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Perfectionnements aux films pour la cinématographie sonore en couleurs naturelles.
La présente invention est relative à des perfection- nements aux films pour la cinématographie sonore en couleurs naturelles.
Dans les films sonores, on enregistre généralement les sons sur une étroite marge du film, ayant préférablement une largeur de 2.5 mm mesurée vers l'intérieur à partir des perforations d'entraînement et s'étendant le long d'un coté du film. Cette marge du film sonore est connue sous le nom de "bande-son".
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Il est essentiel, dans le cas des films sonores en couleurs naturelles, que la bande-son ne porte aucune trace de réseau ou d'écran coloré, ce qui aurait pour résultat de produire des .sons indésirables provenant de la transmission inégale de la lumière par les différents colorants qui consti- tuent les éléments du réseau coloré.
La présente invention a pour but de procurer un film pour la cinématographie sonore en couleurs naturelles, compo-r - tant une bande-son vierge.
Suivant l'invention, on obtient cette bande-son vierge en appliquant d'abord un réseau ou écran coloré sur la largeur entière du film, et en enlevant ensuite ce réseau des parties du film qui sont destinées à constituer la ou les bandes-son, à l'aide d'un dispositif mécanique, un outil racleur par exem- ple.
Après avoir appliqué le réseau ou . écran coloré sur la largeur entière du film, on traite préférablement les par- ties de la surface du film qui sont destinées à constituer la ou les bandes-son à l'aide d'un émollient tel, par exemple, qu'un mélange d'acétate de butyle et d'alcool de diacétone, avant de soumettre le film à l'action du dispositif mécanique destiné à en enlever le réseau ou écran coloré.
L'invention comprend un appareil destiné à créer, par le procédé qu'on vient d'exposer, une ou plusieurs bandes-son vierges sur un film dont la surface porte un réseau ou écran polychrome, cet appareil comportant, en combinaison, une ou plusieurs auges destinées à contenir un émollient tel, par exemple, qu'un mélange d'acétate de butyle et d'alcool de diacétone, des rouleaux dont chacun plonge dans une de ces auges et qui sont destinés à appliquer 1-* émollient aux seules
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parties du film qui sont destinées à constituer les bandes- son, et un dispositif racleur, destiné à enlever le réseau coloré des parties du film auxquelles l'émollient a été ap- pliqué.
Suivant une caractéristique de l'invention, les rou- leaux peuvent comporter des bagues circonférentielles desti- nées à appliquer l'émollient sur le film, en bandes longitu- dinales parallèles.Afin qu'on puisse varier l'écartement en- tre ces bandes parallèles du film auxquelles on applique l'é- mollient,on monte préférablement les bagues en question de manière à ce qu'elles soient réglables dans le sens de la lon- gueur des rouleaux.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la périphérie de chaque bague présente une ou plusieurs gorges circonférentielles étroites, qui tendent à retenir par capil- larité le liquide puisé des auges, et qui assurent ainsi l'ap- plication d'une quantité adéquate d'émollient sur le film.
Dans la forme de réalisation préférée de l'invention, chaque bague est d'une largeur égale au double de celle que doit avoir la bande-son d'un film normal (cette largeur compre- nant la distance entre les bords intérieurs des perforations d'entrainement et le bord adjacent du film)., et l'écartement entre ces bagues mesuré de centre à centre, est égal au double de la largeur d'un film normal, plus un excédent suffisant pour compenser la contraction latérale du film au cpurs de l'opéra- tion subséquente, qui consiste à appliquer sur le film un substratum et une émulsion.
L'appareil suivant l'invention comprend aussi des rouleaux de guidage du film, situés entre les rouleaux coopé- rant avec les auges contenant l'émollient, ces rouleaux de gui- dage présentant des gorges circonférentielles disposées, dans le
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but spécifiée en regard des partie du film auxquelles l'émol- lient a été appliqué.
