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"fJ10r)l)f;I'n' m ;ITiI,a; Fa'T Jlll'dJv;\TTQ111 pour< FOUI;:; TUNNELS"
La présente invention se rapporte à un dispositif de chargement automatique et notamment à un dispositif d'enfour- nement automatique du pain de toutes dimensions et petits pro- duits de boulangerie et de pâtisserie , dans les fours-tunnels à chambre de cuisson étanche, à mouvement continu ou -inter- rompu.
Dans les fours de ce genre, il est désirable de maintenir fermée la chambre de cuisson, et cela aussi soigneusement que possible, afin d'éviter les pertes de calories et éventuelle- ment l'échappement de la buée de vapeur injectée dans la cham- bre de cuisson.
Suivant l'invention, l'étanchéité nécessaire de la chan- bre de cuisson est assurée, pendant l'enfournement, grâce à l'utilisation d'un chariot de chargement spécial, lequel dépose
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une'.série de pains sans aucune déformation ni déplacement rela- tif dans un espace d'éclusage compris entre deux portes dont l'une s'ouvre lorsque l'autre se ferme, de manière a ne jamais établir la communication directe entre la chambre de cuisson et l'atmosphère.
A simple titre d'exemple, l'invention setrouve décrite ci-après en référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
Fig. 1 montre une vue en élévation latérale, du chargeur suivant l'invention.appliqué à un four tunnel.
Fig. 2 montre une vue moitié en coupe, suivant la ligne 2a-2a, et moitié en coupe suivant la ligne 2b-2b de Fig. 1.
Fig. 3 montre une vue en plan du chargeur proprement dit.
Fig. 4 montre une vue en coupe et à plus grande échelle de ce chargeur, et
Fig. 5 est une vue de détail montrant différentes posi- tions occupées par les divers éléments du dispositif de char- gement .
Le chariot d'enfournement ou chargeur comporte une table 10 recouverte d'une toile 11 destinée à recevoir les pains 12.
Le chargeur se déplace en va-et-vient au-dessus de la partie du plateau 13 située à l'extérieur du four 14, et dépose les pains sur le plateau 13, entre les deux portes 15 et 16.
Le déplacement du chariot s'opère par roulement des galets arrière 17 et avant 18 sur des rails 19 reposant sur le bâti du four 14. Les galets 17 sont disposés librement sur l'arbre creux 20, tandis que les galets 19 sont logés à l' intérieur des flasques en forme de U 21 du, chargeur. Pendant son mouve- ment de chargement, le chariot esentraîné au moyen des chaî- nes 22, passant sur les roues 23, 24, 25 et le tendeur 26, la roue 23 étant calée sur l'arbre moteur 27. Le retour du char- geur s'opère sous l'action d'un jeu de contrepoids 28 et câble 29, tandis que le déversement des pains sur le plateau 13 se fait pendant la course de retour du chariot, de la manière
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décrite ci-aDrès.
Les chaînes 22 sont animées d'un mouvement continu et possèdent chacune un tenon 30 constitué, par exemple,-par une pièce cylindrique traversant un des maillons de la chaîne 22, et s'accrochant dans un verrou 31 agencé sur la face ex- térieure du flasque 21 correspondant. Le chariot chargé se trouve ainsi entraîné jusqu'à l'intérieur du four, entre les portes 15 et 16. A la fin de la course du chariot, une tige coulissante 32, portée par le chariot, bute contre les glis- sières de la première porte 15. La tige 32 est enfoncée contre l'antagonisme d'un ressort de rappel, en dégageant le cliquet 33 de la roue à rochet 34 montée sur l'arbre 35, lequel arbre est logé à l'intérieur de l'arbre creux 20.
La roue 34 ainsi libérée dégage le verrou 31, sous l'action d'un ressort logé dans l'arbre 35 et d'une came 36 fixée sur ce dernier, de sorte que le chariot peut revenir vers sa position initiale sous l'action des contrepoids 28, pendant que les chaînes 22 continuent leur mouvement.
