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.MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET d'INVENTION de VINGT ANNEES sous le bénéfice de la Convention Internationale du 20 Mars 1883 formée par : Monsieur Michel D A I G N A S
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22, Avenue de la Justice à TOUL (IMeurthe-&..h2oselle) @ pour : " MACHINE A CREPIR Il ayant fait l'objet d'une demande de brevet français en date du 6 Janvier 1927.
La présente invention concerne une machine à crépir destinée à réaliser mécaniquement le crépissage des murailles en projetant sur oelles-ci un jet de mortier ou matière ana- logue.
Cette machine qui peut être manoeuvrée par un seul ouvrier et permet de régler la densité de la gerbe de mortier, se caractérise par la combinaison d'un rotor constitué par un hérisson ou axe pourvu de lamelles radiales, avec une boîte ou
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oarter formant stator alimenté par un distributeur de mor- tier ou matière similaire.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exem-
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ple seulement, orme de réalisation de la machine.
La figure' 1 est une vue extérieure d'ensemble de la machine,
La figure 2 est une vue en plan correspondante, aveo parties arrachées, pour montrer des détails des organes internes de la machine,
La figure 3 erst une section verticale, suivant la ligne A - A de la figure 2.
La figure 4 est une coupe partielle, à plus grande échelle, suivant B - B de la figure 2,
La figure 5 est une coupe partielle, à plus grande échelle, suivant A - A de la figure 1,
La figure 6 est une coupe partielle à plus grande échelle , suivant 0 - C de la figure 5.
La machine comporte un rotor 1 constitué par un hérisson ou axe pourvu de tiges radiales 2, fixées sur l'- axe 3 par tous moyens appropriés. Ces tiges radiales 2 sont de préférence élastiquement déformables et leur lon- gueur est légèrement inférieure à celle du rayon interne d'- une botte cylindrique ou oarter 4 formant stator. Ce sta- tor 4 comporte deux ouvertures 5 et 6 pratiquées dans sa paroi cylindrique. L'ouverture 5 débouche dans une manche 9 qui sert à diriger la gerbe de .promotion, du mor- tier ou autre matière de crépissage.
Le oarter 10 de l'alimenteur constitue le stator d'un rotor constitué par un axe 14 sur lequel sont régu- lièrement réparties et rigidement fixées des palettes 13 dont la forme, reconnue jusqu'alors la plus avantageuse, est celle représentée sur la figure 3 du dessin,
Ces palettes 13 présentent deux plans orientés différemment. L'un de ces plans passe par l'axe 14 du
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rotor et l'autre est incliné en arrière du sens de marche (sens de la flèohe figure 3),
Le principe du fonctionnement est'le suivant :
On verse à l'intérieur de l'alimenteur une cer- taine quantité de mortier ou matière à projeter, et on anime au moyen d'un mécanisme décrit ci-après, les deux rotors 2 et 13 de mouvements de rotation de même sens.
Le mortier est d'abord malaxé puis'projeté par les palettes 13 à tra- vers les orifices 6a et 6. IL pénètre dans le oarter 4 et le hérison 2 le disperse à travers la manche 9. Le réglage de la densité de la gerbe de mortier projeté est obtenu en modifiant la section des orifices 6 et 6a au moyen d'un obturateur réglable.
Dans sa forme de construction préférée, l'appareil est établi de façon à être facilement porté et conduit par un seul ouvrier. Il est également construit de façon à pou- voir âtre facilement démonté et nettoyé.
A cet effet, les deux oarters 4 et 10 sont en tôle et convenablement réunis par une pièoe intermédiaire 7, en métal léger tel que l'aluminium, dans laquelle est disposé un volet de réglage des orifices 6a et 6. Chaque oarter ou tambour @ 4 et 10 est pourvu d'un fond amovible 8 et 12 qui se fixe à la manière suivante :
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Deux chapes 15 ixées par rivets ou autrement sur la paroi latérale de chaque tambour, sont perforées pour le passage d'une barre de métal 16 pourvue en sa par- tie médiane d'un trou taraudé qui reçoit une vis de blocage 17 pourvue d'une tête moletée.
Les fonds 8 et 12 étant appliqués contre les bords des oarters 4 et 10, par l'in- termédiaire d'un joint plastique 18 (figure 2) tel que le caoutchouc, on engage les barres 16 dans les perforations des chapes 15 et on visse les vis 17 dans les trous ta- raudés de ces barres. Les extrémités des vis 17 appuient
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sur les fonds 8 et 12 et les maintiennent de façon étanohe oontre les parois des carters.
