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"PERFECTIONNEMENTS A LA PHOTOGRAPHIE EN COULEURS"
L'invention a pour objet un procédé de photographie en couleurs relativement simple qui peut être réalisé par des photographes, amateurs ou professionnels, accoutumes aux procédés usuels de photographie monochrome et qui peut s'exécutée avec tous les types de chambres actuellement employés.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention utilise seulement deux couleurs pour établir l'image et il con- vient aux portraits en couleurs plus qu'aux paysages, mais il peut être utilisé dans tous les cas ou deux couleurs
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suffisent à donner à l'image un bon aspect.
De nombreuses tentatives ont été faites pour produire des épreuves au moyen de, clichés exposes dans une chambre. Ces procédés peuvent être répartis en trois @ groupes:
Une méthode courante consiste à exposer doux plaques sensibles face à face dans la chambre et à -'aire une épreuve teintée sur une matière transparente au moyen de chaque cliché puis à superposer les positifs transparents.
Une autre méthode consiste à exposer dans la chambre trois pellicules minces les unes derrière les autres, puis à faire- trois épreuves teintées au moyen de ces clichés et à superposer les papiers transparents ou les reproductions sur un même papier,
Une troisième méthode consiste à établir un cliché composé de trois couches Placées successivement pour former un seul cliché , puis à les dépouiller et à les développer séparément et à les utiliser comme clichés séparés conformément aux exemples précédents.
L'invention consiste essentiellement à utili- ser un support transparent et deux couches sensibles chacune de ces couches étant impressionnée par une couleur déterminée, la couche sensible postérieure recevant la lumière'qui a déjà traversé la couche sen- sitle antérieure. En outre, des filtres convenables peuvent être prévus.
L'invention comprend en premier lieu un
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cliché teinté double sur lequel ont été forcées, par exposition dans une chambre st développement subséquants, deux images négatives. Elle comprend en outre une sépara- t'ion convenable de couleurs, les parties noires des néga- tifs Étant par un traitement convenable rendues résis- tantes à la teinture tandis que les pcrties blanches restent absorbantes. En outre, le cliché double est dis- posé sous la forme de -rouleau , de film-pack ou de pellicules. L'invention comprend aussi un support absor bant ou une surface positive destinée à recevoir les deux couleurs du cliché, ,double au moyen d'un procédé de trans- fert par imbibition.
Enfin l'invention comprend un appareil et un procédé pour appliquer et transférer les teintes et pour combiner les deux images en une seule feuille de manière à former un positif complet.
Si l'on entre dans le détail de la réalisation, l'invention comprend les particularités suivantes employées concurremment pour produire le résultat final:
A) Un cliché double comprenant: al) un support transparent central. a2) Un enduit adhésif sur chaque coté du support. a3) Une émulsion au gélatino-bromure (ou chlorure) d'argent sensibilisé pour les rayons bleu-vert (ou autres couleurs) arrivant d'un coté du support. a4) Une autre émulsion sensible au gélatino-bromure d'argent sensibilisé pour les rayons rouge-orangé (ou autre radiation). a5) facultativement un filtre de lumière appliqué à la face de la couche sensible antérieure ou introduit à
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travers la couche sensible antérieure et la couche sensible postérieure.
a6) Des moyens pour établir le cliché double de telle sorte qu'il puisse être employé sous la forme de rouleau se chargeant à la lumière du jour ou de film-pack ou sous la forme de plaques combinées avec des glissières pour être employée dans les chambres chargées dans l'obscurité.
AA- Un filtrecompensateur qui arrête les rayons bleu-violet et les empêche d'arriver jusqu'aux émulsions.
B- Un support double assurant la concordance et comprenant deux feuilles de transfert transparentes ou opaques pour recevoir les images transférées, les deux feuilles présentant, en vue d'assurer la concordance, des perforations qui coincident quand les feuilles sont posées face à face et qui portent une couche absorbante colloîdale sur la surface de chaque feuille. h1) Une ou deux feuilles pourvues d'une matière de dépouillement interposée entre la feuille et la matière absorbante colloïdale de manière à permettre le dépouil- lement.
0- Des moyens et une méthode pour appliquer deux teintures de différentes couleurs sur deux images formées des cotés opposés du cliché double.
D- Des moyens et une méthode pour tranférer simultanément par imbibition, les deux teintas de la plaque double à la surface du support.
E- Des moyens et une méthode pour unir et combiner deux images teintées (après transfert sur le support) de manière qu'elles coïncident rigoureusement et à produire un seul positif de plusieurs couleurs qu peut être monté
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de manière à permettre l'examen par lumière transmise ou par lumière réfléchie.