Pendant le mouvement de retour du chariot, les leviers courbes 37, solidaires des roues 34 et montés également sur l'arbre 35, viennent buter contre les taquets 38 fixés sur le bâti du four. Pendant leur rotation, les leviers 37 font tourner les cames 36 de manière à ramener les verrous 31 dans leur position d'action, lesquels verrous sont maintenus dans cette position grâce à l'enclenchement des cliqu.ets 33 dans les roues à rochet 34, enclenchement produit par la rotation des roues 34 solidaires des leviers 37.
Dans le cas où le déclanchement des verrous ne fonction- nerait pas, le chariot -peut encore avancer d'une'certaine dis- tance , par exemple 20 mm. environ, suffisante pour que les verrous 31 puissent se dégager des tenons 30.
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Si pour une raison quelconque , le chargement du pain sur le chariot n'est pas terminé, alors que ce dernier est déjà entraîné par les chaînes 22, on peut dégager les verrous des tenons en imprimant aux leviers 37 , à l'aide des poignées 39, une rotation-d'un quart de tour environ, en sens opposé de ce- lui de la rotation de ces mêmes leviers 37, à, la fin de la course du chariot, c'est-à-dire vers la gauche en Fig. 1. On fait ainsi tourner l'arbre 35 contre l'antagonisme du ressort qui produit normalement le déclanchement en fin de course et on dégage ainsiles verrous 31 grâce aux cames 36.
Afin d'assurer l'étanchéité de la chambre de cuisson du. four 14, il est prévu deux portes 15 et 16 reliées entre elles de telle manière que la porte 15 , normalement fermée, et sus- pendue dans un joint d'étanchéité 40, produit, en se relevant, la fermeture de la porte 16.
Lorsque le chargeur arrive à l'entrée du four, les butées 41 , fixées aux flasques 21 , rencontreront les galets 42 des leviers 43. Ces derniersprennent appui , par leursextensions latérales, sur des leviers 44, auxquels ils sont en outre arti- culés, les dits leviers 44 étant, par une de leurs extrémités, montés sur l'arbre transversal 45 et fixés 'car l'autre extré- mité à la porte 15. En roulant sur les butées 41, les galets 42 feront remonter les leviers 43 et 44 et par conséquent la porte 15. Pendant sa levée, la porte 15 commande la descente de la porte 16 , par l'intermédiaire des biellettes 46 pivotées à la porte 15, des leviers 47 fixés sur l'arbre 48, des le- viers 49 et des leviers 50 qui sont articulés aux organes 51 solidaires de la porte 16.
Cette liaison entre les deux portes est prévue de manière à obtenir une fermeture extrêmement rapide de la porte 16 , afin d'éviter le plus possible les -certes de calories et
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l'échappement de la vapeur ou buée emmagasinée dans la chambre de cuisson du four. Cette liaison doit toutefois être établie de telle manière qu'elle permet de maintenir les deux portes simultanément ouvertes d'une valeur suffisante pour permettre l'enfournement continu du pain dans le cas où il n'est pas nécessaire d'injecter de la vapeur.
Pendant le retour du chargeur, les leviers 43 reviennent en arrière et ne jouent plus aucun rôle, tandis que la porte 15 descend sous l'effet de son propre poids en reposant par ses galets 52 sur une butée 53 fixée à côté de la butée de levée 41 et moins haute que cette dernière.
Une autre particularité très importante de l'invention consiste en un dispositif de déversement automatique des pains sur le plateau 13 du four. Ce dispositif dépose les produits sans aucune secousse et par conséquent sans aucune déformation ni déplacement relatif. Il comporte essentiellement une toile 11 posée sur le plateau 10. La toile est pourvue de tringles 54 et 55, auxquelles sont fixées des lanières 56 et 57. Ces lanières s'enroulent respectivement sur des tambours 58 et 59 montés sur l'arbre creux 20.
