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PERFECTIONNNMEENTS AUX CONFORMATEURS' POUR CHAUSSURES.
Cette invention est relative aux conforma- teurs ou pièces de forme creux et à paroi mince, par exem- ple aux embauchoirs et garnitures internes pour chaussures, et à leur fabrication.
Les pièces de forme du genre envisagé com- prennent la classe des dispositifs appelés embauchoirs ou conformateurs destinés à être introduits dans une chaussure finie pour conserver temporairement la forme de cette chaus- sure pendant qu'elle est en montre à la devanture d'un magasin ou pendant les périodes de repos séparant les pé- riodes de service, et la classe des dispositifs de raidis-
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sage ou de renforcement, tels que, par exemple, le renforçateur du bout, les contreforts, etc. qui sont agencés pour être incorporés aux chaussures au cours de leur fabrication.
La forme de réalisation décrite ci-après à titre d'exemple fait partie de la classe des dispositifs qu'on place temporairement dans la chaussure finie ou partiellement finie, quoique certaines carac- téristiques les plus générales de l'invention soient susceptibles d'être appliquées avantageusement aux dispositifs faisant partie de l'autre clause.
Les embauchoirs ou conformateurs qui seront décrits ci-après sont utiles dans un grand nombre de circonstances, par exemple pour maintenir les chaus- sures bien tendues ou pleines, lisses et exemptes de plis pendant qu'elles sont exposées pour la vente dans les devantures de magasin, mais ils sont principalement éta- blis pour être utilisés.par les voyageurs en vue de permettre à ceux-ci de conserver la forme convenable de leurs modèles de chaussures pendant le transport et l'exposition.
A cet effet, il est important que l'embau- choir soit flexible et léger tout en étant assez robuste pour remplir son rôle convenablement, et il est essen- tiel que sa surface externe soit sensiblement une reproduc- tion exacte, tant en ce qui concerne les dimensions que la forme, de la "forme" sur laquelle la chaussure qui doit être placée sur l'embauchoir a été établie. Il est en outre important que les dimensions et la forme de l'em- bauchoir ne changent pas sous l'influence des variations de la température et de l'humidité atmosphériques.
Diverses tentatives avaient été faites antérieurement à la présente invention en vue d'établir
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les embauchoirs de ce genre en matière plastique, au matière en feuille. mais, à la connaissance de l'inven- teur, les méthodes de production appliquées ont toutes été exagérément lentes et impliquaient l'emploi de colle, la formation deJoints ou des opérations de séchage ou de cuisson lentes qui font que la forme est maintenuehors de service pendant une longue-,période de temps. D'autre part, on a constaté dans la plupart des cas que les em- bauchoirs finis avaient des dimensions trop grandes en raison de l'épaisseur nécessaire de la matière employée et qu'ils étaient si rigides ou raides qu'ils communi- quaient à la chaussure le "toucher" d'un cuir de qualité inférieure.
De plus, ces embauchoirs étaient lourds, coû- teux à fabriquer par les méthodes usuelles et si cassants qu'ils se brisaient lorsqu'ils étaient trop serrés dans 1'emballage.
Suivant l'invention, il devient possible d'établir des embauchoirs pour chaussures qui possèdent sensiblement les dimensions et la forme exactes de la forme sur laquelle la chaussure est établie ; qui sont extrêmement légers et possédant la raideur et la souplesse désirées; qui peuvent être fabriqués rapidement et à bon marché ; ne sont pas influencés par les variations de température ou d'humidité atmophériqueset qui sont si résistants et si élastiques qu'ils ne sont pas sujets à se rompre et que, lorsqu'ils ont été déformés,' ils ten- dent à reprendre leur forme originelle.
Sur les dessins annexés est représentée à titre d'exekple une forme de réalisation préférée de l'invention, comprenant l'embauchoir perfectionné lui- même, diverses phases du procédé de fabrication de cet embauchoir et certains nouveaux dispositifs avantageusement
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applicables à la mise en pratique de ce procédé.
Dans les dessins annexés :
Fig. 1 est une vue de coté à petite échelle d'un embauchoir retiré de la forme, cet embau- choir ne comprenant que la partie antérieure de l'embau- choir complet usuel;
Fig. 2 et 3 sont respectivement un plan et une vue de dessous de cet embauchoir à plus grande échelle;
Fig. 4 est une coupe fragmentaire suivant 4-4, fig.3 ;
Fig. 5 est une vue de côté montrant une autre forme d'embauchoir destinée à remplir la chaussure entière;
Fig. 6 est un plan d'un flan approprié à l'établissement d'un embauchoir tel que celui des fig.