Les personnes connaissant la photographie en couleurs admettent généralement que trois couleurs au moins sont nécessaires pour obtenir une représentation à peu près correcte des couleurs de la nature. Bien que les photographes amateurs ou professionnels désirent pouvoir pratiquer la photographie en couleurs et qu'un très grand nombre de procédés à trois couleurs aient été proposés, ils nes se sont pas répandus et par suite les photographes ne reçoivent pas satisfaction.
Cela provient de diverses raisons mais les prin- oipales sont sans aucun doute, la difficulté qu'on trouve à fabriquer une matière sensible convenable servant à produire les négatifs qui sont nécessaires avec la photo- graphie @ trois couleurs, le prix d'une telle matière, les complications rencontrées dans l'obtention des épreuves en trois couleurs au moyen des négatifs et d'une manière générale les frais, dérangements et incertitudes des pro- cédés suivis.
L'invention se propose de surmonter toutes les difficultés dont il ::'agit et de réaliser une méthode et des matériaux d'un emploi simple et relativement peu couteux de manière à fournir aux photographes un procédé commode et intéressant.
A cet effet, on abandonne la méthode µ. trois couleurs théoriquement par:faite, et on y substitue la méthode à deux couleurs moins parfaite. Grâce à ce compro- mis, on assure des avantages importants au,) point de vue de la simplicité des opérations et les résultats sont suffi-
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sarnment bons pour satisfaire le public dans beaucoup d'applications de la photographie bien que ne pouvant évidemment convenir à tous les cas.
Les deux couleurs employées sont de préférence le rouge-orangé et le bleu-vert qui donnent dans la photo- graphie terminée, une gamme de couleurs correspondant sen- siblement à deux couleurs et demie et les preolo- @ .rations manquant dans la photographie terminée sont le rouge-foncé, le bleu-violet et le bleu.
On a trouvé par exemple que dans les portraits en couleurs, les teintes chair peuvent être rendues avec une approximation remarquable par une combinaison de rouge- orangé et de bleu-vert distribués dans des proportions convenables et de plus ces deux couleurs reproduisent d'une façon très satisfaisante l'habillement des personnes photographiées. Quand on emploie le procédé pour l'exté- rieur, par exemple pour le paysage, les jardins, les fleurs, les batiments, etc.,..., les photographies obtenues sont très satisfaisantes aux yeux de beaucoup de personnes.
L'invention n'est pas limitée à la combinaison du rouge-orangé et du bleu-vert qui cependant s'applique dans la majorité des cas. Par exemple, dans les portraits, le rouge et le bleu conviennent si la photographie est examinée par transparence avec de la lumière jaune ou bien si une épreuve positive teintée entièrement en jaune, est vue par réflexion.
Tour des usages particuliers et par exemple pour des dessins décoratifs ou publicitaires, toute autre combinaison de deux couleurs peut pêtre employée.
On décrira .maintenant en détail/les éléments de
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l'invention en commençant par les pellicules sensibles doubles employées pour prendre des images négatives en deux couleurs simultanément par une seule exposition de manière à donner après développement et traitement convenables le cliché double.
MATIERE SENSIBILISEE POUR NEGATIF D@UBLE
D'après la présente invention, on peut utiliser tout support transparent suffisamment mince pour amener les deux émulsions sensibles l'une près de l'autre. Dans le cas d'un rouleau souple cu d'un paquet (film-pack) une pellicule de celluloïd épaisse de cinq centièmes de millimètre constitue un bon support.
La même matière peut être aussi employée par les photographes professionnels, mais certains praticiens préféreront probablement un support plus rigide constitué par du celluoid ayant une épaisseur d'environ 12 centièmes de millimètre. L'inven- tion peut aussi être utilisée av.c les appareils à por- trait semi-autom tiques qui produisent des photographies immédiates sou.. forme (le bandes et dans ce cas, il est utili d'employer des supports de 5 centièmes de milli- mètre. L'invention convient aussi aux films cinémato@ra- phiques et il est alors préférable d'employer du cellu- loïd d'environ 12 centièmes de millimètre.
Le support transparent est tout ci'abord revêtu sur ses deux faces d'un enduit collant de type conn@, comme la matière employée pour faire adhérer les émul- sions sur un support.
