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Perfectionnements à la stérilisation et aux agents de stérilisation.
La présente invention concerne la stérilisation, et se rapporte aussi bien à la stérilisation de liquides aqueux qu'à la stérilisation d'objets ou articles solides au moyen de liquides stérilisants. L'invention concerne aussi des agents stérilisants, établis de façon à être fabriqués et vendus pour servir à stériliser soit des li- quides, soit des objets solides. L'invention a aussi pour objet la production de N-chloro azo-dicarbonamidines.
L'un des objets principaux de l'invention consis- te à fabriquer des agents stérilisants qui agissent de manière effective en présence de matières organiques, c'est à-dire dans des liquides dont on peut dire qu'ils possèdent une demande anormalement grande en chlore.
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Dautres objets de l'invention consistent à pro- duire des agents stérilisants qui sont stables dans toutes les conditions ordinaires de température et d'humidité, et qui peuvent être facilement fabriqués, et embarqués, et qui restent pour de longues périodes de temps sous une forme concentrée pratiquement pure.
D'autres objets de l'invention sont relatifs à des procédés donnant des N-Chloro azo-dicarbonamidines, notam- ment de la N-dichloro azo dicarbonamidine.
Les Inventeurs ont trouvé que certains dérivés du chlore possèdent les caractéristiques désirables ci-des- sus mentionnées. Ce sont les N-chloro dérivés d'oxydants des systèmes "redox". L'exemple le mieux connu d'un systè- me redox est la paire hydroquinone-quinone. Dans une sem- blable paire, l'élément oxydé (quinone) est appelé l'oxy- dant, et l'élément réduit (hydroquinone) le réducteur.
Un système redox est un système de réduction-oxydation thermodynamiquement réversible. En d'autres termes, le terme système redox est réservé pour les systèmes de réduc- tion-oxydation dans lesquels la réduction de l'oxydant donne la même énergie que celle dépensée lors de l'oxydation du réducteur. Si dans un semblable système une quantité défi- nie d'oxydant est réduite en réducteur et que le réducteur est ensuite ré-oxydé en l'oxydant, le changement en éner- gie libre est zéro. Une autre caractéristique importante d'un système redox consiste en ce qu'un potentiel d'élec- trode défini peut être mesuré dans des solutions contenant des systèmes redox, si une électrode indifférente est immer- gée dans ces solutions. Ce potentiel ne dépend que du rap- port des concentrations des constituants et non pas de leur concentration absolue.
En d'autres termes, le potentiel qui peut être mesuré dans une solution contenant 0,1 fraction de molécule de réducteur et 0,9 fraction de molécule d'oxydant est le même quelle que soit la concentration moléculaire. Il existe quelques exceptions à cette règle générale dans les
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cas où, dans la réduction ou l'oxydation, il se produit un changement dans le nombre total de molécules dans la solution.
Il est évident que ce potentiel est indépendant du fait que le mélange d'oxydant et de réducteur est obtenu en a- joutant une quantité définie d'agent réducteur à une quantité définie d'oxydant,ou la quantité correspondante d'agent oxydant à la quantité correspondante de réducteur.
Des oxydants de systèmes redox peuvent et doivent avoir des structures grandement différentes ; ont un groupe azo et d'autres un groupe quinolde. Autant que connu jusqu'ici, il n'existe auxun moyen de déterminer par la structure seule si un composé appartient ou n'appartient pas à un système redox.
D'autre part une plus grande capacité à être al- ternativement oxydé et réduit ne signifie pas que les subs- tances possédant cette capacité appartiennent à des systèmes redox.
Bien qu'on ne puisse pas poser de règle fixe et nette pour déterminer si une substance donnée appartient ou n'appartient pas à un système redox, en dehors de l'essai de cette substance pour se rendre compte si elle peut être ré- versiblement oxydée et réduite ainsi que décrit ci-dessus, les Inventeurs ont trouvé que tous les dérivés N-chloro de substances appartenant à des systèmes redox qu'ils ont pu examiner, agissent de manière très effective dans des liqui- des possédant une demande anormalement élevée en chlore.
