<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
P.i3l;JC"l'.CGlï.:.,JI1'S ti.Li1 SY::iTitiL±S d' %1±vTEàihKwDîT DES 137.i.S
La présente invention concerne les appareils pour enregistrer les sons sur un film de cinéma, et les appareils pour reproduire les sons en par- tant d'un phonogramme, tels que ceux qui ont été décrits dans le brevet principal et dans les précédents perfectionnements.
L'invention concerne plus particulièrement le mécanisme d'entrai- nement du film formant partie d'un tel appareil et comprenant un tambour ou cy- indre lisse et un pignon denté qui teus deux engagent le film, ainsi qu'un dis- positif à inertie coopérant avec le tambour.
L'invention vise un mécanisme perfectionné de ce type, qui est de fonctionnement efficace et de construction compacte, et avec lequel le dépla-
<Desc/Clms Page number 2>
cernant du film est uniforme et dépourvu des vibrations résultant du glissement sur la surface du tambour, ou d'une usure excessive du mécanisme provenant d'une mise en marche rapide de celui-ci.
On comprendra mieux les caractéristiques nouvelles et les avan- tages de l'invention en se référant à la description suivante et aux dessins qui l'accompagnent, donnés simplement à titre d'exemple, et dans lesquels :
La Figure 1 représente en coupe verticale, un appareils d'enre- gistrement de sons, conforme à l'invention.
La Figure 2 est une coupe de l'appareil, perpendiculaire à celle de la Figure 1, et prise suivant la ligne 2-2 de la Figure 1.
Les figures 3 et 4 sont des détails de l'appàreil.
La figure 5 enfin est relative à une variante
L'invention est représentée dans son application à une partie d'un appareil d'enregistrement de sons sur un film, mais elle est applicable aussi aux appareils pour reproduire les sons en partant d'un phonogramme, et à d'autres appareils dont le rôle est de supporter et de déplacer un film de ma- nière analogue.
Le bâti de l'appareil est représenté sous forme d'un coffre 1 parfaitement étanche à la lumière, sur lequel repose le magasin de film 2 con- tenant deux bobines 3 et 4 de film 5. Les bobines sont supportées sur des car- casses ,non représentées; la bobine de déroulement et la bobine d'enroulement sont munies respectivement de moyens pour freiner et pour enrouler, ainsi qu'il est d'usage en pareil cas,
Le film 5, qui est muni de trous pour l'entraînement, engage un côté du pignon denté 7, lorsqu'il pénètre dans le coffre 1 , et l'osqu'il quitte ce coffre, il vient engager le côté opposé du pignon. Mais si on le désire, deux pignons dentés séparés et reliés entre eux convenablement peuvent être utilisés pour déplacer les deux parties du film à la même vitesse.
Depuis le pignon denté 7, le film passe sur un rouleau de pres- sion 8 monté à l'extrémité d'un levier 9 sur lequel est attaché un ressort 10 pour appliquer le rouleau 8 contre le film, sur le pignon denté, avec la pression désirée. Depuis'le rouleau de pression 8, le film passe en boucle sur un galet de renvoi 12 monté à l'extrémité d'un levier 15 qui est pivoté en 14.
Depuis la boucle maintenue tendue par le galet de renvoi 12, le
<Desc/Clms Page number 3>
film passe sur un autre rouleau de pression 15, autour du tambour ou cylindre lisse 16, puis sur un rouleau de pression 17 analogue au rouleau 15, de façon à former une seconde boucle qui est maintenue tendue par un galet de renvoi 18, sur un autre rouleau de pression 19, le pignon denté 7, et finalement il s'en- roule sur la bobine 4.
Les rouleaux de pression 17 et 13 et le galet de renvoi 18 sont analogues, à tous points de vue, aux pièces correspondantes mentionnées ci-dès** sus et désignées par 15, 8 et 12 Le rouleau de pression 19 est monté aussi sur un levier 20 maintenu en position par un ressort SI;) de la même manière que le rouleau 8. Les rouleaux de pression 10 et 17 sont montés sur les extrémi- tés de leviers 22 qui sont actionnés par un ressort commun 23.
Grâce à des moyens qui seront décrits plus loin. le cylindre lisse 16 est entraîné à une vitesse telle qu'il entraîne le film avec une vi- tesse linéaire égale à celle à laquelle il est déplacé par le pignon denté 7, indépendamment des contractions et des allongements susceptibles de se produire dans lefilm.
@ On désigne par 25 une partie du système optique par lequel on dirige sur le film, pendant qu'il est supporté sur la périphérie du tambour, un pinceau lumineux transversal étroit qui varie conformément aux ondes sonores en cours d'enregistrement. Ce système optique comprend une fente lumineuse éclai- rée, dont une image réduite est formée sur le film par des lentilles appropriées.