Un côté du support , muni de son enduit, reçoit une émulsion de gélatino-bromure d'argent qui est sensibi- lisée de manière à être sensible aux rayons lumineux d'une
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des deux couleurs complémentaires choisies et l'autre côté reçoit une émulsion au gélatino-bromure ( ou chlo- rure) 'argent qui est sensibilisée de manière à être plus particulièrement sensible aux rayons de l'autre couleur
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Il est extrêmement important de faire les émul- sions sans ajouter l'agent de durcissement usuel car la gélatine doit rester absorbante . La teneur en argent des émulsions respectives est convenablement réglée d'une manière connue afin que l'impressionne ment soit équivalent pour une mené exposition et un même développe- ment et les différences existant entre les rapidités et les natures des deux émulsions est obtenue par les méthodes connues. Par exemple, l'émulsion lente peut être du bromure d'argent avec ou sans iodure.
Chaque émulsion est sensibilisée à'la couleur comme on l'indiquera plus loin.
Ces émulsions une fois appliquées et séchées sur un support transparent central constituent les couches sensibles dont il sera question ci-après.
La pellicule porte des deux cotés des inscrip- tions ou signes indiquant quel cote doit être employé pour chaque couleur dans les opérations,subséquentes.
Il résulte de ce qui précède que l'in- vention comprend outre des' éléments accessoires, un support transparent et deux couches sensibles à des couleurs différentes, La couche postérieure reçoit la lumière qui a tout d'abord traversé la coucha antérieure et des filtres de lumière convenables , ceux-ci étant de préférence combinés avec la pellicule.
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Diverses modifications des couchesensibles sont compatibles avec l'invention et celle-ci n'est pas particulièrement restreinte à un groupement particulier ou à une sensibilité ou à une rapidité déterminée des couches sensibles pourvu que la sensibilité et la rapidité d'une couche sensible soient complémentaires de celles de l'autre couche et qu'o assure un bon équilibre des couleurs et d'imprescionnement dans les deux images et pourvu aussi que les deux images formées sur la pellicule double par exposition, développement et traitement soient susceptibles de produire par colo- ration et transfert deux épreuves complémentaires con- venables.
DISPOSITION PIES COUCHAS SENSIBLES
On désignera ci-après sous le nom de ,(couche antérieure" la couche qui est tournée vers la lentille lorsqu'elle est placée dans la chambre.
Dans une forme d'exécution préférée de l'inven- tion, la couche antérieure est sensibilisée de telle sorte qu'elle est affectée seulement par les rayons lumineux des couleurs verte et bleu-vert et la couche postérieure est sensibilisée de façon à être affectée seulement par les rayons des couleurs rouge et :bouge- orangé.
Dans cette disposition, la couche antérieure est d'une rapidité relativement moindre et elle -st faite aussi transparente que possible afin de àire passer beaucoup de lumière à travers la couche postérieure qui est comparativement très rapide.
Lorsqu'on photographie dans la chambre sur une
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telle pellicule, les rayons lumineux émanant de l'objet frappent d'abord la couche sensible au bleu-vert en avant de la pellicule et ils traversent la couche antérieure pour agir sur la couche sensible'au rouge-.orangé.
Ainsi, on forme une image développable de ca- ractère négatif au moyen des rayons bleu-vert agissant sur la couche antérieure qui est finalement employée pour produire une épreuve positive rouge-orangé et une autre image développable négative est produite par les rayons rouge-orangé sur la couche postérieure qui est finalement employée pour produire une épreuve positive bleu-vert.
Les procédés subséquents de développement et de traitement seront décrits plus loin.
FILTRES DE LUMIERE
Un filtre de lumière convenable est nécessaire pour arrêter tous les rayons inutiles à l'exception de deux radiations qu'on désire recevoir au moyen des deux émulsions.
Si les couleurs à reproduire sont le rouge-orangé et le bleu-vert, le filtre doit arrêter l'ultra-violet et le bleu-violet.
Si l'on désire enregistrer deux autres couleurs, le filtre doit être fait de façon à arrêter les autres rayons actiniques du spectre au lieu de ceux qui ont été indiqués.
La position occupée par le filtre lumineux n'est pas importante. Ce filtre peut être.place sur la lentille soit en avant, soit en arrière, soit à l'endroit du dia- phragme. On peut aussi le placer dans la chambre immédia- tement en avant de la pellicule sensible. On peut encore le réaliser sous la forme d'une couchemince appliquée
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sur la surface de la couche sensible ou bien on peut l'obtenir en teintant simplement la couche à émulsion.
Dans ces deux derniers cas, la couleur est enlevée pen- dant les opérations de développement subséquentes.
La fabrication de tels filtres est bien connue et il n'est pas utile de donner à ce sujet d'autres précisions.
