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" procédé pour obtenir, en partant de la houille, un coke partiellement carbonisé de grande valeur et en fragments "
Lors de la carbonisation partielle de la houille, on maintient intentionnellement la température de cokéfac- tion à une valeur modérée, par'exemple 550 -650 C., pour obtenir, prinoipalement, du goudron brut et pour laisser dans le coke, résultant de cette carbonisation incomplète, les produits qui gazéifient à des températures plus élevées, le coke étant, pour cette raison, également dénommé "mi-coke".
Le traitement de la houille à température relati- vement basae a toujours présenté des difficultés, quand il s'agit de houille ayant un pouvoir collant élevé, ces diffi- cultés résultant surtout du fait que par ce traitement on salit et on bouche les fours à coke utilisés à cet efiet, de sorte'du'un tel traitement ne peut être appliqué industriel- lement pour ce genre de charbon. Pour écarter cet inconvé- nient, on peut procéder de deux façons différentes.
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1 on peut supprimer le pouvoir collant;
2 on peut laisser subsister le pouvoir collant mais en procédant d'une manière convenable au traitement de la carbonisation partielle, on peut écarter l'effet nui- sible que ce pouvoir collant exerc'e sur ledit traitement.
En ce qui concerne la première fàçon, on a déjà essayé toute une série de solutions. On connatt, par exemple, un procédé suivant lequel on soumet la houille à un chauffa- ge préalable à environ 300 C. pour supprimer le pouvoir col- lant.
Si on veut toutefois obtenir un coke, carbonisé partiellement, qui se présente sous forme de gres fragments, qui est bien fondu et par conséquent très dur -- ce qui dans la plupart des cas est essentiel pour un tel traitement de la houille -- on n'y parvient qu'en adoptant comme matière première une houille dont le pouvoir collant soit encore aus- si complet que possible. De la houille en morceaux ou gail- lettes, non collante, donne bien, lors de la carbonisation partielle,du coke en fragments ou morceaux, m.is ce coke est très Diable et peu résistant car il est constitué en réalité par la masse pseudoamorphe de la houille initiale, débarras- sée du goudron brut, sans que sa forme ait été modifiée au cours du traitement.
L'invention est basée sur les considérations sui- vantes. Quand on chauffe du charbon collant, celui-ci aban- donne, d'abord, un peu'd'eau aux environs de 100 C., cette eau étant retenue mécaniquement dans le charbon. A cette température le charbon est séché. A une température plus éle- vée (environ 300 -400 C.) suivant la. nature du charbon, celui-ci passe 1-ici état plus ou moins plastique et reste dans cet ' @ pour une zone de température relative- ment faible.
Si on chauffe le charbon au delà. de cette tem- pérature, il abandonne, d'abord, des quantités considérables de constituants qui gazéifient à ces températures (consti- tuants que comprend en réalité. le goudron brut) et se trans-
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@ , forme en coke partiellement carbonisé et qui contient enco- re environ 10-15%de constituant gazeux propres à former une flamme, alors que le produit présente déjà la structure du coke.' Si on.' continuait à chauffer à des températures plus élevées-, le charbon abandonnerait presque tous ses consti-
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tuànts ';ét pasaebait à l'état cokéfié proprement dit, le "mi-coke"' devenant du"coke ordinaire".
La chaleur est donc fournie, en réalité, en trois ,opérations., au charbon collant, jusqu'à ce qu'on obtienne du coke partiellement carbonisé:
1 L'amenée de chaleur jusqu'à l'expulsion de l'eau (séchage);
2 L'amenée de chaleur, qui suit la précédente, jus- qu'à ce que le charbon séché atteigne la température pour la- quelle ils commencent à fondre ou à ramollir et qui peut ê- tre dénommée "chauffage préalable";
3 et, finalement, l'amenée de chaleur qui est néces- saire pour produire la fusion ou le ramollissement du char- bon chauffé préalablement.
, L'inventeur a. constaté que la formation d'un coke a. peine utilisable, qui se présente mal à la vue, qui est bouraouflé, qui. se désagrège aisément par frottement, qui est friable et forme de gros fragments, résulte du fait que ces trois 'opérations, 'sont effectuées simultanément dans le four rotatif pour la carbonisation partielle.
