BE384659A - - Google Patents

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BE384659A
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  • Aiming, Guidance, Guns With A Light Source, Armor, Camouflage, And Targets (AREA)

Description


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  Appareil pour le tir contre objectifs aériens. 



   L'appareil qui fait l'objet de la présente in- vention a pour but la détermination continue des éléments nécessaires au tir des bouches à feu contre objectifs aériens, en admettant les hypothèses qui suivent. 



   L'altitude et la vitesse de l'objectif en gran- deur et en direction sont supposées connues, par des pro- cédés en dehors de l'invention, et transmises par des moyens quelconques connus, à l'appareil objet de l'invention qui sera désigné dans la suite par l'expression "l'appareil". 



   Ces éléments sont en outre supposés constants pendant le temps qui s'écoule entre la détermination de l'évent et l'éclatement du projectile, s'il s'agit de tir fusant, ou pendant la durée du trajet, s'il s'agit de tir percutant. 

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   Enfin, on suppose que le site et l'azimut de l'objectif, déterminés par visée continue, en dehors de l'invention sont transmis mécaniquement ou autrement, mais d'une façon continue, à l'appareil. 



   En particulier, l'organe de visée peut être un altimètre monostatique, constamment tenu pointé sur l'ob- jectif, et organisé pour fournir, outre l'altitude, la grandeur et la direction de la vitesse de l'objectif. 



   Il est bien évident d'ailleurs qu'en rendant l'appareil, objet de l'invention, mobile autour d'un axe vertical et en le munissant de lunettes et de commandes appropriées, il peut enregistrer lui-même le site et   l'azimut   de   l'objectif  par pointage direct. 



   La description ci-après s'applique spécialement      au cas où l'appareil reçoit le site et l'azimut, d'une source extérieure. Dans ce cas, il ne tourne pas en azimut et repose sur un support fixe quelconque, non représenté. 



   Cette disposition permet un appareil simple et léger et d'une manoeuvre facile. 



   L'appareil qui fait l'objet de l'invention doit fournir, pour répondre au but proposé : l'azimut, l'incli- naison et l'évent convenant à la position qu'occupera l'objectif à l'instant prévu pour l'arrivée du projectile. 



   Les deux derniers éléments sont obtenus par abaques en fonction de la distance horizontale de l'objec- tif et de son altitude, et la présente invention anotam- ment pour objet les procédés employés pour déterminer cette distance horizontale. 



   Il y a lieu de distinguer deux distances hori- zontales : en premier lieu celle de l'objectif au moment de la détermination des éléments, ou, ce qui revient au même, du départ du coup, en second lieu, celle de l'objec- tif à l'arrivée du projectile. 

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   En outre, il y a lieu de remarquer que la dis- ' tande horizontale qui sert à déterminer l'évent, devra être modifiée, pour tenir compte du fait que le   projectild   ne peut partir qu'un certain temps t, dit temps mort, après la détermination de l'évent. 



   Soient (figure 1)a l'appareil,   9 la   bouche à feu à diriger, bo la projection horizontale du but au moment du départ du coup, b sa position à l'arrivée du projectile, h l'altitude du but, V sa vitesse, T la durée du trajet du projectile. 



   Les éléments du tir de la bouche à feu c seront déterminés, en fonction de l'altitude h, si l'on connaît la distance horizontale c b. 



   On voit qu'on peut obtenir celle-ci en construi- sant le vecteur a b et en déplaçant son extrémité b paral- lèlement à c a, d'une longueur b b1   = c a   =   1.   (Le vecteur c a pourra être par la suite désigné sous le nom de base). 



  Il est clair que ab1 ainsi obtenu a même direction et même longueur que cb. 



   Pour obtenir ab il suffit de déterminer abo et de construire le triangle abob . 



   Or, dans les hypothèses faites, tous les éléments de construction de ce triangle sont connus. 



   En effet, a bo est dirigé suivant l'azimut du   but au moment du départ du coup ; azimut est supposé   obtenu par visée, et transmis d'une manière continue à l'appareil. La longueur de a bo est déterminée par le site du but, également transmis à l'appareil, et par son altitude supposée connue. Cette détermination est décrite ci-après. 



   D'autre part, bo b est dirigé suivant la vitesse du but, supposée déterminée et sa longueur est égale à V T. 