On peut recourir à divers moyens pour faire varier le pinceau lumineux qui est concentré sur le film. La fente entière peut être éclairée par une source lumineuse dont l'intensité varie conformément aux ondes sonores, de façon à obtenir un phonogramme du type à intensité variable. On peut également utiliser unesource lumineuse à intensité constante et un pinceau lumineux qu'on fait vibrer longitudinalement par rapport à la fente, conformément aux ondes sonores, de façon à produire un phonogramme du type à largeur variable.
Mais l'invention n'est pas limitée à un système optique partit* culier, ni à des moyens particuliers pour diriger un pinceau lumineux étroit rélé par des sons.
Une des conditions essentielles pour établir un phonogramme exact et fidèle sur un film est que le film;, au point d'exposition, se déplace
<Desc/Clms Page number 4>
à une vitesse très uniforme et soit dépourvu de vibrations de toutes natures, telles que celles qui peuvent se produire sous l'effet du glissement du film à la surface de la pièce d'entraînement, ou bien d'une action impropre du pignon denté. Dans l'appareil décrit, l'uniformité de vitesse du tambour 16 est obte- nue par un volant relativement important qui sera décrit en détail plus loin et qui est monté directement sur l'arbre du tambour.
Toutels les vibrations provenant des'dents du pignon 7 qui peu- vent se produire sous l'effet d'un engagement du film sont amorties lorsque le film traverse les boucles engagées par les galets de renvoi à action élastique 12 et 18.
@ Avec un appareil du type envisagé, un glissement du film peut se produire sur la périphérie du tambour, si la tension du film avec laquelle il approche du tambour, n'est approximativement égale à la tension avec laquelle il le quitte. Bien que ce glissement puisse être faible, il est suffisant pour produire un effet appréciable au cours de la reproduction du sone
Pour assurer une égalité à peu près parfaite entre les tensions des deux parties du film, on a prévu un dispositif unique de mise sous tension pour les deuxdgalets de renvoi 12 et 18.
On monte le galet de renvoi 18 à l'dex- trémité d'un levier 27, qui est dans l'ensemble analogue au levier 13, 'sauf qu'il est fixé sur un arbre court 28 qui tourillonne dans une paroi du coffre et sur lequel est monté un manchon 29 muni de bras 3Q portant un galet 31 Les extrémités inférieures des leviers 13 et 27 sont reliées ensemble par un ressort à boudin commun 32 dont la tension peut être ajustée en faisant tourner l'écrou 33 sur la tige filetée 34.
Etant donné que les bras correspondants des deux leviers sont approximativement égaux entre eux, et que ces deux leviers sont reliés aux extrémités opposées d'un ressort commun, les tensions produites dans les deux branches du film, sont approximativement égales entre elles, et la petit frot- tement des galets de renvoi et des rouleaux de pression est négligeable.
De cette construction, il résulte qu'il ne se produit pas de glissement du'film sur la tambour*
Dans le brevet principal, on a décrit un appareils d'entrai- nement de film comportant un pignont denté et un cylindre lisse qui sont en- traînés tous les deux par un moteur commun, l'accouplement du pignon denté étant positif,
<Desc/Clms Page number 5>
tandis que celui du cylindre 8 est rendu variable au moyen d'un dispositif compensateur commandé par une boucle formée dans le film entre le pignon et le tambour.
L'appareil d'entraînement faisant l'objet de la présente in- vention offre des analogies avec le précédent en ce sens qu'il comporte aussi un pignon denté et un tambour ou cylindre lisse, avec un dispositif compensa- teur pour régler la vitesse du tambour et commandé par une boucle dans le film. Mais le compensateur décrit dans la présente invention constitue un perfectionnement du compensateur décrit dans le brevet prineipal, en ceci que le cylindre lisse est l'élé:nent qui est relié positivement au moteur, et le oignon denté est l'élément qui est entraîné par le compensateur.
Le compensateur perfectionné est établi avec une construction plus compacte, il comporte moins d'organes, et il peut être fabriqué avec un prix de revient plus faible. Le tambour 16 est monté à l'extrémité d'un arbre 40 qui tourillonne dans les'parois 41 du coffre. Sur l'arbre 40 est claveté un manchon 42 qui est muni, à une extrémité, d'une roue dentée 43 à denture intérieure, dur le manchon 42 est tourillonné un autre manchon 44 à l'extré- mité duquel est formé une roue dentée 45 qui, par l'intermédiaire d'une roue dentée 47, entraîne l'arbre 48 portant le pignon denté 7 pour le film.
La roue dentée 47 engrène aussi avec une autre roue dentée 49 qui forme partie d'une liaison motrice, non représentée;, qui s'étend -mers la bobine d'enroulement de film.
