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S E L B I SOCIÉTÉ DIEXPLOITATION DE LICENCES DE BREVETS INDUSTRIELS .
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dont le siège social est 3 Rue de Rarène à Paris, France .
Pour: Procédé de fabrication d'an engrais sec et non hygroscopique avec la vinasse provenant des distilleries
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d'alcool et des sacratarîee,
Dans un Brevet français antérieur No.459.872 est dé- crit un procédé de traitement des vinasses de distilleries /en
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et snorateries,d'après lequel on ajoe/.'d1ant.ftmt le mélange,
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aux vinasses concentrées de l'acide phosphorique.ou.
des sels de phosphates acides, ou une matière les renfermant, telle que le superphosphate,
Dans la description de ce procédé, on indigne que la réaction commence à la température ordinaire d'un bain-marie et s'achève à une température légèrement plus haute.- Les proportions les plus avantageuses à employer pour cette réaction sont indiquées comme étant trois parties de superphosphate suffisamment riche en acide phosphorique, environ 20%,pour deux parties de vinasse concentrée (poids spécifique 1.38).Il est ajouté qu'il faut, pour réaliser cette réaction, avoir le soin d'ajouter une quantité suffi- sante de superphosphate.
A titre indicatif, on a donné les chiffres d'un essai de laboratoire,dans lequel les quantités employées ont été deux parties de superphosphate d'océan pour une partie de vinasse concentrée,
Il est bien spécifié que la réaction entre le superphosphate et la vinasse nécessite un chauffa- ge contina et que la température la plus avantageuse est aut tour de 1088 centigrades.
Ce procédé, qui permet d'obtenir un engrais à l'état sec et non hygroscoique, a cependant l'in- convénient de nécessiter l'emploi de quantités trop impor- tantes de superphosphate assez riche en acide phosphori- que (d'où une immobilisation de capitaux considérables) et de donner un produit, 'd'une part assez appauvri en azote, qui ! est le corps fertilisant le plus important de la vinasse, . d'antre part trop riche en acide phosphorique.pour les be- soins moyens des plantes.
D'un autre côté, le mélange direct de la vinasse épaissie avec le superphosphate est très difficile,car il se forme toujours des mottes assez volu- mineuses, collant aux parois des appareils rendant ainsi le brassage pénible c'est pour cette raison que lion est ob-
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lige d'employer un excédent considérable de matières sè- ches (en l'espèce le superphosphate ) , et que l'obtention complète des effets de la réaction chimique exige un temps très long et nécessite une température suffisamment élevée (d'où consommation exagérée de charbon) pour par- venir à la rédaction des mottes formées et à la mise en contact intime des particules des deux corps soumis à la réaction.
Le perfectionnement qui fait l'objet de la présente invention remédie entièrement aux inconvénients exposés ci-dessus.
Lacide phosphorique du superphosphate (matière où il est dans son état de dissociation le plus facile) permet déjà aux températures très basses (entre 50 et 60 centigrades) de décomposer, sous certaines con- @ ditions,les sels alcalins des acides organiques en les tranfermant en phosphates doubles de chaux,Parallèlement, la base hygroscopique bétatne forme ,avec l'acide phos- phorique, le phosphate de bétaîne (non hygroscopique),et, d'autre part, les phosphates de chaux du superphosphate se combinent avec la glycérine en donnant les glycérophos- phates de chaux qui ne sont pas hygroscopiques.
Pour obtenir les meilleures conditions nécessaires à la réalisation de ces réactions, la De-* manderesse a constaté qu'il faut opérer en deux phases bien distinctes:
1 - Il faut commencer par la décomposition par l'acide phosphorique du superphosphate, des sels alcalin des acides organiques et par la formation des combinaisons de la bétalne et de la glycérine avec l'acide phosphori- que dans un malaxeur chauffée dans lequel la température oscille entre 60 et 70 centigrades.