MODIFICATIONS AUX COUCHES ET AUX FILTRES
Dans une autre forme d'éxécution de l'invention, les positions relatives des deux émulsions sont inversées, la couche antérieure étant très rapide et sensibilisée de manière à être impressionnée par les rayons rcuge-orangé 'et la couche postérieure étant sensibilisée de manière à être impressionnée par les rayons bleu-vert et elle doit être plus rapide que dans le premier exemple, parce que les rayons bleu-vert doivent d'abord traverser l'émulsion rouge.
Suivant une autre modification, les de , émul- sions peuvent être aussi rapides, ce qui facilite la fabrication, chaque couche étant sensibilisée pour sa propre couleur et les deux filtres étant réglés en couleur et en intensité de manière à permettre une fraction convenable des rayons filtrés d'atteindre l'émulsion particulière qui est destinée à les recevoir.
Dans un procédé à deux couleurs, rouge-orangé et bleu-vert, comme il est nécessaire d'arrêter les rayons ultra-violet et bleu-violet, on peut employer un filtre compensateur jaune-foncé ou orangé. Il peut être disposé sur la lentille de la chambre soit à l'avant, soit à l'arrière soit à l'endroit du diaphragme. On peut aussi
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le placer..dans la chambre immédiatement avant le support de pellicule.
Le filtre compensateur peut être aussi formé à la surface de la couche antérieure de la pellicule elle- même au moyen d'une teinture convenable.
Suivant une variante, toute la couche intérieure peut être teintée dans toute son épaisseur au'lieu d'être colorée seulement à la surface.
La teinture employée pour colorer' ainsi la couche antérieure est enlevée par lavage pendant le léve- loppement ou autre traitement subséquent.
Dans l'un ou l'autre des arrangements précédents, il peut être nécessaire d'employer un filtre supplé- mentaireimmédiatement en avant de la couche sensibilisée postérieure. Celà peut être réalisé de différentes fanons.
Par exemple le support transparent peut être' teint d'une couleur convenable ou bien la couche postérieure elle-même peut être teinte ou enfin, on peut placer une,couche teinte entre le support et la couche postérieure.
Les teintures employées pour sensibiliser ou pour colorer les filtres peuvent être l'une de celles bien connues à cet effet.
L'invention n'est pas limitée à l'usage d'une teinture particulière et des teintures perfectionnées peuvent évidemment être substituées aux teintùres ordinaires.
D'autres modifications de moindre importance peuvent être faites:
Le support transparent lui-même ou'l'enduit ou une couche séparée placée en avant de l'émulsion postérieure peuvent être teints,de.manière à filtrer efficacement et
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-correctement les rayons restants qui passent à travers 1 l'émulsion postérieure.
Par un réglage convenable, des sensibilisateurs de l'émulsion bleu-vert lorsqu'elle est placée en avant, on peut supprimer l'emploi d'un filtre, jaune.
L'émulsion antérieure pour rayors bleu-vert peut
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être d'une nature et d''lm couleur tGlls.u'0l10 devienne un filtre suffisamment bon pour l'émulsion postérieure, de
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manière à supprimer toute couche filtrante i11G8:;:'; 'écU.irc.
U1L autre v<irié,,nte cO'1:rsJ1cl l'c::?ul:,iol1 nsible au violet, au bl u et au bleu-vert ,t 1L1', '.utr. ± ..:-# l :J 1 c, n sensible au jaun, . ,¯'cr; n" et au 1',1),"2.
D'autres combinaisons de couleurs C 0 t'.1Jl :;mnt ':.i l'C ùù non com,Jlém61Üail',;G 11.,UVej,t $tre "r.llOfC;.S et le procède convient à des reproductions u;,coratlV ; 1, des dessins autres que portraits, paysans s et analogues et l'on peut utiliser toute combinaison convenable de couleurs. De même on peut aus i produire par les marnes méthodes des photographies morochromes.
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7;ans 1 cas où 1;. (;ombilc,i;3:':' >:.±±6rée de rouCG- orangé et <;; bleu-vert est écartée, il 0St 8vl'LcC:llL eue la sensibilisation des de\.; émulsions doit être modifiée en conséquence, de telle sort.;, qu'elles puissent être affectées seulement par les rayons désires et le filtre de couleurs doit être modifie de manière à arrêter sou- lement les rayons inutiles.
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MODE DE MOKTAG:8 DES PLANTS C'U D"E 1'-LLIC1JL:"0 ?CUQ LI-UR IMPLOI DANS LA CHAMBRE.
La pellicule double servant former le cliché peut être monté d plusieurs façons pour 1 s divers types de chambres.
