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Outil de percussion
On connaît déjà des sonnettes qui travaillent au moyen d'air ou de vapeur sous pression. Ces outils né- cessitent une chaudière à vapeur particulière ou une ins- tallation particulière pour la production d'air comprimé, ils sont par suite coûteux et ont un mauvais rendement.
Suivant l'invention, la sonnette, ou plus généralement parlant, un outil de percussion dans lequel forgane de choc doit exécuter un mouvement vertical ou fortement in- cliné, est constitué comme un moteur à explosion ou de préférence comme un moteur à deux temps dans lequel l'ou- til de percussion (marteau, pilon, mouton, etc..) est relié au cylindre de la machine, du. piston de laquelle fait saillie une tige ou similaire qui peut être appli- quée sur la surface à travailler.
L'outil de percussion suivant l'invention n'est pas relié à une installation fixe ou mobile pour produire
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de la vapeur ou de l'air sous pression, mais il consti- tue en lui-même une machine qui peut être facilement ame- née sur le lieu de travail et qui fonctionne de manière économique.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exem- ple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 à 5 montrent de façon tout à fait schématique, la première forme d'exécution.
Les fig. 6 à 8 montrent les parties principales de la machine suivant une deuxième forme d'exécution, avec une représentation plus constructive.
La fig. 1 montre en coupe axiale la position des organes avant que ne se produise une explosion.
La fig. 2 montre la position au commencement de l'explosion.
La fig. 3, la position à fond de course du pis- ton.
La fig. 4, la position avant le commencement de la course d'aspiration.
La fig. 5 est, à plus grande échelle, une coupe par la culasse du cylindre.
La fig. 6 est une coupe axiale par la culasse du cylindre dans la deuxième forme d'exécution.
La fig. 7 est une coupe faite suivant un plan perpendiculaire au plan de figure de la. fig. 6.
La fig. 8 est une coupe suivant la ligne 8-8 de la fig. 6.
La.machine représentée est de préférence desti- née à être utilisée comme sonnette à pavés.
Au cylindre 1 du moteur à explosion est rigide- ment relié le mouton 2, de sorte que le poids de la par- tie principale de la machine est utilisé pour le choc. De plus, sur le couvercle 3 du cylindre sont assujetties les
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poignées de maintien 4. Dans le cylindre peut se déplacerez
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de manière étanche le piston 5. Sa tige 6 passe librement à travers le milieu du mouton 2 et elle est suffisamment longue pour que, comme le montre la fig. 1, elle puisse reposer sur la surface à travailler.
Sur la tige de piston sont de plus assujettis des bras transversaux qu'attaquent par une de leurs ex- trémités de puissants ressorts de traction 8 dont les autres extrémités sont assujetties aux poignées de main- tien 4 ou au couvercle du cylindre. Les bras 7 traversent le cylindre par des fentes correspondantes dont est pour- vu celui-ci.
Sur la culasse du cylindre est monté de manière à pouvoir tourner autour d'un tourillon 9 un levier à main 10 sur lequel agit un ressort 11. Ce levier s'engage au moyen d'un doigt 12 dans un évidement de la tige tubulai- re 13 de la soupape d'aspiration 14, de telle manière que sous l'action du ressort 11, la soupape 14, comme le mon- tre la fig. 5 soit maintenue dans la position d'ouverture, tandis que, en abaissant le levier 10 à la main, la soupa- pe puisse être fermée.
Dans l'alésage de la tige de soupape 13 est dis- posé le diffuseur d'air 15 d'un carburateur auquel le combustible est amené par le gicleur 16.
L'ouverture d'aspiration de l'air frais est dé- signée en 17. L'air additionnel peut pénétrer dans le cy- lindre de la machine par le canal annulaire 18 et les évi- dements 19 prévus dans la paroi de la tige de soupape.
Dans la paroi du cylindre sont prévus les ouver- tures 20 d'échappement employées dans les moteurs à deux t emp s.
