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APPAREIL FOUR RAFFINER L'HUILE AYANT SERVI .
L'invention vise un appareil pour raffiner l'huile ayant servi et a pour principal but de réaliser un appareil de construction simple, pour affiner les huiles ayant servi, qui soit facilement transportable et qui puisse être ins- tallé et manoeuvré par un personnel relativement peu entrai- né, dans les garages, ou analogues. On a longtempsdésiré des appareils de ce genre permettant de restituer facilement, par un traitement approprié, la valeur lubrifiante totale, à l'huile retirée du earter d'une automobile ou analogue, ou lui donner une valeur encore meilleure.
Il est évident qu'un appareil devant servir dans
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un garage ou analogue, doit posséder certaines caractéris- tiques de simplicité, de commodité , de facilité de fonc- tionnement et sécurité que ne nâcessiteraient pas un appa- reil construit pour être utilisé par des hommes du métier entraînés. (,:'est pour satisfaire à cette condition que l'appareil selon l'invention a été étudié.
Un autre but de l'invention est de réaliser un appareil de raffinage disposé et dont les différents orga- nes sont reliés de façon à ce que l'alambic ou cornue puis- se être rempli avec une substance venant d'un récipient où se fait un traitement acide, en faisant le vide dans cet alambic:, les dispositifs produisant le vide étant égale- ment utilisés pour effectuer la condensation des vapeurs dégagées dans la cornue ou alambic.
Un autre but de l'invention est de réaliser un appareil de contact approprié entre un agent actif et l'hui- le chaude, ainsi qu'on le verra plus loin, grâce auquel la réaction puisse être maintenue facilement et aisément dans des limites raisonnables.
L'invention a encore pour but un appareil du genre ci-dessus qui soit robuste, durable, efficace et relative- ment peu coûteux (!et appareil va être décrit ci-dessous avec référence au dessin annexé dans lequel :
La figure 1 est une vue en élévation latérale d'un appareil de récupération d'huile conforme à l'invention, certaines parties étant en coupe et d'autres arrachées, pour plus de clarté.
La figure 2 en est une vue en bout.
La figure 3 est une coupe de détail suivant la ligne III-III de la figure 1.
La figure 4 est une coupe transversale à plus grande échelle du dispositif de chauffage, prise suivant la ligne IV-IV de la figure 1 .
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La figure 5 est une coupe verticale par le centre de l'appareil produisant le vide et
La figure 6 est une coupe verticale de la chambre de condensation prise suivant la ligne VI-VI de la figure 1.
Bien que l'on,puisae faire dans la réalisation de l'invention différentes modifications dans les disposi- tions spécifiques, on a représenté le mode de réalisation jugé le meilleur sur les dessins dans lesquels 1- est un châssis ordinaire quelconque qui peut être en- cornières ou toute autre matière appropriée,suffisamment robuste pour supporter les différentes parties du mécanisme 2 est un alam- - bin qui contient un élément de chauffage approprié quelcon- que 3, cet élément est de préférence constitué par une résis- tance enroulée sur un noyau non extensible muni de colliers d'espacement 4 à chacune de ses extrémités et au milieu, ser- vant à maintenir le fil de résistance à une certaine distan- ce des parois de cylindre fermé 5 en fer ou autre métal approprié dans lequel l'élément de chauffage 3 est logé.
Comme on le voit sur la figure 1, le cylindre 5 est sus- pendu dans l'alambic 2 en un point qui se trouve légèrement au-dessus du fond afin qu'il puisse se trouver au-dessus de la surface de l'eau, s'il y en a qui se rassemble dans J'alambic 2 lorsque celu-ci a été rempli d'huile à raffiner, venant d'un carter ou autre, et aussi, afin de provoquer facilement des courants de oonvexion permettant le chauffage rapide de la masse totale d'huile. Les fils 5 amènent l'éner- gie électrique nécessaire pour chauffer la bobine de résis- tance.
Pour avoir une ouverture toujours propre, l'extrémité du tuyau 1 est vissée ou autrement fixée dans un collier fixé de façon permanente en position, ce tuyau étant muni d'une bride 5a au moyen de laquelle il peut être dévissé et retiré de l'alambic 2. L'extrémité du tube ;5 au-delà de
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la bride est fermée par un chapeau amovible 8, ce qui per- met de retirer l'unité de chauffage sans déranger le tube ou tuyau 5. Un tube 9 fermé à son extrémité doit également être prévu pour pénétrer dans l'alambic 8. en vue d'y rece- voir un thermomètre 10 servant à déterminer la température pendant l'opération de di stillation. Il est également bon de munir l'alambic 2 d'un niveau 11 pour déterminer le niveau de l'huile.
Dans l'exemple représenté, on emploie de l'eau courante comme moyen de refroidissement et elle joue un double rôle en lui faisant créer un vide à la fois dans l'alambic 2 et dans un récipient 12 combiné pour faire le vide et la distillation disposé sur le coté de l'alambic 2 à un niveau inférieur, comme on le voit sur les figures 1 et 2. L'alambic 2 et le récdpient 12 sont réunis par un tuyau 13 qui peut être muni d'un manomètre 14 et d'un robinet d'échappement 15 de préférence, près de l'alambic 2. Le tuyau 13 aboutit à la partie supérieure du réservoir 12 et est entouré d'une chemise 16 sur une partie de sa longueur,chemise constituant une chambre de condensation et dans laquelle passe le réfrigérant.