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Pour le photographe amateur, il est commode de présenter la pellicule sous la forme d'un rouleau:, comprenant une bobine avec des rebords, une longue bande 'ou enveloppe de papier opaque attachée à la bobine, une bande plus court,: de pellicule teintée double,très souple, assujettie à l'enveloppe à son extrémité antérieure par une bande de papier collant et laissée libre à l'autre 'extrémité de manière à être attachée,par la bande adhésive usuelle ou autrement,avant qu'on procède au développement. Le mode d'attache peut être l'un quelconque de ceux actuellement connus et l'extérieur ou l'arrière de la bande de papier opaque peut porter des indications convenables suivant l'un des systèmes actuellement en usage.
Une variante des rouleaux précités consiste en une bobine à rebords, une bande de pellicule teintée double avec extensions en papier ou en pellicule formant guide, et une enveloppe opaque. Le dos de la pellicule est rendue insensible à la lumière par l'application d'une couche de gélatine opaque et étendue sur la surface arrière de l'émulsion postérieure pendant la fabrication de la pellicule mais entre les deux, est prévue une. couche de gomme soluble qui se dissout dans le révélateur et permet la séparation de la couche de gélatine opaque. Des nombres des signes indicateurs sont imprimés dans cette couche de gélatine opaque.
Un autre moyen commode de réaliser-la pellicule est de lui donner la forme de paquet (film-pack) tel qu'il a été inventé par le demandeur et s'est ensuite répandu parmi les photographes amateurs et professionnels. Le film-pack comprend une boite mince opaque présentant à
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l'avant une ouverture pour l'exposition, une séparation avec ressort compensateur et un tiroir à l'abri de la lumière à travers lequel passent les talons servant à manipuler les pellicules.
Chaque pellicule double est fixée par unebande flexible le long de son bord supérieur à une bande/papier protecteur opaque qui s'étend au delà de la séparation intérieure et se termine au talon précité. Le paquet contient généralement une douzaine de pellicules chacune séparée par sa bande de papier opaque et la pellicule antérieure est protégée avant l'emploi par une bande semblable.
Il à été déjà proposé par le demandeur d'uti- liser des pellicules colorées sous la forme de film -packs mais dans ce cas on se servait de trois pellicules sensi- bilisées chacune pour une couleur différente et ces trois pellicules étaient attachées et manipulées par une même bande protectrice opaque. Les trois pellicules étaient exposées simultanément puis développées comme trois négatifs pour produire des épreuves par le procédé à trois couleurs. Différentes difficultés sont survenues et notamment celle qu'il y avait à faire tourner la bande protectrice par dessus la paroi de séparation dans le petit espace disponible.
Avec la présente invention, la même difficulté n'existe pas ¯arce que deux images sont photographiées sur une seule pellicule et une pellicule est aussi facile à attacher et manipuler que les pelli- cules ordinaires non susceptibles de se rouler telles qu'elles sont employées en photographie monochrome.
Suivant une forme d'exécution de la pellicule
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teintée et de son talon, la bande protectrice opaque est simple dans la partie comprise entre les pellicules du compartiment antérieur et double à l'endroit du talon de manipulation dans le compartiment arrière. Mais l'ex- trémité libre de cette partie double est amenée par dessus la paroi de séparation et elle est fixée à la face antérieure de la pellicule teintée près de son bord supérieur. De cette façon, la bande collante ordinaire peut être supprimée et la bande de papier présente une face lisse à l'endroit de la manipulation au lieu du bord d'une troisième bande qui pouvait gêner le mouvement.
On facilite ainsi la manipulation.
Suivant une autre forme, le talon fait partie de la pellicule elle-même et il est simplement une exten- sion de son support transparent central sur lequel deux émulsions sont prévues d'un coté, ce support étant laissé sans revêtement de l'autre coté.
Le protecteur d'une telle pellicule est rendu opaque par l'addition d'un revêtement de gélatine opaque ainsi qu'on l'à déjà indiqué pour les rouleaux de pelli- cule. De cette façon, l'épaisseur totale des pellicules contenues dans le paque:b est considérablement réduite et l'on obtient une meilleure pellicule que dans le cas ou l'on emploie une bande de papier.
Pour être utilisée à la place de plaques de verre dans des chassis, ou organes analogues, etc.,... la pellicule double est réalisée* comme une plaque et elle est de préférence fixée par un adhésif à un renfort rigide en. carton ou en une composition légère et rigide; ce renfort permettant d'enlever aisément la pellicule pour son déve- loppement.
