<Desc/Clms Page number 1>
NOUVEAU MOYEN DE SAUVETAGE DE l' EQUIPAGE DES SOUS-MARINS.
La présente invention a pour objet certains perfection- nemens mouveaux et importais au moyen de sauvetage de l'équipage des sous-marins, tel que décrit et revendiqué dans le brevet principal déposé le 7 janvier 1928 sous le numéro provisoire 274692; ces perfectionnements ont pour but de rendre ce moyen de sauvetage applicable tant aux sous-marins qu'aux bâteaux, et quelque soit la profondeur à laquelle ces 'bâtiments auraient échoué.
<Desc/Clms Page number 2>
Conformément à cette invention, le piston tubul ire ou de tout autre profil, dont il est frît mention dans le brevet principale est entèremnt étanche et forme une cais- se dans laquelle un hommeà le. fois est remné à la surface de l'eau; cette caisse se pose à joint étanche sur la car- casse du sous-marine chacun des fonds de cette caisse est muni d'un couvercle qui se pose à joint étanche sur le fond auquel il est pivoté ou charniéré, et le fond de l'en- foncement tubulaire solidaire de la carcasse du sous-marin est muni d'un couvercle basculant vers l'intérieur du sous- marin, ce couvercle étant à fermeture autoclave comme les couvercles mentionnés ci-dessus.
La caisse dans laquelle un homme à sauver a pris place est remontée par treuil et câble jusqu'au dessus du niveau de l'eau; après sortie de l'homme, la caisse est redescendus en place dans l'enfoncement tubulaire de la carcasse du sous-marin,, et son joint éche avec cette carcasse est de nouveau assuré; ces opérations sont effectuées par des sca- phandriers qui sont descendus sur la surfs,ce du sous-marin.
Lorsque la profondeur à laquelle le sous-marin s'est échoué n'est pas très considérable, l'homme peut ouvrir le couvercle supérieur de la caisse centra.le et remonter à la nage à la surface de l'eau, après avoir refermé le dit cou- vercle derrière son.
L'enfoncement tubulaire de la carcasse et la chambre qui s'y loge$ sont munis de robinets de vidange d'eau et d'entrée d'air et d'eau, comme il ressortira plus claire- ment du texte ci-après avec référence aux dessins annexés qui représentent à titre d'exemple un dispositif de sauveta- ge établi d'après cette invention; dans ces dessins:
Fig.l est une coupe verticale dans l'ensemble du dispositif; Fig.2 en est une vue en plan, partiellement en coupe.
<Desc/Clms Page number 3>
Se référait à ces dessins, 1-2 désigne l'enfoncement tubulaire dans la paroi du sous-marin;, la partie supérieure l de cet enfoncement étant formée par 'une entretoise annulaire aménagée à joints étanches dans la, double paroi ou chemise d'eau du sous-marin*
Cet enfoncement tubulaire ou cylindre extérieur est fermé en son fond inférieur Par un couvercle 3 pivoté en 7 et muni en son pourtour d'un Joint d'étanchéité 4;
ce cou- vercle s'ouvre vers l'intérieur du sous-marin, est muni de deux poignes 6 et sa fermeture étanche s'obtient par des vis
5 qui sont manoeuvrables des deux côtés de la paroi du fond du cylindre extérieur, les tiges de ces vis accrochant par joint à baïonnette le dit couvercle 3. Les pivots 7 offrent un certain jeu pour le déplacement de translation du cou- vercle, de sorte que pour ouvrir ce dernier, il suffit, après avoir desserrer suffisamment les vis 5, de pousser le couver- cle vers son point de pivotahge afin de dégager les tiges des joints à baïonnette.
Le cylindre extérieur est muni d'un robinet 9 de vidange d'eau en son fond et d'un robinet d'air 8 en sa pa- roi latérale, vers le haut.. Le cylindre intérieur 10 ou caisse de sauvetage porte, dans son fond inférieur, une porte 12 basculant vers le haut autour des pivots 22 ; un joint @ circonférentiel 23 assure l'étanchéité le serrage étant effectué par les vis 24; ce couvercle est muni sur sa. face externe de deux anneaux d'accrochage 16 et sur sa face interne d'une poignée 25, La, fermeture et l'ou- verture par joints à baionnette au moyen des vis 24 se fond de même manière que pour le couvercle 3.
Un levier 33 prenant appui sur une butée 32 solidaire , de la paroi interne du cylindre intérieur sert à donner au couvercle 12 le mouvement de translation préalable à son ouverture
<Desc/Clms Page number 4>
Un robinet 31 monté dans le fond du cylindre intérieur
10 permet la vidange d'eau de ce dernier,
Le fond supérieur du cylindre intérieur se prolonge par un rebord qui prend appui par l'intermédiaire d'un bour- rage 13 sur la carcasse du sous-marin. Des écrous à ailettes 14 montés sur des tiges filetées, pivotées à la carcasse du soue-marin,servent à fixer de manière étanche le cylindre intérieur sur la dite carcasse.
