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" Procédé et appareil pour la transformation d'hydrocarbures lourds en hydrocarbures légers."
La présente invention a pour objet un appareil et un procédé pour la production d'hydrocarbures légers tels que la gazoline (essence) à partir d'hydrocarbures lourds et son but est de créer un appareil simple et relativement peu coûteux tout en utilisant un procédé plus efficace que ceux connus jusqu'ici.
L'invention consiste dans les détails de construction et de combinaisons d'éléments constituant l'appareil et dans les processus et combinaisons de processus constituant le pro- cédé.
Au dessin annexé à titre d'exemple :
Fig.1 est une vue schématique de l'appareil permettant de réaliser le procédé;
Fig.2 est une vue d'un des condenseurs et des réser - voirs y associés représentés à la fig.l.
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Fig.3 est une vue en partie brisée d'un des foyers re- présentés à la fig.l.
Fig.4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la fig.3 en regardant dans la direction des flèches.
Fig.5 est une vue d'une partie des serpentins réfrigé- rants représentés à la fig.l.
Fig.6 est une vue partie en coupe représentant la li- aison entre une paire de tubes employée dans le foyer.
Dans le procédé de l'invention, l'huile et l'eau sont admises aux extrémités opposées d'un alambic et les vapeurs d'eau et d'huile mélangées sont amenées à un embranchement commun de cet alambic et soumises à un nouveau chauffage.
L'huile est chauffée dans un serpentin disposé dans la partie supérieure d'un foyer pour vaporiser les constituants légers, tandis que l'eau est simultanément chauffée dans un serpentin inférieur pour la génération de vapeur. Une liaison verticale est prévue entre les deux serpentins de façon que l'huile non vaporisée dans le serpentin supérieur s'écoule par gravité vers et dans le serpentin inférieur renfermant l'eau.-L'huile liquide y rencontre une zone dans laquelle l'eau liquide est convertie en vapeur naissante, la dite zone étant dénommée ré- gion de vapeur naissante. Dans cette région de vapeur naissan- te, l'huile non vaporisée se vaporise à une température consi- dérablement inférieure à celle de son point normal d'ébullition.
Le mélange résultant de vapeur d'huile et d'eau sort vers le haut par la liaison verticale et passe de là au travers d'un serpentin de chauffage commun aux deux serpentins inférieur et supérieur précités pour un traitement ultérieur. Dans ce pro- cédé la proportion en poids d'huile par rapport à l'eau est choisie de telle sorte que la chaleur latente totale de vapo- risation de l'huile soit en substance égale à la chaleur la- tente totale de vaporisation de l'eau, si on désire produire des hydrocarbures légers tels que l'essence; si on désire pro-
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duire des huiles de lubrification, la proportion en poids de l'huile par rapport à l'eau est telle que la chaleur iatente de la vapeur d'huile soit moindre que la chaleur latente de la vapeur d'eau.
En d'autres termes par ce procédé la propor - tion d'huile par rapport à l'eau peut être réglée suivant les produits que l'on désire obtenir.
Ceci revient à dire que si l'on amène la température des vapeurs mélangées d'huile et d'eau à à peu près 3500 F., la vapeur d'eau sera amenée à cette température et exigera pour sa production une certaine quantité de chaleur latente ou environ 970 unités thermiques anglaises par livre.
L'huile sera amenée également à 3500 F. et exigera pour sa production une quantité totale de chaleur latente dépendant de la quan- tité et de l'espèce spéciale d'huile employée ; ainsi dans la réalisation de l'invention, pour produire de l'essence, la quantité d'huile employée devrait 'être grosso-modo telle que le total de sa chaleur latente soit en substance égale au to- tal de la chaleur latente de l'eau associée à l'huile, afin que dans les vapeurs finales produites la vapeur d'eau con - tienne en substance le même nombre d'unités thermiques de cha- leur latente que la vapeur d'huile.
