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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MALAXEURS ROTATIFS.
L'invention a trait aux malaxeurs rotatifs et en particulier aux machines de ce genre employées pour le malaxa- ge du béton et autres matériaux analogues.
Les machines de ce genre comportent,en général,un récipient appelé tambour dont les parois s'élèvent en tronc de cône jusque à une embouchure de plus petit diamètre.Le fond de ce tambour a la forme d'une cuvette à surfaces curvilignes et sa partie centrale forme un support qui permet de le mon- ter rotativement sur un arbre incliné dans le but de contraint dre les matières qu'il contient à retomber constamment sur le fond concave;
le tambour pouvant basculer pour permettre d'en vider le contenu lorsqu'on le désire.- L'effet de malaxage a été accru jusqu' à un certain point dans les appareils de ce genre par l'agencement dans le fond,à l'intérieur du tam- bour,de palettes,de nervures ou de saillies,mais ces disposi- tions ne permettent pas de réaliser un malaxage des ingrédients
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constitutifs du béton ou autres matières aussi bon que ce- lui que l'on peut obtenir par l'application des présents per- fectionnements.
La condition la plus importante à laquelle les appareils de ce genre doivent satisfaire est celle d'assu- rer le revêtement,par le ciment,de chaque grain de la matiè- re de mélange,faute de quoi le béton ne peut pas être consi- déré comme étant bien malaxé,de plus ce revêtement doit s' effectuer avec une rapidité raisonnable et par un mouvement doux qui évite les chocs et les efforts imposés à l'appareil.
Celui-ci doit être aussi de construction simple,de prix ré- duit et d'exploitation peu coûteuse.
La présente invention qui va être décrite brièvement au cours du présent mémoire,permet de réaliser les desidera- ta qui viennent d'être exposés.
Sur les dessins ci-annexés qui représentent un mala- xeur établi suivant le mode préféré de l'invention,
La fig.I est une coupe verticale de l'appareil.
La fig.2 en est la vue en perspective,la partie supé- rieure étant enlevée afin de permettre de voir l'intérieur du fond.-
La fig. 3 est une vue en perspective de l'extérieur de l'appareil prise en regardant la partie postérieure ou fond du récipient.
La fig. 4 est une vue en élévation de l'intérieur,fai- te en regardant directement dans le récipient dont la partie supérieure a été enlevée dans le même but que pour la vue de la fig.2.-
Les mêmes lettres de référence désignent les mêmes pièces sur toutes les figures.-
La récipient malaxeur,appelé tambour pour simplifier la description,est du type ordinaire connu ;
il constitué par un cylindre de faible longueur 2, à extrémité tronconique B,pourvu d'une ouverture 0 de diamètre réduit et fermé à son extrémité opposée par une partie concave D qui se fond dans
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la partie cylindrique par une courbe.Au milieu du fond con- cave D s'élève un bossage E formant support pour un arbre d' articulation F sur lequel le tambour tourne,ce mouvement de rotation lui étant communiqué par la denture circulaire G dont il est muni à l'extérieur comme tous les tambours de ce gen- re.L'axe de ce tambour est incliné vers le haut et forme un angle de 20 à 30 par rapport à l'horizontale ou plus ou moins,
mais tel que les matières malaxées ne puissent s'échap- per avant que l'on ait fait basculer le tambour pour déchar- ger le contenu de la manière habituelle.Le fond D du tambour du présent système présente des surfaces plates ou des dis- positifs spéciaux propres à assurer les résultats désirés du malaxage et qui vont être décrits ci-après.-
Le bossage central E dont il a été parlé déjà s'é- lève à peu près sous la forme d'un cône,tronqué ou plat au sommet,où l'arbre F se termine par une tête saillante arron- die H;à son autre extrémité ce bossage se raccorde par une courbe avec le fond D afin d'éviter la formation d'un angle vif à l'endroit de la jonction.
Pour l'intelligence de l'invention,on supposera maintenant l'intérieur du fond D coupé en deux par un plan passant par l'axe et divisant par conséquent le fond suivant une ligne diamètrale. Par suite d'une conformation appropriée du fond,une saillie ou un creux brusque est formé,le long de chacun des deux rayons (où se trouve cette séparation diamè-. trale) de chaque côté du bossage central E, et la surface du fond D s'élève suivant un plan incliné K depuis le creux au droit de l'un des rayons jusqu'au rayon opposé où se trouve un autre creux ou une saillie J.En d'autres termes,la sur- face du fond de l'intérieur est divisée en deux passages semi-circulaires ou demi-circuits K,
K dont chaque moitié ressemble à une moitié de spire d'une hélice faite au moyen d'un ruban plat qui pourrait toutefois si on le désire avoir une section curviligne ou de toute autre forme.Le bord supé-
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rieur extrême de chaque partie K est plus large que son ex- trêmité inférieure ou base,puisque celle-ci est située for- cément dans la portion étroite du fond D,lequel va en s'élar- gissant graduellement vers le haut jusqu' à, la partie cylin- drique A du tambour o il atteint son plus grand diamètre.On peut toutefois ne pas attacher d'importance à ces détails de disposition,mais il est indispensable de prévoir des saillies ou des creux brusques J du genre décrit,ainsi qu'on le com- prendra par ce qui suit:
-
A mesure que le tambour tourne,les matières sont en- traînées dans sa rotation;elles roulent et retombent sur la surface des passages K, K et sont précipitées deux fois par tout en bas des deux parties saillantes J, J de sorte qu'el- les se trouvent complètement retournées et parfaitement mala- xées,d'une façon analogue à ce qui se produit lorsque l'on opère à la main avec une pelle,Le bossage central agit aussi comme séparateur ou chicane.Les surfaces des saillies J,J sont de préférence plates et forment à peu près un angle droit avec les passages K,K qu'elles relient ensemble à des niveaux différents.-Mais il n'est pas indispensable qu'elles soient plates,ni qu'elles soient à angle droit,car elles peu- vent à volonté être convexes,cancaves ou à gradins,
et qu' elles soient plates ou non elles peuvent former un angle de toute autre nature,aigu ou obtus,avec les parties adja- centes K.Dana certains cas,il pourrait y avoir un passage K seulement au lieu de deux et il n'y aurait alors qu'une par- tie saillante J seulement.Le tambour est muni,en outre,de deux chicanes de forme hélicoidales L ou autres dispositifs équivalents (un de ces dispositifs seulement est représen- té dans la fig.I) montés en sens contraire en un point plus élevé pour obliger les matières à retomber au sein du mé- lange et être malaxées de nouveau.-
Sur le dessin on a supposé que la conformation in- térieure du tambour qui a été décrite plus haut était obte- nue par emboutissage du fond D à la forme voulue,
indiquée
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aussi de l'extérieur sur la fig.3.0n conçoit aussi que le nombre de saillies ou de creux J peut être supérieur à deux et qu'ils peuvent être formés de toute manière appropriée.