  Or, V est connu, par hypothèse. Quant à T, il est déter- miné en fonction de h lorsqu'on connaît ab. 

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   On montrera par la suite que l'on peut   déter-   miner d'une manière continue et simultanée le vecteur a b et le produit V T correspondant. 



   La présente invention est caractérisée notam- ment par le procédé employé pour déterminer la distance horizontale au départ du coup a bo; par le procédé employé pour réaliser le produit V T; par le mode de re-   production du triangle a bo b ; le mode de réalisa-   tion du vecteur a bl. 



   En outre, lorsqu'il y a du vent, on sait que l'action du vent sur le projectile est sensiblement pro- portionnelle à la vitesse du vent et à la durée du trajet. 



   La présente invention comporte divers procédés caracté-   ristiques   pour tenir compte de cette action. 



   1.- Détermination continue de la distance horizontale de   l'objectif   a bo. 



   La figure 2 représente le dispositif employé, caractéristique de l'invention sur ce point. 



   M est un mobile tournant autour de l'axe 01 et lié au mouvement de site d'une manière quelconque, mais de telle sorte que la rotation de ce mobile soit propor- tionnelle au site, supposé transmis à l'appareil d'une manière continue. 



   Ce mobile M porte un index I. 



   Sur le même axe que ce mobile peut tourner une aiguille a, solidaire d'un engrenage e; commandé par un second engrenage E avec une multiplication égale à celle qui existe entre le site et le mobile M. Il s'en suit que   l'engrenage E   tourne exactement du site, si l'on s'attache " à maintenir constamment l'aiguille a sur le repère   I;   supposé convenablement tracé. 



   L'engrenage E,dont le centre est 0,2 est solidaire d'une alidade A à rainure R. 

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   Suivant un procédé bien connu, on commande cette alidade par l'ergot E d'un écrou El, monté sur la vis V1, Celle-ci est   elle-même   fixée à l'écrou E2   d'une   vis V2. La vis V2 serait par construction parallèle à l'alidade A au site zéro et la vis V2 est perpendiculaire à V1. 



   On déplace l'écrou E1 de telle sorte que la distance de 02 à la parallèle à la vis V2 passant par B soit proportionnelle à h, altitude de l'objectif dont le site est reproduit par M. Puis, en agissant sur le volant M2, l'aiguille a est mise en coïncidence avec l'index I. 



  Il est clair qu'à ce moment,   la.distance   de o2 à B, comptée parallèlement à V2, est proportionnelle à la distance hori- zontale de l'objectif. Cette distance peut donc être en- registrée et transmise par liaison mécanique quelconque avec la vis   V2.   



   Le   déplacement   de l'écrou El est commandé par action directe ou par engrenages non figurés, sur le bou- ton Ml ou analogue. 



    @   
La caractéristique de la présente invention est la combinaison du mécanisme d'alidade qui vient d'être décrit, avec un répétiteur mécanique du site, sans poin- tage direct sur l'objectif et permettant à l'aide d'une multiplication dans la répétition du site, d'amplifier autant que l'on désire, les variations de celui-ci, dans le but de faciliter et de rendre plus précise la déter- mination de la distance horizontale. 



   Variante (figure 3) - Suivant une variante de l'in- vention, la distance horizontale abo peut aussi être ob- tenue au moyen d'un mobile C tournant autour de son axe x'x en fonction du site s transmis et portant des courbes d'égale altitude. Ces courbes sont telles que lorsqu'on amène un index I, déplacé à la main le long d'une géné- 

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 ratrice du mobile C, sur la courbe correspondant à l'al- titude de l'objectif, le déplacement donné à cet index est proportionnel à la distance horizontale qui résulte du site et de l'altitude enregistrée. 



   L'index I est lié à l'écrou d'une   vis V   comman- dée à main par volant M. Il est clair que le mouvement de la vis V est ainsi proportionnel à la distance horizontale a bo, et qu'il peut être transmis à tel organe de l'appa- reil que l'on veut. 



   2.- Réalisation du produit VT et d'un déplacement proportionnel. 



   T est obtenu par abaque,' en fonction de l'alti- tude et de la distance horizontale de l'objectif à l'arri- vée du projectile. La figure 4 montre la ,réalisation de T et de V T. 