Un peu avant le déverrouillage du chargeur, c'est-à-dire le dégagement des verrous 31 des tenons 30, la tringle 54 de la toile sera immobilisée au moyen des leviers 60 articulés par les pièces 61 aux rails 19. Chaque levier 60 est pourvu à son extrémité d'un crochet 62, dans lequel viendra s'engager la tringle 54. Pendant la première partie du retour rapide du chariot, cette tringle restera immobile, tandis. que la toile 11 passera en-dessous du chariot, de manière à déposer les pains 12 sur le plateau 13, tel que montré en Fig. 5. A la fin de la course de la toile, les crochets 62 se dégagent de la tringle 54 et la toile est ramenée au-dessus de la table 10 par deux roues à gorge 63 fixées sur l'arbre 20 de commande
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de la toile.
En effet, vers la fin de la course du retour du chargeur, ces roues 63 s'engagent sur des rails coniques 64, et grâce à la friction entre ces deux organes , l'axe 20 est mis en rotation et la toile 11 est ramenée au-dessus de la. table 10 par suite de l'enroulement des lanières 56 sur les tambours 58 solidaires du dit axe 20.
Il est bien entendu que pendant la course d'enfournement du chariot, les roues à gorge 63 tourneront en roue libre, de sorte qu'elles n'entraînerontpas en rotation l'arbre 20 ni les tambours d'enroulement des lanières fixés sur ce dernier.
De ce qui vient d'être exposé ci-dessus, il résulte que le chargeur déposera la marchandise en rangées successives , en maintenant toujours une distance identique entre ces rangées.
Cela contribue grandement ',ci la régularité de cuisson des pro- duits traités, grâce à la répartition uniforme de la chaleur rayonnée par le plateau sur chacun des dits produits.
De plus, ces distances identiques sont maintenues à toutes les vitesses du four puisque c' est l'arbre d'entraînement,- ou l'arbre tendeur tournant en synchronisme avec lui,- du plateau. mobile du four qui commande le démarrage du chargeur.
A cette fin, l'arbre tendeur 65 du plateau. 13 peut être muni d'une came pourvue d'un nombre approprié de pointes , par exemple trois. Pendant la rotation de l'arbre, ces pointes coo- pèrent l'une après l'autre avec un interrupteur qui commande le démarrage d'un moteur électrique entraînant l'arbre noteur 27 du chariot d'enfournement. Ce moteur tourne à nombre cons- tant de tours suffisamment grand pour imprimer au chariot une vitesse supérieure à la plus grande vitesse du plateau. Lorsque le tenon 30 a été dégagé du verrou. 31 à la fin de course du chariot, il vient rencontrer un deuxième interrupteur qui com-
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mande 1"arrêt du moteur, tandis que le chariot revient en arrière sous l'action des contrepoids 28 pour recevoir une nouvelle charge.
Pour la facilite, ce deuxième interrupteur peut être prévu sur le tendeur 26, mais peut être disposé en tout a,utre point du trajet de la chaîne 22. Ces chaînes ne se- ront remises en mouvement qu'au moment où la pointe suivante de la carne solidaire de l'arbre 65 fermera l'interrupteur qui commande le moteur d'entraînement du chariot. Ce dernier dé- marrera lorsque le tenon 30 s'engagera dans le verrou 31, c'est-à-dire lorsque ce tenon aura parcouru la distance entre le dit deuxième interrupteur et le verrou 31.
Comrne la vitesse de la chaîne 22 est constante et que la vitesse du. plateau mobile peut être modifiée à volonté suivant la nature et la grandeur des produits à cuire, il s'ensuit que la cadence d'enfournement, et par conséquent la durée du repos du chargeur varieront en conséquence.
Si l'on désire modifier la distance entre deux rangées successives de produits sans changer la vitesse du plateau 13, .il suffira de remplacer la came solidaire de l'arbre 65 par une autre, pourvue d'un nombre plus ou moins grand de pointes, de manière à accélérer ou diminuer proportionnelle- ment la cadence d'enfournement.
Il est bien entendu que cette cadence d'enfournement devra être choisie telle que la durée de repos du chariot soit suffi- sante pour procéder à son enfournement, et que le temps écoulé @ entre deux chargements successifs soit assez grand pour per- mettre au plateau de déplacer la marchandise déposée jusqu'au- delà de la deuxième porte, de sorte que cette dernière,en se fermant, ne rencontre plus la marchandise précédemment enfournée.