Les N-chloro dérivés des oxydants de systèmes redox se distinguent en général d'autres types de composés désinfectants au chlore, du fait qu'ils ne dégagent pas d'io- de de solutions neutres d'iodure de potassium. Cet essai exige que les substances essayées soient pures, sans quoi de l'iode peut être libéré par les impuretés présentes. De plus, bien que tous les N-chloro dérivés d'oxydants de systèmes re- dox que les Inventeurs ont pu essayer avec de l'iodure de potassium, n'aient montré aucune libération d'iode, il peut
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exister de semblables dérivés libérant de l'iode, et s'il en est ainsi, ils ne doivent pas, de ce seul fait, être consi- dérés comme se trouvant en dehors de la portée de la présen- te invention.
Bien qu'un système redox comprenne une paire com- posée d'un réducteur et d'un oxydant, les dérivés de chlore ne sont que de l'oxydant, car le chlore est un agent oxydant si fort que si le réducteur est traité avec du chlore, il est oxydé en oxydant avant que du chlore quelconque pénètre dans le composé pour produire le dérivé de chlore. En con- séquence, une caractéristique des composés de l'invention consiste en ce qu'ils peuvent être préparés à partir de l'une ou l'autre de deux substances différant l'une de l'autre quant au degré d'oxydation. D'autre part, les com- posés de l'invention sont caractérisés du fait qu'ils peu- vent de nouveau être réduits en l'une ou l'autre des deux substances mentionnées ci-dessus.
Tous les N-chloro déri- vés qui ne possèdent pas les caractéristiques ci-dessus men- tionnées sont en dehors de la portée de la présente inven- tion. En conséquence, que la matière initiale soit le ré- ducteur ou l'oxydant, le produit final peut être considéré comme un dérivé de l'oxydant.
Les N-chloro dérivés des oxydants redox sont re- marquables pour leur stabilité; ils ne se décomposent pas spontanément comme les hypochlorites et de nombreux autres dérivés du chlore, et ne possèdent donc pas une odeur de chlore quelconque. La stabilité des N-chloro dérivés des oxydants redox peut être attribuée au fait que le composé de base (l'oxydant non chloré) est en soi un agent oxydant.
Dans chaque cas, le groupe N-chloro est dans ces dérivés dissocié à un degré beaucoup moindre que dans d'autres com- posés N-chloro, ce qui est démontré par le refus de ces com- posés à donner un essai de chlore libre avec de l'iodure de potassium neutre et aussi par l'absence d'odeur chlorée. En conséquence, la probabilité d'une interaction entre le chlore
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dissocié et les preneurs de chlore, qu'ils soient dans la molécule,ou endehors de la molécule, est considérablement réduite.
Ceci est encore accentué du fait que la dissocia- tion carbone-hydrogène dans la quinone par exemple (qui donnerait un preneur intramoléculaire pour le chlore disso- cié), est probablement de beaucoup inférieure à la dissocia- tion carbone-hydrogène dans la N-chloro acétanilide, par exemple, où le changement de la structure N-chloro à la structure C-chloro de la molécule peut adopter une violence explosive.
Eu égard à cette stabilité :Inusuelle des' N-chloro dérivés d'oxydants redox par rapport aux preneurs chimiques ordinaires du chlore, ces dérivés sont effectifs comme bac- téricides à un degré surprenant si on tient compte de leur inertie relative à d'autres points de vue. En conséquence, tandis que le chlore, ou les dérivés chlorés tels que les hypochlorites peuvent être considérés comme agissant avec une facilité environ égale sur la matière organique non vi- vante et sur les bactéries, les N-chloro dérivés d'oxydants des systèmes redox comportent, peut-on dire, une grande ac- tion sélective sur les bactéries, en détruisant ces bacté- ries tout en agissant moins fortement sur la matière organi- que non vivante.
Les N-chloro dérivés d'oxydants redox possèdent, cette action sélective dans une mesure beaucoup plus gran- de que les N-chloro dérivés d'autres types, qui sont en eux- mêmes plus sélectifs que le chlore ou les 'hypochlorites.
Par exemple, il faut environ 125 ppm de chlore disponible comme N-chloro-succinimide dans un liquide contenant 12 1/2 % de solides de lait normal, pour comporter du chlo- re résiduel après un contact de vingt quatre heures, et on ne peut trouver à la fin de cette période dans le liquide qu'une très faible quantité de chlore résiduel. Avec cer- tains N-chloro dérivés d'oxydants redox, un fort résidu peut être obtenu dans le même liquide au bout de vingt-quatre
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heures avec moins de 20 ppm de chlore disponible.