   L'abaque donnant T est constitué par des courbes d'égale altitude tracées sur un mobile, par exemple, un cylindre C, tournant autour d'un axe 0, et représenté en coupe. 



   Le long d'une génératrice de ce cylindre se dé- place, proportionnellement à la distance horizontale de l'objectif à l'arrivée du coup, un second mobile, par exemple un index I. Une réalisation du   replacement   de cet index sera décrite plus loin. 



   Les courbes d'égale altitude sont tracées de telle façon que la rotation du cylindre C nécessaire pour amener devant l'index I la courbe correspondant à   l'alti-   tude donnée, soit proportionnelle à une échelle constante, à la durée du trajet d'un projectile qui éclaterait au point défini par l'altitude marquée et à la distance hori- zontale enregistrée par l'index I. 



   La rotation du 'cylindre C est commandée par un câble ou ruban R, s'enroulant sur une poulie P solidaire 

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 du cylindre et munie d'un ressort de rappel non figuré. 



   Il en résulte que le déplacement du ruban R est aussi pro- portionnel à la durée du trajet. 



   Le câble ou ruban R est fixé à son autre extré- mité a à une alidade A tournant autour d'un axe o1 
Cette alidade munie d'une rainure rectiligne El est conduite par l'ergot B de l'écrou El d'une vis v1, paral- lèle au câble R. 



   La vis Vl est montée sur un chariot Ci dont les deux extrémités forment écrous sur deux vis v2 V3 parallèles entre elles et perpendiculaires à V1, 
Ces vis sont reliées par,une chaîne Galle C2 ou équivalent. 



   La vis V1 peut être commandée à main par la mani- velle M actionnant la tige t parallèle aux vis V2 V3, et sur laquelle se déplace un pignon à clavette coulissante p1, conduit par le doigt D du chariot C1 et engrenant avec le pignon p2 claveté en bout de la vis Vl. 



   Le mouvement de la tige t, qui peut être transmis à une partie quelconque de l'appareil est proportionnel au déplacement de l'écrou El sur sa vis. Celui du ruban R est proportionnel à T comme on l'a vu. Si l'on donne aux vis V2 V3 un mouvement proportionnel à la vitesse V, grâce par exemple à une graduation appropriée, et non figurée, où l'on reporte le chiffre annoncé pour cette vitesse, les triangles semblables de la figure montrent que, lorsque l'index I sera sur la courbe d'altitude commandée, le déplacement de E1, donc de la tige t, sera proportionnel au produit V T cherché. 



   En résumé, on actionne la manivelle M jusqu'à ce que la courbe d'altitude commandée du cylindre C se présente devant l'index I. La vitesse V étant supposée marquée d'autre part, le mouvement de la manivelle M sera constamment proportionnel au produit V T et pourra être transmis à tel àrgane que l'on voudra. La manoeuvre pour 

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 matérialiser V T se réduit à faire suivre une courbe d'altitude par un index. 



   3.- Construction du triangle a b bo de la figure 1. 



   La figure 5 montre cette réalisation. Sur cette figure, le triangle a b b g de la figure 1 est représenté par les mêmes lettres, a b est matérialisé par le dépla- cement d'un ergot b dans la rainure rectiligne d'une ali- dade   A   pivotant autour d'un axe a. b bo est matérialisé par le déplacement d'un écrou E d'une vis V, dont le support S pivote autour de bo. 



   On donne à bob une longueur proportionnelle à V T, en agissant par engrenages E1, E2 sur la vis V. 



  L'axe de l'engrenage E2 passe par   l'axe de   pivotement du support S. 



   Le mouvement de pivotement en question est obte- nu par la roue dentée E5 solidaire du support S de la vis V et commandée par l'engrenage E6. 



   Celui-ci est actionné à clavette coulissante, par l'arbre A1. Il coulisse grâce aux taquets T1 T2 fixés au support C. A1 est solidaire d'un des planétaires du différentiel D1. L'autre planétaire est commandé par la manivelle M et tourne suivant l'angle de la vitesse avec l'origine des   asimuts.   Cet 'angle, obtenu en dehors de l'invention, est simplement enregistré, au moyen d'une, graduation, par un index lié au mouvement du volant M. 



  Ces détails ne sont pas figurés. 



   Les satellites du différentiel D1 sont mûs par l'arbre A2 qui reçoit de l'extérieur le mouvement en azi- mut, et le leur transmet par pignons E7, E8. 



