolateurs du type Hewlett, ou type à chaîne ou à bride.
Elle a pour objet essentiel un procédé de coulée de ces isolateurs, tel que la distance d'éclatement peut être notablement augmentée par rapport à oelle des isolateurs fabriqués de manière courante, avec de l'argile plas- tique; en outre, la nouveau procédé évite divers inconvénients, notamment le séchage inégal de l'argile ou pâte à porcelaine de diverses épaisseurs,
Les isolateurs du type envisage sont généralement fabriqués en
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soumettant de la porcelaine plastique à une certaine pression, dans une presse de centrage, mais la différence entre les vitesses de séchage des diverses épaisseursde pâte, a pour effet de limiter la fabrication de ces produits, à celle d'articles ne comportant que de très faibles variations d'épaisseur'et, par suite,
de limiter au minimum l'espacement des éléments soumis à des po- tentiels opposés. On a fait de nombreux essais pour couler des isolateurs du type envisagé, mais ces essais n'ont pas été heureux, car on ne connaissait pas de méthode pour ménager une ouverture dans un isolateur ,sans nuire au produit terminé.
Plus particulièrement, la présente invention porte sur un procédé de fabrication d'isolateurs du type envisagé, par coulée autour d'un élément de noyau creux établi à l'avance, à l'intérieur d'un moule convenable, de na- ture poreuse, et dans une position telle que presque toutes les surfaces sont en contact avec les parois du moule, en même temps, et séchant ainsi de maniè- re uniforme, en évitant des efforts inégaux,
Après que le produit coulé a été séché jusqu'à l'état désigné par "sec comme cuir" (leather-dry), il est enlevé du moule, et on ménage, par per- çage ou forage, un trou concentrique avec l'anse de l'élément de noyau, en for- me de U, pour recevoir la biellé ou bride de liaison, et les autres opérations de finissage, par exemple, la conformation des surfaces,
l'alésage des trous et des entrées du noyau, sont alors exécutées. la description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'invention. la Fig.lmontre, en élévation, une section d'un moule fendu pour fabriquer le noyau tubulaire en forme de U, le noyau coulé étant représenté en coupe. la Fig.i est un plan du moule assemblé. la Fig. 3 est une coupe verticale à travers le moule pour former l'isolateur, l'élément de noyau étant représenté en position et le corps de l'isolateur étant moulé autour. la Fig. 4 est une élévation prise sur un côté du moule.
La Fig.5 est une coupe transversale à travers l'isolateur terminé.
La Fig.6 est une coupe prise suivant la ligne 6-6 de la Fig.5.
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La première opération, pour l'exécution du procédé objet de l'inven- tion, consiste à établir un élément de noyau tubulaire ou creux, on forme de U.
A cet effet, on emploie le moule représenté Fig.l et 2, qui comprend des sec- tions analogues 1 et 2, ayant des logements ou cavités complémentaires 3, en forme de U, limitant des passages en forme de U, quand les sections sont assem- blées et maintenues par un dispositif désiré quelconque, non représenté* La matière plastique, par exemple de la porcelaine à l'état fluide, est versée dans ce moule, et est laissée au repos pendant un temps suffisant pour la solidi fioation à l'épaisseur désirée, dans la région en contact avec le moule; après quoi, la partie centrale de la masse, encore fluide, est versée à l'extérieur,
On obtient ainsi un tube 4, en forme de U, qui est laissé au repos Jusqu'à ce qu'il puisse être retiré du moule, sans danger d'être tordu.
On conçoit que, en réalité, le tube 4 et le noyau de l'isolateur font partie intégrante dans l'isolateur terminé.
La seconde opération comporte l'emploi d'un moule avec des pièces
5 & 6; la pièce 6 comporte une cavité 7 de forme correspondant à celle de l'i- solateur, tandis que la pièce 5 est plane et munie de deux trous espacés 8, de dimensions suffisantes pour recevoir les extrémités du tube ou noyau 4, en forme de U.
