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Installation d'étuve à foyer à grille
La présente invention a pour objet une installation d'étu- veà foyer à grille, présentant sur les installations d'étuve connues l'avantage que la production de la quantité de chaleur nécessaire pour le séchage peut avoir lieu à un moment situé au début de la période de séchage, et cela pendant an temps qui n'est approximativement qu'une cinquième partie du temps que demande le séchage; en d'autres mots, la durée totale du chauffage peut être grandement abrégée, sans que par suite de ce chauffage naturellement très intense, les matières à sécher soient exposées à des ondes de chaleur trop vives et risquent de s'endommager.
En outre, les quantités de chaleur nécessi res au prooédé de séchage entier, à une température maximum (mesurée dans la chambre de séchage) correspondante aux con- dtions de service et pouvant se régler exactement, peuvent ê- tre produites d'une manière absolument sûre, c'est-à=dor indé" pendauunent de conditions extérieures, atmosphériques par exem pie, et avec cela elles peuvent être utilisées en totalité et
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sûrement dans le but de séchage. On pourra finalement éviter complètement des variations de température dans l'étuve pen- dant la période de séchage. Ce qui est un avantage énorme, puisqu'il est connu que ce n'est que par une action de cha leur sous tous les rapports uniforme que l'on obtient sûre- ment des résultats de séchage Irréprochables.
D'après la présente invention, on y arrive en disposant entre le foyer et la chambre de séchage, un espace de passage garni de grillages de briques réfractaires. Pour la construc- tion de ces grillages, on pourra utiliser des briques boen gués, diminuant de largeur de bas en haut.
Les moyens employés pour résoudre le problème dans le ,sens du principe de l'invention sont connus en soi, mais ils n'ont jusqu'ici été appliqués qu'en vue de la solution de tout autres problèmes techniques, n'ayant rien de commua avec le but final de la présente invention. Dans les foyers à gaz, on a déjà dans la boîte à feu ou chambre de combustions par exemple aux chaudières, établi des parois en forme de gril- lage qui procurent un mélange intime des gaz de gazogène avec l'air comburant, et qui sont destinées à porter au maximum la combustion du gaz de gazogène. On a aussi proposé de disposer des tas de matériaux mauvais conducteurs entre le brûleur et la surface d'échange thermique.
Ces différentes installations cunnues susmentionnées ne représentent pas, dans le sens de l'objet de la présente i vertnin des accumulateurs de chaleur, car dans l'installation selon l'invention, il n'y aura que pendant quelques heures un fort échauffement en vue d'absorption de chaleur, et ensuite, le chauffage ayant cessé, on obtiendra pendant un temps multi- ple de celui de l'éohauffement, par rerayonnement de la cha- leur sur les matières ou objets à sécher, comme par exemple des moules de fonderie, se trouvant dans une chambre arrière, des résultats de séchage par rayonnement uniformes avec possi- bilité de contrôle de température et de réglage.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple une
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form d'exécution de l'objet de l'invention 1
Fig 1 est une coupe longitudinale par le milieu du foyer;
Fig. 2 montre, du coté droit, la moitié de grillage en vue prise de la chambre de séchage, et du côté gauche, une coupe de là grille et le canal conduisant les flammes à l'autre moitié de grillage;
Fig 3 montre une brique du grillage. on a aménagé des canaux 2 ouverts en haut;pascanaux et la grille 1;
Des deux c ôtes ne la grille de foyer aont couverts d'u grillage 3, de façon que les flammes ou les gaz partant de la grille 1, serpentant dans les canaux et continuent ensuite leur chemin en passant à travers le grillage 3.
Cette Connu truction est pratique, mais i est évident que l'invention n'y est pas limitée; on pourrait ainsi aussi disposer le foyer la* téralement, et dans oe cas il n'y aurait évidemment besoin que d'un seul canal 2 allant de la grille au grillage 3.
La construction du grillage est indifférente au point de vue du principe de l'invention. On pourra donc utiliser des briques normales de matériaux appropriés, mais il est partiuc lièrement pratique d'utiliser des briques réfractaires oblon- gues, diminuant de largeur de bas en haut, car ces briques pré sentent l'avantage d'empêcher que des cendres volantes ne puis- sent se déposer dans les ouvertures des grillages.
Les briques 4, dont une est représentée séparément à une échelle plus grande dans la figure 3, peuvent être pleines ou creuses. Dans ce dernier oas, elles conviennent à merveille au passage et au réchauffage d'air.
Entre la source de chaleur et la chambre d'utilisation, les grillages et murs en briques réfracta ires absorbent en plus grande partie la chaleur produite par un chauffage intense de peu de durée; ils sont portés à incandescence, plus ou moins selon la température maximum que lton désire réaliser dans la chambre de séchage, et l'on fait alors cesser totalement le chauffage. On est donc absolument sur, non seulement de la prou duction réelle de la quantité de chaleur nécessaire au séchage, mais encore de son utilisation jusqu'au bout ; en effet,selon les conditions d'exploitation à séchage relativement lent ou
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bien plus rapide, la chaleur est par rayonnement dirigée uni- formément, en courbe s'abaissant à la température finale dési rée, sur les matières ou objets à sécher, et rien que sur eux.
La durée de ce nouveau rayonnement de chaleur peut se régla* en étranglant plus ou moins la cheminée disposée à chaque cham bre de chauffage pour l'aspiration de la vapeur d'eau; on ar- rive ainsi à aspirer une plus OU Moins grande quantité d'air frais, et cet air traverse sur son chemin versles chambres 1'ac cumulateur de chaleur, entraînant ainsi une plus ou moins grande quantité de chaleur emmagasinée, et accélérant ou ralentissasnt la rerayonnement de chaleur.