Une autre caractéristique avantageuse de ces N-chloro dérivés d'oxydants redox, due à leur stabilité générale, réside en ce qu'ils possèdent des propriétés chi- miques et physiques qui permettent de les fabriquer, embar- quer et emmagasiner facilement sous une forme pratiquement pure et sans se servir de récipients de construction spé- ciale.
Les N-chloro composés de la présente invention sont en conséquence admirablement adaptés pour la vente et la répartition commerciales. Ils sont stables dans des conditions atmosphériques ordinaires, sauf en présence de la lumière et de l'humidité, et ne sont pas du tout explo- sifs. De plus étant solides, ils sont faciles à manipuler et à embarquer.
Parmi les N-chloro dérivés qui ont été examinés par les Inventeurs, les plus effectifs sont les substances qui sont appelées spécifiquement les N-chloro zo-dicarbo- namidines. Ces dérivés s'approchent des homologues des N-chloro azo-dicarbonamidine composés simples.
Les procédés indiqués ci-dessous donnent des produits caractéristiques très définis, et en partant des formules des matières d'où ces produits sont tirés, des ana- lyses chimiques de ces produits et de leurs propriétés chi- miques, la formule graphique générique de ces produits sem- ble être celle donnée ci-dessous :
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Dans cette formule, un ou plusieurs R représen- tent un atome de chlore, Les autres R représentent de ma- niére usuelle de l'hydrogène ou un radical tel que -CH3.
Dans cette susdite classe générale de N-chloro azo composés, le plus approprié semble être la N-dichloro-azo- dicarbonamidine, appelée plus exactement la NN'-dichloro
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azo-dicarbonamidine. Pour la simplicité on se servira dans la présente description du terme le plus court pour ce com- posé et pour d'autres composés similaires.
Le composé ci-dessus mentionné forme des cristaux jaunes en aiguilles. Ce composé colore fortement en jaune l'eau dans laquelle il est dissous, bien que la quantité réelle de composé dans une solution d'eau saturée ne soit pas supérieure à deux cents parties dans un million à 0 C.
Cette couleur est encore très nette à des concentrations beaucoup plus faibles.
Ce dichloro composé est soluble dans l'alcool, l'acétone, l'éther et le benzol, mais est insoluble dans le tétrachlorure de carbone et le chloroforme.
Au chauffage il se décompose à 150 C environ,sans fusion préalable.
Ce N-dichloro-azo composé,est soluble dans l'al- cool, l'acétone, l'éther et le benzol, mais est insoluble ' dans le tétrachlorure de carbone et le chloroforme.
La couleur jaune intense de solutions de N-dichloro- azo-dicarbonamidine disparait au fur et à mesure de la con- sommation de leur chlore disponible. En conséquence il est possible de déterminer par la couleur ou la teinte du liqui- de contenant ce composé si ce composé est présent en quantité suffisante pour avoir une action bactéricide effective.
La N-dichloro-azo-dicarbonamidine peut être.formée de manière pratiquement quantitative par la réaction en so- lution aqueuse froide, de préférence mais non pas nécessaire- ment neutre, entre un hypochlorite et un sel, tel que l'hy- drochlorure de l'hydrazo-dicarbonamidine ou de l'azo-dicarbo- namidine.
Comme la terminologie chimique ne possède pas de terme général pour désigner à la fois les hydrazo- et azo-. dicarbonamidines, 'on se servira dans ce qui va suivre de l'expression bis-carbamidine pour indiquer à la fois les com- posés hydrazo et azo. On a adopté cette expression eu égard
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au fait que la structure de ces deux types de composés re- présente un produit de condensation de deux molécules de carbamidine. Le terme bis-carbamidine est destiné à com- prendre non seulement la simple hydrazo- et azo-dicarbona- midine, mais aussi ses homologues.
On se sert de sels de bis-carbamidine principale- ment pour la commodité, car ces sels sont plus stables et plus faciles à préparer et à manipuler que les bis-carba- midines.
La plus simple hydrazo-dicarbonamidine possède la formule empirique C2N6H8 et la formule graphique
EMI8.1
Le sel hydrazo correspondant possède la formule empirique C2N6H8. 2HR, ou C2N6H8. H2R, etc, dans laquelle R est un radical acide tel que -Cl, -NO3, -SO4, etc..
