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Perfectionnements aux moyens de guidage de matières en feuil- les.
La. présente invention est relative à des moyens pour gui- der et supporter des matières en feuilles, (lui peuvent être rigides ou flexibles- L'invention concerne principalement le guidage et le support de ces matières dans les appareils servant à leur appliquer des revêtements (couches ou pelli- cules) (par exemple des couches de gélatine) mais elle peut on être utilisée dans d'autres appareils, comme/1'expliquera ci- dessous.
Jusqu'ici les moyens de guidage et de support de maté- riaux en feuille ont consisté habituellement en rouleaux cylindriques qui sont entirement, ou en partie, en contact @
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avec la surface de la feuille. Le but de la présente invention est de fournir des moyens de support et de guidage qui seront en contact uniquement avec les bords de la feuille.
Suivant cette invention, un guide de support pour un bord de la matière en feuille comprend un corps ayant une surface supportant ce bord, laquelle est inclinée, par rapport à la surface de la feuille, suivant un angle différent d'un angle droit.
Quand la matière en feuille est flexible, le guide sera employé, dans la plupart des cas, à l'endroit où le déplace- ment de la feuille change de direction, donc dans une courbe.
La surface supportant le bord, dans des cas pareils, est cour- bée suivant la direction du déplacement de la feuille et est inclinée comme on l'a indiqué ci-dessus, le long de la dite courbe.
La surface du guide est de préférence une surface de révo- lution et le guide peut être monté de façon à tourner autour de l'axe géométrique de'la surface.
Le guide peut avoir une forme en pointe (par exemple coni que) ou peut même être cylindrique. Dans le cas d'une feuil- le flexible, l'angle de contact de cette feuille autour d'un guide cylindrique doit être moindre que 180 autrement la sur- face de la feuille viendrait en contact avec la surface du guide à l'endroit où elle rencontre d'abord le cylindre de guidage et de nouveau là ou elle le quitte.
Il peut y avoir deux guides, un pour chaque bord de la feuille, montés de façon à tourner ensemble autour d'un axe ou pivot-
Chaque guide consiste en un tronc de cône droit à bases circulaires et présente de préférence, à sa plus grande base, un rebord saillant. Les deux guides sont placés sur le pivot avec leurs petites bases en face l'une de l'autre et l'un d'eux ou tous les deux peuvent être déplacés le long du pi-
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vot, afin de permettre le placement de différentes largeurs de bandes.
L'emploi de guides suivant la présente invention permet de revêtir, d'une manière continue, une longue bande de la matière en feuille, telle que le celluloïd, d'une couche de gélatine ou d'autre matière analogue - et cette méthode d'ap- plication d'un revêtement ou pellicule, constitue une autre caractéristique de l' invention.
Suivant cette caractéristique de l'invention, la bande de celluloid ou d'autre matière passe, sous un rouleau complète- ment immergé dans la solution, dans une cuve servant pelli- culer,cette solution aura, bien entendu, libre accès aux deux faces de la bande,
En émergeant hors de la cuve, la bande pourra passer vers le haut verticalement, à travers une chambre de refroidisse- ment, si le liquide à étendre est un liquide demandant une congélation, et après cela, elle passe autour d'une série de guides de support, tels que ceux définis ci-dessus et placés en deux rangées horizontales et alternées, l'une au dessus de l'autre, dans une chambre de séchage, cette bande passant d'a bord sur une paire supérieure de guides, puis sous la paire inférieure consécutive,
puis sur la paire supérieure suivante et ainsi de suite.
Finalement elle s'enroule sur un tambour d'emmagasine- ment actionné par friction.
Il est évident que puisque le bord seulement de la bande touche les surfaces coniques de guidage, la couche de gélati- ne, ou de matière analogue se trouvant sur les deux faces de la bande n'est touchée par aucune surface solide pendant tout le temps ou elle est à l'état humide.
En se référant aux dessins annexés :
La figure 1 est une vue en élévation d'un rouleau de support de film suivant la présente invention ;
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La figure 2 est une vue de coté, en partie schématique, d'un appareil pour recouvrir et sécher un ruban ou film, en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 3.