Le fonctionnement de l'outil de percussion est
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le suivant : Î,-JLE
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Au début la sonnette repose sur le sol (fig. 1) c'est-à-dire que le mouton 2 aussi bien que la tige de piston 6 prennent appui contre le sol. L'espace compris entre le couvercle du cylindre et le piston 5 est rempli d'un mélange d'air et de combustible. Ce mélange est al- lumé d'une manière appropriée quelconque, par exemple au moyen d'une bougie et préférablement après avoir établi un. contact entre un plot disposé sur le levier 10 et un plot fixe, en abaissant le dit levier.
Par l'abaissement du levier à main 10 la soupa- pe 14 est appliquée sur son siège et maintenue fermée.
L'allumage du mélange fait que le cylindre en même temps que le mouton et les griffes d'arrêt sont chassés vers le haut dans la position représentée à la fig, 2 pendant que la tige de piston 6 reste appliquée sur le sol et que les ressorts 8 sont tendus. Lorsque la position représentée à la fig. 2 est atteinte,l'échappement commence par les ouvertures 20.
.La valeur de la charge de la machine est calcu- lée de manière que lorsque l'échappement se produit, ait lieu un autre soulèvement du cylindre et du mouton en course libre de sorte que les ressorts 8 sont encore une fois tendus (fig. 3) jusqu'à ce qu'enfin le piston 5 et la tige de piston 6 soient soulevés. La tension des res- sorts est ensuite assez grande pour que le piston 5 se soulève jusque contre le couvercle du cylindre (fig. 4) et que le reste des gaz brûlés soit expulsé de la cham- bre d'explosion, au cas où le levier à main 10 a été lais- sé libre de sorte que la soupape 14 a été de nouveau ou- verte. Ensuite toute la sonnette tombe pour frapper un coup.
Lorsque le mouton a frappé le pavé, le piston 5 et
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la tige de piston 6 se déplacent de nouveau vers le "bas/ 6%
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jusqu'à ce que cette tige de piston arrive également en contact avec le pavé. Dans ce mouvement du piston par rapport au cylindre, en partant de la position de la fig.
4 pour occuper la position de la fig. 1, le piston aspire par le carburateur un nouveau mélange et si le levier 10 a encore été abaissé, les opérations décrites ci-dessus se reproduisent.
La soupape 14 de même que l'allumage peuvent aussi être commandés mécaniquement plutôt qu'à la main.
L'expérience a pourtant montré qu'il était avantageux que chaque course active de la machine puisse être com- mandée à la main.
Tandis que dans la forme d'exécution représen- tée aux fig. 1 à 5, il faut chaque fois abandonner aussi- tôt le levier à main 10 de manière que la soupape 14 puisse de nouveau s'ouvrir au.moment voulu, dans la forme d'exécution représentée aux fig. 6 à 8 le levier à main peut rester abaissé plus longtemps.
Dans la fig. 6 le levier à main 10 est repré- senté dans sa position à moitié abaissée. Sur ce levier est monté autour.d'un tourillon 21, un cliquet 22 sur le- quel agit un ressort 23 prenant appui ou assujetti surie levier 10. Sur l'axe 9 autour duquel pivote le levier 10 est monté un autre levier 24, derrière le nez 25 duquel agit le cliquet 22 et dont l'extrémité 26 est en forme de fourchette ; extrémité s'engage librement sur la tige 27 de la soupape 14 au-dessous d'un manchon 28 qui est également monté librement sur la tige de soupape. En- tre ce manchon et un plateau 29 assujetti sur l'extrémi- té de la tige de soupape 27 est disposé, sous compression préalable, un fort ressort 30 travaillant à la pression.
Sur le plateau 29 repose un ressort de pression 42 plus faible, dont le guide 31 est vissé sur le logement de la
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tige de Soupape.î-t.4
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Un conduit 32 venant du carburateur débouche dansla chambre 33 de la culasse du cylindre, et cette chambre est mise en communication par le canal 34 avec une autre chambre 35. Comme il est représenté, les parties indiquées par les chiffres de référence 32 à 35 peuvent être prévues doubles. Le corps 38 dans lequel se trouve la chambre 35 est traversé par la tige de soupape 27.