Entre les extrémités du manchon 44 est placée un roue héli- coïdale 50 engrenant avec une vis sans fin motrice 51. L'arbre 52 de cette vis sans fin est actionné par un moteur d'entraînement convenable, par exemple un moteur synchrone, avec le rotor duquel l'arbre est relié de préférence di- rectement. La vis sans fin et la roue hélicoïdale sont construites de manière très précise pour assurer un engrènement parfait de leurs dents, de façon à éviter la transmission au tambour des vibrations pouvant sinon se produire en ce point.
La pièce annulaire 53 est supportée de manière rotative par les parties 43 et 44:, et elle est reliée élastiquement à la roue hélicoïdale 50 par la couronne 54 établie par exemple en cuir, et par des axes ou goujons
<Desc/Clms Page number 6>
55 s'engageant dans des trous ménagés dans cette pièce et assujettis respec- tivement sur la roue dentée et sur la pièce annulaire.
Sur la pièce annulaire 53 est montée une roue dentée annulaire 56 à denture intérieure dont le diamètre du cercle primitif est un peu plus grand que celui de la roue dentée intérieure 43.
Sur l'arbre 40 du tambour tourillonne une roue de frein 58 dont le moyeu 59 est excentrique par rapport à cette roue de frein et à l'arbre; cette partie excentrique forme un tourillon pour une roue dentée 60 Cette roue dentée 60 est munie de deux groupes de dents dont les diamètres des cer- cles primitifs sont différents et qui engrènent respectivement avec les roues dentées intérieures 43 et 56.
La roue de frein 58 est engagée par le collier de frein 62 sur le bras de freinage 63 qui est monté à pivot dans le coffre et qui est norma- lement 'maintenu en position d'application par le ressort à boudin 64. Le bras de freinage 63 est engagé, à son extrémité, par le galet 51 déplacé par le le- vier 27.
Si le frein 62 est maintenu écarté de la roue 58, de façon que celle-ci puisse tourner librement, les diverses pièces montées sur l'arbre 40 du tambour tournent ensemble. comme un groupe unitaire. Dans ce cas, le pignon aenté 7, en raison de son engrènement choisi pour le relier avec la vis sans fin motrice 6Z, agit sur le pignon denté pour faire avancer le film avec une vitesse linéaire qui est un peu plus faible que celle à laquelle il est en- traîné par le tambour*
De ceci, il résulte évidemment que la boucle de film conte- nant le galet de renvoi 12 diminue de longueur, et que la boucle contenant le galet de renvoi 18 augmente de longueur.
En conséquence, le levier 27 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, pour permettre au frein 62 d'âtre appliqué lentement sur la roue de freinage.
Toute diminution se produisant dans la vitesse de la roue de frein entraîne, par suite du mécanisme denté, une diminution dans la vitesse du tambour! ainsi qu'il résulte facilement de l'examen du dessin, la construc- tion du compensateur est telle que, lorsque le frein 62 est appliqué entière- ment, le tambour déplace le film plus lentement que le pignon denté.
<Desc/Clms Page number 7>
Pendant l'opération normale de l'appareil, le frein est appli- qué seulement d'une manière légère, de sorte que le film est déplacé par le tam- bour et le pignon denté avec des vitesses linéaires approximativement égales entre elles et indépendantes des contractions et des allongements du film.
Lorsqu'une boucle de film augmente ou diminue,l'autre boucle est modifiée de manière simultanée, de façon à diminuer ou augmenter respectivement, et les deux leviers 13 et 27 prennent des mouvements correspondants.
Etant donné que le frein n'est jamais appliqué que de manière légère, ce qui nécessite simplement un ressort de freinage faible 64, et du fait qu'on a prévu un rapport de levier relativement grand entre le galet de renvoi
18 et le ressort de freinage, l'effet des organes de frein sur la tension dans les boucles de film correspondantes est peu importante En fait, on a constaté par des essais que, lorsque le levier 27 est déplacé àu doigt, on ne peut pas être certain que le galet 31 engage le bras 63 et libère le frein.
Si les conditions sont telles qu'on désire une précision en- suite plus grande dans l'égalisation des tensions de film dans les deux boucles on peut compenser l'effet du ressort de freinage sur le leviez 27, par une va- riation convenable dans la longueur d'un des bras de levier, par exemple en raccourcissant le bras du levier 27 qui est relié au ressort commun 32.
Dans un appareils- du type décrit, dans lequel, pour obtenir les meilleurs résultats, le film doit passer au point de commande avec une vitesse absolument uniforme, il est très avantageux de faire appel à un volant qui est relié, de préférence directement, à l'organe d'entraînement de film.
Un tel volant est représenté en 70 monté sur l'arbre 40 du tambour.