1, 2 et 3 ;
Fig. 7 est un plan du coussin à vapeur avantageusement applicable à la mise en pratique du pro- cédé suivant l'invention, cette figure montrant le flan placé sur le coussin et la partie antérieure d'une forme reposant sur le flan;
Fig. 8 est une vue analogue à la fig.7, mais montre le flan et la forme à une phase ultérieure de la fabrication;
Fig. 9 est une vue de face du coussin de la fig.7 et montre en coupe la forme et le support du coussin, le flan étant représenté à une phase du procédé intermédiaire entre celles des fig.7 et 8 ;
Fig. 10 est une coupe transversale verti- cale représentant un autre dispositif pouvant être utilisé avantageusement pour réaliser une phase ultérieure du pro-
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cédé la forme et le flan monté sur cette forme étant représentés en coupe;,
Fig. 11 est une vue de profil d'une barre transversale à double épaisseur constituant un élément de l'embauchoir fini;
Fig. 12 est un plan de la barre transver- sale de la fig.ll ;
Fig. 13 est une vue de côté d'un dispositif pouvant être utilisé avantageusement pour appliquer de la colle sur la barre transversale de l'embauchoir.
Fig.14 est une coupe verticale d'un appareil analogue à celui de la fig.10 , mais de construction modifiée;
Fig. 15 est une vue analogue à la fig.14, mais montre une autre façon d'employer le dispositif ;
Fig. 16 est une vue de face du dispositif de la fig.14, la forme étant représentée en coupe trans- versale;
Fig. 17 est une vue de côté d'une machine comportant le coussin de la fig.7 à titre d'élement cette machine étant agencée pour presser la forme au contact du coussin de façon à tirer l'embauchoir au-dessus de la forme;
Fig. 18 est une vue de coté d'un dispositif pouvant être utilisé avantageusement pour imprimer sur l'embauchoir des marques convenables et pour aplatir et conformer les bords inférieurs de l'embauchoir;
Fig. 19 est un plan fragmentaire de la partie antérieure d'une forme présentant des marques incisées ou en creux et destinée à être utilisée avec le dispositif de la fig.18 pour imprimer des marques distinc-
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tives sur l'embauchoir fini.
A titre d'exemple concret de la façon de mettre en pratique'le procédé suivant l'invention et d'un produit obtenu par ce procédé, on a décrit ci-a- près et représenté sur les dessins annexés un embauchoir ou conformateur creux et sa fabricatoin mais il est bien entendu que la forme dont il sera question plus loin ne constitue qu'un exemple d'un modèle ou bloc de moulage sur lequel l'embauchoir peut ê--tre établi, et que l'embauchoir terminé pourra posséder en quelque sorte toute forme désirée, suivant le contour du modèle ou bloc choisi.
L'embauchoir décrit ci-après peut être fait de toute matière convenable possédant les propriétés physiques nécessaires. Parmi d'autres substances essa- yées para.* inventeur, on a trouvé que le celluloïd et la bakélite donnent des résultats très satisfaisants.
Ppur rendre la description commode, la matière dont est fait l'embauchoir suivant l'invention a été désignée ci-après par l'appellation de celluloïd, mais il va de soi que,. en ce qui concerne les caractéristiques géné- rales de l'invention, celle-ci ne doit pas être considé- rée comme limitée à cette matière particulière.
Dans la fig. 6,1 désigne , en général, un flan ayant sensiblement la forme d'un U et qui peut être découpé à l*emporte-pièce oui.'autrement dans une feuille de la matière choisie, ou qui peut être préparé d'une autre manière, par exemple en moulant les flans individuels à l'aide de la matière à l*éta.t plastique ou fluide, ou en découpant dans un bloc de forme convena- ble des tranches constituant des flans. Ce flan, quel que soit le procédé par lequel on rétablit* comprend
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la partie antérieure 2. et les branches espacées 3 et 4 qui se terminent respectivement en 5, et 6 .
De préférence, ces flans sont dissymétriques, pour leur permettre de s'a- dapter à des formes de droite et de gauche sans qu'il soit nécessaire de les rogner exagérément à une phase ultérieure de l'opération.
