Appareil pour alimenter en lingots un four de fusion. La présente invention est relative à un appareil pour alimenter en lingots un four de fusion, c'est-à-dire en des corps pleins en métal ayant une forme et des .dimensions ré gulières et qui sont généralement sensible ment plus longs dans un sens que dans les autres. Il est généralement avantageux d'in troduire des lingots un à un dans le four à des intervalles rapprochés, et d'éviter ainsi un refroidissement excessif du métal en fu sion dans le four. L'invention a pour objet un appareil pour effectuer cette introduction de lingots automatiquement.
Conformément à l'invention, l'appareil d'alimentation en lingots comprend un maga sin affectant la forme d'un tambour rotatif autour de la périphérie duquel sont uniformé ment disposés des parte-lingots, des moyens pour faire tourner le tambour pas à pas, d'un porte-lingots par pas, autour de son 'axe ver tical pour amener les porte-lingots successi vement dans une position dans laquelle les lingots peuvent en être déchargés,
et un élé vateur dont le mouvement est coordonné avec celui du magasin et qui reçoit les lingots dé chargés du magasin et les transporte- automa tiquement au four.
La coordination entre le mouvement de l'élévateur et celui du magasin peut être ob tenue en faisant entraîner l'un de ces organes par le mouvement de l'autre organe. De pré férence, l'élévateur est entraîné à une ca dence prédéterminée, ou à une cadence déter minée en fonction du niveau du métal en fu sion .dans le four, ou en fonction de la vitesse à laquelle le métal de lingot est converti en métal fondu, et le magasin est .entraîné par l'élévateur à une cadence correspondante. L'élévateur peut ,décharger les lingots. direc tement dans le four ou dans un sas d'entrée formant une partie du four.
L'appareil est particulièrement, mais non pas exclusivement, destiné à être utilisé en combinaison avec un four de fusion tubulaire incliné du type dans lequel les lingots à fon dre sont introduits par bout dans le four à travers une porte formée dans l'extrémité su périeure du four.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil suivant l'invention et particulièrement destinée à être employée avec un four de ce genre.
La fig. 1 est une élévation d'ensemble montrant la disposition du four de fusion et son appareil d'alimentation automatique qui comprend un magasin à lingots et un éléva teur.
La fig. 2 est une vue, à plus grande échelle, partie en élévation et partie en coupe suivant la ligne II-II de la fig. 4, du maga sin et de l'extrémité inférieure de l'élévateur; tous les porte-lingots ont été omis sauf deux, pour la camé du dessin.
La, fig. 3 est une vue partielle, du côté opposé du magasin, et de l'extrémité infé rieure de l'élévateur.
La fig. 4 est une vue en plan, partie en coupe, du magasin et de l'extrémité inférieure de l'élévateur.
La fig. 5 est une vue de côté de l'extré mité supérieure de l'élévateur et de la partie adjacente du four de fusion.
La fi-. fi est une élévation, perpendicu laire à celle de la fi* 5, de l'extrémité supé rieure de l'élévateur et de la partie adjacente du four, et la, fi-. 7 est un schéma des circuits de commande électrique de l'appareil.
Le magasin 1 montré dans .le dessin com- prend un tambour conique 2 supporté par un bâti cylindrique 3 de manière à pouvoir tour ner autour de son axe disposé verticalement. Le tambour comporte des plaques d'extrémité supérieure et inférieure 8 et 5, maintenues espacées l'une de l'autre par des pièces 4 en forme de gouttière disposées côte à côte au tour des périphéries des plaques; la base de chaque pièce 4 est tournée vers l'intérieur et ses deux ailes s'étendent plus ou moins radia- lement vers l'extérieur.
La face supérieure de la plaque d'extrémité inférieure du tambour porte un moyeu 6 et sa face inférieure est pourvue d'un rebord sous la forme d'une ba gue plate 7. La plaque d'extrémité supérieure comprend un disque 8 présentant un rebord 9 à. section en<B>L.</B> Chaque pièce 4 en forme de gouttière est fixée, à son extrémité supérieure, à l'aile pendante du rebord 9 et, à son extrémité inférieure, à une con sole 10 formée d'une seule pièce avec le rebord 7 de la plaque d'extrémité infé rieure, ou soudée à ce rebord 7.