Des ouvertures latérales 36 débouchant dans la chambre
35 sont fermées par une ou plusieurs soupapes 37 en forme de plaque de sorte qu'une circulation est seulement.pos- sible de l'intérieur de la chambre 35 vers l'extérieur, tandis qu'une circulation en sens opposé est impossible.
Le corps 38 ainsi que la chambre 35 sont dis- posés à l'intérieur de la chambre d'échappement 30 du cou- vercle du cylindre, cette chambre est également munie d'ouvertures latérales d'échappement 40 qui sont encore obturées de l'extérieur par une ou plusieurs soupapes 41 en forme de plaque.
Dans la position représentée à la fig. 6, grâce à l'abaissement du levier 10, on a produit au moyen du cliquet 22 et du levier 24, une pression sur le man- chon 28 qui a déplacé, au moyen du ressort 30, le plateau 29 en même temps que la tige de soupape 27 et la soupape 14, vers le haut, dans la position de fermeture de la soupape, tandis que le ressort 42 a été comprimé.
En continuant d'abaisser le levier 10 et par suite en comprimant le ressort 30, le levier 24 ferme le circuit d'allumage entre le corps de la machine et le plot de contact isolé 43, de sorte qu'entre les électro- des 44 de la bougie 45, jaillit une étincelle d'allumage.
Les mêmes phénomènes que ceux décrits sur la forme d'exécution des fig. 1 à 5 se déroulent alors en
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substance. Cependant,. dès que l'explosion s'est produites'
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dans le cylindre 1, la pression de cette explosion se propage par un alésage 46 sous un piston auxiliaire 47 sur lequel agit un ressort 48 et dont la tige de piston 49 frappe l'extrémité arrière 50 du cliquet 22 de manière que celui-ci soit dégagé du nez 25 du levier 24; de cet- te façon, le levier 24 peut cédé sous l'action du fort ressort 30 et la soupape 14 est écartée de son siège même lorsque le levier 10 est abaissé vers le bas.
Ce n'est seulement que lorsque le levier 10 est abandonné et que sous l'action du ressort 11, il est suf- fisamment déplacé vers le haut, que le cliquet 22 est de nouveau engagé sous le nez 25 et que par un nouvel abais- sement du levier 10, la soupape 14 peut être fermée et qu'une nouvelle explosion peut se produire.
L'expulsion des gaz brûlés lorsque la soupape 14 est ouverte se fait par les ouvertures 40 lorsque la soupape 41 se soulève, tandis que la soupape 37 est fermée.
L'aspiration du mélange se fait par les ouvertures 36, la soupape 37 étant soulevée et la soupape 41 fermée. La chambre 39 agit comme ce qui est connu sous le nom d'es- pace nuisible. Grâce à la disposition employée, on atteint cependant le résultat que, aussi bien qu'il ne reste pas du tout de gaz brûlés dans le cylindre mais que lors, de la course d'aspiration du mélange pur, celui-ci n'est pas comprimé avant l'allumage.
Le mouton 2 ou bien l'outil de percussion quel- conque employé à sa place, peut être constitué pour ser- vir de réservoir d'essence et même aussi de carburateur, c'est-à-dire qu'il peut contenir le carburateur. Pour l'adduction du mélange aux chambres 33' et 35, on peut se servir de tubes qui relient le mouton à la culasse du cy-
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lindre. o G °
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On peut naturellement prévoir d'autres disposi- tifs pour la formation et l'adduction du mélange explo- sif ; il est bien évident de même que l'on peut envisager à l'appareil décrit ci-dessus, quantités de modifications, par exemple à la place d'une soupape unique 14, on pour- rait employer des soupapes particulières pour l'admission et pour l'échappement, ou bien encore au lieu des soupa- pes, on pourrait prévoir des tiroirs tournants ou autres organes obturateurs.