Quoiqu'il soit possible d'adapter ce flan à une forme à la main ou par des moyens autres que ceux décrits, il est préférable de faire usage des dispositifs représentés sur les dessins. Le dispositif représenté plus particulièrement dans les fig.7, 8, 9 et 17 est désigné généralement par 7 et est.constitué essentielle- ment par un coussin ou sac comprenant la paroi supérieure 8, et la paroi inférieure 9. Ces deux parois peuvent être faites de la même matière; si on le désire, mais,, dans la plupart des cas; on se propose de faire la paroi supé- rieure d'une certaine:-; matière$, telle qu'un tissu, qui est poreuse ou, au moins dans une certaine mesure, perméable à la Tapeur.
Ce sac repose préférablement sur un support 7a incliné vers l'avant et formant un faux-fond pour une boîte à extrémité supérieure ouverte 7b dont les cotés retiennent le coussin latéralement /
Les parois supérieure et inférieure de ce coussin ou sac sont préférablement quoique non néces- sairement, unies par un joint 10 allant de l'avant du cous- sin vers l'arrière mais se terminant en un point 11 situé à quelque distance du bord arrière du coussin. Le coussin est muni en un point commode d'une tubulure d'admission 12 par laquelle de la vapeur ou un-autre fluide élastique convenable peut être admis pour gonfler ce coussin.
En rai-
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son du joint prévu en 10 et unissant les parois supérieure et inférieure du coussin, la partie antérieure du dit coussin, lorsque celui-ci a été gonflé, reçoit la forme de deux lobes 14 et 15 tournant leurs convexités vers le haut, lobes dont les surfaces supérieures se fondent gradu- ellement l'une dans l'autre à la, partie centrale arrière du coussin, comme indiqué en 16, (fig7).
Ce coussin peut être employé, si on le désire,, pour seconder l'accomplissement de l'opération désirée sans autre adjonction*. mais il est préférable de combiner avec le coussin les autres caractéristiques mécaniques- représentées fig,17 A cet effet, la boîte 7b est préférablement montée sur une table ou support 7c muni de paliers- servant à supporter un arbre 17 s'é- tendant à peu près parallèlement au bord avant du. cous- sin et espacé de ce dernier. L'arbre 17 porte une tige 18 s'étendant vers le haut et-sur laquelle une forme 19 peut être montée. L'arbre 17 est muni d'un bras 20 auquel est reliée une biellette 21 dont l'extrémité inférieure est fixée de façon pivotante à une pédale 22.
De préfé- rence, biellette 21 est munie d'un cliquet de verrouil- lage 23 qui, lorsqu'on abaisse la pédale, est agencé pour passer au-dessous d'un arrêt fixe 24 et s'engager sous cet arrêt, ce qui maintient la pédale abaissée jusqu'au moment où l'on dégage le cliquet de verrouillage 23. La tige 18 est disposa de façon que lorsque l'arbre 17 re- çoit un mouvement d'oscillation, cette tige se meut sensi- blement dans le plan vertical du joint 10 du coussin 7.
La première phase de l'opération effec- tuée pour adapter le flan 1 à la forme 19 consiste à poser le flan sur la surface supérieure du coussin 7
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de façon que son axe de symétrie soit sensiblement dans le plan vertical du joint 10 du coussin Comme on a préa- lablement gonflé le coussin à l'aide de vapeur chaude, la chaleur du dit coussin, secondée par l'eau de condensation produite par la vapeur qui s*échappe à travers les pores du coussin, amollit rapidement le flan ; la forme 19 a été placée sur la tige 18 et qu'on abaisse la pédale 22. la partie antérieure de la forme pivote vers le bas, entre en contact avec la partie centrale du flan et pousse ce dernier dans et entre les. lobes 14 et 15 du coussin.
Comme la surface du flan adhère dans une certaine mesure à la surface du coussin, cette poussée vers le bas tend à tirer les parties marginales du flan vers le haut et autour des côtés de la forme pendant que la pointe du flan reçoit la forme de la pointe de la forme* Quand la pédale a été suffisamment abaissée,elle est ver- rouillée par rengagement du cliquet 23 sous la butée 24, et l'opérateur saisit maintenant les extrémités externes 5.et 6 du flan, les tire de bas en haut par-dessus la par- tie rétrécie de la forme et les fixe à l'aide de pointes 26 et 27 ou d'autres organes- d'attache, par exemple à l'aide d'une ou plusieurs goupilles faisant saillie sur la base de la forme.
