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PROCEDE DE FABRICATION DE LA SQIE ARTIFICIELLE ET DES FILS
OU FILAMENTS ARTIFICIELS
Il a été exposé dans le brevet principal que des avantages considérables pouvaient être obtenus dans la filature à sec des filaments artificiels des dérivés cellulosiques en réalisant l'évaporation du ou des solvants, non plus dans une atmosphère faiblement chargée de vapeurs du ou des solvants, comme celà se pratiquait dans les procédés connus, mais au contraire dans une atmosphère riche en ces vapeurs.
Il est en outre exposé dans ce brevet qu'on agit sur la coupe des filaments en faisant varier la teneur en sol- vants de l'atmosphère évaporante ;il est, à cet effet, proposé un mode opératoire consistant à réaliser un circuit fermé de l'atmosphère évaporante,avec condensation directe des solvants évaporés, et à fixer la concentration en vapeurs de solvants de l'atmosphère de la cellule, par le choix de la température de condensation sur le circuit.
Ce mode opératoire comportait donc, en un point de la cellule, une sortie d'atmosphère, et en un autre point ae la
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cellule une rentrée de cette même atmosphère partiellement dé- barrassée de solvant, dans une proportion voulue.
Il a été constaté par la demanderesse qu'il était possible de ne pas avoir recours à un circuit extérieur d'atmos- phère évaporante; conformément à la présente invention, on effec- tue l'évaporation dans une atmosphère richement chargée en
Tapeurs de solvant, selon le principe général exposé dans le brevet principal, en réalisant par une large et unique ouverture un échange gazeux entre l'atmosphère d'une cellule chauffée,où. s'effectue la filature, et l'atmosphère d'un condenseur refroidi où se condensent les solvants, ce condenseur étant directement relié à la cellule par ladite ouverture.
L'atmosphère dans le condenseur est un mélange d'air etde solvant dont la composition est fixée par la température de condensation; l'atmosphère de la cellule sera aussi un mélan- ge d'air et de solvant dont la teneur en solvants sera supérieu- re à celle de l'atmosphère du condenseur; la différence entre ces -.eux teneurs dépend des conditions dans lesquelles les courants de convection s'établiront entre ces deux enceintes, c'est à dire des dimensions respectives de la cellule et du condenseur, de la quantité de solvant évaporé dans l'unitéde temps, de l'écart de température entre la cellule et le conden- seur etc...
La large ouverture de communication entre la cellule et le condenseur peut être placée soit au voisinage des filiè- res,c'est à dire là où l'évaporation des solvants est la plus intense, soit en d'autres points de la cellule, par exemple à l'extrémité de la cellule opposée aux filières; on peut aussi établir plusieurs ouvertures de communication avec autant de condenseurs indépendants qu'il y aura d'ouvertures ainsi établies
On fait sortir les filaments de la cellule par un ori- Lice extrêmement petit, de telle sorte qu'il n'y ait par cet ori- fics aucune perte appréciable de vapeurs de solvants.
Il a été constaté, dans ces conditions, que l'on pouvait récupérer 99 à 100 des solvants contenus dans le
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collodion à filer, cette récupération étant ainsi efiectée d'une façon extrêmement économique par condensation directe.
Il est décrit di-après,à titre d'exemple non limi- tatif, un appareil fonctionnant conformément à la présente invention.
La description est bornée à celle d'un appareil unitaire de filature, mais il est bien évident que l'atelier peut comprendre un nombre quelconque de ces appareils u- nitaires.
Le dessin annexé représente une coupe verticale de cet appareil unitaire; celui-ci comprend essentiellement un tube vertical 1 (de 6 à 10 cm. de diamètre intérieur par exemple) muni, à sa partie supérieure, d'une filière 2 à trave vers laquelle la solution à filer est expulsée par tous moyens habituels ou connus. Ce tube vertical est chauffé par une enveloppe extérieure 3.
En 4 se trouve une large ouverture qui fait commu- niquer la cellule avec le condenseur 5, refroidi par une cir- culation d'eau extérieure ou par tout autre moyen et muni d'un écoulement dans une éprouvette 6, dans laquelle sere- cueille le solvant condensé, qui est évacué par le collec- teur 7.
A la partie inférieure de la cellule se trouve l'ouverture 8 de sortie des filaments, établie de telle façon qu'il n'y ait pratiquement aucun échange gazeux avec l'at- mosphère extérieure à la cellule. De cette façon le fonction- nement de l'ensemble, cellule et condenseur, est celui d'un espace pratiquement clos.
Dans ces conditions, en marche normale de filature, il a été constaté, en filant une solution d'acétate de cellu- lose dans l'acétone, en maintenant le condenseur à une tem- pérature d'environ 25 C, et en chauffant la cellule à dun température de 80 C, qu'on recueille, dans le condenseur 5, 99 à 100% du solvant contenu dans la solution à filer.
L'atmosphère du condenseur est constituée par un
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mélange d'air et d'acétone contenant 700 gr. par m3. qui corres- pond à la saturation à la température ds 25 c.
@ L'atmosphère de la cellule est constituée par un méian- ge d'air et d'acétone variant entre 700 gr. et 1000 gr. par m3
Le fil sort de la cellule parfaitement sec.
Au moment du démarrage et pendant un court espace de temps, on purge l'appareil de manière à le débarrasser de l'excès d'air qu'il contient par rapport à la quantité d'air qui doit rester finalement dans le système; cette purge se fait par exemple au moyen d'une tubulure 2 que l'on peut, si on le désire,raccorder à une installation de récupération qui sera naturellement d'impor- tamce extrêmement réduite.
Dans le dessin annexé, le condenseur est représenté raccordé à la partie supérieure de la cellule,mais comme il est dit plus haut,on peut le raccorder à un point quelconque et on peut prévoir un seul ou plusieurs condenseurs raccordés en des points quelconques de la cellule.