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" Perfectionnements apportéa aux appareils cinématographiques notamment à ceux pour prise.'- de vues."
L'invention a pour objet des perfectionnements ap- portée aux appareils cinématographiques, notamment à ceux pour prise de vues et ce en supplément à ceux leur ayant dé- jà été- apportés par le brevet principal N 350.111 du 30 mars 1928, ces derniers perfectionnements consistant, principale- ment, µ enregistrer sur le film des images comportant chacune des parties constituées par des bandes parallèles au sens du déroulement du film, plus ou moins écartées du centre de l'i- mage et qui sont au point pour un plan déterminé, alors que les autres parties de cette image sont mises au point res- pectivement pour des plans, échelonnés en profondeur, en vue d'obtenir, lors de la projection,
une sensation de profon- deur.
Dans le brevet principal, ce résultat est obtenu:
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ou bien, en cintrant le film transversalement, lors de son passage devant l'objectif, de façon que ledit film ait la forme d'un cylindre dont les génératrices sont paral- lèles à la direction de son déroulement, ou bien, en ayant recours à un appareil de prise de vues ordinaire, dans lequel le film passe donc à plat,mais qui comporte un objectif constitué par un système à lentil- les dont les rayons de courbure.considérés dans le plan cen- tral perpendiculaire au sens du déroulement du film, augmen- tent ou diminuent progressivement depuis le centre jusqu'aux bords latéraux alors que les- rayona de courbure, considérés par rapport aux plans parallèles au sens du déroulement du film, restent pratiquement constants;
ou bien encore, en ayant recours à un appareil de pri- se de vues ordinaire, avec objectif ordinaire et dans lequel. le film passe à plat dans'son dispositif de guidage en produi sant un déplacement alternatif dudit objectif par rapport au dispositif de guidage et cela suivant l'axe du système opti- que, cette disposition formant, pour une série d'images suc- cessives, enregistrées sur le film! des bandes parallèles au sens du déroulement et symétriques par rapport au centre de l'image correspondante, ces bandes étant plus ou moins éloi- gnées dudit centre suivant la position qu'occupe le film par rapport à l'objectif et étant au point pour un plan transver- sal déterminé de l'espace (plan qui coupe l'objet à photo- graphier) alors que les autres parties de cette image ne sont pas au point, et, par conséquent, peu nettes ;
laprojection de ce film a une vitesse qui est fonction de l'amplitude du mouvement relatif de l'objectif par rapport au film, cette vitesse étant par conséquent un multiple de celle prévue pour la projection d'un film ordinaire, donnant au spectateur une sensation de profondeur des images projetées.
La présente invention concerne un autre mode de réalisation pour obtenir le même résultat susindiqué.
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Elle consiste, principalement, à enregistrer, à l'aide d'un appareil de prise de vues ordinaire, plusieurs images successives d'un objet au lieu de se contenter d'en prendre une seule, en constituant chacune de ces images, d'une part, par deux bandes parallèles au sens du déroule- ment du film et symétriques par rapport au centre de l'image, ces bandes étant plus ou moins éloignées dudit centre et étant nettes pour les parties ou tranches de l'objet à pho- tographier qui renvoient les rayons lumineux qui ont servi à impressionner lesdites bandes, ces parties ou tranches étant elles-mêmes parallèles au sens du déroulement du film, symétriques par rapport au milieu de l'objet à photographier, et plus ou moins écartées dudit milieu et, d'autre part, par des parties moins nettes qui correspondent au restant de l'objet à photographier.
Ceci peut être obtenu en déplaçant devant l'objec- tif un diaphragme comportant une suite de fentes longitudina- les établies par paires et se rapprochant et s'écartant pro- gressivement de la ligne médiane dudit diaphragme.
Dans ce cas, les bandes nettes, obtenues sur les images successives sont bien décalées les unes par rapport aux autres, toutefois ellea ne correspondent plus à des. plans échelonnés en profondeur, la mise au point de l'appareil é- tant-faite pour un plan déterminé-.. Toutefois en projetant ces images à une vitesse suffisante, la succession des bandes nettes se faisant depuis le milieu de l'écran de projection jusqu'aux bords latéraux et vice-versa, les contours et an- gles vifs des parties constituant l'objet à photographier, se détachent nettement et donnent ainsi au spectateur la sensation de profondeur pour les images projetées.
