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:iiJA1.'JCFJ; PORTE-AIGUILLE A wi3.ILL7.:
La présente invention concerne les aiguilles à tricoter utilisées pour lc remmaillage à la main des articles de bonneterie, des bas notamment.
Ces aiguilles sont généralement montées sur 'des manches en bois, corne, métal, etc...servant à les tenir et à les manoeuvrer,, au travers de la pièce de tricot à remmail- ler, suivant un mouvement alternatif imparti par la main de l'opérateur.
Pour obtenir un travail de remmaillage parfait et rapide, il est nécessaire que le mouvement de va-et-vient de l'aiguille soit rapide et régulier.
Ce mouvement ne s'acquiert que par une longue prati- que et un grand entraînement, ce qui n'empêche qu'il arrive fréquemment que, par la fatigue, la main de l'opérateur,
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malgré son endurance, ralentisse le mouvement, ou se cris- pant, immobilise l'aiguille ou lui imprime des mouvements ir- réguliers, ce qui se traduit par une diminution ou un arrêt, dans le rendement et un travail défectueux.
L'invention a pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus exposés, et de permettre, non seulement de réaliser, sans tenir compte du degré d'apprentissage ou de pratique de l'opérateur, une commande rapide et régulière de l'aiguille à remmailler, tout en supprimant la fatigue de la main,quel que soit le degré d'entraînement, mais encore un mouvement beaucoup plus rapide que celui pouvant être obtenu à la main, même par un opérateur des plus entraînés.
A cet effet, l'invention a pour objet, un manche porte-aiguille de remmaillage, caractérisé en principe, par le fait que la partie ou pièce du manche sur laquelle est fixée l'aiguille, est mobile par rapport au manche proprement dit et y est montée par tous moyens, de façon à pouvoir être animée d'un mouvement alternatif dont la commande, rapide et à course régulière, peut être réalisée par tous moyens, méca- niques, pneumatiques, électro-magnétiques, etc...
Afin de bien comprendre l'invention, et à titre d'exemple de réalisation, une forme d'exécution est ci-après décrite et représentée schématiquement au dessin annexé au présent mémoire descriptif, et dans lequel :
Figure 1 est une vue en élévation de côté d'un manche porte-aiguille à remmailler dans lequel la pièce ou bloc mobile de fixation de l' aiguille, est animé d'un mouvement alternatif par commande pneumatique.
Figure 2 en étant une vue en plan en-dessus, et
Figure 3, une vue en élévation de face, en coupe dia- métrale.
Figure 4 est une vue de détail, en dévotion,
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d'un bloc mobile de fixation dans le cas du montage de plu- sieurs aiguilles.
Figure 5, en étant une vue de c8té, montrant le mode de fixation des aiguilles.
En ce qui concerne le manche porte-aiguille, celui-ci se compose d'un cylindre 1, en métal par exemple, fermé à son extrémité supérieure par un bouchon à vis 2, et dont l'ex- trémité opposée est ouverte et de diamètre intérieur plus petit de façon à former une saillie circulaire l'-
Dans ce cylindre 1, coulisse un piston 3 garni à sa partie supérieure d'un cuir embouti 4, et dont la partie inférieure est prolongée en son centre par une tige creuse 5, dont le diamètre extérieur lui permet de coulisser librement dans l'extrémité de diamètre réduit du cylindre 1, la longueur de cette tige 5 étant telle qu'elle effleure l'extrémité ouverte du cylindre lorsque le piston 3 est à fond de course haute, position normale assurée par un ressort de rappel à boudin 6, enfilé sur la tige 5, et prenant appui par ses deux extrémités,
contre le dessous du piston 3 et la saillie cir- culaire intérieure l' du cylindre.