On a déjà indiqué, dans la description précédente, que le mécanisme entier est actionné par l'arbre 52 de la vis sans fin qui est de préférence relié directement au rotor d'un moteur électrique. Un moteur de petites dimensions est suffisant à cet effet et il peut être inséré dans le circuit sans qu'il soit nécessaire de recourir à des dispositifs de démarrage.
Le moteur, particulièrement s'il est un moteur synchrone, fournit un grand couple de démarrage, qui, dans le cas où il n'y aurait pas l'inertie du volant, amènerait rapidement le mécanùsme à la vitesse entière.
Si le volant est fixé sur l'arbre du tambour, la charge appliquée au démar-
<Desc/Clms Page number 8>
rage, sur le moteur d'entraînement, peut affecter sérieusement le moteur, ainsi que le circuit auquel il est connecté.
Un autre inconvénient sérieux consista en ce que les dents de la vis sans fin de la roue hélicoïdale peuvent être usées ou abîmées sous l'effet de la charge excessive qui est appliquée brusquement sur elles, étant donné qu'on a déjà indiqué que, pour un grand degré de perfectionnement de l'enregistrement du son, il est essentiel que cet entraînement à vis sans fin soit établi avec le plus grand degré de précision possible. La charge excessi- ve applique sur cet entraînement à roues dentées, par le volant, au déramar- rage, peut avoir des effets très graves sur la marche régulière et silencieuse du mécanisme.
Pour décharger le mécanisme denté d'une charge excessive au démarrage, on dispose un accouplement à glissement entre le volant et l'ar- bre du tambour; tout en permettant à l'arbre d'être {mené immédiatement à la vitesse entière, indépendamment du volant, cette liaison accélère lentement le volant, et lorsque ce dernier a atteint la vitesse de l'arbre, il est re- lié invariablement par rapport à celui-ci, de façon à jour la rôle auquel il est destiné, savoir d'amortir toutes les variations de vitesse du tambour.
Le volant 70 est monté sur le manchon à rebord 71 qui est cla- veté sur l'arbre 40 du tambour* Sur l'embase72 du manchon 71 sont fixés trois goujons ou ergots 73 sur'lesquels est montée, de manière coulissante, la couronne de frottement 74. La face intérieure de cette couronne est tron- conique et est appliquée contre la surface tronconique correspondante du moyeu du volant, et au moyan de trois ressorts 75 enfilés sur des vis de réglage 76 vissées dans l'embase 72, la couronne 74 est pressée de manière ajustable et élastique contre le volant.
Daux mâchoires serai-circulaires 78, pivotées chacune à une extrémité du volant, entourent la jante de la couronne et sont agencées pour l'engage)).. Deux leviers à contrepoids 79, pivotés en 80 sur le volant, enga- gent les extrémités libres des mâchoires par l'intermédiaire des vis de ré- glage 81. Des ressorts 82 exercent sur les leviers 79 une action antagoniste à celle de leur force centrifuge.
<Desc/Clms Page number 9>
Lorsque l'appareil est mis en route, la couronne de frotte- ment pennet à l'arbre du tambour d'atteindre rapidement la vitesse entière et accélère progressivement le volant. Lorsque la vitesse du volant devient approximativement égale à celle de l'arbre du tambour, les leviers à contre- poids 79 s'écartent vers l'extérieur et agissent sur les mâchoires 78, pour serrer fermement la couronne de frottement, de façon à relier ensemble, de manière positive, le volant et l'arbre du tambour.
Grâce à cette construction, le moteur et le mécanisme de vis sans fin sont décnargés de l'effet d'inertie du volant au démarrage, mais néanmoins le volant, au cours de la marche normale, est relié positivement au tambour.
Dans la variante représentée figure 5, le levier 13 de galet de renvoi est le marne que dans la figure 1, mais le levier de galet de ren- voi opposé comprend deux éléments de leviers séparés 84 et 85 ayant un pivot! commun 86. Le levier 85 comporte un bras sur lequel est attaché le ressort 32, et un'autre bras portant le frein 62.
Ce bras -supporte aussi une tige 87 munie d'un ressort 88 com- primé entre un écrou avec rondelle d'un côté, et l'autre levier 84 (qui por- te le galet de renvoi 18) de l'autre côté.
Etant donné que le fonctionnement de cette variante est ana- logue à celui de l'appareil précédemment décrit, les explications qui ont été données en regard de la réalisation de la figure 1 sont suffisantes pour permettre de comprendre son fonctionnement, et par suitte on ne donnera pas d'autres détails à ce sujet.
Il est bien entendu que les dispositions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exemple, ne sont nullement limi- tatives, et qu'on peut s'en écarter sans pour cela sortir du cadre de l'in- vention.