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BREVET D'I N V E N T I ON, Perfectionnements apportés aux fours de Grillage ou @alcination des Minéraux sulfureux ou autres matières.
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Cette Invention se rapporte aux fours à soles hélicoï- dales utilisés pour le grillage, la calcination, le séchage., etc.. des minerais sulfureux ou toutes autres matières, et en particulier à ceux comportant une chambre centrale de grandes dimensions et la division, l'avancement et le brassage de la matière en traitement à l'aide de mouvements combinés des bras rableurs ainsi qu'il fut préconisé antérieurement par Monsieur
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"1 @ Dans tous les fours à soles hélicoïdales en usage, la @ matière en traitement est découpée et propulsée par tranches successives par des bras râbleurs qui sont tous montés rigide- ment sur un arbre central vertical et ne peuvent se mouvoir en aucun sens indépendamment de lui. Ils sont par conséquent sou- levés à des instants déterminés, solidairement avec cet arbre
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d'une hauteur telle que-les parties inférieures des bras for- mant en général, des dentures passent, au-dessus de la couche de matière à griller; puis après avoir tourné avec l'arbre central d'un certain angle, ces bras s'abaissent solidairement avec l'arbre pour s'enfoncer à nouveau dans la couche de mine- rai, y découper une tranche/et la faire progresser.
La présente Invention réside en un ensemble de perfec- tionnements et leur combinaison particulière. Elle se carac- térise notamment en ce que les bras au lieu de subir pério- diquement des soulèvements et abaissements verticaux solidai- rement avec l'arbre central peuvent tourner indépendamment autour de leur axe propre, de l'angle nécessaire pour dégager leurs organes de râblage de la matière et les y enfoncer à nou- veau par rotation en sens inverse sur eux-mêmes.
Elle présen- te des moyens permettant la réalisation de ce nouveau système de découpage en combinaison avec les divers organes imprimant les autres mouvements aux bras râbleurs, et elle apporte aux fours diverses modifications résultant de l'application de ce nouveau système et de nouveaux moyens de mise en mouvement et d'arrêt des bras dans tous les fours à soles hélicoïdales au début et à la fin de chaque série de périodes de découpage, avec grande chambre centrale ou sans aucune chambre centrale.
Elle précise enfin la constitution de l'arbre central portant les bras et des joints entre les parties fixes et les organes en mouvement, conçus pour permettre la réalisation des nou- veaux mouvements des bras.
Le dessin annexé à titre d'exemple représente :
Figures 1 et 2, les perfectionnements faisant l'objet de l'invention appliqués à un four à soles hélicoïdales et à grande chambre centrale tournante, ce four étant montré en
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élévation - coupe diamétrale figure 1 et en plan - coupe fi- gure 2.
Figures 3 et 4, le mécanisme de ce même four à plus grande échelle, vu également en élévation-coupe et en plan- coupe.
Figures 5 et 6, ces mêmes perfectionnements appliqués à un four également à soles hélicoidales mais sans chambre centrale, la partie supérieure de ce four portant le mécanis- me étant seule montrée en élévation-coupe diamétrale fig.5, et en plan figure 6.
Figure 7, une vue de détail à plus grande échelle, en élévation d'une butée d'arrêt telle que celles visibles fige 5 et 6.
Figure 8, une vue de détail, en élévation et correspon- dant à la vue en plan figure 6, du système de débrayage du mouvement de la couronne.
Figures 9 et 10, une variante de réalisation et d'appli- cation de ces mêmes perfectionnements modifiant quelque peu la disposition des organes du mécanisme sans changer leur action caractéristique sur l'arbre central et les bras râbleurs, cette variante étant montrée par une élévation-coupe diamé- trale figure 7 et une vue en plan figure 10.
Figure 11, une vue partielle en élévation-coupe à gran- de échelle de l'arbre central et d'un des bras râbleurs.
Figures 12 et 13, deux coupes transversales de l'arbre central, correspondantes à la figure 9 et faites la première au niveau d'un des bras râbleurs, la seconde au-dessus des bras.
Figures 14 et 15 la constitution particulière des joints placés au sommet et à la base de-la chambre centrale tournante
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d'un four du type de la figure 1.
Figures 16 et 17, la constitution des joints placés aux orifices de passage des bras râbleurs dans la paroi de la chambre centrale tournante., la figure 16, étant une coupe partielle verticale et la figure 17 une coupe horizontale correspondante.