Le diamètre de la plaque d'extrémité supérieure est plus faible que celui de la plaque d'extrémité infé rieure, de sorte que les pièces en forme de gouttière font un angle d'environ 20' ou <B>30'</B> avec l'axe du magasin. Chaque pièce 4 constitue un support pour un lingot 11. qui est normalement retenu dans ladite pièce 4 par un étrier 12, qui est supporté à: pivot sur (les clavettes 13 faisant saillie sur les parois latérales de la pièce 4, et qui vient en prise, avec l'extrémité inférieure du lingot.
Nor inalement, l'étrier est retenu en position par un prolongement 1.4 qui se déplace dans une rainure de guidage 15 s'étendant autour de la. majeure partie de la paroi périphérique du bâti 3. Le tambour est supporté, de manière à pouvoir tourner, par le rebord 7 qui repose sur une série de galets 16 logés dans une rai nure annulaire 17 pratiquée dans la. surface supérieure du bâti 3.
Un arbre de commande vertical 20 est placé concentriquement à l'axe du bâti et du tambour et est monté, de ma nière à pouvoir tourner, dans des paliers 18 portés par des bras 19 s'étendant vers l'inté rieur à partir de la paroi cylindrique du bâti. L'extrémité supérieure de cet arbre entre dans le moyeu 6 de la plaque d'extrémité inférieure du tambour, ladite extrémité supérieure de l'arbre étant fixée au moyeu 6 et immobilisée contre tout mouvement longitudinal par un écrou 21 et contre tout mouvement relatif de rotation par une clavette 22.
Une roue à ro chet 23, affectant la forme d'un disque, est montée, d'une manière analogue, sur l'extré mité inférieure de l'arbre 20, et autour du bord périphérique de la surface supérieure de cette roue 23 sont disposées des nervures ver- ticales 24 s'étendant radialement et formées par de courts tronçons de fers en L.
Ces ner vures constituent les .dents de la roue à rochet et correspondent numériquement au nombre de porte-lingots 4 du tambour, c'est-à-dire vingt dans l'exemple représenté dans le des sin.
La rotation -du tambour est effectuée à l'aide d'un bras à mouvement alternatif 25 monté de manière à pouvoir tourner sur l'ar bre 20 et portant un cliquet 26 qui, pendant chaque mouvement du bras vers la gauche comme on le voit sur la fig. 4, vient en prise avec une nervure 24 présentée par le disque et la pousse en avant -d'une quantité suffi sante pour foirer tourner le tambour d'un an gle égal à
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d'une révolution complète, n étant égal au nombre de porte-lingots 4 du tambour.
Dans l'exemple représenté, vingt porte-lingots sont prévus et l'angle de rota tion pendant chaque course effective du bras porte-cliquet est de<B>18'.</B> Pendant chaque course de retour du bras 25, le cliquet 26 glisse sur une nervure, de sorte que le maga sin ne reçoit pas de mouvement de rotation dans le sens inverse. On comprendra que ce bras porte-cliquet peut être actionné, à vo lonté, de toute manière convenable.
Au point où on .désire libérer des lingots du tambour, la rainure de guidage 15 s'écarte de son chemin circulaire normal et se rap proche du centre du tambour pour former un évidement 27 (fig. 2, 3 et 4) qui permet à l'étrier -du porte-lingot de recevoir -en ce point un mouvement d'oscillation vers l'inté rieur d'une.
amplitude suffisante pour ne pas venir en contact avec le bord inférieur du lin got se trouvant dans ledit porte-lingot. Ce mouvement de l'étrier sur le porte-lingot au point de libération peut être effectué en con formant convenablement la paroi extérieure de la rainure de guidage 15, de façon que la pièce 14 soit déplacée vers l'intérieur lorsque le porte-lingot atteint le point de libération,
mais la paroi extérieure de la rainure 15 est de préférence entaillée au point de libération et l'étrier est poussé vers l'intérieur à l'aide d'un levier 28 fixé sur une extrémité d'un axe horizontal 29 supporté, de manière à pou voir tourner, dans des paliers 30 présentés par le bâti\ 3, et portant un second levier 31 sur l'extrémité supérieure duquel est monté un galet 3.2 portant contre la pièce 14 présentée par l'étrier du porte-lingot dans la position de libération.