Cette traction exercée vers le haut et vers l'arrière sur les extrémités arrière du flan est secondée par le fait que le coussin gonflé fait saillie vers l'intérieur et au-dessus de la base de la forme (fig.9) ce qui tend replier intérieurement les bords du flan qui font saillie vers le haut et à les obliger à s'appliquer sur la base de la forme pour y constituer des rebords 28 et 29, respectivement. Par suite de 1.*ampleur de la matière
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à la pointe de la forme, des fronces 30 tendent à se former en cet endroit.
Lorsque les phases décrites ci-dessus ont été achevées* on abandonne la pédale et on enlève l'en- semble de la forme et de l'embauchoir partiellement moulé du coussin à vapeur 7. On peut alors insérer la forme portant l'embauchoir la pointe en avant dans un coussin pneumatique 44 (fig.14) préférablement monté dans une boîte à extrémité supérieure ouverte 45 qu'on gonfle d'air grâce à une tubulure à valve convenable 46.
Ce coussin est préférablement de forme cylindrique, et lors- qu'on enfonce la partie antérieure ou pointe de la forme dans la paroi supérieure du dit coussin, la pression de fluide agissant dans toutes les directions contre le flan tend à lisser ce dernier et à l'obliger à épouser étroite- ment la forme de la pointe de la forme, en outre, que le fluide .de.refroidit le flan et a tendance à le durcir.
Si on le désire, en remplacement à la phase décrite en dernier lieu, ou en addition à cette phase, la forme peut être enfoncée, la base en bas, entre deux coussins pneumatiques tubulaires .!1 et 4S (fig.10). Ces coussins sont commodément montés dans un support en forme de boîte 49,et lorsque la forme est enfoncée verticale- ment et de haut en bas entre ces coussins,. l'action de ces derniers est de tirer les parties marginales du flan vers l'intérieur et dans des sens opposés, comme indiqué par les flèches 50 et 52 de la fig.10 (en l'obligeant ainsi à reposer à plat contre le dessous de la forme).
L'une quelconque ou chacune des opérations décrites en dernier lieu tend à aplatir les plis ou fronces situés à la pointe du. flan jusqu'au moment où. ils ont reçu la forme indiquée en 30a sur la fig.3.
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A cemoment, ou à quelque phase ultérieure de 1* opération, suivant qu'il peut être désirable, on place une barre transversale 31.en travers de ltélément de plan- te de la forme et l'on assujettit les extrémités opposées de cette barre aux rebords 28 et 29, respectivement. La barre transversale peut être constituée par un seul mor- ceau d'une matière en feuille analogue à celle employée pour établir le corps de l'embauchoir ou de toute autre matière convenable*si on le désire. Les extrémités de cette barre peuvent être assujetties au corps de l'embau- choir par des organes d'attaches par collage ou par tous autres* moyens de fixation convenables..
Il est préférable de faire usage d'une barre transversale à double épaisseur comprenant des ban- des superposées et coïncidentes 32 et 33, lesquelles ban- des comme indiqué dans les fig.ll et 12 sont fixées d'une à l'autre dans leurs parties médianes, par exemple entre les lignes 34 et 35 (fig.12), mais sont libres à leurs extrémités Pour poser cette barre, on glisse les extré- mités d'une des épaisseurs, par exemple de l'épaisseur 33,entre la face de dessous de la forme et les rebords 28 et 29 de 1* embauchoir, tandis que les extrémités de l'autre épaisseur 32 recouvrent ces rebords.
Quoique, ainsi qu'on l'a dit plus haut, cette barre transversale puisse être fixée à l'aide de ri- vets, d'agrafes au de colle, il est préférable, lorsque cette barre est faite de celluloïd, de l'assujettir au corps du flan d'une manière homogène par l'application d'un dissolvant du celluloïd. Pour appliquer ce dissolvant d'une façon commode, on fait préférablement usage du dis- positif représenté fig.13, qui comprend un récipient à dissolvant 36 et un disque mince 38 présentant préférable-
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ment un bord biseauté ou en v, 38a ,ce disque étant monté sur un arbre 37 de façon à tourner dans un plan vertical et de façon que sa partie inférieure plonge dans le dissol- vant du récipient 36.