   Les relations entre les engrenages étant conve- nablement choisies, le bras bob tournera de l'angle de la vitesse par rapport à la projection horizontale de la ligne de visée. 

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   Le mouvement V T réalisé antérieurement, ainsi qu'il a été décrit, est transmis mécaniquement, par une liaison quelconque non représentée, à un arbre A3, '-Celui-ci actionne l'un des planétaires d'un différentiel D2. L'au- tre planétaire est relié par pignons E3 E4 à l'engrenage E2 qui commande la vis V. 



   Les satellites sont reliés, par exemple par vis V1 et roue dentée R1, pignons Eg, E10, à l'arbre A1. 



   Cette liaison a pour but que la transmission du mouvement V T à la vis V ne soit pas influencée par la rotation du support de celle-ci. Le différentiel D2 est, à cet effet, construit pour détruire sur l'arbre A3, le mouvement reçu par E1, du fait de la rotation du support S, autour de bo, sous l'action de l'arbre A1. Il est clair que cette compensation de mouvements est toujours possible en choisissant comme il convient les divers engrenages mis en oeuvre. 



   D'autre part, le côté a bo du triangle a b bo est constamment t,enu proportionnel à la distance horizontale de l'objectif, par les dispositions suivantes : 
L'axe de pivotement bo du support S est articulé dans le chariot C, dont les extrémités forment écrous de deux vis parallèles a bo. V2, V3. reliées par une chaîne Galle ci ou un équivalent. 



   Ces vis sont reliées mécaniquement par une liaison quelconque au mouvement dela figure 2 ou de la figure 3, qui matérialise la distance horizontale a bo. 



   Sur la figure 5, on s'est placé dans le cas où, suivant la variante correspondant à la figure 3, la dis- tance horizontale est obtenue au moyen d'une abaque de couches d'égales altitudes, tracée sur un cylindre tournant en site. 



   C2 (figure 5) est le cylindre portant les courbes 

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 d'altitude, I est un index, porté par le chariot C, qu'on maintient sur la courbe de l'altitude commandée. 



   Ce cylindre C2 tourne proportionnellement au site reçu de l'extérieur, transmis par une liaison quelconque non représentée, 
M1 est la manivelle de commande des vis V2 et V3. 



   En   définitive,   il est clair que 
Si l'on agit sur la manivelle Mi, de manière à maintenir l'index I sur la courbe h commandée, on aura donné à a bo la valeur de la distance horizontale de l'objectif. (Voir figure 3 et description correspondante). 



  Si l'on agit sur la manivelle M pour enregistrer la direc- tion de la vitesse commandée et en supposant par ailleurs le   mécanisme   V T, décrit paragraphe 2, tenu à jour, on aura donné à b o b la longueur et l'orientation du côté correspondant du triangle de la figure 1. 



   Par suite, le triangle a bo b de cette figure est ainsi reproduit et a b représente, en grandeur et en direction, la distance horizontale qu'aura l'objectif à l'arrivée du projectile, au bout du temps T et dans les hypothèses prévues. 



     4.-   Détermination de l'azimut   à   l'arrivée du coup. 



   Il est évident que l'on pourra lire cet azimut sur un plateau gradué P pprtant un engrenage Ell commandé en azimut par l'engrenage   E12   de l'arbre recevant l'azimut.A2. 



   Il est clair également que l'azimut à l'arrivée du coup pourra être transmis à la bouche à feu par telle transmission connue que l'on voudra, pourvu que les organes de cette transmission soient reliés mécaniquement, d'une part au plateau P ou à sa commande, et,différentiellement, à l'alidade A, d'autre part: 

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5.- Détermination de la distance horizontale à l'arri- vée du coup. 



   Il suffit d'attacher à l'ergot b un câble ou équivalent R passant sur une poulie P1 solidaire de l'ali- dade A et dont la jante soit tangente à l'axe de rotation a de cette alidade. 



   Le câble peut ainsi être envoyé suivant   l'axe a   vers un point quelconque de l'appareil, pour s'attacher finalement, après un circuit quelconque sur des poulies, à un tambour de rappel à ressort. On fixe sur ce cible aux points voulus des index dont le déplacement se trouve être proportionnel à la distance horizontale à l'arrivée du coup. L'index I de la figure 4 est un de ces index. 