Le soulèvement du levier 28, soit à la main, soit automatiquement de la manière décrite plus loin, a pour effet de faire osciller l'étrier vers l'intérieur dans l'é videment 27 ménagé dans la paroi du bâti, de façon à libérer le lingot. Lorsqu'il est li béré, le lingot glisse de son porte-lingot sur un guide fixe 33, en forme d'U, monté sur la paroi du bâti 3 et de là sur l'élévateur.
Au delà du point de libération, la face intérieure de la rainure 15 s'éloigne graduellement du centre du tambour, constituant ainsi une sur face en forme de came 34, de sorte que l'é trier du porte-lingot vide est ramené à sa po sition initiale lorsque le porte-lingot continue son mouvement à partir de la position de li bération.
Avec la forme de magasin décrite ci- dessus, un élévateur 40 est utilisé, qui-sera de préférence -du type à chaîne sans fin, ayant un seul berceau à lingot qui est alter nativement soulevé à partir d'un point du magasin jusqu'en un point adjacent à l'ouver ture de .chargement du four 65, et abaissé à nouveau. Un exemple d'un élévateur de ce genre est représenté dans le dessin et com prend un bâti principal consistant en deux pièces espacées 41, à section en<B>U,</B> disposées verticalement avec leurs ailes tournées l'une vers l'autre.
Deux roues à chaînes 42 sont montées de manière à pouvoir tourner sur un arbre 43 monté .dans des paliers 44 formés dans des consoles 45 présentées par les extré mités supérieures des pièces. 41, et deux roues à chaîne correspondantes 46 sont montées, près de l'extrémité inférieure du bâti, sur un arbre 47 supporté dans des paliers 48 for més dans des consoles 49 qui son fixées au bâti par -des boulons 50 passant à travers des. fentes 51 ménagées dans les ailes 52 de la console.
Cette disposition permet de régler la distance comprise entre les deux paires de roues à chaîne, le réglage étant ef fectué en desserrant les boulons 50 et en sou levant ou en abaissant les consoles 49 à l'aide d'un cric 53 agissant sur une pièce de liaison formant traverse 54.
Le berceau du lingot af- fe.ete la forme d'une pièce inclinée 55, à extré-, mité ouverte et à section en<B>U,</B> qui est dispo sée entre les deux chaînes 56 et est supportée à partir de celles-ci par des axes 57, chacun desquels fait saillie à partir de l'extrémité supérieure de chaque paroi latérale de la pièce en<B>U</B> 55 et entre dans la chaîne adjacente qui est du type à, rouleaux creux, et par une paire de tringles réglables 58,
dont les extré mités supérieures sont reliées à pivot à cha que chaîne en un point situé au-dessus du point où l'extrémité supérieure du berceau est reliée, et dont les extrémités inférieures sont reliées à, pivot au berceau par des broches 59 en un point situé entre les extrémités su périeure et inférieurs du berceau.
Près de son extrémité inférieure, le berceau porte un arbre horizontal 60 sur chaque extrémité duquel est monté un galet de guidage 61 qui est logé dans une des deux pièces en<B>U</B> 41 constituant le bâti de l'élévateur. Le diamètre de ces galets est légèrement plus faible que la largeur entre les ailes des pièces à section en<B>U</B> et leurs surfaces d'extrémité extérieures sont arrondies comme montré en fig. 6. Les pièces 41 à section en<B>U</B> servent ainsi de guides pour le berceau à lingot.
En réglant la longueur des tringles 58, l'angle suivant le quel le berceau est supporté peut être réglé avec précision quelle que, soit la tension des chaînes 56.
Le four 65 montré fig. 1 comprend un en semble tubulaire incliné monté sur des sup porta 67 et 68. La. partie inférieure princi pale de cet ensemble tubulaire forme une chambre de fusion 69, et la. partie supérieure forme un sas à, gaz 70 qui est normale ment séparé de la, chambre de fusion par une porte coulissante 71 logée dans une enveloppe 72 et actionnée par un moteur à air comprimé 73, ouautre dispositif approprié.