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L'adhésif peut présenter une surface collante ou bien être constitué par une couche de gomme soluble qui est enlevée par l'eau ou par la solution développante.
Suivant une autre forme de réalisation, la pellicule est simplement attachée au renfort par une bande le long d'un ou de plusieurs bords. Le renfort présente une épaisseur suffisante pour résister à la pression du ressort du chassis. Il peut aussi être pourvu de nervures augmentant sa rigidité.
DEVELOPPEMENT ET TRAITEMENT DU CLICHE DOUBLE
Ayant exposé la pellicule dans la chambre et produit deux impressions négatives, à travers une len- tille et sans aucun prisme, on développe, on fixe et on lave la pellicule à la manière ordinaire, puis on produit deux images complémentaires en noir et de nature négative sur les cotés opposés de la pellicule, ohacune de ces images enregistrant différentes parties des couleurs du sujet photographié.
Il est important que le révélateur utilisé n'ait aucun effet brunissant sur la gélatine et pour cette raison, on doit exclure l'acide pyrogallique, la pyroca- téchine, et d'autres produits ayant la même action.
L'oxalate ferreux, l'amidol, la glycine ou le rodinal sont des révélateurs convenables. Si le métol, l'hydro- quinol ou d'autres révélateurs sont préférés, ils doivent comporter une proportion suffisante de sulfite de soude pour s'opposer à toute tendance à brunir la gélatine.
On obtient le négatif double au moyen d'une plaque sélective en la traitant dans un bain oxydant du type utilisé pour durcir ou à insolubiliser la gélatine
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des parties noires de chaque image en raison directe de la quantité d'argent métallique restant, mais ce bain laisse les parties blanches non durcies et la gélatine y est encore absorbante. Les demi-tons sont partiellement durcis et partiellement absorbants.
Pour un tel bain oxydant, il existe plusieurs formules bien connues et la suivante peut être donnée comme exemple : A- Ferri-cyanure de potassium 37,5 grammes
Bromure de potassium 56,25 "
Bichromate de potasse 37,5 "
Acide acétique 10 Cmc
Eau 1000 Cmc B- Solution d'alun de potasse à 5%
Pour l'emploi, on mélange les solutions A et B à volumes égaux.
Un autre exemple plus simple cQmprend:
Acide chromique 5 grammes
Bromure de potassium 20
Eau 1000 Cmc
Le négatif double a besoin d'être fixé de la manière ordinaire, sauf qu'il est nécessaire que le bain soit exempt d'alun ou autre =.@gent ayant un effet bru- nissant sur la surface de la gélatine. Une bonne formule est la suivante: A- Hypposulfite de soude 250 grammes .!!AU 1000 Cmc B- Bisulfite de soude 400 grames
Eau 1000 Cmc
On ajoute un volume de B à un volume de A.
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L'opération de fixation suivie par le lavage habituel peut avoir lieu immédiatement après le développe- ment et avant l'oxydation ou bien elle peut suivre l'oxydation.
Le négatif double est d'abord séché et il devient alors le cliché double dont il sera question ci- après. Le cliché double constitue le moyen par lequel deux images teintées positives sont transférées à une matière positive convenable ou à un support ayant une face absor- bante.
COLORATION DU CLICHE DOUBLE L'application de deux couleurs différentes aux faces opposées du cliché double peut être effectuée de différentes façons, mais il est préférable d'opérer de la façon suivante:
Pour faire des épreuves en petit nombre tel que peut le faire le photographe amateur, il est préférable d'employer une seule presse qui est appelée presse.' à colorer et qui comprend un double tampon de teinture ayant la forme de deux tampons articulés ensemble (à la manière d'un livre) avec un verrou servant à les maintenir dans la position fermée.
Ces tampons peuvent être constitués au moyen de matière textile comportant intérieurement un bourrage absorbant de laine, coton, soit, éponge, gélatine ou autre matière convenable et ces tampons sont portés par des plateaux rigides en métal ou autre matière arti- culés ensemble (comme les plats d'un livre) Le plateau supérieur est double et comporte des ressorts souples entre les deux éléments qui le constituent.
Suivant une variante les ressortspeuvent être
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supprimés, la pression de contact étant apurée seulement par le poids de la partie supérieure.
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On applique de la teinture rouge-orange sur l'un àes' teinture blen-vert snr l'autre des Q Mzafm et de la teinture bleu-vert sur l'autre et cette application se fait au moyen d'une brosse, d'un tube déformable, d'une pipette, etc..... Les pema4"o portent des inscriptions indiquant leurs couleurs de manière qu'on puisse les distinguer aisément.