Le four perfectionné des figures 1 et 2 avec chambre centrale, a la constitution suivante .
Une enveloppe en tôle,1, assise sur poteaux en fer ou maçonnerie,2, contient les soles en réfractaires 4 de forme hélicoïdale.
Cette tôlerie garnie intérieurement de briques réfrac- taires 5, possède à l'extérieur des portes 3 en nombre voulu,
A l'intérieur des soles, dans un grand espace central, une plate-forme 6 supporte, un cylindre en tôle 15 garni extérieurement de briques réfractaires ou calorifuges 16.
Cette plate-forme prolongée par une grosse vis 7 munie de filets 8 au pas de la sole 4, est supportée et équilibrée par l'intermédiaire d'un pivot 68, du roulement à billes 9, du palonnier 10, des câbles 11, des poulies 12, d'un arbre 13 et du contrepoids d'équilibre 14.
Le cylindre en tôle 15 pourvu de regards 17 en nombre suffisant pour visiter, ringarder et nettoyer les soles possè- de également des ouvertures ovales 18 pour le passage des bras 24.
Ces bras, en nombre convenable 3 ou 4 par exemple, sont prolongés par des avant-bras 26, oscillant dans des paliers 30, fixés à des consoles en fer 27.
Ces consoles sont elles-mêmes fixées à une colonne verticale 2 0 reposant et tournant-librement dans le moyeu de
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la plate-forme 6 par l'intermédiaire du pivot 22, les colliers de centrage 2 1 rattachés au cylindre 15, le collier de guidage supérieur 59 tenu dans une charpente assemblée à même sur l'enveloppe extérieure 1 du four.
A l'intérieur de la colonne 20, un axe central 35 sus- pendu à une butée à billes 38 et guidé à la partie inférieure dans un support 36, reçoit des secteurs dentés 39 engrenant avec des pignons 40 calés sur les avant-bras 26.
Les bras reçoivent un mouvement angulaire en même temps qu'une rotation d'une part par le plateau manivelle 48 (Fig.2 et 4) une bielle 49, une crosse 55, une articulation 50, un levier 23 calé sur la colonne 20; d'autre part le plateau mani- velle 51, une bielle 52, une crusse 53, un levier 32, calé sur l'arbre vertical 35.
Les plateaux manivelle 48 et 51 montés sur un même arbre 43 sont actionnés par un moteur électrique 47 à réducteur par roue et vis sans fin 45, un train d'engrenage 46 dont les 2 roues ont des nombres de dents premiers entre eux, c'est-à- dire de façon que toutes les dents de l'une des roues appuient successivement sur toutes les dents de l'autre roue et donnent ainsi la même fatigue et la même usure à toutes les dents de la roue à vis sans fin du réducteur 45.
Les mouvements et courses angulaires des bras sur la sole sont réglés à volonté par les plateaux manivelle 48 & 51 à course variable et par le décalage de ces plateaux l'un par rapport à l'autre.
Les consoles 27 supportent des volets 41 venant glisser sur des renforts 42, fixées sur le cylindre en tôle 15, autour des ouvertures 18.
Des joints d'amiante 43 et 44 entre les bras et avant- bras et entre les volets 41 et les renforts 42, empêchent la
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température élevée de$bras et'de la matière en cours de grilla- ge de pénétrer dans la chambre centrale. Ces joints peuvent être en étoffe d'amiante plissée du genre décrit plus loin pour un joint de sortie de l'arbre central des fours à sole ; hélicoï dale ordinaire (Fig. 9) et représenté figures 16 et 17.
A la partie inférieure du four une couronne dentée 56 reposant sur une couronne d'assise 57 et sur des fers 58 sup- porte un guide 60 muni de clavettes 61 pénètrant dans,les rai- nures verticales 62 de la vis 7.
Une vis sans fin 63 calée sur l'arbre 64 et actionnée par la poulie 65 fait tourner tout l'ensemble mécanique du four.
Un gros écrou 66 fixé sur les fers 58 ou autre support approprié muni de filets correspondants à ceux de la vis 7 supporte cette vis à rainures conjointement avec le contre- poids d'équilibre 14 et transforme le mouvement de rotation imprimé par la vis 7 à la couronne dentée 56 en mouvement hé- licoïdal de pas égal à celui de la sole.
