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Métier rotatif pour la fabrication de tissus de toutes sortes en forme de tubes.
La présente invention concerne un métier rotatif pour la fabrication de tissus :le toutes sortes, métier qui, par ses caractéristiques est essentiellement différent des métiers connus jusqu'ici et a sur ces derniers l'avantage que le travail est continu et qu' il peut être effectué à des vitesse infiniment plus grandes que celles qui ont été obtenues jusqu'à présent.
On sait que les métiers utilisés actuellement fonctionnent de façon intermittente, la navette devant être lancée par un coup sec d'une extrémité de sa course à l'autre, sans aucune possibilité de guidage;au- trement dit elle est lancée comme un projectile.- De tels métiers qu'on appellera plus loin les " métiers plans" ne peuvent pas dépasser une certaine '! imite de vites ce, chaque départ de la navette devant nécessairement être suivi par
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un intervalle Remettant au reste du mécanisme de fonc-
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.l;1,on>ier.
La caractéristique principale de l'invention permet à'éviter cet inconvénient; eb eÇfet, au lieu de parcourir un trajet rectiligne dans deux sens différents suivant l'invention, la navette parcourt un trajet cir-
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culaire et so déplace en cOl1St;(IU'enCe -toujours dans le même sens. Il est donc évident que la vitesse atteinte par la navette est pratiquement illimitée, ce qui a pour
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conséquence une augmentation 5.e production très im'iOJ:.1- tante.
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Il convient de remarquer nue dans un iftêtier cons-. truit Guivant l'invention les navettes doivent forcement 3tre au uoins au n02:lbre le deux, car il est impossible de tisser avec une seule navette, mais ce nombre peut être porte à trois, quatre, cinq ou davantage sans aucun inconvénient, a condition ue la longueur de la circon-
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:['Sre11cc décrite par ce navettes dans leur course le permette, ce qui fait '"!-U8 la production peut être dou- blée, triplée, quadruplé 3, etc.
D'autre part le trajet circulaire parcouru par la navette est établi de façon à permettre le montage
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d'un G1i:ie en nueue d'aronde ou d'autres fondes, dans lequel s'adapte une partie de la navette, ce Qui fait r
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qu'il est ;;;ratilue:i1e11:t impossible à la navette de sorti du cile:llÍ11 qu'elle suit. lIL a fallu aussi utiliser un 1110..;1 de :le propulsion des navettes permettant de lancer colles-ci entre les fils a une vitesse constante, de façon à empêcher les navettes d'être.lancées trop loin
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et de se elt;'l! 8,::;
cr., Ainsi qu'on le verra, cette :3.iffi- culté a étu surmontée mécé1ni:lue",lent d'unefaçon origi- nale Qui constitue une autre caractéristique essentiel- le de l'invention, ce résultat étant obtenu au moyen
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de leviera-poussoirs agissant successivement sur la
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navette et dont les mouvements sont combinés de façon à obliger la navette a rester entre certaines Unités de sa course sans pouvoir les dépasser.
D'autres caractéristiques essentielles de l'inven- tion résulteront de la description qui va suivre et dans laquelle on se référera aux dessins annexés qui. montrent un exemple de réalisation d'un relier à deux navettes construit suivant Il invention.
La fig. 1 est une élévation du métier.
La fige 2 est une autre élévation du métier.
La fig.3 est un plan schématiquedu mécanisme lisses ou mécanisme de croise:.lent des fils de chaîne et montre l'emplacement occupé par les deux navettes.
La fig. 4 est une coupe de détail montrantle chemin sur lequel glissent les navettes, ainsi que le mou- vement des leviers imprimant le mouvement aux navettes et retournant ou pliant le fil de laine et peignant la chai- ne.
La fig. 5 est une vue de détail, de face et de coté des leviers mentionnés ci-dessus et contre 1' agence'.tient du peigne ou de la dent distribuant la chaîne.
La fig. 6 est une vue schématique montrant la façon dont le mouvement est imprimé aux navettes par les leviers dans leur mouvement ascendant et la façon dont ce mauve- ment est limité par leur mouvement descendant.