On introduit d'abord le cliché double dans la presse à colorer entre les deux plateaux munis de leurs tampons puis on fixe le plateau supérieur.
Le cliché est laissé dans la presse jusqu'à ce qu'il ait absorbé une quantité suffisante de teinture provenant du tampon double. Un premier essai permet de se rendre compte de la durée qui convient pour la teinture, après quoi, on fixe une durée type qui peut être par exemple de cinq minutes.
Les deux côtés du cliché double et les tampons sont marqués pour indiquer le côté qui doit être teint en rouge et celui qui doit être teint en vert et l'opérateur a seulement à se- conformer à ces indications clans la ooloration du cliché.
Pour faire des épreuves en grand nombre, ce que peuvent faire des photographes professionnels ou des maisons d'édition, il est préférable d'employer une ma- chine qui peut appliquer les deux teintures aux deux côtés du cliché double en faisant passer celui-ci entre des rouleaux colorants. Ces rouleaux peuvent être absorbants ou non absorbants et ils reçoivent la teinture d'une cuve dans laquelle tourne un rouleau qui prend la peinture et
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la transmet à un ou plusieurs rouleaux distributeurs et de là au rouleau qui l'applique sur la pellicule. La machine peut comprendre des rouleaux de teinture suffisants pour obtenir le degré désiré de coloration en un seul passage.
Le travail peut aussi être effectué en faisant passer la pellicule plusieurs fois entre les mêmes rou- leaux. L'appareil peut être conduit à la main ou par un moteur. Comme la pellicule est transparente, l'opérateur peut toujours juger si l'épaisseur de teinture est suffi- sante et il suffit pour cela d'éxaminer le cliché par lumière transmise.
Pour faire des bandes cinématographiques continues, il est préférable d'utiliser la machine à teindre décrite dans le brevet anglais 316.388 au nom de M. Thornton, en date du 21 Juin 1928.
Les deux teintures sont appliquées aux deux images simultanément et elles sont absorbées par les parties blanches de l'image mais rejetées par les parties duroies jusqu'à ce que la saturation ait lieu et le cliché double est alors prêt pour l'opération suivante. Celle-ci consiste à transférer les teintures du cliché double à la surface positive puis à aohever l'épreuve double ou le positif au moyen de la presse à transférer la teinture.
PRESSE A TRANSFERER LA TEINTURE
Le mécanisme utilisé pour transférer la teinture d'une surface à une autre peut comprendre deux plateaux de pression articulés à la manière des plats d'un livre, un verrou étant prévu pour les maintenir et des tampons souples étant attachés aux faces intérieures des plateaux pour assurer un contact parfait.
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suivant une variante, on'utilise une paire de pellicules de celuloïd articulées et on les fait passer entre les rouleaux garnis de caoutchouc d'un appareil servant à effectuer le transfert.
MATIERE UTILISEE POUR LE POSITIF un utilise pour le positif toute matière conve- nable telle que le papier, ou une pellicule ayant une surface revêtue de gélatine, d'albumine, de gomme, d'ami- don ou autre colloïde absorbant. Celui-ci est de préférence tendre et non durci quoique dans certains cas il soit préférable d'employer un colloïde durci afin d'empêcher la teinture de s'étendre. Toute forme convient pourvu que la surface soit suffisamment absorbante. vans certains cas, on peut préférer du papier mat enduit d'amidon ou de gomme.
Une matière qui convient à la plupart des photographies exécutées par les,amateurs et les profes- sionnel@ comprend un papier de base recouvert d'une ma- tière propre au dépouillement telle que le caoutchouc, la cire, un oléate ou un acide gras, etc....., la couche de dépouillement étant elle-même recouverte d'une couche épaisse de gélatine absorbante ou autre colloïde, durci ou non. Deux pièces sont employées, une pour chaque image et pour chaque couleur. Chaque pièce comporte plusieurs perforations, une en haut et l'autre en bas, en dehors de la partie qui doit recevoir l'image. Les perforations peuvent être aussi prévues sur des cotés ou à des coins opposés et elles peuvent être au nombre de deux ou plus nombreuses.
Au lieu de deux pièces séparées, on peut aussi utiliser une seule pièce de surface double, mais pliée en deux. La surface colloïdale peut, si on le préfère, contenir
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un mordant destiné à faciliter le transfert de la teinture.
ETABLISSEMLNT DE L'EPREUVE EN DEUX COULEURS L'épreuve en deux couleurs se fait en plaçant le ohassis ooloré entre les deux couches ou feuilles de papier positif et en mettant le tout dans la presse à transférer qui comprend deux plateaux métalliques arti- cules ensemble et un verrou pour les maintenir fermées.
