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Procédé et appareil de surfaçage.
La présente invention a trait aux procédés et appa- reil pour surfacer c'est-à-dire établir des surfaces, et elle a particulièrement pour objet un procédé et un appareil perfectionnés pour amener à un état parfais tement lisse et extrêmement poli des surfaces telles que celles produites en projetant des, vernis, laques et matières analogues sur des parois métalliques ou autres, par exemple sur les carrosseries des automobi- les.
On sait, en effet, que du vernis ou laque est aujourd'hui projeté sur les carrosseries métalliques des automobiles qui ont tout d'abord été recouvertes
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d'une ou plusieurs couches primaires au moyen d'un jet d'air et, comme le vernis sèche très rapidement, l'as- pect de cette surface projetée est extrêmement irrégu- lière et elle constitue ce que l'on appelle une surface "pelure d'orange". Les diverses parties de cette sur- face se trouvent à. des angles diff'érents les unes par rapport aux autres de sorte qu'elles ne réfléchissent pas la lumière dans les mêmes directions; il en résulte qu'elles ne donnent pas une surface bien réfléchissante et qu'elles n'ont relativement: pas d'éclat.
Le vernis est extrêmement résistant et durable; il ne peut être amené à un état lisse par les procèdes utilisés jus- qu'à présent qu'après un temps très long et des efforts laborieux.
La présente invention concerne un procédé et un ap- pareil perfectionnés pour donner à ces parois une surfa- ce aussi réfléchissante et reluisante que cella que l'on n'a pu obtenir jusqu'à présent que par des procédés ex- trêmement coûteux lorsqu'ils étaient appliqués à des la- ques ou autres types de revêtements ou surfaçages tels que vernis et analogues.
Pour atteindre lea buts indi- qués dans ce qui précède, la présente invention consiste dans les moyens décrits ci-après ,
Le dessin annexé et la description qui suit exposent en détail certains dispositifs et un mode de mise en oeuvre de l'invention qui n'en constituent cependant qu'un exemple de réalisation et n'illustrent que l'une des di- verses manières dont son principe peut être appliqué.
Figure 1 est une élévation latérale montrant l'appa- reil travaillant sur la Surface.
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Figure 2 est une coupe verticale de l'appareil.
Figure 3 est une coupe longitudinale d'une tôle métallique recouverte de laque ou vernis appliqué en premier lieu par projection.
Figure 4 est une vue analogue montrant la même surface après qu'elle a été amenée à un état parfaite- ment lisse et fortement réfléchissant par le procédé perfectionné de l'invention.
Figure 5 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle montrant certains détails de construc- tion de l'appareil.
Le procédé de l'invention consiste tout d'abord à aplatir par meulage pour l'amener à un état lisse la surface irrégulière qui est laissée après la projection de la laque ou vernis sur la paroi métallique recouver- te en déplaçant à travers elle un outil frotteur suppor- té de façon flexible., qui présente de préférence la for- me d'un disque;
ce déplacement se fait à une vitesse relativement grande et l'outil frotteur est muni d'un dispositif abrasif ou d'une matière abrasive pour dé- couper ou user les irrégularités qui existent sur la surface ou bien cet outil est mis en action conjointe- ment avec une matière abrasive qui est appliquée sur l'objet à traiter sous la forme d'une pâtes tandis qu'en même temps du liquide est appliqué sur la surface soumi- se au travail, de façon à faire couler ndcessairement la matière arrachée par abrasion ou frottement d'entre l'outil frotteur et la surface soumise au travail.
Dans les figures 1 et 2 on a représenté un appareil capable d'assurer la mise en oeuvre de ce procédé per- fectionné mais il doit être entendu que cet appareil a simplement pour but d'expliquer le mécanisme prévu dans
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ce but et que ce Mécanisme particulier ne constitue qu'un exemple de la construction u'appareil qui sera ble être la meilleure pour la réalisation de 1'invention.
La figure 1 représente une surface 1 qui peut être par exemple un panneau métallique de carrosserie d'automo- bile qui porte un ou plusieurs revêtements primaires et un revêtement de.laque ou vernis projeté sur le revê- tement primaire final. L'appareil est constitué par un bottier 2 à poignées 3 et 4 par l'une desquelles pas- se un arbre moteur flexible 5, entraînant par des pi- gnons coniques 6 et 7 (Figure 2) un arbre 8 dépassant hors du bottier hémisphérique 2 et portant à son extré- mité inférieure 15 un support élastique flexible ou tampon 9 contre lequel est disposé l'outil de surfaçage 10 qui est fixé de façon amovible à l'extrémité de cet ar- bre 8.
Cet outil de surfaçage peut être constitué soit par un disque abrasif, soit par un outil frotteur, tel par exemple qu'un disque de feutre ou de matière analo- gue, qui est imprégné de matière abrasive ou bien auquel la matière abrasive est fournie pour le travail tandis que le tampon de support 9 peut prendre diverses formes et peut être constitué par un ou plusieurs disques métal- tiques relativement minces 11 et 12, tel par exemple que celui représente.