1 - 2 - 3 - et 4 désignent des pompes reliées aux tu- yaux 5- 6 - 7 -8. Les pompes 1 et 2 et les tuyaux 5 et 6 fournissent l'huile aux serpentins tubulaires 9 et 10 du foyer 11, 'tandis que la pompe 3 et 4 et les tuyaux 7 et 8 fournissent l'eau aux serpentins 13 et 14'du dit foyer (fig.l). Un tuyau 15 part du serpentin 9 et un tuyau 16 part du serpentin 14, les dits tuyaux 15 et 16 se rencontrant au point 17. De la même fa- çon un tuyau 18 partant du serpentin 10 se relie au point 19 à un tuyau 20 partant du serpentin 13.
Les points 17 et 19 sont reliés par le tuyau 21, de sorte, qu'un mélange d'eau et d'huile sous forme de vapeurs partant du serpentin 14 pour atteindre le point 17, peut être conduit par le tuyau 21 au point 19 et à ce
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point être réuni à un autre mélange de vapeur d'huile et d'eau, les deux mélanges gazeux avec les vapeurs d'huile développées dans les serpentins 9 et 10 pouvant 'être conduits du point 19 par un tuyau 22 vers et au travers d'un serpentin 23, d'un tu- yau 24 des serpentins 25 - 26 - 27 du foyer et sortir par le tuyau 28 vers le réservoir 29.
Donc la partie non vaporisée de l'huile du serpentin 9 s'écoule par gravité vers et dans le serpentin 14 où elle rencontre la région de vapeur naissante, où elle est vaporisée à une température bien inférieure à celle de son point normal d'ébullition, les vapeurs combinées d'huile et d'eau passant vers l'extérieur et vers le haut au travers du tuyau 17 et de là par les tuyaux 21 et 22 dans le serpentin 23, en même temps que les vapeurs d'hydrocarbures légers du serpentin 9.
De même l'huile non vaporisée du serpentin 10 s'écoule par le tuyau 20 vers la région de vapeur naissante dans le serpentin 13, y est complètement vaporisée et les vapeurs com- binées d'huile et d'eau passent de là par les tuyaux 20 et 22 dans le serpentin 23 avec les vapeurs d'hydrocarbures légers du serpentin 10.
La quantité d'huile amenée au foyer 11 par chacune des pompes 1 et 2 peut, par un moyen non représenté, être variée à volonté et la quantité d'eau amenée à ce foyer par chacune des pompes 3 et 4 peut de même varier à volonté. Pour facili- ter ces variations et assurer les justes proportions d'huile et d'eau dans les serpentins du foyer, les tuyaux traversés par l'nuile sont pourvus de soupapes 30 et les tuyaux traversés par l'eau de soupapes 31. Pour contrôler la pression et par conséquent la température desvapeursmélangéesd'huile et d'eau amenées au tuyau 28 et au réservoir 29, on a prévu la soupape 32.
La proportion d'huile par rapport à l'eau ayant été con - tr'blée de façon à assurer que le total de chaleur latente de l'huile arrivant au réservoir 29 soit grosso-modo ou en sub-
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stance égale au total de chaleur latente dans l'eau qui ac- compagne cette huile, les vapeurs mélangées d'huile et d'eau dans le réservoir 29 peuvent *être forcées à traverser un tuyau
33 ainsi que les serpentins 34 - 35 - 36 - 37 etc.. du foyer
38, pour sortir de ce foyer par le tuyau 39 vers les liaisons à soupapes 40 - 41 - 42 qui conduisent au condenseur 43.
Le condenseur 43 (fig. 2) possède trois serpentins 44 - 45 - 46 - et chacun de ces serpentins est combiné avec une ou plusieurs plaques-chicanes 47. Ces serpentins sont alimentés d'eau à des températures différentes par les conduites princi- pales 48 - 49 et 50, et l'un de ces serpentins peut également être alimenté de vapeur par la conduite 51. A cet effet le ser- pentin 44, qui peut être formé d'une série de spires hélicoï- dales (fig.5),est relié à la conduite 48 par la liaison à sou- pape 54, et l'eau, après avoir traversé ce serpentin, sort par le tuyau de sortie 55.