L'extrémité supérieure du sas 70 est normale ment fermée par une porte coulissante 74 disposée verticalement. Des lingots sont ame nés dans le sas, un à la fois, et lorsque la porte 71 et ouverte, ils glissent dans l'extré mité inférieure de la chambre de fusion où ils sont fondus par la chaleur fournie par un dis positif de chauffage à manchon 75.
Le métal en fusion est soutiré par un tuyau 76 et est amené à l'extrémité d'admission d'une ma chine à extrusion ou d'une machine à couler, telle que la machine à extrusion continue 77 qui est actionnée à l'aide d'un mécanisme d'engrenage 78, par un moteur 79.
Le magasin, l'élévateur et le four sont dis posés l'un par rapport à l'autre comme mon tré clairement dans le dessin, de telle manière que, lorsque le berceau 55 de l'éléva.tc ur se trouve au bas de son parcours, son extrémité supérieure soit, comme montré fig. 3, adja cente au bord inférieur du guide 33 à section en<B>U,</B> au-dessous du support du magasin c'est-à-dire dans la position de libération et, lorsque le berceau est en haut de sa course.
son extrémité inférieure est, comme montré fig. 5, adjacente au bord inférieure de l'ou verture de chargement 80 du four et forme un prolongement de la paroi du fond incliné 81 du sas 70. La porte coulissante extérieure 74 du four est actionnée par le mouvement du berceau 55.
Dans l'extrémité supérieure de chaque pièce en<B>U</B> 41 constituant le bâti de l'élévateur est logé un élément 82 en forme d'U, ayant une section extérieure correspon dant à la section intérieure de la pièce 41.
Cet élément 82 est fixé à la pièce 41. du bâti de l'élévateur par des boulons 83 qui passent à travers une fente verticale 84 ménagée dans l'âme de la pièce 41 et à travers des trous pratiqués dans l'âme de l'élément 82, de ma nière à permettre à ce dernier de se déplacer vers le haut et vers le bas d'une distance limi tée dans la pièce 41.
A chaque élément cou lissant 82 est fixé, également par les. bou lons 83, un bras 85 faisant saillie horizonta lement. A mesure que le berceau approche de l'extrémité de son mouvement ascendant, ses galets de guidage 61 viennent frapper contre les éléments coulissants 82 et les soulèvent, amenant les bras 85 en prise avec les extrémi- tés d'une barre horizontale 86;
à la partie cen trale de laquelle est fixée l'extrémité supé rieure de la porte coulissante 74, soulevant alors la barre et ouvrant ainsi la porte 74. Pendant le mouvement ascendant du berceau, le lingot est retenu à l'aide d'une bande de guidage verticale 87 qui, pour assurer que son extrémité supérieure soit toujours de ni veau avec la face de la collerette 88 entou rant l'ouverture de chargement 80, est fixée, à cette extrémité, à une console 89 présentée par la paroi .du sas.
Dès que le bord inférieur du lingot se trouvant dans le berceau a dé passé le bord inférieur de l'ouverture de char gement, c'est-à-dire lorsque le berceau a at teint la limite de son déplacement, le lingot glisse dans le sas 70. Lorsque le berceau des cend, les éléments coulissants 82 tombent et, permettent à la porte 74 de tomber et de fer mer à nouveau l'ouverture de chargement.
Le transport d'un lingot du magasin à l'élévateur est de préférence effectué automa tiquement à la fin du mouvement de descente du berceau. Dans ce but, une saillie 91 (fig. 2 et 3) -est prévue sur la partie ascen dante d'une des chaînes 56 de l'élévateur;
cette saillie 91 vient en prise avec l'extrémité du levier 28 et le soulève, faisant ainsi osciller vers l'intérieur l'étrier du support dans la po sition de déchargement, de façon à libérer le lingot juste lorsque le berceau atteint le bas de sa course. Lorsque le berceau monte, le levier revient à sa position normale sous l'action .de la pesanteur.