S'il existe des espaces autour des extrémités du tube, ces inter- valles ou espaces peuvent être obturés, de chaque côté, avec de l'argile humide ou une autre matière analogue, pour éviter les fuites aux joints,
Si cela est désirable ou essentiel, on peut utiliser un dispositif de centrage, ou un autre dispositif , pour maintenir le noyau tubulaire dans la position convenable, bien que cela ne soit pas représenté,, Les pièces de moule 5 et 6 sont assemblées et maintenues par un dispositif spécial, ainsi qu'il est d'usage dans la technique du moulage.
Pour fabriquer l'isolateur, la porcelaine à l'état fluide, ou une autre matière plastique convenable, est introduite par une trémie 9, et s'é- coule naturellement dans la cavité 7, et se moule d'elle-même autour du tube, pour former la pièce indiquée en 10. Il est préférable que la trémie 9 soit de dimensions suffisantes pour qu'une seule coulée soit suffisante. La matiè- re plastique se sèche, aux places où elle vient en contact avec le moule, tan- dis que le centre de la pièce reste tout-à-fait mou, ou même à moitié liquide,
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pendant quelque temps, et se remplit, lors de la contraction, au moyen de l'excès contenu dans la trémie 9.
Généralement, les extrémités du tube 4 peuvent être laissées ouvertes, et lorsque le tube est poreux, il laisse passer l'humidité et la dissipe dans l'atmosphère, en facilitant ainsi le séchage de la pièce moulée, dans sa portion la plus épaisse, le centre. Si on la désire modérer eu pro- longer le séchage, les extrémités du tube peuvent être obturées avec de l'argi- le humide en 11. Si l'on désire une prise plus rapide, on peut introduire un fort courant d'air, dans le tube 4, par un dispositif convenable quelconque.
La matière fluide fait prise presqu'instantanément, aux places où elle est en contact avec le moule, et les joints, à l'intérieure, sont remplis et fermas d'une manière effective.
Les deux côtés de la pièce, qui constituent les surfaces supé- rieure et inférieure de l'isolateur, engageant le moule en même temps, on con- çoit que la prise est uniforme, de sorte que les efforts et les fatigues pro- venant de l'inégalité de séchage, sont entièrement évités, En outre, la matiè- re fluide pénètre dans les pores du tubes, et entraîne une union ou une amal- gamation si intime, que le tube devient une partie intégrante de l'ensemble.
Après que la pièce a fait prise d'une manière suffisante, elle est enlevée du moule, et les extrémités saillantes du tube 4 sont coupées. Si, durant la prise, les extrémités du tube se oontaaotent ensemble, il n'en ré- sulte pas d'inconvénient, car ces extrémités doivent être couples de toutes façons. Après séchage, d'une manière ordinaire ou préférée quelconque, les entrées du tube sont taillées en forme évasée en 12 (Fig.5), et la surface inférieure de la pièce est dressée ou taillée en 13, ou usinée de façon à re- oevoir une forme particulière préférée quelconque, tout en ménageant un larmier 14, sur le bord extérieur.
Après que la pièce a été séchée partiellement, un trou 15 est ménagé par forage, poinçonnage, ou autrement, concentrique avec la portion en anse, du tube 4, et à angle droit par rapport à son plan, et les extrémités de ce tube sont alésées ou taillées en forme évasée, en 16 (Fig.6). On observe que le trou formé par le tube 4 est un demi-cercle plein, dont le centre coïn- cide avec le centre du trou 16.
La forme du troudressé 15,avec ses extrémités
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16, en forme évasée, assure une aire semi-circulaire où un contact se produit entre la porcelaine et la bielle de connexion (non représentée) avec laquelle
1* isolateur coopère
Il est bien entendu que les dispositions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exemple, ne sont nullement limita- tives, et qu'on peut s'en écarter, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.