De même façon une liaison à soupape 56 amène l'eau de la conduite principale 49 au serpentin 45, d'où elle sort par le tuyau 57, et une liaison à soupape 58 amène l'eau de la conduite principale 50 au serpentin 46 d'où elle sort par le tuyau 59. Les tuyaux de sortie 55 - 57 et 59 dé- bouchent dans un récipient 60 relié à un conduit61 qui aboutit à un égout ou à tout autre lieu désiré pour refroidir l'eau.
En manoeuvrant convenablement les soupapes 62 - 63 et 64, de l'eau à différentes températures peut être introduite dans les serpentins et par conséquent le condenseur 43 comporte des zones de température différente. Ce dernier résultat est augmenté en prévoyant une liaison à soupape 65 entre la condui- te principale de vapeur 51 et l'eau des serpentins tels que 44, de façon que la vapeur puisse aussi être admise dans le conden- seur.
Les vapeurs mélangées d'eau et d'huile ayant traversé les serpentins du foyer de cracking 38, lesquels sont maintenus à une température de cracking au dessus de 1000 F, on observe
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@ qu'une proportion considérable de l'huile originale a été dé - composée et se retrouve dans les vapeurs quittant le foyer 38 sous la forme d'essence ou d'autres hydrocarbures de densité allant en augmentant. En conséquence, lorsque les diverses va- peurs d'huile soumises au cracking et admises avec les vapeurs de l'huile originale et d'eau passent dans le condenseur 43, le surveillant peut, en réglant la température de l'un ou de l'autre serpentin, soumettre les mélanges de vapeur à la tem- pérature exacte nécessaire pour en faire condenser toute frac- tion désirée.
Ce condenseur ainsi que les condenseurs succes- sifs sont isolés thermiquement en 150 (fig.2) dans un but qui sera exposé plus loin. La fraction d'huile condensée avec l'huile non soumise au cracking qui pourrait être entraînée, est reçue dans le fond du condenseur $3, d'où elle passe par le tuyau 67 dans le réservoir 68, et forme un joint étanche aux gaz, empêchant les vapeurs non condensées de quitter le système, si ce n'est par le tuyau d'échappement supérieur 69. Ce tuyau 69 est relié aux trois points ou liaisons 70 - 71 et 72 à un condenseur hélicoïdal 73, lequel est la réplique du condenseur 43, et dont les serpentins 74 - 75 - 76 sont alimentés respec- tivement par les liaisons à soupape 77 - 78 et 79.
Les parties condensées passent du fond de ce second condenseur 73 par le tube 80 dans le réservoir 81, tandis que les vapeurs non conden- sées sortent par le tuyau supérieur 82 vers un troisième con- denseur semblable 83 et ainsi de suite, cinq ou six,ou plus de condenseurs étant utilisés suivant le but poursuivi.
Du fond du dernier condenseur la partie condensée passe par le tube 85 dans le réservoir 86, et les vapeurs non conden- sées sortent par le tuyau supérieur 87 vers les fonds de scrub- bers 88 et 89. Ce tube 87 est relié au col de cygne courbé 90 qui conduit dans le fond du scrubber 88, et au col de cygne 91 qui conduit dans le scrubber 89. Le tube 92 relie le sommet du scrubber 88 au fond du scrubber 89. Un tube 920 aboutit au som-
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met du scrubber 88 et un tube 930 au sommet du scrubber¯89; ces deux tubes sont alimentés par le tube 94 en huile suscep - tible d'absorber ou dissoudre l'essence contenue dans les gaz de ces scrubbers 88 et 89.
