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"PIEU EN BETON, ARME OU NON, MOULE DIRECTEMENT DANS LE SOL, A FOURREAU METALLIQUE TEMPORAIRE MAIS A GAINE PROTECTRICE
EN BETON FRAIS
La présente invention a pour objet un pieu en béton, armé ou non, moulé directement dans le sol, à. fourreau métal- lique temporaire mais à gaine protectrice en béton frais.
Pour mieux faire ressortir l'objet de l'invention, les dessins annexés représentent :
La fig. I, une coupe longitudinale dans le fourreau principal a et le sabot, avant que les opérations de battage ne soient commencées.
La fig. 2, une coupe longitudinale dans le fourreau prin- cipal a, les opérations de battage étant terminées et la base dupieu réalisée.
La fig. 3, une coupe longitudinale dans le fourreau prinoipal a après le placement du fourreau secondaire intérieur d et des 2 colliers e et f .
La fig. 4, le plan du collier e.
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La fig. 5, le plan du oollier f.
La fig. 6, une vue en plan des fourreaux a et d après placement des enclumes h et du mouton dameur k.
La fig. 7, une coupe longitudinale suivant l'axe I - II de la fig. 6.'
La fig. 8, une coupe longitudinale.suivant l'axe III - IV de la fig. 6.
La fig. 9, une coupe longitudinale dans les fourreaux, lorsque tous les accessoires étant en place, le béton déposé entre les 2 fourreaux, et le mouton relevé à fond de course, celui-ci en venant buter contre les enclumes a provoqué un relèvement des fourreaux et la descente de la gaine protec- trice de béton.
La fig. 10, la même coupe longitudinale que celle pré- sentée sous la fig. 9, le mouton étant toutefois retombé pour comprimer la quantité de béton déposée lors du mouvement de relève des fourreaux.
Le fourreau principal a - fige 1 d'un diamètre intérieur de 500 à 600 m/m, prend appui à. sa partie inférieure sur un sabot amovible b en fonte ou en béton qui sera abandonné dans le sol après battage.
Ce fourreau principal 1 sera battu dans le sol jusqu'au refus au moyen d'une sonnette, soit avec mouton à vapeur ou à air comprimé, soit avec mouton bloc actionné par treuil à tambour.
Lorsque le refus est atteint, la base du pieu est réali- sée.suivant les méthodes connues; fig. 2- dépot dans le four- reau d'une certaine quantité de béton que l'on damera à l'aide d'un mouton actionné par treuil à. tambour.
Cette opération sera répétée jusqu'au moment où la base c du pieuaure été réalisée sous le fourreau principal a, qui pendant cette manoeuvre, sera resté dans sa position initiale, c'est à dire qu'il n'aura pas été relevé.
Le mouton est alors retiré du fourreau principal a, et il est déposé dans ce dernier, fig. 3- un second fourreau
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secondaire d de 250 m/m de diamètre intérieur environ et d'une longueur quelque peu inférieure à celle du fourreau principal a, de manière à ce que, ceuX-ci, étant placés l'un dans l'autre, leurs bords supérieurs se trouvant dans un même plan horizontal, leurs bords inférieurs se trouvent dans 2 plans horizontaux différents; celui du fourreau prin- cipal a à, un niveau inférieur à celui du fourreau secondai- re d .
Il est, de toute évidence que les fourreaux a et d peuvent être constitués l'un et l'autre par plusieurs éléments ou tubes, soit télescopiques, soit assemblés directement l'un à l'autre.
La même remarque que ci-dessus s'impose naturellement pour la différence de longueur qui doit exister entre les 2 fourreaux ainsi constitués.
Losqu'il s'agit de fourreaux composés d'éléments téles- oopiques, les tubes inférieurs des fourreaux a et d doivent avoir respectivement 500 et 250 m/m de diamètre intérieur environ.
Ce fourreau d est maintenu en place dans le fourreau a; 1 ) Dans le sens transversal, fig. 3-4 et 5, par le place- ment de 2 colliers e et f, posés, le premier e à la partie supérieure de ces 2 fourreaux, le deuxième,f à. un mètre environ en dessous du premier.
Comme les figures 3 et 4 l'indiquent bien, le collier e est simplement déposé [,. la partie supérieure des 2 fourreaux en prenant appui sur ceux-ci.
Le collier e est, composé d'un anneau el à. ailes verti- cales, entourant le fourreau d, de 3 branches égales e2, à l'extrémité desquelles sont venues des fourches verticales à 2 dents e3. entre lesquelles se situera le fourreau a .
Le collier f, fig.3 et 5, se compose de 2 anneaux f1 et f2 réunis par des branches éles f3. Ce collier prendra simplement appui sur 2 virolles g1 et g2 rivées aux fourreaux a et d.
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2 ) Dans le sens vert,ical, fig. 6- 7 et 8, par le placement de 2 enclumes h constituées chacune par une forte barre hT surmontée d'une pièce de bois d'essence dure h2 quifera fonction d'amortisseur de choc.
Ces enclumes h portent à une exprémité une butée 1 ; à. l'autre extrémité elles sont percées d'un +,rou dans lequel se logera une butée amovible j.