L'inventeur s'est fait cette supposition -- sans toutefois vouloir s'at- tacher d'une façon absolue à cette explication --, qu'en in- troduisant le charbon à carboniser partiellement dans ces ap- @ pareila. ou fours,' de charbon vient en contact avec les pa- , rois du four qui sont à une température relativement faible et est ainsi séché pendant qu'une partie de la masse, contenue dans le four'et qui est déjà séchée, est soumise au chauffage préalable, alors qu'une troisième partie, qui a déjà été chauffée préalablement, est ramollie.
On peut donc admettre que les trois opérations: séchage, chauffage préalable et ra-
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mollissement s'effectuent en même temps. De ces trois opéra- tions -ce sont toutefois les deux premières (.séchage .et chauf- fage préalable} qui nécessitent un apport de chaleur bien plus élevé que la troisième opération et empêchent, pour cette raison, une fusion rapide et complète du charbon, con- dition essentielle, d'après les constatations de l'inventeur, pour obtenir un coke, partiellement carbonisé, qui soit soli- De, dur et compact en partant de houilles.. collantes.
Conformément à .l'invention, on effectue le séchage et le chauflage préalable, d'une part, et la carbonisation partielle proprement dite en même temps que le ramollissement d'autre part, dans deux appareils séparés, ou dans deux parties d'appareils distinctes. Dans un premier traitement, selon l'invention, on soumet la houille, par exemple dans un four rotatif, à un séchage aussi uniforme et complet que possible, pour toute la masse, et on l'amène, par un nouvel apport de chaleur à une température qui soit voisine et ai possible directement en dessous de la température de décomposition des produits bitumés de la houille, cette température se trouvant, suivant la nature du charbon traité, entre environ 300 -400 C.
Dès que la houille a été séchée et est chauf- fée à un degré tel qu'une faible augmentation de température suffit pour faire débuter la séparation des constituants vo- latils (température de décomposition, du charbon) et pour a- mener le charbon à l'état plastique, on introduit le char- bon dans un autre appareil, par exemple un autre four rota- tif ou une autre partie du four rotatifs .Dans cet appareil, on amène le charbon aussi ra- pidement qu'il est techniquement et économiquement possible, en passant par l'état de ramollissement, à la température pour laquelle se fait la carbonisation partielle proprement dite. Il est avantageux de chauffer le deuxième appareil à une température suffisante avant l'introduction du charbon.
Le séchage et le chauffage préalables peuvent
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avoir lieu, dans un 'appareil approprié, en chauffant celui- ci de l'extérieur ou de l'intérieur, ce dernier chauffage pouvant avoir-,lieu, par exemple, en traitant la houille, in- troduite dans cet appareil, par des gaa chauds, de la vapeur d'eau ou d'autrea vapeurs ou par de l'air chaud. On doit a- lors atteindre des températures pour la houille qui se trou- vent aussi près que possible mais toujours en dessous de la température de décomposition du charbon, de façon que le pouvoir collant du charbon soit, en réalité, conservé.
Le traitement dans le deuxième appareil, qui sert à la carbonisation partielle, se fait avantageusement avec chauffage de l'extérieur.
L'invention permet d'obtenir, en partant de houil- le collante, ayant une grosseur de grains quelconque, a,vec un rendement maximum, un coke partiellement carbonisé, en fragmenta, qui est absolument dur et bien fondu et qui ne forme pas des gros blocs, sans donner lieu au salissement et au bouchage des appareils, ce coke étant, à cause de l'ex- pulsion. de l'eau avant le ramollissement, moins poreux et moins spongieux qu'un coke qui a été traité, dès le début, dans le même four rotatif ou qui n'a pas été chauffé préala- blement dans un autre appareil, jusqu'à une température qui se trouve directement en dessous de celle correspondant à la décomposition des constituants bitumés.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé pour l'obtention, en partant de la houil- le, d'un coke partiellement carbonisé de grande valeur et en fragments, caractérisé par le fait que la houille est, d'a- bord, séchée et chauffée dans un appareil (ou partie d'appa- /f reil), a. une température qui est voisine, si possible, direc- U lye,,..r.e tement -en de-ssou d'e la, température de décomposition de la houille, le produit ainsi obtenu étant, ensuite, introduit dans un autre appareil (ou partie d'appareil) dans lequel il
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