Du fond du scrubber 88 part un tube 95 et du fond du scrubber 89 un tube 96, lesquels tubes 95 et 96 sont reliés en 97 au tube 98 qui aboutit dans le réservoir 99, duquel part le tuyau 100 relié au serpentin condenseur 101. Ce serpentin 101 est relié au réservoir condenseur 102 duquel partent les tubes 103 et 104. Les sommets des scrubbers 88 et 89 sont pourvus de tuyaux 105 et 106 reliés au tuyau commun de sortie 107 (fig.l).
De même les sommets des réservoirs 68 - 81 et 86 possèdent des liaisons à soupape 108 reliées au tuyau de sortie commun 109.
Les parties d'huile provenant des réservoirs 68 - 81 et 86, respectivement par les tuyaux 110 - 111 et 112 sont amenées à des réservoirs non représentés.
Le fonctionnement et le principe opératoire sont les suivants :
Le principe fondamental du procédé réside dans le fait de la vapeur naissante aussi bien que dans la proportion d'hui- le'par rapport à l'eau. Cette proportion dépend du type d'huile traitée et de plus du produit déterminé que l'on désire obtenir.
Quand on veut produire de l'essence et des hydrocarbu- res similaires relativement légers, la chaleur latente totale de l'huile doit être grosso-modo ou exactement égale à la chaleur latente totale de l'eau alimentée avec l'huile, de sorte que si on veut produire de l'essence on emploiera généralement en poids à peu près 7 à 10 fois autant d'huile que d'eau, tandis que si l'on veut produire des huiles de lubrification on em- ploiera en poids de 1 à 7 fois autant d'huile que d'eau, ainsi qu'on va le voir.
En d'autres termes si on considère que la chaleur latente de l'huile employée est à peu près 100 unités thermiques par livre et la chaleur latente de l'eau 970 unités,
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thermiques par livre et que l'on veut produire de l'essence, l'opération de cracking dans le foyer 38 sera faite à une tem- pérature d'environ 1000 F. et la proportion d'huile et d'eau sera telle que la chaleur latente totale de l'huile dans la chambre de cracking sera en substance égaleà la chaleur latente totale de l'eau dans cette chambre, ce qui veut dire qu'on de - vra employer environ 9,7 livres d'huile pour une livre d'eau, ou grosso-modo l'on peut dire que la proportion d'huile par rap- port à l'eau sera dans ce cas de 9 ou 10 pour 1.
D'un autre cêté il a été découvert à la suite d'essais sur grande échelle, où environ 200. 000 gallons de diverses huiles sont employés, que si la chaleur latente de l'eau est supérieure à celle de l'huile, les huiles de lubrification et autres hydrocarbures plus lourds que l'essence sont produits au dépens de l'essence.
En d'autres mots si les volumes de vapeur d'huile et de vapeur d'eau pré - sents dans la chambre de cracking restent à peu près égaux à ceux qui correspondent en fait à la proportion indiquée de 9 ou 10 pour 1 (en poids) ou si ces volumes sont autrement maintenus en substance égaux, on produira principalement de l'essence, du naphte et autres hydrocarbures légers similaires, tandis que si on laisse accumuler la vapeur d'eau dans la chambre de cracking de façon que cette vapeur excède les volumes mentionnés ci - dessus pour les mélanges de vapeur d'huile et d'eau, pour le cas où on n'a employé que 1 à 7 parties en poids d'huile pour une partie d'eau, les quantités produites de ces hydrocarbures légers diminueront et on produira plus d'huile de lubrification.
Dans le cas de production d'huile de lubrification il a été trouvé que si on emploie par exemple un poids d'eau moitié su- périeur à celui de l'huile, ou supérieur d'un tiers, d'un quart, d'un cinquième ou d'un sixième jusque un septième, la quantité d'huile de lubrification produite augmente avec l'excès de poids d'eau par rapport à l'huile, tandis que si on emploie un huitième, un neuvième ou un dixième de poids d'eau en plus que d'huile, on produira des hydrocarbures légère de la classe de la
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gazoline.