Le tambour du magasin est de préférence actionné par l'élévateur, la rotation suivant l'angle voulu ayant lieu pendant le mouve ment de montée du berceau du transporteur. Ceci est effectué #à l'aide d'un secteur à den ture intérieure 92 (fig. 3) monté fou sur l'ex trémité saillante de l'arbre 47 de la roue à chaîne inférieure, et actionné par cet arbre;
par l'intermédiaire d'un double réducteur de vitesse comprenant un pignon 93 claveté sur l'arbre 47, une roue dentée droite 94 en prise avec ledit pignon 93 et montée sur un arbre court 95 s'étendant à partir de la console 49, et un second pignon 96, également monté sur l'arbre 95 et actionné par la roue 94, qui en grène avec les dents du secteur denté.
Le rap port d'engrenage est tel que le secteur denté est déplacé suivant un angle d'environ 60 pendant le mouvement de montée du berceau de l'élévateur, et est ramené à sa position initiale pendant le mouvement de descente dudit berceau. Le secteur denté porte une broche 98 servant de maneton auquel est ac couplée l'extrémité d'une bielle 97 reliée, par une tige à mouvement alternatif 99, au bras 25 portant le cliquet du mécanisme à rochet du magasin.
Pour permettre que la longueur de la course de la tige 99 soit réglée pour convenir au pas des saillies 24 formant les dents de la roue à rochet, le maneton est ré glable dans une fente radiale 100 ménagée dans le secteur denté.
L'élévateur est de préférence actionné par un moteur réversible 101 (fig. 1) qui entraîne, par l'intermédiaire d'une chaîne 102, une roue à chaîne 103 comportant un dispositif limi teur de coupe, tel qu'un embrayage à friction. Cette roue à chaîne 103 est montée, de ma- nière à pouvoir tourner, sur un arbre court 104 s'étendant à partir de la console 49, et entraîne un pignon 105 qui est également monté sur le même arbre court 104.
Le pi gnon 105 entraîne, à l'aide d'une roue inter médiaire 106 (fig. 2), une roue dentée droite 107 clavetée sur d'arbre 47 de la roue à chaîne de l'élévateur. L'élévateur est empêché de monter au delà de la limite de son mou vement ascendant par -des arrêts 108 (fig. 6) qui limitent le mouvement de@ montée des élé ments coulissants 82 et, par conséquent, des galets de guidage 61 et l'élévateur est empê ché de descendre au delà de la limite de son mouvement de descente par des arrêts 109 (fig. 2)
qui viennent directement en prise avec les galets de guidage. Tout endommage ment du moteur ou de l'élévateur est empê ché par l'accouplement à friction que com porte la roue à chaîne 103.
Le magasin et l'élévateur peuvent être actionnés à la volonté d'un opérateur, ou au tomatiquement, à des intervalles de temps prédéterminés, par exemple en faisant en sorte que le moteur <B>101</B> continue à tourner alternativement dans des sens inverses sans aucun intervalle appréciable de repos.
Dans ce cas, le renversement -du sens de marche peut être effectué par un inverseur actionné par l'élévateur à l'extrémité de son déplace ment dans un sens ou dans l'autre, et la ca dence du chargement peut être réglée en fai sant varier la vitesse de marche du moteur, ou. à. l'aide d'un changement de vitesse que comporte la commande à partir du moteur. Toutefois, de préférence, le fonctionnement de l'appareil de chargement est commandé en fonction. du niveau du métal en fusion dans le four.
A cet effet, le moteur est commandé par un autodémarreur-inverseur 110 (fig. 7) comprenant deux contacteurs électromagnéti ques commandés à distance; la fermeture d'un de ces contacteurs fait démarrer le moteur pour qu'il marche dans un sens, et la fermeture de l'autre fait démarrer le moteur pour qu'il marche dans le sens opposé. Le démarreur est commandé en fonction du niveau du rnéta.l en fusion dans le four, de la manière repré sentée fig. 7.