La réaction entre un sel hydrazo et un hypochlo- rite, tels que l'hydrazo hydrochlorure et l'hypochlorite de sodium, peut être représentée par l'équation typique sui- vante :
C2N6H8. 2 HCl + 3 NaOCl = C2N6H4Cl2+ 3 H20 + 3 NaCl
L'eau chlorée contient de l'acide hypochloreux, de sorte que si on se sert d'eau chlorée au lieu d'hypo- chlorite de sodium,'on obtient l'équation suivante :
C2N6H8. 2 HCl + 3 HOC1 = C2N6H4C12 + 3 H20 + 3 HCl
La plus simple azo-dicarbonamidine possède la formule empirique C2N6H6 et la formule graphique :
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Le sel azo correspondant possède la formule em- pirique C2N6H6. HR ou (C2N6H6). H2R, etc, dans laquelle
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R est un radical acide tel que -Cl, -N03, -SO4, etc.
Les réactions entre l'hypochlorite de sodium et l'acide hypochloreux, respectivement, et l'azo hydrochlo- rure peuvent être représentées par les équations suivantes: C2N6H6. HCl + 2 NaOCl = C2N6H4Cl2 + NaOH + NaCl + H2O
C2N6H6. HCl + 2 HOCl = C2N6H4C12 + HCl + 2 H20
Il faut noter que si on désire des homologues de la N-dichloro azo-dicarbonamidine, on se servira d'homolo- gues de l'hydrazo- ou de l'azo-dicarbonamidine.
De plus il n'est pas nécessaire de se servir d'hy- pochlorite de sodium, car on peut employer les sels corres- pondants d'autres métaux, tels que le calcium.
De même au lieu des hydrochlorures on peut emplo- yer les bis-carbamidine sels d'autres acides, tels que l'acide nitrique ou sulfurique, ou bien on peut employer au lieu des sels, les bases libres.
Bien que l'hydrazo-dicarbonamidine contient huit hydrogène et le composé azo correspondant six hydrogène, la réaction des sels de ces composés bis-carbamidine avec l'hypochlorite a toujours pour résultat un produit ne con- tenant que deux chlore. Si la quantité d'hypochlorite re- quis par les équations ci-dessus est divisée en deux, au lieu de transformer alors tout le sel en un produit dans lequel un hydrogène est remplacé par un chlore, une moitié du sel est transformée en composé dichloro, en laissant inchangée l'autre moitié du sel.
Il est possible de former un composé trichloro en traitant le composé di-chloro avec un excès d'une solution de gaz chlore, et le composé tri-chloro est précipité sous forme d'une substance amorphe de couleur orange. Le composé tri-chloro est beaucoup moins stable que le composé di- chloro et est de ce fait moins désirable.
La réaction entre le sel de bis-carbamidine et l'hypochlorite ou réactif similaire est réalisée de préfé- rence lorsque les matières réagissantes sont en solution
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aqueuse. L'hydrazo-dicarbonamidine hydrochlorure est très soluble dans l'eau, de sorte qu'on peut employer une solu- tion de 10 à 20 % de cet hydrochlorure. L'hypochlorite de sodium est lui aussi facilement soluble.
D'autre part, le produit N-dichloro final n'est soluble que dans la mesure de deux cents parties par million d'eau, de sorte qu'en se servant' de solutions concentrées du sel hydrazo et d'hypo- chlorite, pratiquement la totalité du produit N-dichloro est précipitée et peut être facilement séparée du chlorure de sodium formé en même temps, et tout résidu des matières de réaction initiale peut être enlevé en filtrant et lavant le composé dichloro précipité.
L'azo-dicarbonamidine hydrochlorure n'est pas ai- sément soluble et est en conséquence mélangé à la solution d'hypochlorite sous la forme d'une suspension aqueuse. La petite partie du sel azo en solution réagit avec l'hypochlo- rite et puis une quantité plus grande de sel azo se dissout, jusqu' à ce que finalement la seule matière non dissoute subsistant est le produit di-chloro désiré.
La température des solutions employées doit être basse, de préférence au-dessous de 5 C, sans quoi le rende- ment est extrêmement diminué.
Un autre groupe de -dérivés N-chloro d'oxydants redox très effectifs et satisfaisants possède la structure quinoïde basique. Les dérivés de ce type quinolde, qui ont été essayés et ont exercé une bonne action bactéricide dans des liquides comportant une grande demande en chlore, com- prennent les suivants :
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Dans chacun des composés de structure quinoïde ci-dessus, le chlore est fixé au groupe amino qui a parti- cipé originalement dans le mécanisme oxydation-réduction, ainsi que le montre l'exemple suivant .