   On voit ainsi comment est obtenue la durée du trajet T, simultanément avec la distance horizontale qui lui correspond. La manoeuvre de tout l'appareil étant conti- nue, au bout de quelques instants, toutes les détermina- tions sont également continues et simultanées. 



   6. - Détermination de l'inclinaison correspondant à la position de l'objectif à l'arrivée du coup. 



   Cette inclinaison est considérée comme fonction de la distance horizontale correspondante a b et de l'al- titude. 



   Par suite, on l'obtient de la même manière que la durée du trajet T, au moyen d'un mobile portant un abaque, et d'un index lié au câble mû en distance horizon- tale, comme dit ci-dessus. 



   Mais dans le cas de l'inclinaison, on peut en- visager plusieurs variantes. alle mobile porte des courbes d'égales altitudes, tel- les que la rotation de ce mobile, mû à la main, soit pro- portionnelle à   l'inclinaison.   Cette rotation peut être enregistrée par un tambour gradué où l'on peut la lire, ou 

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 elle peut commander par liaison mécanique les organes d'une transmission à distance, allant à la bouche à feu. b) le mobile tourne proportionnellement à l'altitude, qui est alors enregistrée sur unegraduation et les cour- bes sont graduées suivant la valeur de l'inclinaison, qui est alors lue directement sur ces courbes. 



   Toutes   &es   variantes peuvent être évidemment réalisées dans   l'invention.   



     N.B.-   Il est des cas, où l'on préfère utiliser, au lieu de l'inclinaison, le site de la position de l'objectif à l'arrivée du coup. La bouche à feu transforme elle-même ce site en inclinaison. 



   Il va de soi que les mêmes dispositifs peuvent être gradués en site au lieu de l'inclinaison correspon- dante, ou le transmettre de la manière qui vient   d'être   décrite pour l'inclinaison. 



   7.- Détermination de l'évent. 



   L'évent, au moment où il est déterminé, ne peut être immédiatement utilisé. Il faut tenir compte d'un temps mort t, déjà signalé. 



   Dans la présente invention, on tient compte de ce temps mort en ajoutant à la distance horizontale à l'arrivée du coup, obtenue comme il vient d'être dit, une quantité proportionnelle au produit du temps mort par la projection de la vitesse de l'objectif sur le plan de visée, augmenté d'une fraction du carré de ce produit. 



   Cette addition se fait différentiellement sur le câble enregistrant la distance horizontale à l'arrivée du coup, Un index, lié à ce câble, après l'addition de mouvement, détermine l'évent, à l'aide de l'altitude. 



   En particulier, on emploie le système de la figure 6. 



   R est le câble ou équivalent se déplaçant en 

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 distance horizontale. C est un mobile, par exemple, un cylindre qui tourne à la main proportionnellement à l'é- vent, grâce à des courbes d'égales altitudes h que l'on maintient sur l'index I fixé au câble R. Celui-ci s'en- roule sur le tambour à ressort T et passe sur la poulie P d'un levier L articulé en o. 



   Si l'on donne de petits déplacements à ce le- vier L, il est évident que l'index I sera déplacé indé- pendamment de son mouvement d'entraînement en distance horizontale par le câble. 



   Il suffit donc de déplacer le levier L propor- tionnellement à la quantité qui corrige la distance hori- zontale de l'effet du temps mort, pour obtenir, devant l'index I, l'évent normal. 



   Le terme correctif du temps mort étant seulement approché et très peu important, la réalisation peut n'être pas rigoureuse. 



   On ne décrira pas le procédé employé pour obte- nir un mouvement proportionnel à la projection de la vitesse sur le plan vertical de visée. La vitesse est connue par hypothèse; d'autre part, l'angle de la vitesse avec le plan de visée est enregistré par l'arbre A1, fig.5. 



  Il suffit de multiplier la vitesse par le cosinus de cet angle. 



   Il existe de nombreux moyens connus pour multiplier une quantité donnée par le cosinus d'un angle également donné. 



   On supposera ce produit réalisé, et que l'é- querre E (figure 6) enregistre une rotation qui lui est proportionnelle. 



   Cette équerre est mobile autour d'un axe O1, 
Elle est reliée par deux tiges t1, t2 à un balancier B articulé en O2 sur le levier L. 