La figure 3 est une vue en élévation vue en hout suivant la ligne 3-3 de la figure 2.
La figure 4 est une vue en élévation, en coupe, de l'un des éléments rouleaux coniques élémentaires montrés à la figu- re 1.
La figure 5 est une vue en élévation de coté, et en coupe à échelle agrandie, de la cuve de recouvement représentée à la partie droite de la figure 2.
La figure 6 est une vue de détail, en regardant dans la direction de la flèche 6 de la figure 5.
La'figure 7 est une vue de détail, à échelle agrandie, des moyens de commande, des rouleaux supérieurs.
Sur la figure 1, un axe 10 porte deux guides 12, ayant char cun la forme d'un tronc de cône droit à bases circulaires, avec un rebord saillant (14) à la plus grande brase,
Le guide peut etre constitué d'une manière convenable en un métal en feuille mince de façon à pouvoir tourner comme le montre la figure 4, sa plus petite base ayant un trou qui s'a- dapte sur l'axe, et sa plus grande base étant retroussée de façon à recevoir une douille métallique 16 pourvue d'un trou de manière à s'adapter sur cet axe et pourvue d'un loger.lent taraudé 18 recevant une vis de calage 20.
Les guides peuvent tre fixés le long de l'axe, afin de s'adapter aux différentes largeurs de ruban, la distance entre les rebords 14 étant maintenue un peu plus grande que la largeur du film ou ruban 22, comme il est montré à la figure 1. Les bords du rub an ne doivent pas frotter contre ces rebords, qui sont destinés faciliter le passage initial de la bande de ruban sur les guides.
Les dimensions du guide( peuvent varier dans de largesli-
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mites, suivant l'épaisseur, la raideur et La largeur de la ma- tière à supporters Quand celle-ci est du celluloïd de 20 pou- ces de largeur et'0)0075 pouce d'épaisseur, les dimensions convenables sont @ longueur de la partie conique 2 3/4 pouces, diamètre de la petite base 2 1/4 pouces et diamètre de la grande base, contre le rebord 3 1/2 pouces. L'angle du cône est d'environ 502. En général, le diamètre sera d'autant plus petit que la bande sera plus mince.
Les figures 2,3,5,6 et 7 représentent un appareil , recou- vrir et à sécher, dans lequel des guides tels que décrits ci- dessus sont employés. Le ruban ou film 22 venant du dévidoir 24 passe sur des rouleaux de guidage 26 et 28 et sous un rou- leau cylindrique 30, immergé dans une cuve double enveloppe contenant l'émulsion photographique. Le ruban ou film, après avoir émergé de la cuve, couvert de l'émulsion sur ses deux faces, passe vers le haut verticalement dans une chambre d'é- paississement 84 , dans laquelle on amené par le haut, de l'air froid, cornme d'ordinaire dans les machines à pelliculer.
Vers le haut de cette chambre, le ruban ou film pelliculé pas- se sur une paire de guides 12 montés sur un axe 10, comme il est montré à la figure 1, cet ensemble étant désigné ci-des- sous par les mots prouleau conique". Le ruban ou film passe en, suite vers le bas travers la chambre d'épaississement et sous un autre rouleau conique 56 en dessous de cette chambre.
De là, il suit de la manière clairement montrée à la fige 2 une série de rouleaux coniques 38 placés horizontalement en deux rangées, l'une au-dessus de l'autre, la distance vertica- le entre les deux rangées étant d'environ 7 pieds et la dis- tance entre las axes des rouleaux adjacents, dans chaque ran- gée, étant d'environ 6 pouces, Afin d'épargner de la place dans le dessin, des parties de la figure 2 n'y sont pas re- présentées. Dans la machine réelle, il y a 43 rouleaux dans chaque rangée, la longueur de l'appareil étant d'environ 28
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pieds ât la longueur totale da ruban ou film passant sur les; rouleaux étant d'environ 600 pieds. Le nombre de rouleaux peut évidemment variersuivant les circonstances, comme peut l'être aussi la vitesse du film ou ruban.