Deux guides 67 le long desquels coulisse le palonnier 10, une collerette 81, à la partie inférieure de l'écrou 5, complotent la guidage avec le collier 59 à la partie inférieure du four.
Des joints hydrauliques ou analogues 69 et 70,assurent l'étanchéité. Ces joints peuvent également être constitués par une cuvette de faible hauteur et une toile d'amiante plis- sée maintenue par un cerclage métallique comme indiqué figures 14 et 15 et semblables au joint décrit plus loin pour la sor- tie d'arbre central du four à sole hélicoïdale, sans chambre centrale (fig.9). Dans la figure 12, le cercle 170 porte des mortaises 169 coulissant verticalement sur glissières 168 qui
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montent et qui descendent. me circulation d'eau est établie dans chaque bras par le tube 71, la colonne 20, le tube ?2 en partie flexible, l'avant-bras 26, le tube 73, l'extrémité des bras et ressort par la busette 74 dans la cuvette 75 pour évacuer finalement par le tube 76 à l'intérieur de la vis 7 vers l'égout.
Un bras usé est remplace très facilement par l'intérieur en débridant au droit du joint 43. Ce démontage est effectué par l'enlèvement de quelques boulons seulement. Les matières à griller arrivent par un distributeur 78 et sortent à la fin du grillage par une trémie spéciale 79.
Des collerettes en fonte spéciale 37 formant joint de sable sont fixées sur le cylindre 15 pour assurer l'étanchéité d'un étage à l'autre le long de la spire et retenir en même temps les briques calorifuges 16.
L'arrêt du moteur des bras pendant le descente est assuré par un interrupteur fin de course 34. Mie tringle 25 munie de 2 butées réglables 28 venant en contact tantôt l'une/ tantôt l'autre avec le support fixe 29 détermine le déplacement de l'interrupteur 34.
A la fin de montée pour l' ensemble, le levier coudé de l'interrupteur 34 vient se placer sous le levier 31 qui coupe le courant. Ce levier est réglé en position pour que les raclettes 19 soient relevées sur l'horizontale pour la période de descente de tout l'ensemble.
A la fin de la descente, l'interrupteur revient à sa position première et rétablit le courant dans le moteur 47, par l'effet de la butée 33 sur le levier coudé de l'interrup- teur 34.
Le fonctionnement du four ese le suivant: si on sup-
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pose tout le système de la plateforme arbre et bras dans la position basse montrée figure 1, la roue dentée 56 actionnée par la vis sans fin 63 tourne lentement dans le sens figuré par la flèche F, elle entraine par les cales 61 et les rainu- res verticales 62, la vis 7 qui tourne en s'élevant suivant le pas de l'hélice, entrainant dans son mouvement hélicoïdal toute la plateforme 6, le cylindre intérieur 15, l'arbre central 20 et les bras, ainsi que tous les mouvements qu'elle supporte.
En même temps le moteur 47 se mettant en marche, l'ar- bre 43 est animé par le plateau manivelle 48, la crosse 55, la bielle 50, le levier 23 d'un mouvement de va-et-vient hori- zontal de l'amplitude que l'on désire.
Simultanément, le plateau manivelle 51 actionnant par la crosse 53, le levier 32, l'arbre vertical 35, les secteurs dentés 39 et 40, donne à chacun des bras un mouvement alter- natif de rotation sur lui-même et le retour en sens inverse d'environ 1/4 de tour.
En donnant à ce mouvement la grandeur voulue combinée avec le mouvement de va-et-vient angulaire horizontal précé- dent on découpe, à l'aide de chaque bras et à chaque tour de l'arbre 43 une tranche de matière à griller sur la sole et on la transporte à une certaine distance dans le sens' de la pente descendante.
Il suffit de caler les deux plateaux manivelle 48 et 51 de façon appropriée l'un par rapport à l'autre.
Ce mouvement de découpage et de transport de la ma- tière se produit de très nombreuses fois pendant que la gran- de plateforme fait un ou plusieurs tours ou fractions de tour.
A ce moment, un débrayage extérieur au four se produit
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et la poulie 65 se met à tourner en sens inverse.
En même temps la tringle 25 met l'interrupteur 34 en contact avec le levier 31 et arrête le mouvement de découpage des tranches de matières à griller, les raclettes des bras étant relevées pour la descente.