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   Les tiges t1, t2 sont articulées en a1, a2, a3 a4 
Il est facile de   voir   qu'en choisissant conve- nablement les dimensions, la poulie P, donc l'index I, est déplacée d'une quantité proportionnelle à la rotation de l'équerre E, augmentée d'une fraction du carré de cette rotation. 



   On réa.lise ainsi la correction proposée pour compenser l'effet du temps mort t et l'évent fourni par l'index I ainsi déplacé supplémentairement par le levier L, sera bien celui qui conviendra à un projectile partant t secondes après la détermination de l'évent. 



   8.- Détermination des éléments valables pour la bouche à feu. 



   Les éléments déterminés dans ce qui précède sont valables pour l'appareil où ils sont calculés. 



   On a vu qu'il était très facile de passer de ces éléments à ceux qui conviennent à la bouche à feu, et qu'il suffit pour cela de déplacer le sommet b du triangle a b bo (fig. 1) d'une longueur 1 représentant la base ou distance de l'appareil à la bouche à feu et orientée parallèlement à cette droite. 



   La détermination des éléments nécessaires à la bouche à feu se fait alors exactement comme on vient de l'exposer, sauf que la distance horizontale utilisée à cet effet devient ab1 
Tout se passe comme si ces éléments étaient déter- minés à l'aide de la distance horizontale c b, égale et parallèle   à a b ,   qui est bien celle relative à la .bouche à feu. 



   Pour obtenir le déplacement automatique du point b en b1, il suffit de monter   l'ergot b   de la figure 5 sur une manivelle tournant autour du point b 

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 de l'écrou E et de déplacer l'ergot b sur cette manivelle d'une quantité égale à la base 1. Ce déplacement a lieu une fois pour toute, à la mise en station de l'appareil. 



   En outre, cette manivelle doit rester constam- ment orientée parallèlement à la base. Or, l'orientation relative de b b1 et de bo b (fig. 1) est uniquement fonction pour une base déterminée, de la direction de bo b ou direction de la vitesse, qui est donnée. 



   Dans le mécanisme figure 5, la manivelle repré- sentant bb1 doit donc être orientée par rapport à la vis V en fonction de la direction donnée pour la vitesse et conserver cette orientation pendant la rotation du support S. 



   La figure 7 qui est une vue en plan représente un exemple de réalisation d'un tel dispositif. bo est le centre de rotation du support S, comme dans la figure 5. 



   E est l'écrou de la vis V actionnée en V   T.   



  En b, sur   cet,,écrou,   est centré un engrenage El servant de support à une vis v1, dont l'écrou e1 porte un ergot   blqui   conduit l'alidade A du mécanisme de la figure 5, ainsi modifié. 



   A la   mixé   en station de l'appareil, on donne à bb1 la valeur de la base 1 en agissant à la main sur la vis v1, directement ou par transmission quelconque. 



   E1 est commandé par un pignon E2 coulissant à clavette sur l'arbre A1 et entraîné par la fourche F de l'écrou E. 



   Un second arbre, parallèle à A1 est situé à son aplomb et relié à l'arbre A1 par pignons E3 E4 superposés. 



   L'arbre inférieur porte un pignon E5 prenant son mouvement sur le pignon E6, centré sur l'axe bo du support S. 

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   Si ce pignon E6 était fixe dans l'espace., c'est- à-dire par rapport au socle de l'appareil, qui est lui- même immobile, la vis Vl ou b bi resterait fixe dans l'espace, du fait de la liaison par les engrenages E6, E5, E4, E3, E2, E1, et à la condition de choisir pour ceux-ci des sens d'action convenables, ce qui est toujours possible. 



   Autrement dit, la vis V1 tournerait, par rapport à la vis V, de la même quantité dont celle-ci tourne elle-même autour de son axe. 



   Or, on a vu que la vis V tourne de la somme de l'azimut et de l'angle de la vitesse avec l'origine des azimuts. 



   Pour que l'angle de la vis V1 et,de la vis V ne varie que suivant l'angle de la vitesse par rapport à l'origine, il suffit donc de faire tourner différem- tiellement V1, proportionnellement à l'azimut. 



   A cet effet, l'engrenage E6 est solidaire d'un autre engrenage E7 commandé par le pignon ES lui-même relié mécaniquement à l'arbre d'azimut A2 de la figure 5. 