La, fermeture du corrta.cteur ayant pour effet de faire démarrer le moteur dans un sens pour faire monter le berceau de l'élévateur, est effectuée par la, fermeture d'un circuit 111, appelé "circuit de commande de montée", et la fermeture du contacteur ayant pour effet de mettre le moteur en mar- ehe dans le sens correspondant à la descente du berceau de l'élévateur, est effectuée par la fermeture d'un second circuit 112, appelé "circuit de commande de descente".
En com binaison avec ces<I>deux</I> circuits 111. 112 an utilise un commutateur de niveau 113, un commutateur de commande 1.14 et un commu tateur limiteur de course 115, disposes comme montré dans le schéma. des circuits. Le com mutateur de niveau 113 comprend deux paires de contacts 116 et<B>117,</B> une paire dans chaque circuit.. Lorsque le niveau est élevé, les deux contacts 11.6 du circuit de descente sont réu nis et les deux contacts 117 du circuit de montée sont déconnectés.
Lorsque le niveau s'abaisse, les deux contacts 116 du circuit de descente sont ouverts et les deux contacts 117 du circuit de montée sont réunis. Le commu tateur 113 est de préférence un commutateur à mercure actionné par la montée et la des cente d'un flotteur 118 (fig. 1) se déplaçant dans une chambre à flotteur 119 en commu nication avec la chambre de fusion 69. Le eornrnutHateur de commande 1.14 comprend trois corrtticts 121, 122 et 123.
Ce commuta teur est actionné par le mouvement d'un lin got entrant dans le sas à gaz 70 et en sortant. Ceci est effectué à l'aide d'un bras pivotant 124 (fig. 1) disposé dans le sas 70 cet portant sur le lingot normalement présent dans ce dernier. Le bras 124 est accouplé au bras 1.25 à l'extérieur du sas.
Lorsque le bras 124 tombe, il soulève le bras 1.25 qui, à son tour, soulève le bras 126 présenté par le commuta teur et actionne ce dernier. Lorsqu'un lingot est introduit dans le sas<B>70,</B> le commutateur reprend sa position initiale.
Lorsque le sas 70 ne renferme par un lingot, le commutateur 114 réunit les contacts 121 et 122 et. ouvre le circuit de descente. Lorsqu'un lingot se trouve dans le sas 70, il relie les contacts 121 et<B>M23</B> et, à la condition que le commutateur de niveau soit dans la position "haute", il ouvre le circuit de montée. Le conrrnutateur limiteur de course 115 est monté sur l'extré nrité inférieure du bâti de l'élévateur et est actionné pair le mouvement de ce dernier;
il est commandé par accouplement au secteur denté 92 par une bielle auxiliaire 137. Ce commutateur agit pour réunir deux contacts 135 intercalés dans le circuit de montée, et il ouvre deux contacts 136 intercalés dans le circuit de -descente lorsque le berceau de l'élé vateur est au bas de son parcours,
ledit com- mutateur ouvrant le circuit de montée et rérr- nis@sant les contacts intercalés dans le circuit de descente lorsque l'élévateur est en haut de son parcours.
1-e fonctionnement automatique de l'élé vateur sera compris en examinant l'ordre des opérations, en partant d'une condition ini- tiale, comme indiqué fig. 7, dans laquelle le niveau du métal cri fusion est élevé, un lin got est présent dans la chambre d'alimenta tion et le berceau de l'élévateur est chargé d'un lingot et se trouve au bas de son par cours, le support du magasin en regard du berceau étant vide.
Lorsque le niveau du mé tal en fusion tombe d'une quantité prédéter minée, le commutateur de niveau 113 est ac tionné, ouvrant ainsi les contaicts 1.16 et réu nissant les contacts 117. Ceci ferme .le cir cuit de commande de montée et le moteur fait démarrer l'élévateur d ans le sens voulu pour déterminer la montée -du berceau.
