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" Perfectionnements apportés aux fours, notamment à. ceux pour incinérer les ordures ménagères ".
L'invention est relative aux fours ; et elle con- cerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces appareils, ceux pour in- cinérer les ordures ménagères.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces appareils tels qu'ils répondent, mieux que jusqu'ici, aux divers desi- derata de la pratique industrielle.
Elle consiste, principalemnt, à agencer de maniè- re telle, les appareils du genre en question, qu'ils com- portent, concurremment: un moyen propre à permettre de ré- chauffer préalablement de l'air à insuffler dans le foyer desdits appareils, cela par récupération des chaleurs per- dues ; un moyen propre à permettre de refroidir, par un ±lui- de, les parois du foyer desdits appareils; et un moyen pro-
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pre à permettre de récupérer les 'calories enlevées au foyer par ledit fluide, à la suite du refroidissement des parois dudit foyer.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'utili- sent de préférence en même temps et dont il sera-plus ex- plicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui où on l'applique aux fours pour inciné- rer les ordures ménagères), ainsi que certains modes de ré- alisation (ceux qui seront indiqués ci-après), desdites dis- positions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les appareils du genre en question comportant application de ces mêmes dispo- sitions, les éléments et outils spéciaux propres, soit à leur établissement, soit à la transformation d'appareils exis- tants en d'autres comportant application de l'invention, ainsi que les installations comprenant de semblables appa- reils .
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquelscomplément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Là figure unique que comprend ce dessin montre, en coupe verticale schématique, un four propre à permettre d'incinérer des ordures ménagères et établi conformément à l'invention.
Selon 1''invention, et plus spécialement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un four propre à permettre d'y incinérer des or- dures ménagères, on s'y prend comme suit, ou de façon ana- logue.
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Le faible pouvoir calorifique de certains combus- tibles pauvres, et notamment des ordures ménagères à inciné- rer nécessite de récupérer avec le plus grand soin le plus possible des calories qu'elles contiennent. D'autre part, les fours dans lesquels, on traite ces ordures doivent être conçus de manière que soient obtenues., pour la bonne combus- tion desdites ordures, des flammes les plus chaudes possi- ble et la destruction complète desdites ordures-, que soient évitées au maximum les pertes par rayonnement et par refroi.- dissement des parois, et que soit récupérée, également au maximum, la chaleur perdue des fumées.
Ces considérations conduisent: à réchauffer, comme on le fait pour certains foyers, l'air qu'on insufflera dans le foyer d'incinération, cela par récupération de la chaleur perdue du foyer ou des fu- mées, ce réchauffage augmentant considérablement la tempéra- ture de combustion des ordures et, par suite, le rendement du foyer ; à refroidir les parois du foyer par une circulation d'eau, dans une capacité appropriée les protégeant contre les flammes du foyer qui peuvent prendre la forme de chalu- meaux, et évitant ainsi leur détérioration;
et, attendu que ce refroidissement a l'inconvénient de faire perdre un certain nombre de calories et de refroi- dir le four lui-même, rendant ainsi plus pénible le ralluma- ge des ordures, à relier, pour éviter cet inconvénient, la- dite capacité à une ou plusieurs chaudières disposées dans le four sur le passage des gaz. chauds du foyer et dont on utilisera la vapeur produite pour tel usage qu'on désire, ladite cape.cité protectrice jouant ainsi, en même temps que le rôle de refroidisseur, celui d'un bouilleur de chaudière, cette disposition assurant un résultat analogue à celui qu'assure une disposition due à M.
Robert Lefrileux et indi- quée dans le brevet N 551.493, pris le 16 mai 1922 au nom
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de la Compagnie Générale des Voiries Urbaines, cette der- nière disposition consistant à utiliser la vapeur produite dans des parois à double enveloppe ou des grilles articulées, sur lesquelles brûlent lesdites ordures et dans lesquelles circule de l'eau de refroidissement qui, comme dans le pré- sent brevet, retourne à la chaudière.
Le dessin ci-annexé montre un des modes de réali- sation d'un four, pour incinérer des ordures ménagères, é- tabli conformément à l'invention, four qui peut affecter une forme pparopriée plus ou moins quelconque, par exemple celle représentée, et dans lequel sont établis les disposi- tifs propres à permettre de réaliser les opérations dont il vient d'être parlé.
On voit sur ce dessin: que, pour réchauffer l'air d'insufflation, cet air, amené sous pression par un moyen approprié quelconque, par exemple par un ventilateur a, arrive, par un tuyau b, sous une grille établie à la partie inférieure du foyer, au- dessous d'une trémie dans laquelle on charge les matières d à incinérer, après avoir passé dans un ou plusieurs réchauf- feurs e établis, suivant les cas, ou bien en avant, ou bien en arrière, d'une ou de plusieurs chaudières à faire compren dre au four, ou bien en tout autre endroit permettant de récupérer de la chaleur, lesquels réchauffeurs peuvent, suivant les circonstances, être soit des appareils simples et robustes, constitués par des tubes de métal ou de pote- rie, soit des appareils connus en métallurgie sous le nom de "récupérateurs", soit par des appareils lamellaires,
et qui devront, dans certains cas, être munis de dispositifs de dépoussièrage par jet d'air ou de vapeur, ou par chocs, ou par secouage ou par ratelage ; que, pour refroidir les parois du foyer, on a re- cours à un "water-jacket", ou à une chemise d'eau utilisée dans certains chauffages au charbon pulvérisé,le dispositif
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pouvant être constitué par une sorte de caisse étanche f, à double enveloppe:
, en métal (taie, cuivre rouge, etc.] et telle qu'elle puisse être engagée dans le foyer,, reposer sur la grille et s'appliquer, par ses parois latérales ex- ternes contre les parois dudit foyer, qu'on puisse la net- toyer intérieurement et la vider, ladite caisse, alimentée comme on va l'expliquer, pouvant affecter, en section ho- rizontale, la forme d'une sorte d'U dont les jambages com- prennent entre eux l'ouverture gdu foyer;
et que, pour alimenter ladite caisse. , formant de véritables écrans d'eau pour les parois du foyer, on éta- blit, entre le foyer et le ou les réchauffeurs e, une ou plusieurs chaudières h -- dont, comme déjà dit, on utilisera la vapeur comme on le désire-- qu'on relie à ladite caisse par un tuyau i, par lequel on fera arriver dans celle-ci de l'eau de la ou des chaudières, et par un tuyau j par lequel l'eau réchauffée dans la caisse f rentrera dans la circula- tion, lesquelles chaudières sont d'un type approprié plus' ou moins quelconque, par exemple, comme représenté, consti- tuées par un faisceau de tubes où arrive le tuyau j et re- reliés à un ou plusieurs bouilleurs k d'où part le tuyau i.
En suite de quoi, on obtient un' four qui présen- te, sur les fours ordinaires, entre autres avantages, d'a- voir un rendement bien supérieur, se rapprochant du rende- i,ient optimum, de conserver une bonne tenue aux parois de son foyer et de supprimer le collage des mâchefers prove- nant de la combustion des matières traitées, ces mâchefers, comme l'expérience l'a démontré, ne collant en effet pas sur les parois métalliques des écrans d'eau, si la température de collage des mâchefers ne dépasse pas une limite détermi- née. Il suffit donc que ces écrans d'eau aient leur circu- lation d'eau réglée de façon que la température de collage ne soit pas atteinte, ce à quoi on arrive en ne faisant pas dépasser, à la ou aux chaudières, la pression limite corres-
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pondante.