Moteur à combustion interne. La présente invention concerne un moteur à combustion interne comportant, en combi naison avec le cylindre de travail, un petit cylindre auxiliaire dans lequel est introduit le combustible et une quantité d'air.
Dans le moteur suivant l'invention, le cylindre de travail communique constamment avec le cylindre auxiliaire dont le piston com prime le mélange de combustible et d'air jusqu'à ce que se produise l'inflammation et, en continuant sa course, chasse les gaz en flammés et le combustible dans le cylindre de travail où ils achèvent de brûler complè tement avec l'air contenu dans le cylindre de travail.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in vention est représentée, à titre d'exemple, dans le dessin ci-joint, dans lequel: La fig. 1 représente une section verticale d'un moteur à deux temps avec pompe de balayage en tandem et entrée d'air par la partie supérieure du cylindre de travail; La fig. 2 est une section à plus grande échelle d'une variante d'organe étéangleur qui établit la communication entre le cylindre d'inflammation et le cylindre de travail.
Dans la fig. 1, 18 représente le cylindre de travail muni du piston 19 et 22 repré sente le cylindre de balayage, dont -le piston 21 est uni au piston 19; 1 est la soupape d'entrée d'air de balayage dans le cylindre de travail et 20 sont des orifices de sortie des gaz brûlés.
A côté du cylindre de travail 18 est dis posé un cylindre auxiliaire 12 de très petites dimensions, muni de son piston correspondant 11, lequel cylindre communique, à sa partie supérieure, par le moyen du conduit 9 et de l'étrangleur-injecteur 2 avec la partie supé rieure du cylindre de travail 18. L'orifice de l'étrangleur 2 est disposé de faqon à produire la parfaite pulvérisation de combustible en flammé à son entrée dans le -cylindre 18: Pour pouvoir varier 1a, section du conduit, la pièce 2 est amovible et peut être rem placée par une pièce pareille avec une autre section de conduit.
Sur la culasse du cylindre 12 est disposée la boîte 4 avec sa soupape 3 par laquelle s'effectue l'admission de l'air et du combus tible. A cet effet est appliqué l'appareil 6 destiné à préparer le mélange d'air et de combustible, dont l'aiguille 5 est actionnée par le régulateur du moteur. L'air entre en 7 et le combustible en 8. Si l'on fait entrer l'air et le combustible par compression on peut avoir avantage à supprimer la soupape 3 en montant l'appareil 6 sur un orifice laté ral 10 marqué en pointillé sur la fig. 1 et disposé de manière que le même piston dans son mouvement couvre et découvre cet orifice.
La culasse du cylindre 12 est munie d'une soupape de sûreté, non figurée sur le dessin, pour éviter des dérangements dans le moteur dans le cas oii pour un motif quelconque le conduit de l'injecteur 2 vien drait à se boucher.
Pour actionner au moment opportun le piston 11 du cylindre 12, on dispose sur l'arbre coudé 26 une came 17, laquelle agit sur une roulette 15 solidaire du levier 14. Sur le levier est articulée la bielle du pis ton 11 et ledit levier oscille autour d'un axe excentrique 24 afin que, en variant la posi tion de ce dernier, on varie aussi la position de la roulette 15 pour avancer ou retarder le fonctionnement du piston 11. La course descendante du piston 11 s'obtient par l'ac tion d'un ressort 13.
La came 17 est calée de telle manière, en rapport avec le maneton 25 de l'arbre coudé, que la course ascendante du piston 11 commence à peu près 55 avant que le pis ton 19 parvienne au point mort supérieur et termine à peu près quand le piston 19 par vient à ce point mort.
Le fonctionnement de ce moteur est comme suit Quand le piston de travail 19 arrive au point mort inférieur il découvre les orifices 20 par où s'échappent les gaz brûlés; peu après la soupape 1 s'ouvre pour laisser entrer l'air de balayage et ne se ferme qu'après que le. piston a couvert les orifices 20. Un peu avant le point mort inférieur de l'arbre coudé, le petit piston 11 commence sa course descendante par l'action du ressort 13 en suivant la came 17 et peu après la soupape 3 s'ouvre laissant passer une émulsion formée par une petite quantité d'air et le combustible nécessaire pour le fonctionnement du cylindre de tra vail 18. Un peu après que le maneton a passé le point mort inférieur, le piston 11 termine sa course descendante et la soupape 3 se ferme.
Le piston de travail 19 dans sa course ascendante comprime l'air contenu dans le cylindre 18 jusqu'à la pression que l'on considère plus convenable pour le fonc tionnement du moteur et que l'on peut établir avec complète indépendance quant à l'inflam mation du combustible. Comme l'injecteur reste toujours ouvert il passe pendant la course ascendante du piston une petite partie de l'air comprimé dans le cylindre 12, mais cela ne modifie pas sensiblement la pression dans le cylindre 12 ou tout au plus cela l'aug mente légèrement.
Environ 55 avant que le maneton arrive au point mort supérieur, le piston 11 com mence sa course ascendante et comprime le mélange d'air et de combustible contenu dans le cylindre 12. Pendant cette course simul tanée des deux pistons, il existe un moment pendant lequel les pressions des deux cylin dres s'égalent, par exemple avec une com pression théorique de 10 atmosphères, ce moment sera à peu près quand la roulette 15 atteindra le point 16 de la came, mais passé ce point, étant donné que l'espace perdu est réduit au possible dans le cylin dre 12, que le passage dans l'injecteur 2 est très réduit et l'extrême rapidité de la course du piston 11, la pression peut s'élever beau coup plus dans le cylindre 12 que dans le cylindre 18,
l'inflammation du mélange dans le cylindre 12 se produisant automatiquement, et comme l'ascension du piston 11 continue, le combustible enflammé est forcé de pénétrer dans le cylindre de travail 18 oii il brûle dans l'air contenu dans ce cylindre. Le piston reste immobile en son point mort supérieur pendant toute la descente du piston de travail 19.
Comme l'on voit dans ce moteur l'inflam mation s'effectue infailliblement au moment opportun et reste tout à fait indépendante de la pression dans le cylindre de travail. En outre l'injection s'effectue avec une grande énergie au moyen d'organes très simples, tout danger d'accidents dus à l'entrée du com bustible à un moment inopportun étant évité.
Pour la mise en marche du moteur, on peut faire en sorte que la soupape 1 reste ouverte, par exemple jusqu'à la moitié ou plus de la course du piston 19 en vue de réduire la compression finale de l'air dans le cylindre de travail. Cela permettra en bien des cas, au moins dans les petites puissances, de mettre le moteur en marche à la main, puisque pour l'inflammation du combustible point n'est besoin d'une compression élevée dans le cylindre de travail.
Une variante de l'étrangleur-injecteur est représentée à plus grande échelle dans la fig. 2 ; cet organe comporte une aiguille 27 qui permet d'étrangler à volonté le conduit de passage, au lieu de remplacer chaque fois l'étrangleur lors du réglage.
Lorsqu'il s'agit d'un moteur à quatre temps, le piston 11 doit effectuer uniquement une course utile pour deux courses du piston de travail 19. Dans ce cas, pour ne pas monter la came 17 sur un arbre auxiliaire actionné par engrenages à vitesse moitié de l'arbre coudé, on peut monter cette came sur l'arbre coudé et disposer la soupape 3 de manière qu'elle ne s'ouvre que vers la fin de la course d'aspiration du-cylindre de tra vail, c'est-à-dire que de-chaque deux courses du piston 11 une sera utile.