Si besoin était, cette position peut être bloquée par un électro de frein sur le moteur. La partie basse des bras étant ainsi relevée et le débrayage extérieur de la poulie 65 se produisant, la plateforme part en descendant, d'un mouvement hélicoïdal en sens inverse et revient au point de départ. A ce moment l'interrupteur revient à sa position première et remet le courant sur le moteur 47, en morne temps qu'un autre débraya- ge change la marche de la couronne dentée.
Tous les mouvements recommencent alors une nouvelle période.
Le refroidissement des bras peut se faire aussi bien par un courant d'air soufflé par un ventilateur que par un courant d'eau.
Enfin dans le cas de minerais peu riches en soufre ou de matières inertes qu'il faut chauffer, on peut réchauffer la sole inférieure par la combustion des gaz d'un foyer ou d'un gazogène dans la chambre 77, sous la sole inférieure, ou direc- tement sur les soles portant la matière.
Grâce au nouveau dispositif de découpage de la couche de minerais en grillage, ce four est simplifié et peut avoir une hauteur moindre que les fours à soles hélicoïdales construits antérieurement. En effet les bras n'ayant plus à se mouvoir verticalement à chaque mouvement de découpage, cet ensemble qui était lourd à manoeuvrer n'a plus besoin d'être équilibré et de plus la hauteur de chacune des soles hélicoïdales, c'est
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-à-dire le pas de l'hélice génératrice de la sole peut être diminué de la valeur du soulèvement précédemment pratiqué, ce qui permet un grillage plus favorable. Par ailleurs, des ner- vures radiales 80 sous les dalles réduisent au minimum la sec- tion de passage des gaz créant ainsi une surchauffe des soles en même temps qu'une meilleure oxydation par brassage des gaz.
Entre deux nervures radiales les gaz sont détendus facilitant la retombée des poussières en suspension. Ces nervures ont éga- lement pour effet de rejeter le courant desgaz vers la périphé- rie, l'obligeant à un plus long cheminement et une meilleure, combustion de la matière.
La vis 11, la plateforme 6 et toutes les pièces qu'elle supporte peuvent, dans certains cas, être équilibrés par de l'eau sous pression arrivant dans un cylindre et sous un pis- ton sous la vis 11. En augmentant par une pompe ou en diminuant par un échappement d'eau approprié la pression sous la vis 7, on peut aussi faire monter ou baisser la chambre centrale du four toute entière par pression d'eau qu'on fait varier par les moyens employés dans les presses hydrauliques avec cylin- dre et piston et qui sont suffisamment connus pour qu'il ne soit pas utile de les décrire.
Les nouveaux dispositifs caractéristiques de l'inven- tion sont également applicables -en totalité ou en partie - aux fours à soles hélicoïdales ne comportant pas de grande chambre cen traie tournante et les figures 5 à 8 d'une part, 9 à 13 d'autre part, montrent deux dispositions constructives un peu différen- tes réalisant cette application, les organes assurant la rotation des bras rableurs sur eux-mêmes pour fractionner la matière en cours de grillage n'étant pas représentés quoiqu'applicablesde la même manière que figures 1 et 2.
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Les figures 5 et 8 montrent le mécanisme placé à la partie supérieure d'un four ainsi perfectionné. Dans ce four les mouvements d'oscillation des bras râbleurs et de l'arbre central produisant le découpage et l'avancement progressif par tranches successives de la matière en traitement peuvent être arrêtés com- plétement par l'arrêt du moteur quand l'ensemble des dents des râbles arrive au point le plus haut du four en utilisant le dis- positif d'ensemble de l'interrupteur de fin de course 34 des figures 1 et 2 décrit ci-dessus en remplaçant simplement les deux butées 28 et l'arrêt 29 par deux touches 85 et un doigt de contact 84.
Cet arrêt s'effectue de la manière suivante .
A l'arrivée à la position finale l'axe 81 (fig.4) porte un levier 82 réglable, semblable au levier 31 des figures 1 et 2, qui tourne avec lui. L'axe 83 est mis en rotation par le levier 84 heurtant sur une touche 85 placée sur la charpente du four près de la couronne 91.
L'axe 83 en tournant pousse l'interrupteur de fin de course 86 par la tringle 87 et met son levier 88 en position d'être attaqué par le levier 82. Celui-ci actionne l'interrupteur 86 et le courant est coupé sur le moteur.
Les positions des leviers 82 et 88 sont réglées pour que le moteur 90 s'arrête à la position convenable, les dents des bras relevées au-dessus de la matière en grillage. Au besoin un électro de frein placé sur l'arbre du moteur 90 faciliterait l'arrêt de ce moteur.