Les fig, 1 et 2 que comporte le dessin ci-annexé montrent, à titre d'exemple, et en élévation schématique, deux diagrammes établis selon deux modes de réalisation dif- férents de l'invention, ces diagrammes pouvant être adjoints à des appareils de prise de vues ordinaires pour obtenir
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l'effet de profondeur recherché.
Chacun desdits diaphragmes est constitué par un. écran opaque 25 qui est déplacé perpendiculairement à l'axe du système optique, entre l'objectif et l'objet à photogra- phier de façon que la ligne médiane dudit écran rencontre le- dit axe.
Dans ce dispositif mobile sont ménagées, de part et d'autre de cette ligne médiane, des paires de fentes 26 qui, en passant devant l'objectif, par suite du déplacement de l'écran, sont verticales. Elles sont en outre, symétri- ques par rapport à ladite ligne médiane et leur écartement de cette ligne va progressivement en croisant et en dé- croissant depuis ladite'ligne jusqu'aux borda latéraux de l'é.cran 25. La largeur des fentes est telle que, leurs bords latéraux étant supposés prolongés, la partie longitudinale de l'écran, correspondant à une fente, soit tangente de part et d'autre, aux parties longitudinales correspondant respec- tivement à la partie précédente et à la fente suivante, ces parties pouvant se chevaucher partiellement.
De toute façon, on obtient par la coopération de l'objectif et de l'écran une impression telle du film, que des parties verticales, symétriques par rapport au centre de l'image et dont la largeur est fonction de celle des fentes, soient plus nettes que les autres parties de l'image. Les positions respectives de ces parties plus nettes varient progressivement pour une série d'images successives, depuis le centre jusqu*aux bords latéraux de ces images et vice- versa.
Dans ce cas, on ne peut plus,à proprement parler, considérer ces parties verticales comme étant mises au point respectivement pour des plans échelonnés en profondeur. Le découpage de l'espace a plut8t lieu dans un sens transversal pour obtenir des images mises au point pour certaines par- ties et non au point pour d'autres.
Cette façon de procéder convient plus spécialement
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dans. le cas des images reproduisant des premiers plans (por- traits, statues, etc.).
Dans les exemples montrés sur lea fig. 1 et 2, on a supposé que l'on utilise des séries de cinq. paires de èn- tes convenablement réparties sur toute la largeur de l'image.
Pour obtenir la. sensation de profondeur, lors de la projec- tion, on doit, dans ce cas, dérouler le film à une vitesse cinq fois plus. élevée que la vitesse normale. Lors de la pri- se de.vues, l'impression peut se faire à la vitesse ordinai- re, ou mieux, à une vitesse plus grande qui est également fonction du nombre de fentes que l'on a prévues.
Le diaphrag- me mobile peut être constitué (fig. 1) par un écran 25 de largeur un peu plus grande que celle du film et qui est cons- titué par une bande souple sans fin entraînée en synchronisme avec le film de façon qu'une paire de fentes 26 se présente devant l'objectif au moment où a lieu l'enregis- trement d'une image, cette bande étant évidemment convenable- ment guidée pour que le brin de retour ne vienne pas masquer 1"Objectif lors de la prise de vues et ne gène pas le dérou- lement du film. En principe, ce guidage ne présente aucune ' difficulté puisqu'il s'agit d'une bande souple suffisamment longue.
On pourrait également constituer l'écran 25 par une pièce rigide, montµµ¯ sur un support déplacé transversa- lement devant l'objectif suivant ùn mouvement alternatif, par exemple vertical. Gomme les fentes sont symétriques par rapport au centre de l'objectif, on n'éprouve aucune diffi- culté à obtenir le mouvement synchronisé de l'écran relati- vement au film, malgré que cet écran soit constamment en- traîné suivant un mouvement de va-et-vient et que le film se déroule dans un seul sens.
On pourrait également, et cela d'une façon plus, rationnelle, constituer le diaphragme mobile par un disque
25 avec fentes 26 (fig. 2), ce disque étant animé d'un mou- @
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vement de rotation dans un plan perpendiculaire à l'axe du système optique.