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Perfectionnements à la production de pellicules et de revêtements de matière cellulosique.
La présente invention comprend des perfectionnements relatifs à la production de pellicules et revêtements de ma= tière cellulosique.
L'un des buts de la présente invention est de fournir un moyen de produire une pellicule de matière cellulosique, par exemple une pellicule destinée à être appliquée comme revête= ment sur une surface de matière en feuille, comme on l'a décrit dans le cas du verre dans le brevet belge antérieur n 390.399.
Dans ce brevet en question, on a décrit un procédé pour appliquer une feuille de matière cellulosique à la surface d'une feuille de verre, procédé consistant à faire sortir la matière par une fente d'alimentation, de haut en bas, sur le verre tan= dis que ce dernier est obligé de passer lentement sous la fente.
Dans la mise en pratique d'un semblable procédé, afférentes dif= ficultés se présentent ou peuvent être rencontrées par suite de @
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l'évaporation partielle du dissolvant lorsqu'il quitte la fen= te d'alimentation, ce qui tend à provoquer des accumulations de matière cellulosique partiellement coagulée autour de l'em- bouchure de la fente et à empêcher la production d'un revête= ment uniforme, et conduit à des obstructions de la fente.
Une autre difficulté qui se produit se rapporte au fait que lorsque des revêtements doivent être appliqués à des feuil== les de largeur différente de la pleine largeur de la fente, il est nécessaire de s'occuper d'une manière satisfaisante de la matière cellulosique en excès sortant sur les côtés de la fen= te.
Suivant la présente invention, on prévoit, dans des ap= pareils pour la production de pellicules ou de revêtements de matière cellulosique, la combinaison d'une trémie, d'une fente d'alimentation pour la matière cellulosique dans le fond de la trémie et d'un rouleau tournant continûment en dessous de la fente d'alimentation pour recevoir lamatière cellulosique sor= tant de celle=ci et l'écarter de la fente à une vitesse déter= minée. Un semblable dispositif est calculé de façon à extraire de la trémie, de la matière cellulosique à une vitesse cons = tante sous la forme d'une pellicule s'étendant entre la fente d'alimentation et le rouleau.
Un appareil de ce genre peut être employé pour la production de pellicules directement lorsqu'il est utilisé conjointement avec un bain de coagulation, comme on l'a exposé dans une autre demande de brevet des mêmes in= venteurs.
Suivant une variante, il peut être employé suivant la présente invention pour recouvrir des feuilles de matière, par exemple du verre l'une couche de matière cellulosique.
Dans ce cas, l'appareil comprend un moyen de faire avancer la feuille de matière en=dessous de la fente d'alimentation et au-dessus du rouleau de façon qu'elle coupe le trajet normal @ d'une pellicule allant de la fente au rouleau. Dans ce cas, on trouve que la feuille de matière cellulosique est coupée, pendant qu'elle est à l'état plastique, par le bord antérieur
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de la matière en feuille qui s'avance et qu'une section de la matière cellulosique est obligée d'adhérer à la matière en feuille tandis que le surplus de chaque coté de la matière en feuille continue à s'avancer sur le rouleau et qu'une accumulation excessive de matière cellulosique vers les bords latéraux de la fente d'alimentation est évitée.
Une autre caractéristique importante de l'invention concerne la forme de la fente d'alimentation , la trémie étant munie de deux lèvres dont la position est réglable pour cha= cune par des moyens à vis de façon qu'elles puissent être mi= ses en position exactement en parallélisme et au même niveau horizontal. On a trouvé qu'une semblable fente continue à faire avancer la pellicule de celluloïd pendant de longues pé== riodes sans accumulation de cellulose solidifiée à la fente , si la viscosité et les qualités évaporatives de la solution cellulosique sont convenablement réglées.
Le réglage de la viscosité et des qualités évaporatrices de la solution cellu= losique peut être effectué en partie par l'emploi d'une quan == tité appropriée de dissolvant et en partie par le réglage de la température de la solution.
