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" HEURTOIR ENRAYJilUR POUR GARES DE Q3EMINS DE FER Il
L'invention se rapporte aux heurtoirs d'arrêt utilisés dans les gardes de chemins de fer.
@ On sait que les heurtoirs connus sont fixes et munis,soit de tampons à ressorts,soit de pistons hydrauliques destinés à absor- ber la force vive des trains et wagons qui n'ont pas été enrayés efficacement et en temps voulu par d'autres moyens.
Ces heurtoirs tout en étant souvent très coûteux de pre- mier établissement ( c'est le cas notamment des heurtoirs hydrauli- ques ) ne donnent pas entièrement satisfaction lorsque la vitesse du train qui les aborde n'est pas suffisamment réduite car l'annula- tion de la vitesse de la masse en mouvement en un temps très court, provoque une accélération négative dangereuse pour le matériel rou- lant et pour les personnes se trouvant sur le train.
D'autre part, on sait que les dispositifs d'enrayage ordi- naires, en usage sur les voies de triage notamment,réagissent sur les roues des véhicules et abîment leurs plaques de garde ; ils ne con- viennent pas pour l'enrayage d'un train.
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L'invention a pour but un heurtoir-onrayeur permettant de réduire,autant qu'on le désire,l'accélération négative,dont il a été question précédemment, et conséquemment le choc qui se produit au mo- ment où un train ou un wagon aborde en vitesse le dispositif ,destiné à l'arrêter définitivement.
Elle consiste à fixer un heurtoir,muni de ces dispositifs normaux d'amortissement des chocs ( tampons à ressorts ou pistons hydrauliques ),sur des patins de -freinage coiffant les bourrelets des rails de la voie courante de telle façon que la masse à arrêter,en montant partiellement sur ces patins, concourt, par son poids, à assurer son propre freinage sur telle distance qu'il sera reconnu nécessaire po :r que l'accélération négative de la masse à arrêter ne dépasse pas un maximum,encore admissible,qu'on peut s'imposer à priori.
Elle consiste encore à munir le heurtoir-enrayeur caracté- risé ci-dessus,d'un moyen approprié permettant,après usage,de le ra- mener à la place normale qui lui est assignée.
A ce sujet et à simple titre d'exemple,sans effet limita- tif,nous citerons : 1 un système de chaînes d'attelage et de crochets permettant à. la lo- comotive qui vient de tamponner le heurtoir ou à une locomotive de manoeuvre,de ramener l'appareil dans sa position normale en le fai- sant glisser sur les rails de la voie courante ; 2 un dispositif de levier,normalement désembrayé, agissant, par un rochet, sur une crémaillère fixée dans la voie et permettant à un homme de déplacer le heurtoir à la façon dont on procède pour déplacer des wagons ; 3 un câble,muni d'un dispositif d'accrochage,actionné électriquement et tendant sans cesse à ramener le heurtoir d'enrayage dans sa posi- tion normale ;
un tel dispositif se justifierait par exemple dans les grandes gares de rebroussèrent où existe un grand nombre de voies à quai terminées par de tels heurtoirs d' enrayage.
Les fig.' 1- II - III & IV représentent une forme d'exé-
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cuti on de la présente invention.
La fige 1 montre un heurtoir d'enrayage avec son patin de glissement abordé par une locomotive en marche devant être arrêtée par le heurtoir.
La fig. II donne une coupe transversale représentée en
X - Y sur la fig. 1.
Les fige III & IV donnent respectivement une vue en élévation et une vue en plan dans le voisinage de la coupe X - Y dont il a déjà été question à propos de la fige II . La vue en plan, fige IV ,donne la coupe,au niveau du rail,du mentonnet d'une roue sur le point d'aborder le patin du heurtoir.
Dans ces différentes figures,les mêmes chiffres se rappor- tent aux mêmes éléments. Nous avons indiqué par :
1 un heurtoir muni de ses deux tampons de choc 2 et d'un double patin de glissement 3 venant se placer sur chacune des deux files des rails 4 de la voie ferrée.
Lorsqu'une locomotive 5 animée d'un mouvement de trans- lation 6 dans la direction du heurtoir 1 quitte les rails cou- rants 4 ,ses roues d'avant 7 montent sur les patins de glissement 3 du heurtoir ; cela est possible grâce au fait qu'en élévation ( voir fig. III ) l'extrémité de ces patins 3 est amincie et que er. plan ( voir fige IV ) les rails 4 portant les patins 3 sont posés avec un petit surécartement correspondant à deux fois l'épais- seur 8 de l'aile 3' d'un patin 3 ; cela a pour effet d'assurer la continuité parfaite du rail de la voie courante et du patin com- 'biné avec le heurtoir,lorsque celui-ci se trouve dans la position qui lui est assignée normalement.
Des éclissesspéciales 9 & 10 ( voir fige IV ) tenant compte du déesaxement en plan des deux rails au droit de l'extrémité du patin 3 assurent la liaison parfaite des deux files de rails.
Le tout est complété par des contre-rails tels que II fi- xés en I2 & 13 aux rails 41 & 42 ( voir fig. IV).
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Au droit des ailes du patin 3 des entretoises,telles que 13 ,pourront être échancrées en 14 afin de faciliter l'emploi d'un patin à très longues ailes de guidage 3' ; dans le même but, des échancrures analogues à 14 pourront être prévues dans les éclisses spéciales de raccord.
Des tampons 15 ( voir fige I ) terminent le heurtoir-en- rayeur ; ces tampons munis de très forts ressorts servent à assurer l'arrêt final du train en venant buter contre une forte poutre 16, en bois ou autre matière élastique,fixée aux rails transversalement à la voie La butée élastique 16 pourra consister encore en un matelas de terre ou de gravier ou encore en un heurtoir,soit mécani- que, soit hydraulique.
Au droit du heurtoir I proprement dit, les goussets d'as- semblage 17 - 18 - 19 peuvent assurer le guidage latéral, du heur- toir en vue d'éviter qu'il ne déraille pendant son recul lors d'un abordage par un train 5 .
Pour ramener le heurtoir dans sa position normale après un enrayage, on pourra utiliser notamment un des moyens déjà indiqués précédemment. A titre d'exemple nous avons représenté en 20 un câ- ble enroulé destiné à relier le heurtoir d'enrayage au crochet 21 d'une locomotive ; ce câble a une longueur suffisante pour permet- tre à la locomotive marchant en sens inverse de la flèche 6 de dégager complètement le patin de glissement 3 et de tirer sur le heurtoir sans que celui-ci soit sollicité par le poids des roues de la locomotive.
Le heurtoir pourra,le cas échéant,être construit de façon à pouvoir être chargé de matières pondéreuses pour augmenter l'ef- fort d'enrayage.
D'autre part,le patin pourrait être garni à sa partie por- tant sur le rail de " ferrodo " ou de substances analogues connues utilisées comme garniture de frein.