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Marteau à commande thermique.
Deux imperfections auxquelles on n'a pas encore remédié. complètement sont inhérentes aux marteaux connus jusqu'à présent et fonctionnant suivant le principe des moteurs à combustion interne à deux temps, dans lesquels le piston est rejeté après la course motrice au moyen d'un ressort. Le ressort soumis à des efforts importants et brusques, vibrant pendant le fonctionnement du marteau, a une tendance à montrer des phénomènes de fatigue et à se rompre. Le marteau ne démarre pas tout seul, mais doit être mis en marche laborieusement en agissant à main sur le piston.
Pour la mise en marche de la machine, on pourrait évidemment utiliser, d'une façon connue en soi, de l'air comprimé. Mais dans ce cas, elle doit être équipée d'une soufflerie ou d'un compresseur à commande mécanique, ce par quoi l'installation devient très coûteuse, compliquée et d'une conduite plus difficile, pour
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rejeter le piston, on pourrait également utiliser de l'air comprimé, ou un mélange combustible-air soumis à une pression.
Toutefois, on n'a pas encore réussi jusqu'à présent de créer de cette façon un marteau thermique à deux temps suffisamment simple et de fonctionnement sûr.
Ceci a été réalisé suivant la présente invention en ce qu'on utilise pour le fonctionnement du marteau, au lieu d'un combustible liquide, du gaz en bouteille qui est toujours disponible sous pression, et en ce que la pression disponible du gaz est utilisée pour la mise en marche du marteau et pour chaque rejet du piston pendant l'opération.
Quoiqu'il paraisse d'abord que ceci doive correspondre à un grand gaspillage de gaz combustible, on trouve que la réalisation du principe de l'invention est possible d'une façon parfaitement économique.
Deux formes de réalisation sont représentées, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin.
La figure 1 est une coupe axiale longitudinale d'une première forme de réalisation ;
La figure 2 est une coupe suivant la ligne A-B de la figure 1 ;
La figure 3 montre, également en coupe axiale longitudinale, une autre forme de réalisation.
Dans le cylindre 2 de la machine que l'on manie au moyen de la poignée 1 se meut le piston 4 frappant sur l'outil (burin, pilon etc. ) 3.5 est la lumière d'admission commandée par le piston, 6 une lumière d'échappement. Pour l'allumage, on a prévu de façon connue une bougie 7. Un contact 8 d'une exécution appropriée sert à fermer le circuit d'allumage dès qu'il est atteint par le piston 4 montant.
En 9 est raccordée, au moyen d'un tuyau souple convenable etc., une bouteille de gaz comprimé, laquelle contient le combustible prévu pour le fonctionnement du marteau, par exemple
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de l'hydrogène. Ce gaz en bouteille peut parvenir par un canal 10, une lumière 11 dans la paroi du cylindre, une gorge circulaire 12 dans le piston, un canal 13 et une tuyère 14, et par une lumière d'admission 5 dans le cylindre lorsqu'on fait tourner la poignée 1, qui forme tiroir cylindrique et qui est munie à cet effet d'un alésage central 15 et de perçages transversaux 16 et 17, dans la position visible sur les figures 1 et 2.
Le canal 10 communique encore en 18 avec l'espace 19 audessous du fond de piston.
Lorsqu'en faisant tourner la poignée 1, on admet du combustible dans le canal 10, sa pression agit sur la surface inférieure du piston 4, lequel est soulevé jusqu'à ce que l'allumage pour la première course motrice ait lieu. Au commencement, du gaz combustible parcourt aussi la lumière 11, la gorge circulai- re 12, le canal 13 et la tuyère 14 vers l'espace du cylindre audessus du piston en aspirant ainsi à la façon d'un injecteur l'air frais qui est encore nécessaire pour l'obtention d'un mélange combustible-air détonant. Comme la lumière d'échappement 6 est encore ouverte, on obtient un rinçage parfait.
Peu de temps après, le canal d'admission 5 et la lumière d'échappement 6 sont obturés par le piston remontant 4, ainsi que la lumière 11, tandis que le mélange combustible-air se trouvant dans le cylindre est comprimé convenablement dans l'as- censiôn ultérieure du piston 4, jusqu'à ce qu'il y ait, comme indiqué, ci-dessus, allumage et, par suite, la première course motrice.
Le'piston est projeté. de haut' en bas sur l'outil 3. Avant de venir heurter l'outil, il dégage la ou les lumières d'échap- pement 6 et, peu de temps après, le canal 13. Ainsi du gaz entre à nouveau dans le cylindre tandis que la quantité, d'air nécessaire est encore entraînée par le canal d'admission 5 en forme de tuyère.
Après avoir frappé l'outil, le piston est rejeté par la
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pression régnant dans l'espace 19.
Ce jeu se répète jusqu'à ce qu'en faisant tourner la poignée 1, on arrête l'alimentation en gaz de 9 tandis que les espaces 19 et 10 commencent à communiquer, par le canal 20 prévu à la périphérie du tiroir cylindrique 1, avec l'air extérieur en perdant ainsi leur pression. Le piston ne rebondit donc plus, et le marteau s'arrête.
Pour remettre le marteau en marche, il suffit de faire tourner à nouveau la poignée 1 dans la position représentée.
Pour qu'il ne soit pas nécessaire de refouler inutilement du gaz par le tuyau de raccordement dans la bouteille pendant la descente du piston 4, on prévoit avantageusement dans le cylindre encore une autre chambre 21 qui communique par le canal 22 avec le canal 10 et sert de réservoir auxiliaire.
La poignée tournante 1 peut encore être reliée à un dispositif interrupteur 23 au moyen duquel le circuit d'allumage peut être interrompu ou rétabli de la façon convenable.
Dans l'exemple de réalisation suivant la figure 3, l'admission d'air frais ne se fait pas au moyen du gaz sous pression par effet d'injection, mais il est prévu une pompe d'alimentation spéciale.
Le piston 4 est construit sous forme de piston à gradin.
Comme espace moteur de la machine thermique, on se sert de l'espace annulaire 24 entre la partie rétrécie du piston et le cylindre 2. L'espace 25 au-dessus de la partie rétrécie du piston sert au fonctionnement de la pompe. Dans cet espace, du gaz combustible sous pression est aspiré du réservoir 21 par le canal 26 et la soupape 27 lors de la descente du piston et, en même temps, de l'air du canal 5. Pendant la remontée du piston, le mélange situé dans l'espace 25 est refoulé par une soupape d'arrêt 28 dans la chambre 29 du piston 2 avec une compression correspondante.
De la chambre 29, le mélange comprimé arrive, pour la position du piston représentée sur la figure 3, par des lu-
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mières 30 dans le piston à l'espace moteur 24. Comme les lumières d'échappement 6 sont en même temps ouvertes, l'espace moteur est bien rincé d'abord. Ensuite, le piston 4 'rejeté- après la percussion obture les canaux 6 et 30 et provoque d'une façon connue en soi à proximité- de son point mort supérieur au dispositif de contact 8 l'allumage du mélange à l'aide de la bougie 7.
La chambre 29 sert donc de réservoir intermédiaire pour tenir le mélange précédemment aspiré et comprimé prêt pour le moment de la charge dans la descente du piston 4.
REVENDICATIONS.
1. Marteau à commande thermique, caractérisé en ce que, pour sa mise en marche, on utilise l'énergie potentielle d'un gaz combustible, sous pression dans une bouteille.