Ce résultat très surprenant ne peut 'être expliqué de manière satisfaisante par l'inventeur mais cependant une théorie plausible est exposée ci-après :
Le point important à faire ressortir est le suivant : Les essais à grande échelle ci-dessus mentionnés ont démontré que si l'on observe les chaleurs latentes des diverses huiles à em- ployer et que l'on maintient les proportions de poids d'huile par rapport à l'eau telles que mentionnées précédemment, on sera en mesure de proportionner la quantité de vapeur d'eau dans la chambre de cracking, pour chaque cas, de telle façon que l'on puisse obtenir avec certitude et efficacement une grande variété de produits.
Pour donner un exemple spécifique on peut mentionner la fabrication de gazoline (essence) en partant du gazoil du type bien connu Bowling Green à 34 , lequel est de la classe des hui- les paraffine-asphaltiques. Dans ce cas la chaleur latente de l'huile peut 'être considérée comme 100 unités par livre. Au cours des expériences on a pris cette huile, on a noté sa chaleur la- tente et on l'a chauffée jusque 350 F, dans le serpentin 9 du foyer 10, en lui permettant de s'écouler continuellement en con- tact avec une quantité d'eau dans le serpentin 27 dont la chaleur latente totale était équivalente à la chaleur latente totale de la quantité d'huile s'écoulant au travers du serpentin 9.
En d'autres termes on a pris environ 9,7 livres de cette huile par livre d'eau, ce qui donne une proportion d'huile par rapport à l'eau d'environ 9 ou 10 pour 1. On a de plus trouvé par ces ex- périences que,bien que les chaleurs sensibles sont considérables dans le cas de l'eau et de l'huile mélangées, quand on travaille à grande échelle,elles ne semblent pas donner lieu à une diffé- rence suffisante que pour pouvoir ranger ces essais dans le cadre de cette description, bien qu'ils déterminent une certaine diffé- rence, et si l'on désire raffiner suivant ce procédé il y a lieu de tenir compte de ces-chaleurs sensibles et de faire en sorte
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que les totaux de chaleur sensible et latente de l'huile soient en substance égaux au total des chaleurs sensible et latente de l'eau employée.
On a de plus observé que les températures étaient telles que toute huile présente était vaporisée à des points bien en dessous de ceux nécessaires pour carboniser l'huile et que par conséquent dans ce procédé peu ou pas de carbone n'é- tait produit dans le foyer de vaporisation. Ceci est un point important de l'invention.
Les vapeurs d'huile et d'eau proportionnées comme in- diqué dans le cas de l'huile Bowling Green étaient forcées de traverser le foyer de cracking 38 à une température d'environ 1000 F. et on obtenait aisément de 20 à 22%. de gazoline au pre- mier passage au travers du système. On a de plus trouvé qu'en faisant repasser plusieurs fois le résidu au travers de la cham- bre de cracking 38 de la façon décrite, il était parfaitement possible d'obtenir de 50 à 60% de gazoline.
La même huile Bow- ling Green a été de plus soumise à des essais sur large échelle pour la production de diverses espèces d'huile de lubrification et on a obtenu les résultats suivants:
Quand on employait un poids d'huile seulement égal au double du poids d'eau, on obtenait seulement environ 2% de gazo- line et de 18 à 20% d'huile de lubrification connue dans le com- merce comme huile "100 stock". Quand on employait une proportion d'huile par rapport à l'eau de 4 à 1, on obtenait 9% de gazoline et environ 10 à 12% de lubrifiants. Dans une autre expérience on a employé une proportion de 5,7 à 1 et on a obtenu 12,9% de ga- zoline et un plus petit pourcentage de lubrifiants.
En fait, on a opéré un grand nombre d'essais sur cette huile en prenant di- verses proportions d'huile et d'eau et en utilisant diverses tem- pératures dans le foyer et dans la chambre de cracking, les - quelles proportions et températures n'ont pas lieu d'être expo- sées en détail. Il est oependant intéressant d'attirer l'attention
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@ sur certains essais dans lesquels on a employé en poids 7 par- ties d'eau avec une température de 900 à 1000 dans le foyer de cracking pour obtenir 19% de gazoline et un faible pourcentage d'huile de lubrification, ceci montrant qu'un excès d'unités de chaleur latente dans la vapeur d'eau retarde (diminue) la pro- duction des hydrocarbures légers.