Le dispositif racleur est de préférence actionné po- sitivement,dans le sens opposé à celui du déplacement du film, à une vitesse périphérique de 30 mètres par minute en- viron par rapport au film.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on dispose chaque lame du dispositif racleur entre deux pièces intercalaires, sur lesquelles le fil repose en passant à tra- vers le dispositif, les lames s'étendant légèrement au delà du plan de ces pièces intercalaires, de manière à attaquer la surface du film.
L'invention comprend, en combinaison avec le dispo- sitif racle=, deux rouleaux de guidage, comportant préféra- blement des gorges circonférentielles destinées à venir en regard des parties amollies du film et montés de manière à permettre qu'on puisse en modifier l'écartement, afin de ré- gler la durée du contact entre le film et le dispositif ra- cleur.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, après avoir passé sur le dispositif racleur, lefilm vient en prise avec un rouleau d'entraînement établi, par exemplede manière à coopérer avec les perforations d'entraînement des bords du film, et susceptible d'entraîner le film à travers l'appareil à une vitesse de 3 mètres par minutes environ.
L'invention s'étend également aux films destinés à la production de films sonores en couleurs naturelles et ob- tenus par le procédé spécial décrit et revendiqué ci-après.
On décrira maintenant plus en détail et à titre d'exemple une forme de réalisation de l'invention, avec référence aux des:-
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sins schématiques annexés, desquels:
Fig. 1 représente une élévation de côté de l'appa- reil suivant l'invention;
Fig. 2 en est une vue en plan.
Fig. 3 est une vue en coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne 3-3 de Fig. 1, dans le sens des flèches;
Fig. 4 est aussi une vue en coupe, à plus grande é- chelle, suivant la ligne 4-4 de Fig. 1, dans le sens des flè- ches; Fig. 5 est une vue en coupe du dispositif racleur, et
Fig. 6 est une vue à plus grande échelle du dispositif racleur et des rouleaux de guidage du film coopérant avec lui.
Les chiffres de référence désignent les mêmes éléments sur toutes les figures.
Le film 6, qui est préférablement une pellicule à l'acétate de cellulose sur laquelle un réseau polychrome a été appliqué suivant le procédé faisant l'objet du brevet anglais n . 322.432, se déroule d'une bobine 8. Celle-ci com- porte un frein à friction à commande par ressort 9, destiné à empêcher le film de se dérouler trop rapidement.
Le film passe d'abord sur une série de rouleaux de guidage 7 et de rouleaux amollisseurs 10. Ces derniers tournent dans des auges 12 contenant un émollient, qui consiste préfé- rablement en un mélange d'acétate de butyle et d'alcool de diacétone, dilué à la concentration voulue à l'aide d'alcool.
On peut éventuellement ajouter de l'acétone à la solution. Les rouleaux amollisseurs sont munis de plusieurs bagues 13, qui plongent dans la solution émolliente et appliquent celle-ci sur le film, en une série de bandes longitudinales parallèles.
Pour plus de simplicité, on n'a représenté sur les
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figures que trois bagues 13 pour chaque rouleau amollisseur mais, en pratique, lorsqu'il s'agit de traiter une bande de pellicule de largeur normale, c'est-à-dire 525 m/m environ, on munit généralement chacun de ces rouleaux de sept de ces bagues. Les bagues 13 présentent d'étroites gorges cir- conférentielles 14 qui tendent µretenir, par capillarité, le liquide puisé dans les auges 12 et qui assurent ainsi une application d'une quantité adéquate d'émollient sur le film.
Chacun des rouleaux de guidage 7 comporte des gorges 15, dont la largeur correspond à celle des bagues 13, de sorte que les parties du film qui sont enduites d'émollient ne viennent pas en contact avec les rouleaux de guidage.
Après avoir passé sur trois rouleaux amollisseurs 10, le film arrive au dispositif racleur 11. Celui-ci comprend un cylindre rotatif 18, autour de la périphérie duquel sont fixées plusieurs séries de lames 16. Chaque série de lames est si- tuée entre des pièces intercalaires 17, qui supportent le film pendant son passage au-dessus du dispositif,racleur. Ce dernier est actionné positivement de manière à tourner dans le sens opposé à celui du déplacement du film. Une vitesse relative de 30 mètres par minute entre les lames et le film donne de bons résultats. On fixe les lames 16 de manière à, ce qu'elles dépassent légèrement les pièces intercalaires 17 (Fig.5).
