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"Bobine blindée à self-induction réglable".
Demande de brevet hollandais du 25 Octobre 1929 en sa faveur.
Dans la fabrication en série des bobines blindées, c'est-àdire des bobines logées à l'intérieur d'une boîte métallique fermée, on rencontre souvent des difficultés du fait que la self induction diffère d'une bobine à l'autre d'une même série. Bien'que ces différences ne soient généralement pas très grandes, elles le sont assez pour avoir, si les bobines sont montées dans des appareils de T. S. F. et, d'une façon générale, dans des apparsils destinés à l'amplification d'oscillations électriques à haute fréquence, un effet gênant sur la syntonisatin, notamment dans le cas où plusieurs circuits accordés sont commandés par un seul dispositif de réglage.
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On a déjà proposé plusieurs moyens de régler la selfinduction après la fermeture de la boite. Un de ces moyens consiste à prévoir à l'intérieur de la boite un corps métallique qui, après la fermeture de la boîte, peut être déplacé du dehors, de sorte que sa position est variable par rapport à la bobine.
Ceci a pour effet, toutefois, de modifier la capaci- té propre de la bobine, cette variation étant le plus souvent assez grande pour avoir, pour de petites valeurs de la capacité d'accord, un effet assez considérable sur la posi- tion du condensateur, de sorte que la commande de plusieurs condensateurs d'accord à l'aide d'un seul dispositif de réglage rencontre de grandes difficultés.
Ces difficultés se font sentir plus particulière- ment si, à l'intérieur de la boite de blindage, sont montées plusieurs bobines destinées à différentes zones de lon- gueurs d'onde. Si l'on veut disposer, par exemple, de trois valeurs de selfinduction, on peut placer trois bobines dans la boite. On peut alos utiliser, par exemple., une seule bo- bine, deux bobines connectées en série ou encore trois bo- bines en série.
Il est évident que d'autres combinaisons sont aus- si possibles.
Conformémrnt à l'invention, près de ou en face de la bobine est disposé un corps Métallique rotatif dont 1' axe de rotation coupe, de préférence, l'axe de la bobine et dont le centre est situé dans ce dernier axe. Les deux axes se coupent ordinairement sous un angle de 90 , bien qu'un autre angle soit aussi possible. Dans certains cas, un an- gle d'intersection différent de 90 peut même présenter des avantages. Le corps métallique peut être constitué, par
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exemple, par un disque ou une spire fermée. Dans le cas de bobines cylindriques, l'arbre de rotation du corps mé- tallique suivant l'invention peut être situe à une des extrémités de la bobine. De préférence, cet arbre est isolé ou hien il est en matière isolante.
Si plusieurs bobines sont disposées à l'intérieur de la boîte de blindage, chacune d'elles est munie d'un dise que métallique rotatif ou d'un corps métallique rotatif d' autre forme. Dans ce cas, la disposition du disque à l'extré. mité de la bobine présente l'avantage particulier que les selfinductions des diverses combinaisons peuvent être ré- glées sans aucun risque qu'un réglage suivant agisse sur le réglage précédent.
Par exemple, on peut régler la première bobine tout en courtcircuitant l'autre. Si dans ce cas le disque ou autre corps métallique de la seconde bobine est situé à l'extrémité de celle-ci la plus éloignée de la pre- mière bobine, la seconde bobine sert d'écran entre son- disque métallique et la première bobine. Cette remarque s'applique aussi aux bobines suivantes.
L'avantage que l'invention permet d'obtenir, con- siste en ce qu'un grand nombre de bobines peuvent être montées dans une seule boite et que, d'une manière simple, on peut donner aux différentes selfinductions la valeur requise.
Les bobines d'une même série sont, par conséquent, pratiquement identiques, de sorte qu'elles peuvent être interchangées sans que la syntonisation de l'appareil en soit modifiée.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui en représente, à titre d'exemple, un mode de réalisation.
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Sur la figure, 1 désigne la boite de blindage à l'intérieur de laquelle est disposé un cylindre creux
2 portant trois bobines 5, 4 et 5, ce cylindre étant fixé, au moyen d'étriers 6 et 7, au couvercle de la boite. Près de l'endroit où l'axe des bobines coupe la face extrême de la boite de blindage cylindrique, l'extrémité de la bobine 3 sart de la boite en passant à travers une douil- le 9 encastrée dans cette face extrême. L'autre extrémité de la bobine 3 sort de la boîte à travers une seconde douille métallique 10 encastrée également près du point d'intersection de l'axe des bobines et de la face extrême de la boite.
Cette extrémité de la bobine 3 est reliée, en outre, à une des extrémités de la bobine 4 dont l'autre extrémité sort de la boite de la même manière que les deux extrémités de la bobine 3. La bobine 4 est reliée, en ou- tre, à une des extrémités de la bobine 5 dont l'autre ex- trémité sort de la boite. Au total quatre fils sortent, par conséquent, de la bol te.
La correction de la selfinduction s'effectue à l'aide des disques métalliques 11,12 et 13 que l'on peut faire tourner à l'aide des arbres 14,15 et 16 sur les- quels ils sont montés.
Ces arbres se composent d'une pièce médiane 17, 18 et 19 en matière isolante et de pièces terminales 20, 21, 22, 23, 24 et 25 en métal. Aux extrémités de gauche, les arbres sont munis, par exemple, de têtes qui permet- tent de les faire tourner. Après avoir été placés dans la position correcte, les arbres peuvent être immobilisés par soudage. Dans ce cas, on doit veiller à ce qu'entre
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les extrémités des arbres et la paroi de la boite il ne reste pas de fentestravers lesquelles le champ magné- tique pourrait sortir de la boîte.
Pour obtenir une obturation étanche de la boite, il est aussi possible de souder des capuchons métalliques à la paroi. Dans ce cas, les arbres peuvent être entièrement en matière isolante.
Il est aussi possible de faire sortir les arbres, peu importe qu'ils soient en métal ou en matière isolante, travers des douilles de la manière indiquée ci-dessus pour les fils.
Le réglage de la selfinduction se fait, de préfé- rence, de telle façon que tout d'abord on règle celle de la bobine 3 en faisant tourner l'arbre 17, les bobines 4 et 5 étant courtcicuitées. Ensuite, les bobines 3 et 4 sont connectées en série (la bobine 5 seule étant alors courtcicuitée) et on fait tourner le disque 12 jusqu'à ce que la selfinduction totale des bobines 3 et 4 ait la valeur voulue. La modification de la position du disque 12 n'a aucun effet sur la selfinduction de la bobine 3' du fait que le disque 12 est disposé de telle façon que la bobine 4 serve d'écran entre le disque 12 et la bobine 3.
D'une manière analogue, la bobine 5 fait office d'écran pour le disque 13, de sorte qu'on peut faire tourner ce disque sans exercer aucun effet sur la bobine 4.
On a constaté qu'on peut obtenir de la sorte un réglage rapide et exact de la selfinduction sans modifier la capacité des bobines. Ce réglage est très important, notamment,, pour la production en série de bobines de self-
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induction destinées aux appareils de réception comportant plusieurs condensateurs montés sur un seul arbre.