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"PROCEDE ET APPAREIL PERMETTANT D'OBTENIR DES PROJECTIONS PAR TRANSPARENCE PRODUISANT DES IMAGES ANIMEES"
Le procédé suivant l'invention diffère complètement de ceux employés jusqu'à présent dans la cinématographie et qui nécessitent la prise d'une très grande série de vues ou des tracés de dessins destinés à être projetés ensuite à une vitesse de dix-sept vues par seconde, et l'emploi de mécanismes com@liqués cour la prise et la projection des vues, ainsi que pour les opérations complémentaires.
Le procédé suivant l'invention diffère également du procédé employé jusqu'à préhent pour projeter des dessins animés, et lui consiste dans la projection alternative et répétée de
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deux moments d'une même scène, .lui se développent sur l'écran, toujours dans le même sens jusqu'à son passage total, les différentes scènes, qui constituent une historiette, apparaissant successivement et se projetant de la même façon et, dans chacune des scènes, l'une et l'autre des deux phases du mouvement se voyant toujours et d'une façon répétée tant que dure leur passage sur l'écran.
Suivant l'invention, le nouveau procédé est basé sur l'utilisation de deux pellicules transparentes qui portent imprimées alternativement et sur chacune d'elles, une série de vues de moments d'une action, les dites vues étant projetées dans le même ordre, de telle façon que chacune d'elles demeure fixe pendant un moment et disparaisse ensuite rapidement pour faire place à la suivante; le fait physiologique de la persistance des images sur la rétine du spectateur, joint au phénomène psychologique de l'illusion, produisant la sensation du mouve- ment des figures qui apparaissent sur l'écran.
Ce procédé présente de grands avantages, surtout dans la projection des dessins dits "animés"; effectivement, si on le compare au cinématographe, on verra qu'il nécessite un nombre bien moindre de dessins et en outre un appareil de projection très simple; si on le compare au système de lanterne avec pellicule de deux moments par scène,. on verra qu'il présente l'avantage de la continuité de mouvements et .1' actions dont manque ce dernier, puisque, comme dit plus haut, il se limite à projeter alternativement et d'une façon recelée, deux positions depuis leur apparition sur une extrémité de l'écran jusqu'à leur disparition à l'autre extrémité.
A simple titre d'exemple, une forme préférée de réalisation oour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, se trouve décrite ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels :
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La Figure 1 montre une vue en perspective du dit appareil, et Fig. 2 montre un détail du jeu des contre-poids servant à faire descendre lespellicules.
Pour la mise en oeuvre de ce nouveau procédé,.les éléments nécessaires et leur disposition sont les suivants :
PELLICULES.- Deux bandes indépendantes a sont nécessaires; elles peuvent être constituées d'un matériel transparent quelconque, tel que papier toile, papier parcheminé, celluloïd ou matière analogue qui présente la résistance suffisante. Sur ces deux pellicules numérotées 1 et 2, dans le sens de leur longueur et alternativement sur l'une et sur l'autre, on dispose la succession des vues, soit au moyen d'un dessin direct, d'une photographie, d'une gravure, d'une photogravure ou quelque autre procédé graphique et éventuellement en une ou plusieurs couleurs.
Entre les scènes de chaque bande, séparées par un espace d'un millimètre environ, une ou des perforations h sont prévues, d'une hauteur égale à cet espace et situées indistinctement soit au centre de la bande, soit sur les deux côtés de celle-ci.
PROJECTEUR.- On utilise un projecteur de lumière, pourvu à l'intérieur d'un réflecteur nécessaire , peint en blanc in- térieurement ou constitué par un ensemble de deux miroirs forment dièdre, ou établi de quelque autre façon convenable. Le projecteur est muni à l'intérieur d'une ou plusieurs ampoules électriques et peut être construit en bois, en carton-fibre ou tout autre matériel apparent.
CHAMBRE DE PROJECTION.- Présente la forme d'un caisson allongé et peut être construit de même en bois, en carton-fibre ou avec tout autre matériel.
Dans la cloison postérieure d. du caisson, à la moitié de
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sa hauteur environ, sont ménagées à une certaine distance l'une de l'autre, deux petites fenêtres e, ayant à peu près la dimension d'une des vues de la pellicule, les dites fendtres portant chacune de chaque côté,des guidages f qui se prolongent dans tout le sens.de la hauteur et qui servent à guider les pellicules. Dans la partie inférieure de chaque oetite fenêtre est prévue une rainure g par laquelle passe une dent h.
Dans la cloison antérieure i sont taillés deux orifices j servant à laisser passer les cônes lumineux; à l'intérieur de la dite cloison et devant les dits orifices, peut coulisser un obturateur k dont la forme permet de couvrir et découvrir alternativement chacun des dits orifices, en imprimant au dit obturateur un mouvement en va-et-vient.
Dans l'intérieur du caisson, et glissant contre la paroi postérieure de la cloison d, sont disposés deux contre-poids l, pourvus de dents h qui traversent les rainures g.
Deux rouleaux ou essieux m et m', l'un appuyé sur la partie supérieure et l'autre sur la partie inférieure de la chambre, enroulent et déroulent les pellicules, transmettant le mouvement de l'un à l'autre au moyen de poulies réunies par un câble ou par une petite courroie Q en cuir, caoutchouc ou analogue.
Les lentilles des objectifs sont montées sur une cloison p placée dans l'intérieur du caisson.
Le mouvement est transmis au moyen d'une manivelle q accouplée directement à un arbre r, présentant deux coudes r' agencésà 1800 l'un par rapport à l'autre,, qui, par l'internédiaire des rubans n, actionnent des contre-poids 1, ainsi que l'obturateur k.
FACON D'OPERER.... Les deux pellicules étant enroulées à l'essieu supérieur m, on fait passer leurs extrémités libres
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par les guides 1 jusqu'à ce que la première vue de chaque pellicule se trouve en face de chaque petite fenêtre e; on assujettit les dites extrémités à l'essieu inférieur m' d'enroulement, puis, ayant éclairé le projecteur et fixé ce dernier contre la paroi des petites fenêtres, on actionne la manivelle q et le mécanisme est mis en mouvement de telle façon.que, pendant un bref laps de temps, l'orifice correspondant au cône lumineux qui passe par la fenêtre où se trouve la pellicule N 1, est dégagé par le mouvement de l'obturateur pendant, que la pellicule ? 2 avance d'une vue.
Ensuite, l'orifice correspondant à la pellicule N 2 est dégagé à son tour et la vue projetée, tandis que l'orifice de la pellicule ? 1 est obturé et que cette dernière avance d'une vue et ainsi succes sivement.
Il va de soi que tout ce qui n'altère pas, ne change pas ou ne modifie pas l'essence même du présent procédé, pourra être variable.
REVENDICATIONS.
EMI5.1
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1 - Procédé et appareil permettant d'obtenir des projections par transparence et produisant des images animées, consistant en l'utilisation de deux pellicules transparentes qui portent, dessinées, photographiées, gravées ou imprimées d'une façon similaire quelconque, une série de vues de moments d'action, disposées alternativement sur chacune des dites pellicules, lesquelles peuvent être en papier-toile, papier parcheminé, cellulotd ou toute autre substance analogue, et porter une ou diverses perforations entre chaque deux vues.