   Pour orienter initialement la vis V1 d'après la base, il est évident qu'il suffit de pourvoir à la mise en station, décaler la commande de l'engrenage E8 par rapport à l'arbre d'azimut, ce qui peut se faire par divers moyens connus et   nonÛécrits,   dont le plus simple consiste à rendre débrayable un organe quelconque de cette commande. 



   9. - Correction de l'effet du vent. lère Variante - Si l'on désigne par v la vitesse du vent, par z l'angle du vent avec le plan vertical de visée, par h l'altitude et par d la distance horizontale du but, il est facile de démontrer que   L'action   du vent sur le projectile peut être compensée en faisant à l'azimut une 

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 correction supplémentaire :   v sin z f1 (h, d)   et en faisant sur la distance horizontale une   correction :   v cos z f2 (h, d) fl et f2 étant des fonctions,complexes. 



   Il existe de nombreux moyens connus de réaliser des déplacements de la forme v sin ou cos z partant de mouvements en v et z; ils ne seront pas décrits. 



   Il suffira de remarquer que z peut être tenu à jour automatiquement, à partir du moment où l'on   anregis-   tre l'angle de la direction du vent avec l'origine des azimuts. En effet, z est la somme de cet angle et de l'azimut, et ce dernier peut être ajouté mécaniquement. 



   De plus, il est facile, par des moyens connus, et non décrits, de réaliser des mouvements de la forme v f (h, d),dans lesquels la fonction complexe est fournie par un camoïde, actionné en h et en d automatiquement. 



   Finalement, les formules ci-dessus étant ainsi représentées par des   déplacements,   il suffit de transmettre ceux-ci, d'une part, à l'engrenage de commande E12 de l'a-   zimut   (figure 5) pour le faire coulisser sur son axe, et d'autre part à un mouflage disposé en un point quelconque du câble R (fig. 5). 



   Le premier mouvement fera à l'azimut la correction v sin z f1 (h, d), le second la correction v cos z f2 (h, d) sur la distance horizontale. 



   L'effet du vent sera ainsi corrigé. 



   2ème Variante - Cette variante est représentée figu- res 8 et 9. On a vu que l'action du vent sur le projec- tile pouvait être compensée par un vecteur dirigé en sens contraire du vent, et proportionnel au produit de la vitesse du vent par la durée de son action, soit v T. 



   Ce vecteur doit être composé avec le vecteur V T. 

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 et le déplacement résultant devra former le côté bo b du trianglefigure 1. 



   Il revient; évidemment au même, dans le méca- 
 EMI18.1 
 nistue de la f1,±,U"!'G 4, d'a-chionner les v.ls V2 et V31)rO- portionnellement à la   résultante   de la vitesse de l'ob- jectif et de celle du vent. 



   Pour actionner ces vis suivant cette résultan- te, on emploie la disposition des figures 8 et 9. 
 EMI18.2 
 



  La figure 8 est une élévation et la figure 9 1 une vue en plan du m@me mécanisme. Sur ces de ix- figures, les mêmes pièces sont représentées par les mêmes lettres. 



   V1 est une vis commandée à main par le volant M1et qui est liée mécaniquement;, par des organes quel- conques non représentés, avec les vis V2 V3 de la figure 4. 



   La vis V1 actionne un écrou E portant un plateau gradué P tournant autour de l'axe O, Ce plateau tourne sous l'action d'une roue R et d'une vis V2, commandée à main par manivelle M2. Des doigts D1, D2 solidaires de l'écrou E conduisent la vis sur son axe pendant le dépla- cement de l'écrou. 



   Le plateau P porte des graduations représentant la direction de la vitesse de l'objectif par rapport à l'origine des azimuts. 



   Sur l'axe du plateau P est articulé un coulis- seau c qui sert de guide à la rainure r d'une alidade rectiligne, graduée en vitesse, A. Un trait de repère tracé sur le coulisseau c permet de lire la vitesse. Le coulisseau c porte en outre une aiguille A1 pour la lec- ture de la graduation du plateau P. 



     A   son autre extrémité, l'alidade A est articulée en O1 sur l'écrou E1   d'une   manivelle à rayon variable constituée par la vis V2, pivotant autour de l'axe O2 

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Cette vis est actionnée de l'extérieur par les engrenages P1, P2 et la manivelle M3, L'axe de cette manivelle porte un filetage déplaçant un écrou E2 sur une- graduation G représentant la vitesse du vent. 