Un des plateaux ou tous les deux peuvent être munis de tampons. Sur le plateau inférieur sont fixées deux ou plusieurs broches de guidage qui pénètrent dans des ou- vertures du plateau supérieur quand il est abaissé. Deux ou plusieurs broches semblables font saillie sur le plateau inférieur et pénètrent dans les ouvertures du plateau. supérieur. Les ouvertures pratiquées dans les deux pièces de papier sont exactement concordantes et chaque feuille est placée au dessus des broches qui passent par suite, à travers les ouvertures des deux feuilles. De cette façon les deux images après avoir été imprimées par transfert et imbibition sur les deux feuilles (ou sur la feuille pliée en deux) peuvent être exactement superposées ou concorder ainsi rigoureusement.
La plaque teintée double et le papier sont laissés serrés ensemble dans la presse pendant le temps suffisant pour obtenir un transfert complet des deux couleurs sur les surfaces absorbantes par un simple procédé d'imbibition. Il suffit d'une durée de cinq à quinze minutes, cette durée dépend d'ailleurs en partie des teintures et en partie de la nature plus ou moins absor- banté de la surface préparée.
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Quand elles sont suffisamment imprimés, les feuilles sont enlevées et les impressions peuvent sécher, Ensuite on recouvre les deux surfaces d'une couche adhésive excessivement mince. On peut aussi appliquer l'adhésif pendant que les surfaces sont humides.
On place les feuilles sur des broches et on les presse ensemble jusqu'à ce qu'elles soient complètement réunies par leurs faces adhésives. Ensuite on les enlève et on les fait sécher, après quoi on peut enlever le ren- fort par dépouillement en laissant une masse de gélatine formée de deux couches collées face à faces les deux images colorées étant du coté intérieur. Quand elle est examinée à la lumière transmise, l'épreuve finie comprend une partie transparente finement colorée noyée dans une feuille de gélatine. Elle peut être montée de toute façon convenable par collage sur du papier, du carton, du celuloid blano ou teinté, une feuille métallique, etc....., de manière à permettre l'examen à la lumière réfléchie.
On peut aussi monter l'épreuve entre deux verres ou autres parois transparentes pour permettre l'examen à la lumière transmise. Cette dernière forme convient pour obtenir des vues destinées à des lampes ou à des fenêtres, des abats- jour, etc..... Les positifs minces peuvent être utilisés par transfert pour décorer des articles très variés,
On peut prévoir différentes modifications dans le positif où dans l' épreuve. Par exemple, on peut uti- liser un tissu de celluloïd transparent transparent revêtu de gélatine absorbante.
On peut aussi recouvrir à l'aide de matière de dépouillement, une seulement des deux feuilles de papier
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de manière que la feuille non recouverte forme une base permanente pour une image alors que l'atre image adhère et laisse sa surface de dépouillement. On peut ainsL enlever l'un des papiers et le papier restant porte les deux images.
Si la gélatine existant sur la feuille positive n'a pas été durcie, il est préférable de la laver au moyen d'une solution faible d'alun après que les images colorées ont été transférées. On peut aussi incorporer commodément cette solution dans l'adhésif. Ce mordant ou tout autre mordant équivalent empêche les couleur. de s'étaler.
Suivant le procédé décrit on combine deux images positives, l'une en rouge-orangé et l'autre en bleu-vert de manière à obtenir un positif multicolore complet, les couleurs intermédiaires ou complémentaires étant produites là où les deux couleurs primaires se recouvrent mutuellement. L'épreuve terminée ne contient pas d'argent ou autre sel métallique mais il comprend des teintures absorbées et supportées par une masse de gélatine formant une feuille complète soit seule,soit avec un tissu de celluloïd.
Le procédé servant à faire les négatifs en couleur est aussi simple que la photographie ordinaire et n'exige, de la part du photographe aucune connaissance spéciale et il comporte seulement l'emploi d'un bain supplémentaire pour opérer le durcissement local. En outre l'établissement de l'épreuve est extrêmement simple car le mode de tirage est plus économique que t/ous les procédés connus.
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Le procédé réalise une grande simplification par rapport aux méthodes actuellement suivies et notamment par rapport aux procédés en trois couleurs qui nécessitent trois négatifs, trois clichés, trois tirages et une superposition difficile. Au contraire suivant l'invention il suffit d'un cliché négatif et d'une seule opération de tirage et la concordance est obtenue d'une façon simple et presque automatique.