Bien entendu, on dispose ces lames 16 de manière à les faire coïncider avec les parties du film auxquelles l'é- mollient a été appliqué à l'aide des rouleaux 10. Ces lames 16 raclent donc la couche de collodion et le réseau coloré qu'elle contient, et la détachent du film en une série de ban- des longitudinales parallèles, dont la largeur correspond à celle des bagues 13 des rouleaux amollisseurs 10.
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Deux rouleaux de guidage 23, 24, analogues aux rou- leaux de guidage 7, maintiennent le film 6 tendu contre les lames du dispositif racleur 11. Les lames 16a, contre les- quelles le film porte au cours de son passage sur le dispositif racleur, se plient en arrière (Fig.6) de manière que leurs arètes viennent juste affleurer le bord de la pièce interca- laire 17. On obtient de cette manière une pression constante pendant le raclage de la couche de collodion et du réseau du support du film, sans risquer de déchirer ou d'endommager ce dernier.
Afin de pouvoir régler convenablement la durée du conct entre les lames et le film, et d'assurer ainsi le raclage optimum, on ménage plusieurs trous a - f dans le pan- neau 25 sur lequel les rouleaux 23, 24 sont montés. En mon- tant ces rouleaux dans des trous différents, on peut modifier la durée du contact entre le film et le dispositif racleur., cette durée étant à son maximum lorsque les rouleaux sont le plus rapprochés l'un de l'autre, en 1 et e par exemple, et à son minimum lorsqu'ils sont le plus écartés, en a et g, par exemple.
Après avoir quitté le dispositif racleur 11, le film présente l'aspect d'une série de bandes parallèles, portant le réseau coloré, séparées par des bandes-son vierges, plus étroites. Il passe sur d'autres rouleaux de guidage, puis sur le rouleau d'entraînement 20,qui peut éventuellement compor- ter des saillies susceptibles de venir en prise avec des per- forations correspondantes dans la marge du film, et s'enroule finalement sur la bobine envideuse 21.
Le rouleau d'entraînement 20 est relié à l'aide d'une transmission 22 aux rouleaux amolliseeurs 10 (Fig.2), et on le règle avantageusement de manière à ce qu'il déplace le film @
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à travers l'appareil à une vitesse de 5 mètres par minute, approximativement.
Il est avantageux que la largeur des bagues 13 soit le double de celle de la bande-son requise dans le cas d'un film de largeur normale, et que la distance séparant les bagues adjacentes soit égale, de centre à centre, au double de la lar- geur d'un film normal, c'est-à-dire de 69,8 m/m environ.
On divise alors le film en plusieurs bandes de lar- geur normale, dont chacune comporte le long de sa marge une bande-son vierge, en découpant le film suivant les lignes mé- dianes des bandes-son vierges et des parties situées entre celles-ci, qui portent le réseau polychrome.
Il est préférable de monter les bagues 13 sur les rou- leaux 10 de manière réglable, afin de pouvoir tenir compte de la contraction latérale du film pendant qu'on lui applique son substratum et son émulsion. La contraction latérale, qui se produit au cours de ces opérations, atteint environ 0.5%, mais varie suivant les caractéristiques de la pellicule. Pour tenir compte de cette contraction, il y a donc lieu de prévoir un écartement de 70.15 m/m environ, entre les bagues adjacentes.
Il est évident que de peitites irrégularités, ou un certain manque de précision, dans le bord séparant la bande- son de la partie du film qui porte le réseau polychrome, n'en- traînent pas d'inconvénients graves, étant donné que, lorsqu'on enregistre les sons sur la bande-son, on utilise un cache destiné à donner à cette bande un bord net et bien défini et à protéger la partie du film qui porte le réseau polychrome contre l'effet de la lumière. La clarté ou la netteté de la projection en couleurs, sur l'écran, ne souffrent pas apprécia- blement du fait que le bord de la partie du film qui porte l'écran polychrome présente de petites irrégularités.
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