Après que le berceau a monté d'une légère distance, un organe de commande 129 (fig. 6), présenté par le côté descendant d'une des chaînes de l'élévateur, frappe contre un bras d'une série de bras 127 faisant saillie sur la tige d'une soupape 128 montée sur la partie supérieure du bâti de l'élévateur et oblige la soupape, qui commande l'admission de fluide sous pression au moteur 73 de la porte, à s'ouvrir pour admettre,
du fluide dans le moteur qui ouvre alors la porte 71 située entre le sas 70 et la chambre de fusion. Le lingot se trouvant dans le sas 70 est ainsi libéré et glisse dans la. chambre de fusion. Lorsque le lingot quitte le sas 70, le commutateur de commande 114 est actionné de façon à réunir les contacts 121 et 122, .et lorsque le lingot se trouve plongé dans le métal en fusion contenu dans la cham bre de fusion, il élève le niveau, dans les con ditions normales de travail,
suffisamment pour ramener le commutateur de niveau dans la position dans laquelle il ouvre les contacts 117 et ferme les contacts 116, maintenant ainsi la continuité du circuit de montée. L'élé- v ateur continue à monter, et un second organe de commande, présenté par le côté descendant d'une des chaînes de l'élévateur, frappe contre un second bras .de la soupape 128 et l'amène dans une position qui oblige le moteur 73 à libérer la porte.
Le berceau de l'élévateur con- tinue sa montée et ouvre la porte extérieure 74 du sas 70,de la manière précédemment dé crite. Lorsqu'il atteint le haut ,de son par cours, le commutateur limiteur de course 115 est actionné, déconnectant les contacts 135 et réunissant les contacts 136, le berceau dé chargeant son lingot dans le sas. Lorsque le lingot passe dans le sas, il actionne le com- mutateur de commande 114 qui réunit les contacts 121 et 123.
Ceci ferme le circuit de descente, obligeant le moteur -de l'élévateur à se mettre en marche dans le .sens inverse et faisant descendre le berceau.
On se rappel lera que pendant la montée du berceau, le ma gasin reçoit un mouvement de rotation pour amener un porte-lingot plein en regard de l'é lévateur et lorsque le berceau atteint le bas .de son parcours, le lingot est libéré de ce porte-lingot et glisse dans le berceau. Simul tanément, le commutateur limiteur de course est à nouveau actionné, ouvrant ainsi le cir cuit de descente. L'élévateur reste alors à l'arrêt jusqu'à ce que le niveau tombe à nou veau.
Sur la fig. 7, on a représenté un interrup- teur 130 intercalé dans le conducteur du cir cuit de montée.
La fonction de ce commuta teur est .d'empêcher que le moteur soit mis en marche dans le sens voulu pour faire mon ter le berceau de l'élévateur s'il y a une pres sion de fluide insuffisante pour actionner le moteur 73 de commande de la porte 71, et d'éviter ainsi tout endommagement dû au fait qu'un lingot est incomplètement déchargé du berceau de Yéléva-teur. Un autre commu tateur 131 est également prévu dans le but de commander l'élévateur à la main dans un sens ou dans l'autre.
Ce commutateur est à trais directions; loTsque le commutateur est amené sur le contact 132, l'élévateur montera, s'il ne se trouve pas déjà en haut de son parcours; si le commutateur est amené sur le contact 133, l'élévateur descendra, s'il ne se trouve pas déjà au bas de son parcours.
Si le com mutateur est amené sur le contact 134, l'élé vateur est commandé automatiquement de la manière .décrite. Le commutateur actionné à la main sera généralement utilisé pour com mander l'appareil de chargement dans -des conditions anormales, par exemple pour le chargement initial du four.
La cadence à laquelle les lingots sont in troduits .dans ile four peut être déterminée en fonction de la vitesse avec laquelle les lin gots fondent, et,dans ce cas, le commutateur de niveau 113 du dispositif de commande, re- présenté dans la fig. 7, qui commande la ca dence de fonctionnement de l'élévateur et du magasin en fonction du débit sous lequel le métal fondu est soutiré du four, peut être remplacé par un commutateur similaire, qui, au lieu d'être actionné par le mouvement du flotteur 118,
sera actionné par un bras disposé dans la chambre de fusion et normalement maintenu par le lingot supérieur qui s'y trouve, ce bras étant libéré par un mouve ment prédéterminé de ce lingot vers le bas, comme c'est décrit dans le brevet suisse no 19313?. Dans le cas où la chambre de fu sion n'est pas pourvue d'un sas, le commuta teur de commande 1.14 peut être omis.