Pour faciliter l'enlèvement de dissolvant à l'aide du disque,il est préférable de prévoir dans ce disque une série d'alvéoles ou de perfo- rations circonférentiellement espacées 39. On peut faire tourner le disque 38 de toute manière désirée, mais il est préférable de le munir d'un rochet 39aqu'on fait mou- voir de façon intermittente à l'aide d'un levier 40 qui peut tourner librement sur l'arbre 37 et qui porte un cliquet 41 entrant en prise avec la denture du rochet 39a, Le levier 40 peut recevoir un mpuveent d'oscillation par tous moyens convenables, par exemple en reliant ce levier par une biellette 48 à un bras 43 porté par l'arbre 17 (fig.17)
de sorte que le disque 38 reçoit un mouvement de rotation partiel à chaque manoeuvre de la pédale 22.
Quand on se propose de poser la barre transversale 31, on sépare les deux épaisseurs de cette barre de façon à former une fourche dont on enfourche le bord du disque 38 qui enduit simultanément les faces inter- nes opposées des deux épaisseurs de solvant. Quand la barre a été placée, ses épaisseurs embrassent les rebords 28 et 29 du flan et le solvant attaque les surfaces des rebords et de la barre, les dissout partiellement et a pour effet que, après, qu'il s'est évaporé, les surfaces en contact sont soudées de telle sorte que la barre fait corps avec les rebords L'évaporation rapide du solvant et la conformation ,et l'aplatissement finals des rebords et de la barre sont commodément réalisés en pressant la barre de la forme contre le coussin à vapeur 2 ou contre quelque autre surface chauffée;
et, pendant que la matière
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de l'embauchoir est encore plastique pressant la base de la forme contre le sac 44 comme représenté fig.16. ce qui complète la conformation, refroidit et durcit la matière. Lorsque ces opérations. ont été terminées, on laisse l'embauchoir refroidir complètement pendant qu'il est sur la former on dégage les extrémités .5. et 6 des organes d'attache et on les rogne suivant les lignes,52 et 53 (fig.8) ce qui termine l'embauchoir.
Dans le but d* identifier les embauchoirs finis en ce qui concerne le modèle et les dimensions de la forme sur laquelle ils ont été établis, il est dési- rable de les munir de marques convenables pendant la mise sur forme. Suivant une façon préférée de réaliser ce résultat la forme,comme le montre par exemple la fig.19, est munie de marques en creux telles que celles indiquées en 54. Juste avant de refroidir complètement l'embauchoir fini et de le retirer de la former on monte (fig.18) l'en- semble de cette forme et de l'embauchoir monté sur elle sur la surface molle du coussin 58 (chauffée si on le désire) d'une table 56 montée pour osciller autour d'un axe horizontal 57 porté par un socle ou support 55.
On , incline alors la table 56 vers le bas, comme indiqué en pointillé sur la fig.18,jusqu'à,ce que la pointe de la forme ait été pressée fortement contre un rouleau ou tampon de pression élastique 59. Pour faciliter l'opéra- . tion on peut chauffer le tampon 59, par exemple à. l'aide d'un jet de vapeur 59a, La pression du rouleau ou tam- pon a pour effet d'obliger la matière du flan à pénétrer' dans les marques en creux de la forme et les dépressions subsistent lorsque le flan a été refroidit ce qui forme
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sur l'embauchoir des marques définitives qui indiquent avec certitude la forme particulière sur laquelle l'em- bauchoir a été fait.
Q,uoique cette façon de marquer l'em- bauchoir soit considérée,comme très désirable, il va de soi que les marques peuvent être obtenues par d'autres moyens, soit avant, soit après l'achèvement de l'embauchoir.
Par exemple, le coussin peut être muni d'un tampon d'arrêt élastique interne 60 (fig.I7) qui est pré- férablement constitué par un tube ou une poche de caout- chouc gonflé, et qui est placé de façon que, lorsque la forme s'enfonce dans le coussin 7, son mouvement soit limi- té par sa rencontre avec le dit tampon 60. Si la forme a été munie de marques en creux à la pointe, la matière en
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feuille sera refoulée à.l'intérieur de ces marques par la pression du tampon 60 et, dans tous les cas, même si la forme ne comporte pas de telles marques, la pression du tampon en ce point contribuera à donner à la matière en feuille la forme de la pointe de la forme.