Lorsque la couronne 91 tourne en sens inverse, par l'effet du débrayage 93 ou 94, le levier 84 arrive sur une autre touche 92 analogue à la touche 85, mais dont le filetage est de sens inverse à elle, comme il sera--expliqué plus loin.
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Le levier 84 pousse alors l'axe 83 en sens inverse'.
L'interrupteur de fin de course est attiré en sens inverse égale- ment. Son levier 88 heurte par sa partie basse une autre butée 95 qui le ramène en sens inverse et le courant est remis sur le mo- teur 90. Le mouvement des bras recommence par la remise en marche automatique du moteur 90.
Les touches d'extrémité 85 et 92 fonctionnent de la manière suivante (fig.7.) une étpile 96est engagée dans la den- ture de la couronne 90 et par la rotation de celle-ci fait mon- ter par un pas de vis 97 la touche 85. On règle le nombre des dents de la roue 96 et le pas de la vis 97 pour que la butée 85 ait monté assez haut pour heurter le levier 84 au moment voulu par exemple tous les 280 ou 480 ou toute autre rotation de plusieurs tours si nécessaire. La vis 97 est obligée de s'élever parceque sa rainure 100 est engagée dans la clavette 99 de la douille 98.
L'autre butée 92 est constituée comme la butée 85 mais le filetage de la vis 97 est avec pas à gauche au lieu de pas à droite dans la butée 85. Ainsi la butée 92 est haute quand 85 est' basse et inversement, si bien qu'elles fonctionnent chacune au mo- ment voulu.
L'axe 81 qui provoque les mouvements de découpage de l'arbre et des bras est attaqué par un couple d'engrenage 101 et 102 dont les nombres de dents sont premiers entre eux, ce qui répartit la fatigue de façon tout à fait égale sur toutes les dents de la roue à vis sans fin du réducteur, car les dents qui fatiguent le plus de la roue 101 sont toujours les mêmes et elles appuient successivement et un nombre égal de fois sur toutes les dents de la roue 102 liée invariablement à la roue 103 du réduc- teur à vis sans fin 104. La vis 105 du réducteur 104 est au-des-
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- sus de la roue 103 contrairement à ce qui se passait jusqu'ici.
Ainsi. les démontages de la vis duréducteur sontils très faci- lités.
De plus dans ce four l'amplitude horizontale des oscil- lations des bras est augmentée par l'emploi des leviers supplé- mentaires 106, 107 et 108, le levier 107 pivotant autour de l'axe 109.
La matière en grillage peut ainsi être évacuée plus rapidement et le tonnage du four augmente.
La bascule 110 est munie d'un contrepoids 111 qui équi- libre l'écrou 112, ce qui allège le travail du moteur 90. Elle est attaquée par un vilbrequin 113, d'amplitude réglable au moyen de glissières 129, équilibré lui-même par un contrepoids 114.
Ce vilbrequin remplace l'excentrique précédemment employé. Il est plus léger et donne moins de fatigue aux organes La bascule 110 supporte l'écrou 112 par des biellettes 115 qui laissent toujours l'écrou libre de se bien centrer sans forçage.
Le joint 116 au droit de la sortie de l'arbre des réfrac taires 117 est un joint labyrinthe formé de plusieurs cloisons où les gaz viennent se détendre et sont aspirés par le tuyau 118 qui peut aboutir à un aspirateur ou à une chemise de tirage ou en bas du four lui-même.
Le renversement de marche de la grande couronne dentée se fait dans ce four comme dans le four à grande chambre cen- trale par le moyen suivant :
L'arbre de commande principal 119 porte une roue 120 qui attaque la roue 121, l'arbre 122, la vis sans fin 123 et la roue à vis sans fin 124. Cette dernière porte la touche 125 réglable à volonté qui vient pousser le levier 126, l'arbre 127, la cais- se à boulets 128, laquelle vient faire embrayer l'embrayage à
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friction 94 ou 93, ce qui--renversera le sens de marche de l'ar- bre 119.
Une butée à billes à double effet 129 montée sur l'arbre assure à l'arbre 119 et la vis sans fin 130 l'amortissement des réactions venant de la couronne dentée 91.
