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Alliages durs frittés.
La présente invention concerne des alliages, dont la matière de base essentiellement active est constituée par le carbure double de chr6me et de tungstène 3 Cr3 02 .Tu2 C, qui se distingue par une dureté extraordinaire.
En raison de la difficulté de la réduction du chrome par l'hydrogène, on a obtenu ce carbure jusqu'ici par fusion dans l'arc électrique,, mais il en résultait une fragilité telle qu'il n'était jusqu'ici pas possible d'utiliser industriellement le carbure complexe, obtenu par solidifica- tion de la masse fondue fluide.
Cette fragilité permet toutefois une division suffisam- ment complète à l'état très finement pulvérisé, pour pouvoir ensuite, par un travail à la presse suivi d'un frittage, ou par un travail à la presse et un frittage simultanés, fabriquer des pièces d'une forme quelconque.
On abaisse avantageusement la température de frittage, pour éviter un nouveau phénomène de cristallisation des carbures, de manière connue, en y mélangeant des métaux appro-
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priés. On utilise à cet effet les métaux des groupes du fer et du chrôme, à savoir séparément ou plusieurs d'entre eux à la fois. Par un choix approprié, on peut atteindre le rapport le plus favorable entre la dureté et la ténacité pour l'usage auquel l'alliage doit être employé dans chaque cas.
Il suffit déjà de quelques % des métaux du groupe du fer pour assurer la cohésion mécanique du carbure double, par exemple de 3 % de nickel ou de 1 % de fer et de 3 % de cobalt. En général, la ténacité de l'alliage augmente avec la proportion de oes métaux auxiliaires, tandis que leur dureté diminue. Toutefois, si l'on choisit, en outre des métaux du groupe du fer, en même temps aussi des métaux du groupe du chromo, par exemple du cobalt et du tungstène ou du cobalt et du tungstène et du chromo, on peut, pour accroître la ténacité, ajouter des quantités plus grandes, jusqu'à environ 50 % de ceux-ci, pour obtenir des allia- ges encore suffisamment durs pour beaucoup d'usages et qui se distinguent par une grande résistance l'usure et à la corrosion.
On peut également remplacer avantageusement une partie des métaux libres des groupes du fer et du chrome par leurs carbures ou leurs carbonitrures, ou par les carbures on carbonitrures des métaux des groupes du vanadium ou du titane, à savoir encore séparément ou plusieurs d'entre ,eux %,,la fois. Dans ce but conviennent particulièrement les carbures de tungstène Tu2 0 ou Tu 0, ou les combinaisons azotées Tux Cx Azx ou les carbures V C, Ti C, Ta 0 et leurs combinaisons azotées, qui peuvent être ajoutées jusque dans la proportion de plus de 60 % de la quantité totale, tandis qu'il faut encore environ 3 % au moins de
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métaux libres pour assurer la cohésion de tout par frittage.
Parmi les alliages suivant l'invention, on peut citer à titre d'exemple les compositions suivantes .
92 % de 3 Cr3 02 . Tu2 C, 6 % de Co, et 2 % de Fe, ou 35 % de 3 Cr3 02 . Tu2 C, 35 % de Tu C. 10 % de Tu C Az avec 2 % d'azote, 10 % de Co, et 10 % de Tu.
Les alliages suivant l'invention peuvent servir à des applications multiples, partout où il importe d'ob- tenir une résistance élevée à l'usure ou à la corrosion.
Le groupe -avec des teneurs plus élevées en métaux auxi- liaires convient en particulier pour des organes de machines soumis à de grands efforts, par exemple des soupapes soumises à une pression élevée et à des températures élevées ; en outre, par suite de leur propriété de bien se laisser polir, pour des instruments pour des mesures précises, pour des instruments médicaux, pour des filières pour la soie artificielle, etc. Les alliages avec des teneurs élevées en carbures conviennent pour des outils enlevant des copeaux ou comme succédanés du diamant pour des outils de forage dans la terre ou dans des roches.
Pour tous ces usages ou des usages analogues, on peut dans chaque cas choisir la composition la plus favorable comprise entre les limites spécifiées, la teneur en 3 Cr3 C2 .Tu2 0 ne devant pas descendre en-dessous de 30 % environ de la quantité totale de l'alliage.