Dans l'appareil représenté, de bons résultats ont été obte- nus avec une vitesse de 10 pieds par minute, mais cela dépend de facteurs variables, tels que la température et l'humidité de l'air et l'épaisseur de la pellicule.
Les différents axes sont soutenus sur un cadre rigide qui sera généralement désigné par le chiffre de référence 15.
Trois des rouleaux de la rangée inférieure, désignés en 40
41 et 45, sont montés sur des bras 42 fixés aux axes 45, pou- vant tourner dans des supports. Le poids de ces rouleaux main- tient le ruban ou film uniformément tendu, puisque ces rou- leaux peuvent librement monter lorsque la tension augmente.Ils sont empêchés de descendre, dans une certaine limite, par des moyens convenables non représentés.
Après -voir quitté le rouleau à l'extrémité de gauche de la rangée inférieure, le ruban pelliculé, sec, passe sur un dévi- doir, actionné par les roues de friction 48. Voir figure 3.
Certains des rouleaux supérieurs 38, sont aussi actionnés dans le but d'égaliser la tension du ruban ou du film sur toute sa longueur.
Un arbre 50 s'étendant le long d'un coté de l'appareil, en- dessous des rouleaux coniques supérieurs est muni de poulies 52, calées sur cet arbre, reliées par intervalles, à des pou- lies semblables 54, placées sur les axes 10 de certains des rou leaux au moyen de courroies à ressort 55, comme on peut aussi le voir à la figure 7. L'arbre 50 est coramandé par un moteur électrique 56 par'une transmission à vis sans fin 58, une cour- roie 60, un arbre 62 et la transmission à vis sans fin 64.L'a.- xe 62 actionne aussi, par une courroie 66, un arbre 68, que commande lui@même les roues de friction 48 par une courroie à
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ressort 70.
Une poulie de pression, pressant contre cette poulie 70, est montée sur un bras 74, calé sur un des bras 42 qui por- tent le rouleau 43 mentionné précédemment, plus haut, la dis- position étant telle que quand le rouleau 43 se meut vers le haut, la tension de la courroie 70 diminue. En conséquence, si pour une raison quelconque la tension du film ou du ruban tend b, augmenter, le rouleau 43 montera, la poulie de pres- sion s'éloignera du lien et arrêtera ainsi l'entraînement.
Comme la transmission qui actionne le rouleau d'enroule- ment 46 est établie de façon à tourner à une vitesse angulai-. re constante, il s'ensuit qu'à mesure que la diamètre ou rou- leau du film augmente, la tension s' accroit. La disposition qui vient d'être décrite assure l'adaptation de la courroie 70 à la tension exacte nécessaire pour maintenir constante celle du ruban ou film, malgré l'augmentation progressive du diamètre du rouleau de film.
Les arbres 10 de tous les rouleaux coniques sont montés sur des roulements à billes s'alignant automatiquement afin de réduire les frottements à un minimum et les courroies 55 qui actionnent certains rouleaux coniques supérieurs sont lé- gèrement tendues de façon à ce qu'elles puissent glisser, si pour une cause quelconque le ruban ou film était arrêtée Six des rouleaux supérieurs seulement sont représentés pourvus de leurs courroies d'entraînement, mais si on le désire un plus grand nombre de rouleaux peut être actionné ou bien ils peuvent être tous commandés.
En se référant maintenant aux figures 5 et 6, les rou- leaux 28 et 30 sont portés par des bras 76, calés sur un ar- bre 78, qui peut tourner rigidement en étant maintenu dans le support 80, cet arbre étant muni d'une poignée 82, Norma- lement, ces parties sont dans la position montées en traits pleins dans la figure 5, la poignée restant contre l'arrêt
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84, Au moyen de la poignée, ces parties peuvent être déplacées dans la position montrée en traits interrompus, avec le rouleau
30 hors de la cuve contenant la dissolution pour pelliculer.