Les figures 9 et 10 montrent une variante dans la dis- position et la forme des organes ci-dessus décrits sans modifier toutefois leur combinaison et leurs fonctions. Selon ces figures 9 et 10 :
La couronne dentée 131 porte toujours le moteur 132 le réducteur de vitesse 133, le couple d'engrenage 134 et 135 dont les dents sont en nombres premiers entre eux. Le mouvement de découpage est produit encore par oscillations de l'arbre à rainure 136 (fig.9.) de l'arbre 137 et des bras 138 au moyen des plateaux manivelle 139 et 140, des bielles 141 et 142 (fig.
10) du collier fourche 143 et de la bascule 144. Cette dernière est coudée et tourne autour de l'axe 145 porté aussi par la cou- ronne 131. Le contrepoids 146 équilibre l'écrou 147 suspendu par les biellettes 148.
La vis à rainures 136 est pourvue de larges évidements 149 qui allègent son poids. Elle sert de cuvette de réception d'eau. Elle contient 3 tiges et robinets de réglage d'eau en ligne droite avec les tubes d'alimentation de chaque bras.
L'arbre central est spécialement constitué comme le montrent les figures 9- 11- 12- 13 et ses dispositions sont les suivantes. Il est constitué pour porter 3 bras 138 dans des directions à 120 . Chaque bras est fixé par un tube 150 passant à travers une bague filetée 151' vissée librement dans le bras, l'extrémité de ce tube 150 se vissant dans une petite pièce 151 (fig.11) vissée elle-même dans l'arbre et recevant par sa partie
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supérieure un tube d'alimentation en eau 152 avec robinet de réglage. Dans les angles entre deux bras, l'arbre 153, porte des renforts 154 qui servent à abriter dans des canaux 166 (fig.12) les tubes d'amenée d'eau dans les bras et qui donnent à l'arbre une grande rigidité avec le minimum de poids et de volume.
Une chemise en fonte 155 en un ou plusieurs tronçons superposés entoure l'arbre et le protège. Elle peut se dilater librement,
Le joint de sortie de 'l'arbre central hors des réfrac- taires est formé par une tpile 156 de tissu réfractaire au feu, genre tpile d'amiante plissée, renforcée par fils métalliques au besoin et cerclée en bas d'un anneau 158 portant des fers 159 fixés eux-mêmes à une pièce supérieure 160 entrainée par un ergot 161 coulissant dans la rainure verticale 162 de l'arbre 136, rainure 162 qui sert également au coulissement des clavettes 163. Les pièces 160-159 et 158 suivent donc les mouvements de rotation de l'arbre à rainure 136 et quand l'arbre oscille de droite à gauche, la toile 156 fait seulement ouvrir ou fermer ses plis dans le sens vertical, sans qu'il y ait aucune torsion.
La pièce 160 est libre de tourner sur elle-même quand elle est entrainée par son ergot 161, mais ne s'élève ni s'abaisse vu qu'elle pose son poids sur le cercle en fer en U 164. Ainsi l'é- tanchéité de la toile 156 empêche les gaz de sortir du four.
Dans les fours ainsi perfectionnés qui possèdent trois bras au plus alors que les fours à soles hélicoïdales construits antérieurement comportent tous un nombre de bras plus grand, généralement six, on pourra être amené parfois à établir sur les bras ou sur les râbles qui s'emmanchent habituellement sur ces bras deux ou trois rangées longitudinales de dents réparties à la périphérie avec des directions de faces, des inclinaisons,des nombres et formes de dents pouvant varier de l'une à l'autre
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rangée, obtenant ainsi un brassage équivalent ou meilleur avec les fours perfectionnés à trois bras qu'avec ceux à six bras.
Et même, dans certains fours, le nombre de bras peut être réduit grâce à l'application des présents perfectionnements et en raison de conditions particulières d'emploi, à deux ou même à un seul, et on peut augmenter encore le nombre des rangées longitudinales de dents sur chaque bras ou rable et porter ce nombre à quatre ou cinq par exemple pour produire par chaque bras un brassage de plus en plus grand de la matière.
L'arbre central tout entier y compris sa chemise en fonte est assez petit en diamètre pour pouvoir être sorti tout entier à travers l'écrou 149 et sans rien démonter du mécanisme du four.
La mise en marche et l'arrêt du moteur 132 et de tout le mouvement de piochage se font exactement par les moyens déjà décrits par l'interrupteur de fin de course qui arrête l'arbre et les bras dans la position haute.