Ces enclumes sont placées toutes deux dans le même plan horizontal au travers et à la partie supérieure des four- reaux a et d. Les fig. 6- 7 et 8 renseignent d'ailleurs parfaitement comment ces enclumes sont placées.
Préalablement à leur placement on aura eu soin de laisser descendre à l'intérieur du fourreau d le mouton dameur k.
Celui-ci présente à sa partie supérieure, deux épaule- ments kI et k2 sur lesquels se placeront 2 pièces de bois d'essence dure L1 et L2 qui feront office d'amortisseurs de choc.
Lorsque le mouton K, dont, la manoeuvre est, commandée par un câble 's'enroulant sur un treuil à. tambour, se trouvera dans sa position relevée, les pièces de bois L1 et L2 sur- montant les 2 butées K1 et, k2 du mouton k, viendront buter contre les enclumes h.
Le fourreau a sera fixé à. sa partie supérieure à 2 cables qui eux-mêmes s'enrouleront sur un treuil à tambour par l'intermédiaire d'un mouflage approprié.
CONFECTION DU FUT DU PIEU.
Lorsque oes différents organes, fourreau d, colliers e et f, mouton k et enclumes h auront été placés, l'espace compris entre les deux fourreaux a. et d sera complètement rempli par du béton, déposé à la partie supérieure de ceux- ci à l'aide d'une benne à bec.
Le mouton k sera relevé à fond de course et viendra de ce chef buter violemment contre les 2 enclumes h, fig. 9.
Ce choc aura pour effet : 1 ) de décoller le fourreau a qui se trouve pressé contre
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les terres et de le relever très légèrement.
A ce moment le treuil de relevage de ce fourreau a sera mis momentanément en action pour maintenir ce fourreau a dans sa position relevée et le cas échéant pour accentuer son relevage s'il en est besoin.
Le fourreau d rendu solidaire du fourreau a suivra le mouvement de relève de celui-ci.
2 ) de supprimer tous frottements entre le béton et les parois des 2 fourreaux a et d entre lesquels il est déposé, et par- tant à lui permettre, par suite de son inertie, de se déposer vers le bas sur la partie du pieu déjà terminée.
Ainsi sera constituée la gaine protectrice de béton frais.
Par suite de la dénivellation existante entre les plans horizontaux formés par les bords inférieurs des 2 fourreaux a et d cette gaine présentera à sa périphérie extérieure une surface verticale et à sa périphérie intérieure une surface inclinée à 45 degrés environ vers l'axe central du pieu.
A ce moment la marche du treuil actionnant le mouton étant interrompue, ce mouton k retombera sous l'action de son poids dans le fond du fourreau d et viendra oomprimer forte- ment,tant vers le bas que latéralement,la couche de béton déposée sur la partie déjà. terminée du pieu, fig. 10.
La même suite d'opérations successives se continuera jusqu'à achèvement complet du pieu.
Au fur et à mesure que le béton s'écoulera entre les 2 fourreaux a et d, d'autres quantités du même matériau y seront déposées par le haut à l'aide d'une benne à beo.
Si l'on dispose sur le bati de la sonnette d'un troisiè- me tambour de treuil, ce dépôt de béton pourra se faire sans interrompre la marche des opérations précédemment décrites; si non, ce déversement devra se réaliser à, l'aide du tambour du treuil de relevage des fourreaux car pendant la durée de ce déversement il importe que le mouton repose sur la partie du pieu déjà bétonnée.
Si le pieu devait être armé, l'armature, composée d'un
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certain nombre de barres verticales réunies par des étriers, serait déposée et maintenue en place suivant les procédés connus, entre les 2 fourreaux a et d .
Ce placement d'armature ne gênera en rien la marche des diverses opérations ci-dessus expliquées.
Il résulte de l'exposé ci-dessus: 1 ) que par suite du choc donné à l'ensemble des fourreaux par le mouton bloc lors de son mouvement de relève, il sera possible de foncer le fourreau a à. une profondeur plus grande que celle admise généralement, lorsque le relevage de-.cet organe doit se faire uniquement par treuil, sans crainte de se trouver en présence de difficultés de relevage insurmontables
Cette série de chocs répétés aura en effet pour résultats de décoller le fourreau mieux que ne saurait le faire aucun treuil.
2 ) L'espace compris entre les2 fourreaux a et d étant tou- jours rempli, soit totalement soit partiellement de béton, il s'ensuivra qu'à chaque mouvement de relevage des tubes en suite du choc qui a précédé ce mouvement de relève, il se créera à la périphérie du pieu une gaine protectrice de béton frais.
L'épaisseur de cette gaine sera telle que sa présence empêchera les terres de s'ébouler et de venir sectionner soit partiellement soit totalement le fut du pieu.
Elle aura en outre pour effet de s'opposer, dans les terrains élastiques à ce que les terres ne se resserrent après relevage du fourreau a et ne viennent diminuer la section du pieu.
De danger sera encore écarté du fait que le mouton dameur k pourra travailler sans arrêt à allure rapide.
3 ) La durée nécessaire pour la réalisation d'un tel pieu sera très courte puisque les opérations de bétonna.ge et de pi- lonnage du fut se feront simultanément sans arrêt. Il s'ensui- vra que ce pieu sera très économique.