La fig. 7 montre le dispositif permettant au fil d'être toujours uniformément tend: et cons nt un dispositif de compensation :le latension :les :Cils.
La fig 8 est une vue schématique du croisement des fils sur un métier rotatif à quatre navettes.
La fig. 9 est une coupr transversale de la fig. 6 par le plan A-B.
Ainsi que le montrent les des ins, 1: @ac@ine est montée sur un socle 0 et sur /Jeux bras 1 qui supportent
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tous les mécanismes et dispositifs de la machine..
Au centre du socle 0 est monté l'arbre fixe 8 sur lequel tourne l'arbre 3 dont tous les mécanismes sont dérivés. Sur cet arbre 3 est fixé le volant de manoeuvre 4 permettant d'actionner la machine à la main.
Immédiate- ment au-dessus, sur le même arbre, est fixé l'excentrique ellipsoïdal 6 actionnant le dispositif de tension des fils de chaîne,' Ce dispositif est constitue par un cer- ceau souple 7 également de forme ellipsoïdale, qui est relié à l'excentrique 5 au moyen d'entretoises 9' réunies de façon à constituer une, chaîne sans fin formant collier autour de l'excentrique 5.
En outre le même arbre 3 porte les excentriques jumeau:: 10 qui entraînent le mécanisme des lisses effeo tuant le croisement des fils de chaîne (fig. 3). Ces excentriques comportent chacun un collier coulissant et ils sont superposés; les lisses accrochés en un point au collier de l'excentrique supérieur passent sur les petits galets 11 et retournent s'accrocher au, collier de l'excentrique Inférieur ( fig. 1, 2, 3 et 4).
Les lisses comportent deux oeillets, un au sommet et un au fond, le fil passant dans ces oeillets, de sorte que, lorsque les excentriques 10 tournent , les lisses effectuent un mouvement de va-et-vient produisant deux croisements à chque tour, ce qui permet d'utiliser deux navettes simultanément.
Pour les métiers comportant plus :le navettes, la forme de ces excentriques varie suivant la fig. 8 qui est représentée à titre d'exemple et dans laquelle quatre croisements sont effectués à chaque tour*.
Les vetits galets 11 sur lesquels retournent les lisses sont également montés sur un cerceau souple , la distance entre le centre de la machine et les petits galets variant suivant la position des excentriques et
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les lisses ellea-memes jnuant le r3lc le rayons. pour plus de clarté 1 i7.;,â 3 nC lontrc ,Ltt .1i1 :' '3l;it noibrc de lisses, mais il est évident 'ue le 110',101',-, dos lir ;os doit être àyal. l la . , ., - du noîu;.-. de" fil.'", .le chaîne du tissu.
Un tambourins est fixé à l' exU;r:'iite de l' arbre creux 3 mentionné plus lmuv Ce tambour comporte une cannelure 14 dans laquelle e ",1 p'Y1('('CY1"- les 'cStcs les le- viers 15 ( fige 1,2, 4 et 5) qui sous l'action le la ie# viation subie par leurs têtes respectives lorsque celles-
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ci coulissant dans la cannelure 14 reçoivent un ;,lOuve lGnt ascendant au cours duquel il chassent J11 n3vtte, retour' nent ou plient le fil de celle-ci et finalement peignent les fils en les ::laçant des distances :'':::;
E0.es en passant entre eux* Le nombre de ces leviers 15 dépend au diamètre du métier, mais il doit nécessairement couvrir toute
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1!atendue de celui ci
A l'extrémité de l'arbre creux se trouve l'arbre fixe 3 sur lequel est maintenue la plaque ou disque 17 @ fig. 1, 2 et 4) portant 3. son tour les articulations de tous les leviers 15 et supportant aussi lecerceau
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18 ( :i 1 et 4) qui détermine le diamètre du tlo(;u..
La tige 19 sert plier letissu vant qu'il atteigne le collecteur..
Cette machine comporte deux ensouples 20 ( fig.
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1 et 2), mais les machines de diamètre plus cran5- c o -."11- portent un plus grand nombre l'ensouples..