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Il convient d'utiliser la vinasse à l'état bien fluide, ce que l'on obtient en chauffant la vinasse à une assez haute température par exemple, et de préférence à en- viron 902.Avant de la mettre en contact avec le super- phosphate, on a le soin de la mélanger intimement avec un support diviseur, de préférence la sciure de bois bien fine ou tout autre absorbant convenable, comme la tourbe desséchée etc...dans un malaxeur chauffé à la vapeur; la quantité de ce support diviseur peut varier .mais on obtient.déjà un très bon résultat avec une proportion de '25%,soit un quart du poids de la vinasse employée. Aussi- tôt que le bon mélange est obtenu, on introduit dans le malaxeur le superphosphate nécessaire.
Pour ne pas abaisser la température dans le malaxeur et éviter de prolonger ainsi l'opération, il est bon d'employer le superphosphate préalablement chauf- fé, environ à 50 .
En'procédant ainsi, la quantité de super- phosphate,même de qualité la plus ordinaire (soit de 14% diacide phosphorique) ne dépasse jamais le poids de la vinasse employée;
Pendant cette opération,,la transformation de produits hygroscopiques, en produits non hygroscopi- ques s'effectue et la réaction se trouve terminée au moment où le produit du malaxeur présente un aspect homogè gène et pulvérulent,ce qui a lieu, pour une charge de 500 kilos environ, en 20 à 25 minutes.
2 - Peurachever la fabrication, on déver- se le produit obtenu du malaxeur dans un séchoir ou tour,, de préférence rotatif* , chauffé.' de 125 à 130 centigrades environ, afin de chasser toute l'eau et le restant des acides organiques libères,
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A la sortie du séchoir, le produit se:.pré- sente sous l'aspect d'une terre sèche; comme ce produit contient de petits grumeaux (qui pourraient gêner lors de l'emploi du distributeur mécanique d'engrais), il est ensuite tamisé; la petite quantité du gros passe au broyeur.
La dépense d'achat du produit absorbant, tel que la sciure de bois, qui est un résidu bon marché, est largemant compensée par l'économie considérable de durée de l'opération et de vapeur, et par l'avantage d'éviter l'immobilisation importante de capitaux pour les achats de gros stocks de superphosphate,ainsi que par l'obtention d'un engrais mieux approprié aux besoins de l'agriculture.
Par les deux traitements successifs à des tem- pératures sensiblement différentes, qui forment la ca- ractéristique du procédé, on obtient, dans les meilleures conditions de rendement ,un produit restant, de façon absolue et permanente, non hygroscopique, et cela sans aucune perte des corps fertilisants contenus dans la vinasse employée. a
Dans certains cas particuliers, on/intérêt à réduire davantage la proportion de superphosphate, mais toujours à la condition de ne pas altérer la qualité du produit et surtout sa non-hygroscopicité.
La Société Demanderesse a constaté qu'on arrive à ce résultat en remplaçant une partie du superphosphate par de l'acide sulfurique concentré,mais il faut avoir soin de ne pas employer une trop grande quantité d'acide sulfurique, afin de ne pas détruire les matières humiques contenues dans la vinasse. Pour obtenir les meilleurs résultats, il convient d'opérer comme suit:
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Au mélange intime obtenu de la vinasse avec le support diviseur, on ajoute de l'acide sulfurique con- centré dans une proportion de 3 à 4% calculée d'après le poids de la vinasse employée; puis on introduit le super- phosphate dans les conditions stipulées ci-dessus.
On arrive ainsi à économiser de 25 à 30 % de superphospha- te.
REVENDICATIONS
I. - Procédé de fabrication d'un engrais sec avec de la vinasse provenant des distilleries d'alcaol et des sucrateries par traitement de la dite vinasse avec du superphosphate, caractérisé en ce que ce traitement s'effectue en deux phases distinctes: dans la première le vinasse, préalablement chauffée et de préférence mélangée à un support diviseur,est agitée dans un malaxeur avec du superphosphate, de préférence préalablement mhauffé, et qui est introduit dans le mélange, en poids approximativement égal à celui de la vinasse ; la deuxième phase, le produit obtenu est déversé dans un séchoir ou four rotatif chauffé à une température supérieure.
2. - 'Procédé tel que spécifié sous I, dans lequel dans une première phase, la température du malaxeur est d'environ '60 à. 70 C. tandis que dans la deuxième phase la fabrication s'achève dans un séchoir à une température d'environ 125 à 130 C.
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