Un tuyau d'admis- sion 17 vient de l'alimentation en eau à la partie supé- rieure de la chambre du réfrigérant qui est formée entre le tuyau 13 et la chemise 16 qui l'entoure et un conduit 18 de même dimension que le tuyau 17 reçoit l'eau de la partie inférieure de la chambre du réfrigérant et l'amène à la pompe 19, faisant le vide, représentée en détail sur la figure 3.
L'eau-passant dans la chambre de réfrigérant et la pompe 19 est refoulée par la tuyère 19a dans le tuyau 20 et, en y passant ainsi, elle aspire l'air de la chambre annulaire 21.ménagée dans la pompe 19 et qui est reliée au tube 23 conduisant de la pompe 19 au récipient pétant
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donnéque le récipient 12 et l'alambic 2 sont tous les deux fermés de façon hermétique, reliés seulement par le tube 13, il est évident que l'aspiration de 1$air de ceux-ci par le tube 23, due à la pompe 19 va y créer un vide.
Un tuyau 24 débouche dans l'alambic 2. A l'exté- rieur de aelui-ai, il est pourvu d'un joint en T 25 auquel aboutissent un tuyau d'alimentation 26 et un tuyau de dé- charge 27, ces deux tuyaux étant commandes respectivement par les'robinetà main 28 et 29 . Le tuyau d'alimenta- tion 26 est muni d'un raccord 30 conduisant à une sourc.e convenable d'huile de carter ou.ayant servi; à raffiner et, lorsque l'on ouvre l'arrivée d'eau pour la faire passer dans la chambre de réfrigérant, pour créer un vide dans l'alambic- 2, le robinet 28 étant ouvert et le robinet 29 fermé, l'huile à traiter est aspirée dans l'alambic 2 par le tuyau 26 et le raccord 30.
Des que le niveau 11 indique que T'alambic. est rempli à environ 80%, ou, si l'on n'em- ploie pas le niveau 11, dès que la source d'alimentation est suffisamment vidée, on ferme le robinet 28 commandant le tuyau 26 et on chauffe l'huile de 1'alambic. ! au moyen de l'élément de chauffage 3. Grâce à ce que l'on a fait le vide dans l'alambic 2, le point d'ébullition de 1'$eau a été abaissé et on peut faire un travail utile si la chaleur est portée à environ 200 à 260 C. Somme on le voit sur la figure 1, l'alambic est fortement isolé et l'échappement des vapeurs par le tube 13 se continuera jusqu'à ce que l'huile soit dans un état convenable.
Les vapeurs sortant par le tube 13 sont condensées par le réfrigérant passant dans la chambre de réfrigérant et tombent dans le récipient de dilu- tion 12 d'où elles sont- retirées au moyen du robinet 32. Au cas où des vapeurs non condensables sortiraient de l'alambic 2¯ par le tube 13 et iraient dans le réservoir 18, elles en
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sont retirées par le tube :3 et la pompe 19 pour être expulsées par le tuyau 20 .
Après que 1*huile à purifier est restée pendant environ quatre heures dans l'alambic., toutes les substances qui la diluaient précédemment sont enlevées et l'huile chaude peut être envoyée dans le récipient clarificateur 32, placé sous l'alambic. 2, en ouvrant le robinet 29. Le récipient 32 est de préférence à double paroi de façon à ménager un espace 33 contenant de l'air ou un autre isolant, sur ses côtés et son fond, espace qui a pour but de retenir la chaleur de l'huile pendant un temps assez long.
Le tuyau 27 est relié par un joint à un tuyau de décharge vertical 34 se terminant près du fond du'récipient 32 et portant une plaque perforée 35 à une courte distance du fond du réai- pient et à laquelle est suspendue un agent clarificateur ap- proprié de sorte que l'huile doit venir au contact de celui- ci lorsqu'elle remplit le récipient de clarification 32. Le récipient 32 est de préférence monté sur pivots comme en 37, sur le bâti 1 et porte une poignée 38 que l'on peut uti- liser pour basculer à la main le récipient 32 lorsque l'on désire vider l'huile par un trou de coulée 39.
Il est bien entendu que l'agent clarificateur est actif et que l'opéra- teur doit régler l'écoulement de l'huile par.le robinet 29 pour maintenir la réaction dans des limites raisonnables et que la combinaison qui vient d'être décrite convient particulièrement pour être utilisée avec des opérateurs relativement peu habiles et non spécialisés. Le trou de coulée 39 est de préférence en métal de couleur claire et ne se ternisantrelativement pas, grâce à quoi, lorsque l'opérateur décante l'huile raffinée qui se trouve au-dessus, en la faisant couler en une nappe par dessus le trou 39, il peut déceler immédiatement le passage de particules de résidus ou de boue et prendre les' mesures voulues pour les empêcher de Passer avec l'huile.
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Il ne parait pas nécessaire de donner des détails plus spécifiques en ae qui concerne les opérations précises, puisque le dispositif suivant l'invention peut être utilisé de beaucoup de façons différentes et que l'on peut traiter des huiles de natures variables de bien des manières diffé- rentes.