-'La. partie centrale du fond supérieur est fermée par une porte 11 pivotée en 20 et s'ouvrant vers le bas; cette porte est munie comme la porte 12, d'un joint circonférentiel 18, de vis de serrage 19 et de deux poignées 21
Deux soupapes à robinet 26 et 27 dont l'une est prolon- gée vers le haut par un tube de certaine longueur, sont aména- gées dans le fond supérieur du cylindre intérieur,
Deux soupapes 28 et 29, dont l'une est prolongée vers le haut par un tube d'une certaine longueur, débouchent dans l'espace annulaire entre lescylindres extérieur 2 et intérieur 10, L'appareil tel que décrit ci-dessus fonctionne comme suit:
Supposons que 1e sous-marin échoue à grande profondeur soit repéré, et que des scaphandriers descendus sur sa coque Ment fait comprendre aux naufrages que le sauvtage peut com- mencer. L'équipage du sous-marri, apres savoir ferme les ro- binets 8 et 9, ouvre les portes 3 et 12 ; un homme -le l'é- quipage entre dans le cylindre intérieur; on referme les por- tes 12 et 3, et il est fait signe aux scaphandriers; ceux-ci dévissent les écrous 14,et après avoir accroché ou câble de remonte les anneaux 15, font remonter ce tambour 10 jusqu'à le, surface externe du sous-marin;
ils accrochent l'autre bout du câble qui passe sous le galet 17, aux crochets 16 du fond inférieur du cylindre 10, et font remonter par le câble mû par
<Desc/Clms Page number 5>
treuil, la caisse fermée 10 au dessus du niveau de l'eau; le premier homme est ainsi sauvé,
Le couvercle 11 est refermé et la caisse vide redescend., guidée dans ce mouvement par le galet 17; les scaphandriers remettent la caisse en place., après avoir ouvert les robinets 28 et 29 pour faire échapper l'eau qui avait rempli le cylin- dre extérieur 2 ; les écrous 14 sont refermés, ainsi que les robinets 28 et 29.
L'équipage averti de la remise en place de la, caisse 10 ouvre le robinet de vidange 9 et le robinet d'air 8; de cette façon l'espace entre les deux cylindres est de nouveau rempli d'air.
Le deuxième homme à sauver entre de même manière que le premier dans le cylindre Intérieur 10 et est remonte à la surface de l'eau. -
Le dernier homme à sauver fermera derrière soi la porte 3 après avoir fermé les robinets 8 et 9 et se fait remonter après avoir fermé la porte 12.
Une échelle 34 est disposée dans le cylindre intérieur 10.
Un robinet 30 monté dans la. paroi latérale du cylindre intérieur 10 permet à l'homme qui remont à l'air atmosphéri- que de laisser s'échapper progressivement l'air plus ou moins comprimé qui se trouve dans la caisse 10.
Supposant que le sous-marin soit échoué à faible pro- fondeur, ou qu'un premier homme veut s'élancer dans la, mer sans attendre l'arrivée des scaphandriers; il pénétrera dans le cylindre intérieur 10 et près fermeture des portes 12 et 3, il ouvrira la porte 11 qu'il referme derrière soi, et remonte à la nage à la, surface de l'eau,
L'équipage ouvre alors la porte 3. vide le cylindre intérieur 10 par le robinet 31. s'il est établi par des signaux appropriés que le sauvetage individuel de cette façon est possible, tous les
<Desc/Clms Page number 6>
hommes de l'équipage peuvent se sauver l'un après l'autre par la. porte 11; en refermant chaque fois celle-ci..
Si la profondeur est trop grande, le sauvetate s'opère comme expliqué ci-dessus..
Pour activer dans ce derner cas le sauvetag le bateau s@uveteur peut être muni d'un cylindre de réserve 10 identi- que à celui du sous-marin, et les deux cages de sauvetage peuvent se manoeuvrer à la. fois, l'une étant hors de l'eau pendant que l' autre se trouve dans le cylindre extérieur 2.
De ce qui précède on comprendra, que le moyen de s-aveta- ge décrit ci-dessus est efficace et fonctionner? de manière certaine et rapide.
Les couvercles basculants peuvent être munis de contre- poids en vue de faciliter leurs manoeuvres.
Les détails de construction et de montage peuvent d'ail- leurs varier sans se départir de l'esprit de cette invention, laquelle peut s'appliquer non seulement aux sous-marins, mais à tous navires ; en effet, la coque d'un navire peut être munie d'un certain nombre d' enfoncement cylindriques 2 avec cylindre interne 10, identiques à ceux décrits ci-dessus; l'enfoncement extérieur et la chambre intérieure peuvent présenter une sec- tion autre que circliare, par exemple carrée, ovale, etc.* La. chambre extérieure,au lieu d'être un enfoncement dans la parole peut être montée en saillie sur la carcasse.
Le cylindre 10 peut encore servir comme cloche sous-marine pour ffire des inspections au fond de l'eau; en effet, l'air contenu dans ce cylindre empêchera l'eau de remplir ce dernier après ouvertu- re du couvercle de fond 12; les parois peuvent dans ce but être munies de hublots.
Les applications de cette invention sont donc nombreuses et permettront de faire le sauvetage de tous navires ou sous- marins échoués quelque soit la profondeur à laquelle se trouve le bâtiment échoue,.