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Les oxydants d'un nombre de systèmes redox théo- riquement possibles ne sont' pas suffisamment stables pour permettre leur préparation et la préparation des dérivés N-chloro, même en traitant les réducteurs avec du chlore.
.
Lorsque l'oxydant est suffisamment stable pour permettre sa formation, il peut se former un dérivé N-chloro possédant une stabilité beaucoup plus grande que l'oxydant d'où il a été tiré. Les Inventeurs ont trouvé que ceci est vrai pour tous les composés qu'ils ont préparés, c'est-à-dire que le dérivé N-chloro est beaucoup plus stable que l'oxydant non chloré. En conséquence il en résulte que la grande difficul- té de préparation de dérivés N-chloro des systèmes orthoqui- noïdes par rapport aux systèmes paraquinoldes est dûe à la plus grande instabilité des oxydants des premiers systèmes par rapport à ceux des derniers.
On se rend compte que les dérivés N-chloro d'oxy- @
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dants peuvent appartenir aux systèmes redox, soit aliphati- ques, soit aromatiques. En plus de ce qu'ils sont des déri- vés d'oxydants dans des systèmes redox ils ont en commun le fait qu'ils possèdent un système de liaisons doubles conju- guées, dans lequel un ou deux groupes N-chloro forment le début ou la fin, ou le début et la fin du système.
Aucun autre groupe N-chloro n'est contenu dans la molécule des'com- posés ci-dessus mentionnés, et les Inventeurs sont d'avis (et toutes les substances qu'ils ont fabriquées le démontrent)que tant qu'aucun autre semblable groupe n'est contenu dans la molécule on réalise les caractéristiques ci-dessus mention- nées de stabilité, d'absence d'odeur chloré, de manque de dégagement d'iode d'iodure de potassium neutre et d'efficaci- té bactéricide dans des liquides à grande demande de chlore.
Parmi les N-chloro dérivés d'oxydants ci-dessus mentionnés, la N-dichloro-azo-dicarbonamidine et la N-dichlo- ro-quinone-diimide (1,4) sont particulièrement avantageuses en ce qu'elles contiennent une proportion beaucoup plus gran- de de chlore disponible que les agents stérilisants solides tels que la chloramine-T, la dichloramine T et la N-chloro- succinimide. Ainsi, la N-dichloro-azo-dicarbonamidine et la N-dichloro-quinone-diimide (1,4 ) contiennent, respecti- vement, 38,8 et 40,5 % de chlore, au lieu de 17,3, 29,6 et 26,6 %, pour la chloramine-T, la di-chloramine-T et la N-chlo-. ro-succinimide, respectivement.
Les Inventeurs ont trouvé que d'ordinaire une con- centration de N-chloro-azo-dicarbonamidine entre 25 et 250 parties par million de liquide aqueux suffit pour détruire toutes les bactéries présentes dans l'eau ou sur des objets immergés dans le liquide, en moins de cinq minutes, même lorsque le liquide est fortement chargé de matière organique, comme dans le cas de lait ou de sérum,
Lorsque le composé N-chloro est utilisé comme un conservateur, auquel cas la rapidité de destruction des bac- téries n'est pas un facteur, des concentrations même plus
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faibles sont effectives
En déterminant les concentrations d'autres dérivés N-chloro des oxydants redox requises pour obtenir 'des résul- tats satisfaisants,
il faut tenir exactement compte des va- riations dans le chlore disponible des différents dérivés et dans le degré auquel des quantités stoïchiométriquement équi- valentes de semblables dérivés assurent la stérilisation.
La solubilité dans l'eau des substances comprises dans la portée de la présente invention, varie grandement.
Certaines d'elles, par exemple la N-dichloro-quinone-diimide (1,4) n'est soluble à l'eau que dans la mesure de vingt trois parties environ dans un million à des températures ordinaires.
D'autre part'la N-dichloro-azo-dicarbonamidine est soluble dans la mesure de deux cent soixante parties environ dans un million à 20 C.
Lorsque la solubilité du composé dans l'eau le permet, on s'en sert de préférence sous forme d'une solution aqueuse. On peut aussi employer un solvant organique, tel que l'alcool, notamment lorsque les composés sont faiblement solubles dans l'eau. Pour préparer des solutions stérili- santes destinées à servir dans les laiteries, les fontaines sodiques, etc.., pour stériliser des ustensiles, des réci- pients et des surfaces, il suffit dans le cas de substances aisément solubles dans l'eau, de permettre à l'eau de perco- ler lentement à travers un lit du composé, et de diluer en- suite, si on le désire, la solution saturée ainsi obtenue.
