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" Procédé synthétique pour la préparation de la scorie basique."
Les savants ont établi que la valeur fertilisante des scories Thomas ou Bessemer, et de tous les autres types de scories basiques des hauts fourneaux, dites scories Talbot, scories électriques, scories Martin, scories des fours ouverts, etc., est très variable, Ils ont indiqué le rôle déterminant que joue la silice dans la valeur agricole de ces engrais phos- phatés, ainsi que son influence particulière sur la qualité et le rendement des récoltes.
La Rothamsted Expérimental Station signale dans son rap- port de l'année 1923-1924, les variations fâcheuses dans la constitution des scories basiques en général qu'elle divise en deux grands groupes : unes contenant une partie de leur phosphate sous forme de fluorapatite, substance n'ayant que peu, si elle en a, de valeur pour les plantes, tandis que les autres contiennent une partie, si pas la totalité, de leur
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phosphate sous forme de silicophosphate de chaux, qui est d'une valeur très considérable pour les plantes. Dans leur ouvrage intitulé "The constitution of Basic Slag", les auteurs Dr.A.
Scott et Dr.D.N.McArthur développent des considérations sur le silicophosphate et rappellent qu'il est nécessaire, pour ré- pondre aux exigences de la science agricole touchant les sco- ries basiques, remployer des scories dont la constitution est connue. Ils citent une scorie intéressante parce que ses con- stituents permettent de déterminer sa natuie, et contenant le silicophosphate dans lequel la proportion moléculaire de l'anhydride phosphorique par rapport à la silice P2O5:
SiO2 est de 1 : 3.-
La présente invention consiste dans la découverte du fait que le silioophosphate qui fait l'objet du présent procédé est le marne que celui ci-dessus identifié et décrit par ces au- teura, grâce à l'intervention dans lu fabrication de matières premières déterminées : basaltes, soude et sable glauconifère mélangés en proportions convenables avec le phosphate naturel, et que le procédé et que ci-après permet l'obtention du sildcophosphate spéci- fié ci-dessus en opérant de la façon suivante:
Les phosphates naturels ou les guanos phosphatés, préala- blement séchés et broyés à l'impalpable, sont mélangés dans des appareils spéciaux de façon à en obtenir une masse absolument homogène, avec des basaltes, de la soude (carbonate ou soude caustique), et le sable glauconifère.
Le mélange, après humec- tation, est introduit dans un four, en même temps que de la poudre de charbon, pour y être soumis à l'action d'une flamme oxydante et des gaz de combustion jusqu'à une température voi- sine de la fusion, après avoir été initialement rendu poreux.
Le silieophosphate qui se forme est plus ou moins dur et plus ou moins volumineux; il doit être concassé et ensuite mou-
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lu dans des appareils spéciaux pour obtenir le degré de finesse voulu.
A titre d'exemple, on peut employer, pour réaliser la syn- thèse, pour tent parties de phosphate ou de guano riche (do- sant 60 à 65% de phosphate tricalcique) dix à douze parties de basalte, six à huit parties da sable glaueonifère et quinze à dix-huit parties de soude.
Il est bien entendu que les proportions données ci-des- sus ne sont qu'une indication à titre d'exemple pour la réa- lisation de cette synthèse; elles varient forcément d'un phos -phate ou d'un guano à l'autre et doivent être calculées selon les teneurs en éléments constituants. Elles peuvent encore varier lorsqu'il s'agit de produire du silioophosphate dont l'acide phosphorique doit être rendu soluble dans le citrate d'ammoniaque alcalin dans différentes proportions, par exemple: 75 % ou 60 % ou 25 % etc., soit pour l'approprier à la pré- paration d'engrais composés potassiques ou azotés, etc. soit pour répondre aux usages consacrés dans lesdivers pays et co- lonies qui constituent le marché mondial des scories basiques.