Du liquide est fourni par un conduit 13 prévu à l'in- térieur de l'enveloppe 2 ; il descend ensuite par un alé- sage prévu dans l'arbre 8, puis est distribué sur les cotés par un orifice 14 prévu à l'extrémité de l'arbre dans un canal en regard 15 percé dans la pièce de tête amovible 16 qui fixe l'outil de surfaçage en place contre le support élastique. De cette manière du liquide est
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constamment distribué au centre de l'outil de surfaçage, et il est dirige'.par des canaux latéraux vers une partie du coussin qui est normalement pressée contra la pièce, c'est-à-dire la partie opposée au secteur de la machine comprise entre les deux leviers 3 et 4.
Cet appareil peut être appliqué sur la surface de la manière repré- sentée dans la figure 1, c'est-à-dire qu'un ouvrier peut saisir les deux poignées ou leviers 3 et 4 et re- pousser le segment du disque de surfaçage opposé à eux contre la surface qui doit être travaillée, en inflé- chissant de cette manière le disque et le support et en appliquant l'outil de surfaçage avec une pression consi- dérable qui est cependant sensiblement uniforme contre la surface. Le disque de surfaçage est mis en rotation à une vitesse relativement élevée qui doit être de 9m2 à 13m2, 50 à la minute, tandis qu'une quantité suf- fisante de liquide doit être distribuée pour retirer la matière enlevée par abrasion ou frottement de la surface aussi rapidement qu'elle est formée.
Le liquide est dis- tribué à la surface de telle manière que le disque tour- nant a tendance à amener l'eau à travers la surface de travail de la pièce et ensuite par l'action de la force centrifuge à rejeter cette eau et la matière en suspen- sion hors de la pièce à une vitesse considérable.
A la suite de l'usure par frottement de la surface de revêtement inférieur, un ou plusieurs revêtements de finissage sont appliqués habituellement en projetant la matière sur la surface, ce qui produit comme il a déjà été indiqué une surface brute irrégulière. Cette surface est ensuite amenée à un état lisse et fortement réfléchissant par abrasion à une vitesse relativement
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grande avec de la matière contenant un produit abrasif ordinairement sous la forme d'une pâte et un outil de surfaçage qui peut prendre la forme d'un tampon de feu- tre supporté de façon flexible.
La matière abrasive est d'abord habituellement appliquée sur le corps ou la carrosserie à surfacer, puis elle est frottée avec le tampon de feutre jusqu'à ce que le produit abrasif contenu dedans ait amené la surface irrégulière à un état relativement lisse tandis qu'on même temps la plus grande partie de la pâte a été projetée, séchée et absor- bée dans le tampon, par le corps de la force centrifuge du disque de frottement en feutre qui est naturellement tourné à une vitesse relativement grande et qui a été saisi et maintenu par la surface de ce disque.
L'opération suivante dans le finissage de la. paroi consiste à polir la surface vraiment lisse produite de la manière décrite ci-dessus, ce qui peut être fait en frottant le papier avec un feutre de la nature déjà dé- crite à un ordre de vitesse relativement grand. L'effet de ce feutre est de retirer et absorber toute pâte, matière abrasive ou matière étrangère qui reste sur la surface et de lisser ou faire couler en même temps le vernis du,revêtement final pour qu'il donne une surface uniforme et lisse,sans irrégularités et sans aucune ra- yure ou égratignure ou autres marques pouvant nuire à l'action réfléchissante de cette surface*
On comprend facilement qu'il peut être possible de combiner ces deux dernières opérations,
c'est-à-dire les opérations de frottement et de polissage, dans certaines conditions où, par exemple, la surface devant être polie est pratiquement lisse et ne présente que peu d'irrégu-
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larités., auquel cas un polissage long et poursuivi peut être suffisant à la fois pour amener la. surface à un état nivelé et également pour produire un grand éclat, mais dans la plupart des cas on constate qu'il est désirable d'utiliser deux opérations séparées de la nature déjà décrite.,
Les figures 3 et 4 montrent un panneau 20 qui peut être en bois ou en métal et sur lequel on a projeté une composition de revêtement, telle par exemple que du ver- nis, de la laqueetc..
qui, comme il est déposé en premier lieu, notamment dans le cas de laque., présente ce que l'on appelle une surface "pelure d'orange" cons- tituée par une série de parties saillantes 22, la couche étant elle--même désignée par 21. Par suite de cette sur- face rugueuse irrégulière, ce revêtement tel qu'il est ap- pliqué en premier lieu ne présente pas d'éclat ou lustre et il doit être lissé et nivelé par des dispositifs ou procédés tels que ceux qui viennent d'être décrits. Par le procédé perfectionné de l'invention, ce revêtement est amené à un état nivelé lisse indiqué en 23 dans la figure 4; lorsqu'il est mis sous cet état il est brillant, réfléchissant et possède ce que l'on appelle un grand éclat.
D'autres modes d'application du principe de l'invention peuvent être utilisés à la place de celui qui a été expliqué et diverses modifications peuvent être apportées à l'appareil et aux opérations décrits sans sortir du cadre de l'invention.