La machine est entraînée par les poulies 21
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( fi> 2) montées sur l'arbre 2 â 1 extré:nité duquel est fixé 'le pignon 23 en :.: l'i3"':: avec un oignon conique 24 fixé a l'extrémité Inférieure -le l'arbre creux 3, j tendeur ou collecteur du tissu est monté sur des comité res indépendamment :le la machine et is reçoit son
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mouvement dc l'engrenage : v I ïL;ss.n s 'in( fic.: 2),
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monté sur l'arbre 26 et de la boite à engrenages 27 contenant le;3 combinaisons ::11 engrenages voulues permet- tant d'obtenir un tissu aussi serréqu'on le désire.
La garniture du chemin des navettes est constituée par une plaque circulaire ajourne comportant des ouver- tures 16 dans lesquelles les bras des leviers 15 sont maintenus dans leur position :le repos. Les parties de cette garniture sont taillées en quend'aronde et constituent ensemble un chemin de glissement comme le montre en coupe la fig. 6 ( voir aussi la fig. 9) cehe- min auquel s'adapte l'embase de la navette.
Ainsi qu'on peut le voir par la fig. 6, la navette a une section en forme de patin ou de pantoufle dont l'extrémité antérieureest courbe, tandis que l'extré- mité postérieure est droite et fait un angle obtus avec 1'embase de la navette,
Un coup d'oeil jeté sur la fig. 6 suffira pour montrer la façon dont la navette est entraînée sur son chemin circulaire;
lorsqu'ils sont soulevés par l'action du chemin de roulement 14 sur leurs têtes, les leviers 15 pressent sur la partie postérieure du patin :le la navette vers le haut en 28 et comme elle est oblique ils glissent sur cette.partie et obligent la navette à avancer. Toutefoisla navette ne peut pas aller plus loin que ne le permettent dans leur mouvement descen- dant les leviers 15 qui se trouvent en avant, car la partie antérieure du patin rencontrerait les leviers qui n'ont pas encore descendu et arrêterait la navette..
Schématipuement on peut considérer que la navette on:!::; maintenue et entraînée sur la base d'une ligne on% dulée constante établie par les leviers.
Ce fonctionnement des navettes est synchrone avec le fonctionnement du dispositif :le tension des fils :le chaîne, comme le montrent: les fig.7, 1 et 2. Le mou-
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vement de l'excentrique ellipsoïdal 5, transmis par
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les eNtretoises 9 au cerceau 7 donne la tension néces- saire aux fils au notent où la navette passe, lorsque
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ces fils sont séparés entre eux ( fiJ> 2), aus'";!. bien qu'au :ioment du repos, 10 r '[lue les fil- se trouvent dans un ::
eu' et même - lan ( ifija 1)" Ceci est dn a la différence de tension de co ipcnsation produite par la différence d'extension donnée aux fils par le fait qu'ils reposent sur des points du cerceau 7 COLT spon-
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dant au Erani axe ou au petit axe de 7¯' .: ,.i e 1,1..1 ':
l'fIl"- me ce cerceau.,
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Le fonctionnement :1..1 dispositif étant ' Ln,S1 décrit, il est bien entendu que les s c¯ ¯ rGi.., et is- positifs décrits en détail peuvent subir de" ",lO::1ifica-o tiens :le forme et de montage, ces modifications ne s'écartant en rien des principes :le l'invention, qui peut être considérée en résumé comme ayant pour but d'ob tenir un mouvement constant de la navette sous l'action
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d'impulsions constantes et succescives, d'amplitude limitée;
l'invention comporte en outre l'utilisation d' d'un chemin circulaire constant sur lequel se déplacent
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les navettes, ce chemin étant muni d'un 5.i .j:o .:i.ti± e:;1- pêchant les navettes de s'en :c,;r cer, ainsi que l'utilisation de dispositifs de compensation de la ten-
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sion par une variation de l'extcmion des plans formés par les fils, et la réalisation du retournement ou pliage des filsn de leur distribution et 3e leur peiQ1a- ge par les mêmes pièces qui impriment lemouvement aux navettes et en particulier par l'utilisation du :;ou-
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vement d'impulsion des navettes ou in:1 ':!n::J.i:
r nent de ce mouvement au moyen de pièces difPérenteSt