La course du piston est délimitée à l'intérieur du cylindre au moyen de deux rainures longitudinales 7, diamé- tralement opposées, pratiquées dans la paroi de la tige 5 et dont les extrémités viennent buter alternativement, à chaque fin de course haute et basse, contre un axe 8 les traversant et passant diamétralement à travers le cylindre 1, un peu au-dessous du niveau de la saillie 1', cet axe 8, jouant li- brement, comportant à chacune de ses extrémités des boutons à surf=¯ce concave 9, servant à tenir le manche constitué par le cylindre 1 , le pouce et l'index de la main de l'opérateur étant placés sur chacun de ces boutons de telle façon que
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le manche 1 peut osciller librement autour de l'axe 8,
ce qui permet à l'aiguille 10 de prendre son point d'appui sur l'é- chelle formée par la succession des fils à remmailler, le tra- vail se faisant aisément, attendu que la partie supérieure du manche 1 étant cessez lourde, a tendance à faire basculer l'aiguille vers l'avant par suite de la position oblique qu'on lui donne pendant le travail, cet équilibre facilitant l'abattage de la maille et l'avancement successif de l'ai- guille, d'un fil à l'autre.
Le mode de fixation de l'aiguille 10 est effectué en vissant ou montant à force ou tout autrement son extrémité dans une pièce ou bloc cylindrique 11, se vissant ou se montant à force ou tout autrement à l'intérieur de 1'extrémité ouverte de la tige 5 du piston 3.
Au-dessus du niveau du piston 3 à son point mort haut, débouche une ouverture 12 pratiquée dans la paroi du cylindre 1, communiquant avec un réservoir 13 accolé audit cylindre 1 et dont la partie inférieure comporte une tubulure ou raccord 14 sur lequel est montée l'extrémité d'un tube de caoutchouc 15, relié par exemple à une poire en caoutchouc sur laquelle appuient successivement les cames d'une roue, cames calées sur l'axe d'un moteur électrique ou autre, dont la vitesse est réglée de façon à donner des impulsions successives, à la cadence voulue,à la. poire en caoutchouc, impulsions qui se traduisent par des pulsations sur le piston 3 et par suite, par un mouvement successif alternatif de l'aiguille 10.
Ainsi constitué, on conçoit facilement que les impul- sions successives d'air sur le piston 3, font descendre le piston dans son cylindre 1, ainsi que la tige 5 qui lui est solidaire et l'aiguille 10 assujettie à son extrémité, la re- montée de cet ensemble mobile à l'intérieur du cylindre 1 cons- tituant le manche proprement dit, ayant lieu sous l'action du ressort de rappel 6.
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Dans le cas où, dans un passage délicat lors du tra- vail de remmaillage, on désire actionner l'aiguille 10 à la main, il suffit d'arrêter le moteur de commande; dans ce cas, il est à remarquer que l'utilisation du manche présente un avan- tage sur ceux actuels, en ce sens que le montage de l'aiguille solidairement avec le piston rappelé par son ressort, constitue un dispositif amortisseur permettant d'annuler sur le fil, tout effort involontaire par trop violent de la main de l'opé- rteur, ce qui diminue les risques de rupture du fil pendant le travail de remmaillage.
En ce qui concerne l'emploi du manche 1 pour travailler avec plusieurs aiguilles et remonter d'un seul coup plusieurs mailles, la pièce de fixation 11 est constituée de deux parties, dont l'une 11 comporte des rainures parallèles pour loger les extrémités ou queues des aiguilles 10, ces rainures se terminait par des trous disposés à angle droit, dans lesquels pénètrent les extrémités 10' desdites aiguilles recourbées à angle droit. De cette façon les aiguilles, montées les unes à côté des autres, ne peuvent tourner sur leur axe. Elles sont assujetties et serrées en position, par une pièce 11' formant couvercle et fixée à la pièce 11, par une vis de serrage 16, (fig. 4 et 5).
Il est bien entendu que le mouvement alternatif de la piè- ce 11 dans le manche 1 proprement dit pourra être obtenu par tous utres moyens que celui ci-dessus décrit à titre d'exemple, et que des perfectionnements, des modifications et des change- ments dans les détails pourront être apportés, de même que l'emploi (le moyens équivalents pourra être envisagé.