Les mêmes résultats ont été trouvéspour un grand nombre d'autres huiles telles que par exem- ple le gazoil Be.Mexican à 21 , lequel a une chaleur latente quelque peu plus élevée que celle du Bowling Green ci-dessus mentionnée. En exécutant exactement les mêmes expériences avec cette huile Mexican il a été prouvé que pour des proportions de 4,5 parties d'huile en poids pour une partie d'eau, on obtient environ 30% de gazoline, c'est-à-dire que la chaleur latente de cette huile étant environ 200 unités par livre, il ne fallait pour la production de gazoline qu'environ la moitié de la quan- tité d'huile requise dans le cas du Bowling Green.
Pour du gaz- oil de Pennsylvanie à 36 , lequel a une chaleur latente de 100 unités par livre, on a eu, avec les mémes proportions, en sub- stance le même résultat que pour le Bowling Green. Pour du gaz- oil Kerosene à 48 , on n'a pu évidemment obtenir de.., lubri- fiant, mais en employant une proportion d'huile par rapport à l'eau d'environ 10 ou 12 pour 1, on a obtenu au premier passage de 30 à 40% de gazoline.
Sans donner les détails de toutes les huiles soumises aux essais sur une grande échelle, on peut dire que ces essais ont montré de façon concluante que si l'on suit les principes mentionnés de rendre en substance égale la quantité totale de chaleur latente de la vapeur d'huile et la quantité totale de chaleur latente de la vapeur d'eau, on est renseigné immédiate- ment sur le poids correct d'eau et d'huile à employer, si l'on veut produire des gazolines et on est à même dans le procédé de cracking de l'invention d'obtenir l'efficacité maximum dans la production de gazolines, quelle que soit l'huile employée.
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De même les principes ci-dessus constituent un guide sûr pour la production de lubrifiants avec le maximum d'efficacité.
C'est dans ces divers points que l'invention se dif- férencie radicalement de toutes les autres inventions connues jusqu'ici. Jusqu'à présent de nombreux inventeurs ont essayé tous les mélanges concevables d'huile et d'eau et certains sont arrivés à des résultats prometteurs, tandis que d'autres n'ont eu aucun résultat, mais dans aucun cas ils n'ont pu obtenir avec certitude les hauts rendements qu'on obtient par le pro- cédé de l'invention. Dans le cas de l'invention, d'autre part, en connaissant la chaleur latente de vaporisation de l'huile, on peut approximativement calculer d'avance les résultats que l'on obtiendra et les nombreux essais à grande échelle ont dé- montré que ceci est bien vrai. En d'autres termes, il est à no- ter soigneusement que dans la réalisation du procédé, il faut prendre en considération deux rapports.
Le premier est le rap- port entre la quantité totale de chaleur latente de la vapeur d'huile et la quantité totale de chaleur latente de la vapeur d'eau et de ce rapport on peut facilement obtenir le poids d'huile et le poids d'eau à employer. Le rapport entre ces poids d'huile et d'eau constitue le second rapport à considérer. Ces deux rapports étant connus, on peut facilement calculer le vo- lume d'huile à employer ainsi que le volume d'eau à employer.
On peut dire de plus que le présent procédé diffère radicalement des procédés antérieurs connus en ce que personne n'a jusqu'ici amené volontairement de l'eau vaporisée à la chambre de crac- king en même temps que de l'huile vaporisée et de l'eau, dans le but de fabriquer des produits de lubrification. Dans le présent procédé ceci est fait parce que l'inventeur croit qu'une expli- cation plausible du phénomène réside dans le fait que pour un mélange de vapeurs d'huile et d'eau dont chacune renferme en substance la même quantité totale d'unités de chaleur latente, on se trouve dans les conditions les plus favorables pour provo-
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quer un interchangement de molécules dans l'huile et pour la pro- que duction d'hydrocarbures légers.