Le démontage des fonds 8 et 12 est rapide et facile; il suffit de reti- rer les vis 17 , de faire glisser les barres 16 dans les chapes 15, pour dégager ces fonds,
Le carter 4 est pourvu d'une poignée 19 qui permet à l'ouvrier de diriger la gerbe de mortier projetée, lorsqu'il tourne une manivelle 20 de l'autre main, tandis que l'appareil est suspendu à son cou ou à ses épaules par des sangles ou courroies attachées sur des bouges 21 ri- gidement fixées sur la paroi latérale du oarter 10.
L'alimentation du oarter 10 en mortier N'effectue travers une manche 22 à paroi divergente. La forme de cette manche permet de supprimer un obturateur, le mortier n'étattpas rejeté au dehors mais pris par les palettes 13 et chassé par les extrémités de celles-ci travers les orifices 6 et 6a.
Le montage des deux rotors 2 et 13 sur leurs axes 3 et 1*il peut être oelui représenté par la figura 4.
Les fonds 23 des oarters portent un manchon 24 rivé par sa semelle 25 ou fixé autrement de façon rigide. Des rou- lements à billes 26 entretoisés par des tubes 27 sou- tiennent les arbres 3 ou 14, dont l'extrémité qui porte le moyeu 28 d'un rotor 2 ou 13 traverse une garniture d T étanchéité 29 disposée au fond du manchon 24, Cette garniture 29 protège les roulements 26 contre le mortier qui est brassé à l'intérieur des carters 4 et 10, L'im- mobilisation des roulements 26, dans le sens longitudinal, a lieu en les serrant contre les extrémités de leurs entre- toises 27', au moyen d'un éceou-chapeau 30 vissé sur un filetage 31 du manchon 24 et sTappuyant montre le roule- ment 26 extérieur, par un tampon 32 de matière telle que feutre comprimé ou toute matière équivalente.
L'arbre 14 du rotor porte, à son extrémité externe,
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une roue à chaîne et une manivelle de manoeuvre 20. Cette roue à oha±ne est reliée par chaîne 33 à un pignon 34 calé sur l'arbre du rotor 2. Les deux rotors tournent ainsi toujours dans le même sens, mais le rotor 2 tourne sensiblement plus vite que le rotor 13. La chaîne 33 et les pignons qu'elle relie sont enfermes dans un carter cons- titué par un couvercle 35 rapporté sur l'ensemble des car- ters @ 4 & 10, et fixé sur ces derniers, par tous moyens appropriés, tels que des verrous élastiques 36 (figure 2).
Le réglage de la densité de la gerbe de mortier projetée à l'extérieur de la manche, c'est-à-dire le réglage des proportions de matières solides et d'eau, et du poids de ces matières par unité de surface, est obtenu, comme indiqué plus haut, en réglant la seotion des orifices 6 et 6a.
Les orifiooa 6 et 6a sont en formas de lumiè- res oblongues pratiquées dans les parois latérales des car- ters de tôle 4 et 10 (figure 5). Ces lumières communi - quent par l'intermédiaire d'une cavité 37 ménagée dans la pièce intermédiaire 7 et dans laquelle est guidé un volet 38, Ce volet 38 est pourvu d'une tige 39 qui s'applique contre la surface externe du carter 4 de façon à pouvoir glisser sur oelui-oi. L'extrémité libre de la tige 39 pé- nètre à l'intérieur de la poignée 19 en forme de corps creux. Cette extrémité libre est en forme de secteur denté 40 engrené avec un pignon 41 calé sur un arbre 42 qui traverse la poignée 19 et comporte une poignée ou macaron de manoeuvre 43.
En agissant sur le macaron 43, (figures 5 et 6) on règle la position du volât 38 dans la oavité 37, et, par suite, la seotion découverte des lumières 6a et 6, Il est évident que oe méoanisme de réglage de la section des lumières 6a et 6 peut être remplacé par tous moyens susceptibles de procurer le même résultat, sans que le principe du fonctionnement de la machine soit modifié.-
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Comme indiqué plus haut, les tiges ou lames 2 du hérisson sont d'une longueur telle qu'ille ne touchent pas la paroi interne du oarter 4. Cependant, on a reconnu avan- tageux de disposer à l'endroit du raccordement entre le carter 4 et la nappe inférieure de la manche 9 (figure 3) un siège 44 sur lequel frottent les extrémités des tiges ou lames 2.
Cette disposition assure le raclage de la totalité du mortier et, de plus, déforme les lames 2, qui, par élasticité, se détendent lorsqu'elles perdent contact aveo le siège 44, Cette détente brusque augmente la vitesse de projection de la gerbe de mortier.
De même, il a été reconnu utile de prévoir sur la nappe inférieure de la manche, une arête reotiligne 45 qui délimite nettement les zones ou surfaces couvertes par la gerbe de mortier, et permet à l'ouvrier de conduire facile- ment son travail pour obtenir un crépissage d'épaisseur ré- gulière.
REVENDICATIONS.