   On voit ainsi que si la manivelle V2 a une longueur proportionnelle à la vitesse du vent, si elle est parallèle à ce dernier et si l'on agit sur le volant M1 de manière à reporter devant le coulisseau c la vitesse de l'objectif, la résultante de ces deux vitesses sera représentée par la distance des axes 0 et 02, c'est-à- dire par le déplacement de l'écrou E. 



   Ce déplacement étant transmis aux vis V2 et V3 de la figure 4, comme dit précédemment, l'action du vent se trouvera corrigée. 



   Pour orienter la manivelle V2,il suffit de remarquer que l'angle de sa direction est la somme algé- brique de l'angle du vent avec l'origine des azimuts et de celui de la vitesse de l'objectif avec la même ori- gine. 



   Cette orientation est obtenue, en conséquence, ainsi qu'il suit : 
La rotation de la manivelle V2 est commandée par la vis V3 et la roue R1, La vis V3 est reliée par pignons P3. P4à l'arbre de la manivelle M2, de sorte que V3 tourne du même angle que le plateau P, De plus, le pignon peut coulisser sur son axe et se débrayer du pignon P4, de manière à pouvoir orienter à   l'origine,   suivant la direction du vent, la manivelle V2. 



   Il suffit alors d'agir sur la manivelle M2 pour reporter devant l'aiguille A1 du plateau P, la direction donnée pour la vitesse de l'objectif. La mani- velle V2 tournera de la même quantité que le plateau P et se trouvera orientée comme il convient. 

 <Desc/Clms Page number 20> 

 



   Remarque - Lorsque le mode de détermination de la distance horizontale au départ du coup est celui représenté figure 5,   c'est-à-dire   utilisant un abaque de courbes d'altitude, on a l'avantage que toutes les manoeuvres pour le fonc- tionnement de l'appareil sont identiques. Tous les servants ont à maintenir une courbe d'altitude sur un index. Ils sont donc interchangeables et leur instruction est des plus facile.

Claims (1)

  1. RESUME La présente invention a pour objet un appareil, en principe entièrement mécanique, permettant la détermi- nation continue des éléments nécessaires au tir des bouches à feu contre objectifs aériens, en admettant que l'altitude de l'objectif, la grandeur et la direction de sa vitesse, soient connues et constantes pendant la durée du tir.
    En outre, bien que l'appareil objet de l'inven- tion puisse être muni de lunettes et de commandes lui per- mettant d'enregistrer lui-même par pointage direct le site et l'azimut de l'objectif, dans l'application principale de l'invention cet appareil est supposé recevoir le site et l'azimut, d'une manière continue, d'un viseur indépen- dant. En particulier, ce viseur est prévu pouvoir être constitué avantageusement par un altimètre mono statique, muni de lunettes et de commandes appropriées en site àn en azimut, lesquelles sont reliées par une transmission, de préférence mécanique, aux mécanismes de l'appareil objet de l'invention.
    La présente invention est spécialement caracté- risée par : 1 - Des modes de réalisation de la distance horizon- tale de l'objectif au départ et à l'arrivée du projectile et de l'azimut correspondant à cette dernière position. <Desc/Clms Page number 21>
    2.- Un dispositif permettant d'obtenir la durée du trajet du projectile, et, simultanément, sa multiplica- tion par la vitesse de l'objectif, le tout en suivant une courbe avec un index, par action sur un volant à main.
    3.- Une disposition permettant de tenir compte, auomatiquement, pour la détermination de l'évent, du temps qui s'écoule entre l'instant de cette détermination et le départ du projectile correspondant.
    4.- Un mécanisme permettant de faire fournir par l'appareil, objet de 'l'invention, les éléments valables pour une bouche à feu éloignée de cet appareil.
    5.- Des dispositifs permettant de corriger auto- matiquement l'action du vent sur le projectile.
    6.- La combinaison des dispositifs qui précèdent réunis dans un même carter, avec les liaisons mécaniques convenables permettant la manoeuvre simultanée et continue des dit$ dispostifs et d'obtenir d'une manière continue au moyen d'abaques, fonctions de l'altitude, tous les @ éléments nécessaires au tir des bouches à feu.
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