Quand l'embauchoir est fait de celluloïd, de bakélite ou de substances possédant des propriétés physiques analogues, la matière employée peut, tout en assurant toute la raideur nécessaire, être si mince qu'elle ne diffère pas notablement, en ce qui concerne ses dimen- sions et sa forme extérieures, de celles de la forme sur laquelle il a été établie Cependant, pour assurer une exactitude plus grande, il est préférable de soumettre la forme à une opération préliminaire en vue de la préparer pour les phases du proaédé décrit plus haut.
A cet effet, on soumet la forme à l'influence de la chaleur ou d'une atmosphère sèche pendant un temps d'une durée suffisante pour diminuer ses dimensions dans une mesure équivalente à l'épaisseur de la matière en
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feuille qui est destinée à être employée pour établir
1* embauchoir Après le retrait) les pores de la forme sont remplis' au imprégnés d'un agent résistant à l'humi- dite* de sorte que la forme reste indéfiniment dans cet état contracté.
Lorsque l'embauchoir a été établi sur une forme ainsi traitée* cet embauchoir, une fois ter- miné, possède une forme et des dimensions extérieures qui sont identiques à celles d'une forme non traitée des mêmes dimensions et du même style* de sorte que lorsqu'on place l'embauchoir dans une chaussure établie sur une telle 'forme non traitée il remplit la chaussure dans la même mesure que la forme sur laquelle la chaussure a été établie* La chaussure présente ainsi l'aspect le plus élégant possible, étant entièrement exempte de plis ou de saillies,
tandis.que 1* embauchoir ainsi établi est si élastique et si flexible qu*il ne nuit pas au "tou- cher" du cuir dont est faite la chaussure et n'augmente pas notablement le poids de cette chaussuxe.
Il va de soi que des résultats analogues pourraient être obtenus en employant pour la form.e quel- que matière non influencée par l'humidité, par exemple de la bakélite et donnant à cette forme des dimensions suffisamment inférieures aux dimensions normales pour compenser l'augmentation d'épaisseur résultant de l'em- bauchoir creux*
On remarquera que les caractéristiques essentielles décrites de la mise sur forme sont applica- bles à la mise sur forme d'une matière en feuille, que ce soit pour établir des conformateus, ou embauchoirs pour la partie avant de la chaussure, comme celui repré- senté dans les fig. 1 à 3 ou d'autres genres de conforma- teurs, ou pour établir des embauchoirs entiers tels
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que celui représenté en 69 sur la fig.5.
Dans ce dernier cas, l'embauchoir peut être muni d'une ou plusieurs barres transversales 61 et 62 suivant qu'il peut être désirable, ou bien on peut obtenir la raideur nécessaire en augmentant la largeur des rebords latéraux.
Quoiqu'il soit préférable de faire usage du coussin rempli de vapeur et perméable précédemment décrit, l'inventeur envisage l'application d'une variante dans laquelle le coussin n'a plus besoin d'être perméable tout en étant encore élastique, étant composé, par exemple d'un tube ou d'une poche de caoutchouc gonflé d'air ou de vapeur, ce coussin étant renfermé dans une chambre conve- nable qui peut être chauffée, par exemple, par des tuyaux de vapeur ou par un jet de vapeur. Une disposition de ce genre, quoique présentant peut être quelques inconvé- nients peut parfois être jugée avantageuse et rentre dans le cadre de la présente invention.
Le procédé décrit ci-dessus diffère nota- blement de la plupart des procédés de mise sur forme des chaussures en ce sens que la matière mise sur forme est pressée contre la surface de la forme sensiblement en tous les points, et perpendiculairement à cette surface pendant qu'elle est soumise à une tension qui est dis- tribuée en tous'les points de-sa surface, c'est-à-dire qui n'est pas limitée à quelques points comme c'est le cas du procédé de mise sur forme usuel.
On a décrit divers, dispositifs avantageuse- ment applicables à la mise en pratique du procédé, mais il est bien.entendu que ce procédé peut être réalisé d'au- tres façons et par d'autres moyens que ceux qui ont été décrits et représentés. L'inventeur envisage aussi la possibilité de réaliser les diverses phases du procédé
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dans un ordre un peu différent de celui décrit et, dans certains cas, de supprimer entièrement certaines phases ou. de les remplacer par d*autres, sans s'écarter de l'es- prit de cette invention.