Le rouleau 50 est monté sur pivots dans des plaques latéra- les 86 qui sont fixées à des blocs d'ébonite 88 (figure 6) fixés à des douilles 90,calées sur les bras 76. Les blocs d'é- bonite diminuent la perte de chaleur du rouleau 50, l'ébonite étant un mauvais conducteur de la chaleur. Si cette précaution n'était pas prise, le rouleau tendrait à se refroidir, en re- froidissant ainsi l' émulsion dans la cuve et en déterminant ainsi un recouvrement inégal et peu satisfaisant du film ou ruban.
Unrouleau conique semblable à celui montré à la figure 1 peut être employé au lieu du rouleau cylindrique 30, mais ce dernier a été trouvé préférable. ruelle que soit sa for;,ie, il est préférable de le constituer en acier sans revouvrament ex- térieur.
La chambre contenant l' appareil est alimentée par de l'air filtré chaud, en différents points le long d'un côté, et des ventilateurs électriques sont employés pour faire circuler l'air entre les enroulements du film ou ruban.
Un volant 92, actionné de l'arbre 50 au moyen de la cour- roie 94 sert à uniformiser le mouvement des différentes partie
On appréciera que l'appareil décrit, convenablement modi- fié en ce qui concerne les appareils d' étandage, de la couche pour pelliculer peut être avantageusement employé au maniement des rubans lui ne sont pellicules que d'un côté seulement.
Des rouleaux coniques semblables à ceux montrés dans la figure 1 peuvent être employés de plusieurs manières différen- tes. Jusqu'à présent, il a été habituel de sécher le ruban re- couvert d'un côté seulement, en le faisant avancer progressi- variant le long d'une chambre de séchage d'une longueur consi- dérable, tandis qu'il est supporté sous la forme d'une quan-
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tité d'enroulements pendants, le côté pellicule étant à l'intérieur de chacun de ces enroulements. Les inconvénients dérivant de ces enroulements pendants peuvent être éliminés en plaçant dans chaque enroulement un rouleau conique du genre décrit.
De plus, l'invention peut être employée avantageuse- ment pour guider des bandes de cellulod ou de matière analo- gue dans des appareils autres que ceux servant %ci pelliculer, par exemple dans des appareils pour développer, fixer et la¯ ver ou pour colorer au moyen de solutions de teinture des rubans de films cinématographiques soit qu'ils soient recou- verts d'un côté ou des deux côtés.
Cette invention peut aussi être employée avec avantage dans les appareils cinématographiques ou autres dans les- quels une bcnde de celluloid sèche est roulée ou déroulée; dans ce cas, l'emploi de rouleaux entièrement cylindriques en- traine la production de charges électriques, qui produisent des inconvénients et sont dangereuses. Il a été trouvé que par l'emploi de guides, suivant l'invention, ces charges électri- ques sont réduites ou éliminées.
Les moyens perfectionnés de guidage et de support suivant la présente invention peuvent aussi avantageusement 'être em- ployés pour guider des feuilles rigides, par exemple des plaques de verre, recouvertes de gélatine ou d'émulsion géla- tineuse, et comme cela sera remarqué de suite, l'invention permet de manier des plaques pelliculées sur les deux faces sans risques ni dégats à aucune des deux pellicules,
Les guides peuvent prendre, dans certains cas, la forme de rouleaux cylindriques montés de manière à tourner sur deux axes inclinés en sens opposés vers la surface de la feuille, de manière à présenter des surfaces cylindriques inclinées aux bords de cette feuille.
Des rouleaux inoliné coniques, ou en forme de pointe, peuvent aussi être montés de façon tourner autour d'axes inclines comme indiqué ci-dessus, mais :
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il est préférable de les monter sur un mène axe, afin que, pour obtenir plus de simplicité de construction et de montage, ils soient calés sur un pivot unique.
Revendications.
1/ Un guide de support pour un bord d'une matière en feuille, comprenant un corps ayant une surface supportant le bord, in- clinée vers la surface de la feuille suivant un angle diffé- rent d'un angle droit.