Lorsqu'on ne se sert pas promptement des solutions, elles seront protégées contre les rayons lumineux chimiquement @ actifs en tenant ces solutions dans des bouteilles noires ou brunes.
Lorsqu'on se sert de substances qui ne sont pas suffisamment solubles pour les utiliser de manière effective sous forme de solution, elles peuvent être utilisées sous la forme d'une émulsion ou d'une suspension. Les substances plus solubles peuvent, elles aussi, être utilisées de la même
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manière si on le désire, notamment dans la préparation de mélanges aqueux destinés à être ensuite dilués à la concen- tration exacte, Le terme "suspension" est utilisé pour désigner un mélange de particules solides du composé N-chloro, et un liquide approprié, sans colloïde protecteur ou autre agent adapté pour empêcher l'adhérence de ces par- ticules. Le terme "émulsion" est utilisé pour désigner un semblable mélange contenant un collolde protecteur, ou un autre agent similaire.
Lorsque les substances utilisées sont difficile- ment solubles leur action peut être lente car la vitesse d'action dépend de la quantité de substance en solution à un moment quelconque. Lorsqu'on se sert d'une suspension ou émulsion de ces substances, au fur et à mesure de la transformation de la substance en autres produits, une quan- tité plus grande de la substance originale en solution est dissoute, mais la quantité en solution à un moment quelcon- que ne peut pas être supérieure à la solubilité de cette substance.
Les dérivés N-chloro de l'oxydant dans un systè- me redox peuvent être utilisés non seulement seuls, mais aussi en mélange avec d'autres substances qui peuvent être ou ne pas être des agents stérilisants.
Certains de ces dérivés N-chloro d'oxydants redox, tels que les N-chloro-azo-dicarbonamidines, peuvent aussi être utilisés comme agents antiseptiques pour la peau, les coupures ou les tissus muqueux, car ils n'irritent pas les tissus humains et sont presque privés de goût et d'o- deur. Certains de ces composés, tels que les N-chloro-azo- dicarbonamidines ne sont hélomytiques que dans un faible degré et se prêtent en conséquence à l'injection dans la cir- culation sanguine.
Ces dérivés détruisent les germes, moisissures,etc. aussi bien que les bactéries. Ils sont en conséquence appro- priés pour le traitement de fruits, de plantes et de toutes
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les matières végétales exigeant la destruction ou l'arrêt de croissance des micro-organismes soit à un stage quelconque du développement, soit pendant l'emmagasinage.
D'après la présente invention, on ne fait aucune distinction entre un agent fungicide, germicide, bactéricide, antiseptique, désinfectant, conservateur, prophylactique et stérilisant, et l'expression "agent stérilisant" telle qu'em- ployée dans la description comprend la liste de termes ci- dessus énumérés.
De plus le terme "stérilisation" est utilisé dans son sens pratique et comprend la stérilisation à un degré sa- tisfaisant pour le but pour lequel le réactif est employé, et n'est pas confiné à la stérilisation dans le sens scienti- fique strict d'une destruction absolue de toutes les formes vives, assoupies, etc. Le degré de stérilisation obtenu dé- pend largement de la concentration des solutions stérilisan- tes utilisées.
Les N-chloro dérivés de l'azo-dicarbonamidine n'at- taquent ni le laiton, ni le cuivre, comme le font les solu- tions de chlore, de chloramines ou de trichlorure d'azote.
Mais ces dérivés attaquent le fer et l'aluminium. Toutefois cette attaque peut être supprimée pratiquement, sinon complè- tement, sans pertes du pouvoir stérilisant, par addition à cet agent stérilisant, de phosphate trisodique Na3P04; de phosphate disodique Na2HPO4; ou de silicate de sodium, Na2SiO3; ou en général de mélanges de sels contenant des phosphates ou des silicates. La proportion de phosphate ou de silicate ajoutée doit être suffisante pour ne pas réduire le pourcentage de chlore disponible dans le mélange sec de plus de 5 % environ., Par exemple lorsqu'on se sert de N- dichloro-azo-dicarbonamidine qui contient 30% environ de chlore disponible, la proportion de phosphate ou de silicate ajoutée à ce composé N-dichloro doit au moins 7 : 1.