C'est-à-dire/quand cette condi- tion existe, la tendance naturelle du chaînon hydrocarbure est d'être brisé en hydrocarbure plus simple (moins élevé) produi- sant ainsi des hydrocarbures du rang de la gazoline, chose que les expériences faites semblent prouver. D'un autre cîté, si l'on augmente la quantité de vapeur d'eau ainsi qu'on le fait pour la fabrication d'huile de lubrification, ou si en plus on introduit dans la chambre de cracking une quantité plus ou moins grande d'eau à l'état liquide, on détruit sûrement l'égalité entre les nombres d'unités de chaleur latente et très vraisem- blablement on retarde la reformation de molécules dans le chat- non hydrocarbure. Ces molécules ne se brisent donc pas aussi complètement, ce qui.a pour résultat que l'on produit des huiles de lubrification.
Quelle que soit l'explication exacte, les ex- périences sur large échelle mentionnées ci-dessus, ont démontré à satisfaction et de manière répétée que cette théorie est plau- sible et certainement le processus est réalisable complètement et peut 'être réalisé même par des personnes non spécialisées, ainsi que cela. a été le cas en pratique.
Il a été trouvé en pratique cependant que l'opération se réalise mieux si l'eau, quand elle est mélangée à l'huile, est à une température d'environ 100 F. Si cette température est supérieure, il semble que l'eau se vaporise avant qu'un mélange parfait ne soit réalisé et si la température est inférieure, la chaleur sensible de l'eau semble 'être suffisante dans certains cas pour renverser les calculs précédents lorsque ceux-ci sont basés seulement sur les chaleurs latentes. Les températures de vapeurs dans le foyer 11 sont relevées par des instruments con- venables et ce foyer est chauffé de manière à maintenir ces va- peurs aux températures désirées d'environ 350 F.
Il résulte de ce qui précède que par ce procédé il est créé une méthode de vaporisation d'huile lourde qui consiste à
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chauffer cette huile à une température de vaporisation dans les serpentins supérieurs 9 et 10, insuffisante pour vaporiser com - plètement cette huile ; et indépendamment à chauf- fer de l'eau dans les serpentins 13 et 14 pour produire une ré- gion de vapeur naissante ; à amener l'huile non vaporisée des serpentins 9 et 10 vers cette région dans laquelle l'huile est complètement vaporisée; et à soumettre le mélange résultant des vapeurs d'huile et d'eau à un chauffage addition'dans le serpen- tin 23.
Ce procédé est continu, les parties légères de l'huile étant vaporisées sans contact avec l'eau, et les vapeurs pou- vant passer directement dans le serpentin 23, ainsi que dans les tuyaux 21 et 22 en même temps que l'huile non vaporisée s'écoule par gravité vers les serpentins inférieurs 13 et 14.
Il est à noter spécialement que l'huile et l'eau sont introduites dans le foyer en des points distincts, ou en d'autres termes aux extré- mités opposées d'un alambic, que l'huile travaille dans une di- rection dans cet alambic, tandis que l'eau est forcée de se dé- placer dans la direction opposée et que l'huile et l'eau se ren- contrent finalement à un point dans l'alambic, lequel a été dé- signé par région de vapeur naissante et que c'est en cette ré- gion que l'huile non vaporisée provenant des spires supérieures de l'alambic est complètement vaporisée.
Uneautre caractéristi- que de la méthode est que l'hydrocarbure est introduit dans l'a- lambic et est chauffé sans aucun contact avec l'eau à une tem- pérature supérieure au point d'ébullition de l'eau, tandis que simultanément il est créé la région de vapeur naissante à l'ex- trémité opposée de cet alambic et qu'alors l'huile chauffée est amenée à cette région pour y être complètement vaporisée.
REVENDICATIONS.
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