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PERFECTIONNEMENTS AUX LAPIDAIRES
La fabrication des carreaux genre Il granito " nécessite un outillage assez important, parmi lequel le lapidaire occupe le plus grand rôle, puisque c'est à l'aide de cette machine que s'opère le meulage des surf aces, dont la perfection est un facteur de premier ordre, surtout en ce qui concerne la réalisation d'un plan parfait.
Jusqu'à présent on s'est contenté de lapidaires ordinaires.
Ces machines consistent essentiellement en un disque en fonte, exactement plané au tour, qui est mis en rotation dans un plan horizontal par des harnais d'engrenages.. On fait couler sur le disque de l'eau entrainant du sable et l'on pose les pièces à meuler sur le disque. L'opération de meulage dure de 24a 26'.
Mais, en même temps que s'usent les surfaces des objets à
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traiter, il se produit une usure notable du lapidaire, ce qui s'explique facilement par le fait que les objets à meuler sont placés à une distance fixe du centre, ce qui amène bientôt des inégalités dans le plan du lapidaire et, par conséquent, dans l'exactitude du plan de la surface meulée.
D'autre part, un grave inconvénient réside dans le fait que les objets à meuler ne peuvent évidemment pas déborder hors du lapidaire et que le bord.' de celui-ci est sujet à une usure bien moindre que d'autres parties suibissant un travail plus intense.
L'expérience confirme d'ailleurs qu'avec les lapidaires, tels qu'ils sont connus actuellement, la perfection du plan meulé lais- se à désirer au bout de quelques heures de travail. Si les premiers objets sont absolument plans, de manière à s'ajuster parfaitement sur toute l'étendue de leur surface quand on les place face à face et qu'ils " collent " il n'en est plus de même des objets meulés 2 ou 3 jours après et, par plus forte raison 2 ou 3 semaines plus tard. Les surfaces deviennent convexes et gauches et, enfin, la production est/défectueuse.que la plupart des carreaux doit être rebutée. On peut estimer à 3 ou 4 % le nombre de carreaux parfai- tement plans. Tout le reste ne l'est plus et devient progressive- ment plus mauvais. Le fabricant est donc obligé de recourir au tournage du lapidaire.
De ce qui précède, il résulte immédiatement que la fabrica- tion de pièces parfaitement planes est très coûteuse. Le lapidaire diminue de poids à force d'être aminci par des passes de tournage successives. Pendant ce travail de rectitication la production est arrêtée. Entre une opération de rectification et la suivante ( par exemple une fois par mois) un minime pourcentage de pièces est parfaitement plan.
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But de la présente invention est un perfectionnement très simple, mais fort utile, à apporter à l'exécution du lapidaire.
Il consiste dans l'ajoute d'un organe qui force les objets à meuler à se déplacer périodiquement, par un mouvement continuel de va-et-vient, relativement au centre du disque tournant. En d'autres termes, l'organe complémentaire ( objet de la présente invention) mène la couche de pièces à meuler et les oblige à occuper sans arrêt, des positions différentes, se répétant à chaque cycle, par rapport au lapidaire et ceci a pour effet immé- diat une répartition homogène de l'eau et du sable déversés sur le disque.
De plus, les objets à meuler débordent périodiquement par- delà le bord extérieur du lapidaire, aussi bien que du bord inté- rieur, de telle façon que la partie saillante planée du disque est soumise à une usure parfaitement uniforme.
L'expérience a démontré d'une façon indiscutable que les pièces à meuler deviennent toutes parfaitement planes et collent par simple adhérence de leurs surfaces polies mises en contact.
De plus, l'opération de meulage peut être accélérée et ne dure que 16'minutes environ. Enfin, le lapidaire ne s'use que très peu et d'une façon régulière. Cette dernière circonstance est très importante, parce que la rectification du disque devient superflue et qu'il y a gain de temps et augmentation notable de la production.
Il est à remarquer que les lapidaires usuels commandés par engrenages sont exposés à subir des avaries d'ordre mécanique, lorsque la quantité d'eau entrainant le sable vient à diminuer et que le sable forme pâte. A ce moment, la puissance absorbée par les frottements devient tellement grande, que le disque s'arrête et provoque des chocs dangereux sur les dentures.
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Le lapidaire décrit est, pour ce motif, mû par courroie. En cas d'arrêt brusque provoqué par la cause signalée, la courroie saute et la machine n'en subit aucun mal.
La Fig. 1 montre à titre d'exemple non limitatif et sous forme de simple schéma, un mode d'exécution du lapidaire perfec- tionné formant l'objet de la présente invention. Pour la facilité de la description un seul côté de la machine est complet. Dans la Fig 1, 1 représente le lapidaire qui tourne par exemple, dans le sens de la flèche 2 autour du pivot 3.
Un arbre vertical 4, commandé par l'arbre du lapidaire selon un rapport de vitesse convenable, est muni d'un excentrique 5 qui attaque, à son tour, un demi-collier 6 en forme d'arc de cercle, sur lequel viennent prendre appui les objets à meuler posés sur le lapidaire et qui sont pressés contre cette buttée par suite de l'entrainement du disque, tandis qu'un écran 7 empèche les objets d'être entrainés vers la droite, selon les flèches 10.
A l'autre extrémité 8 du demi-collier 6 se trouve une bouton- nière guidée par un pivot 9.
(3' est ce collier et son mouvement qui forment les caracté- ristiques essentielles de l'invention. On voit que la trajectoire au point 9 est représentée par la course de va et vient A et que, au point de commande, le déplacement du collier est un cercle de diamètre A' = A. Selon l'idée d'invention, ce collier permet aux objets qu'il mène de déborder alternativement sur les bords externe et interne du plan du lapidaire, de manière à affecter également toutes la surface active du disque.
Le mouvement du demi-collier peut naturellement être obtenu de toute autre manière, par exemple par deux excentriques ( un à chaque extrémité) ou par des cames, ou des leviers quelconques
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convenablement disposés. L'essentiel est que les objets 11 ne restent pas stationnaires et soient forcés de suivre les dépla- cements que leur impose le demi-collier mobile. u'est ce déplacement avec les débordements successif de part et d'autre qui est cause d'une répartition régulière de la couche de sable et d'eau et de la suppression pour ainsi dire radicale de l'usure du disque du lapidaire. De plus, les grains de dureté différente se trouvant à la surface des pièces à polir ne restent jamais à la même place sur le disque et ne peuvent user de préfé- rence certaines parties de la surface active.
La pratique a absolument confirmé les résultats exposés dans ce qui précède et il est désormais prouvé que les objets traités à l'aide du lapidaire décrit sont parfaitement plans, même après plusieurs mois de travail continuel de la machine. Par conséquent le dispositif décrit représente un avantage technique nouveau très marqué, qui permet d'économiser du temps, de la main-d'oeuvre et de produire à un prix normal une marchandise absolument parfaite, contrairement à ce qu'il est possible d'obtenir avec les lapidaires ordinaires. deux
Au lieu de demi-colliers, on peut prévoir un nombre plus grand de secteurs mobiles, 3, 4, etc... par exemple.
De même, les objets à meuler peuvent être disposés selon des rayons et à cet effet, on peut les séparer par des entretoises en bois ou autre. Cette disposition rayonnante n'a aucune influence nuisible sur la capacité du lapidaire, mais elle est favorable à une production parfaite.