L'invention renferme un procédé pour appliquer des pel= licules cellulosiques sur du verre ou une autre matière en feuille, procédé consistaht à faire passer la matière.en feuil= le à une vitesse uniforme en=dessous d'une fente d'alimenta= tion et au=dessus d'un rouleau situé sous la fente d'alimenta= tion de façon que la matière en feuille soit recouverte sur sa face supérieure d'une pellicule cellulosique.
Une forme d'appareil suivant la présente invention va maintenant être décrite à titre d'exemple avec référence aux dessins annexés dans lesquels
La fig. 1 est une vue de face d'une trémie.
La fig. 2 est une coupe verticale transversale de celle-ci.
La fig. 3 est une vue en élévation à une échelle réduite montrant la trémie au-dessus d'un moyen de faire avancer le ver= re en feuille transversalement.
La fig. 4 est un plan d'une partie de l'appareil repré= senté à la fig.3, la trémie étant enlevée.
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La fig. 5 est une vue en élévation en bout des pièces représentées à la fig. 3.
La fig. 6 est une coupe de détail dans les pièces du fonctionnement à la partie inférieure de la trémie.
Si l'on se reporte d'abord aux fig. 1 et 2, on voit que la trémie 11 est rectangulaire en plan et sensiblement en for= me de V en coupe transversale. Le corps de la trémie est venu de fonte avec une chemise d'eau 12 dans les parois dela partie supérieure et les parois d'extrémité 13 ont des chemises d'eau 14 coulées sur ces parties. Les chemises d'eau 12 et 14 sont couvertes par des plaques 15 et la partie médiane de la trémie est couverte par une plaque séparée 16. Les chemises d'extré= mité sont reliées aux chemises latérales par des tuyauteries. 17 et 18 et un orifice d'entrée approprié 19 est prévu à une ex= trémité et un orifice de sortie 20 d'un côté des chemises d'eau.
Des mesures sont prises pour faire circuler de l'eau à. la tem= pérature de la glace fondante dans ces chemises pour maintenir la solution à une température appropriée dans la trémie.
Une assise de pompe est formée sur une extrémité de la trémie et sur.cette assise on a fixé une pompe à engrenages 22 (voir fig.3 & 5) qui débite dans la base 21 et de là dans un tuyau d'admission 23 représenté en pointillé aux fig, 1 et 2.
Le tuyau 23 est fermé à son extrémité mais pourvu d'un certain nombre d'ouvertures dans sa partie supérieure de sorte que le celluloïd ou une autre solution cellulosique est introduit dans la trémie en un nombre uniforme d'endroits au=dessus de la fen-- te, dans le fond et d'un bout à l'autre.
Les faces inclinées extérieures de la trémie 11 sont usinées exactement à plat et elles supportent deux plaques ré= glables 24,25 qui sont fixées de façon à coulisser en position au moyen de vis de fixation 26 passant dans des fentes 27 des plaques.
Des vis de réglage 28 peuvent tourner dans des consoles 29 d'une partie fixe des parois de la trémie, et la partie filetée de ces vis se meut dans des écrous 30 prévus sur les
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plaques coulissantes 24,25.
Des palettes 33 sont fixées aux plaques 24,25 et contre ces palettes pressent des indicateurs de contrôle 34, à cadran, qui servent à montrer sur le cadran, avec une précision de un millième de pouce, la position exacte des plaques coulissantes 24,25,
Les indicateurs de contrôle à cadran sont mis au point de façon que lorsque les bords inférieurs (qui sont très aigus et exactement usinés) des plaques 24=25 se rencontrent exacte= ment l'un l'autre, les indicateurs de contrôle sont au zéro.
En vissant les vis 28 légèrement, on peut écarter légèrement les plaques 24,25 d'une certaine quantité qui peut être appré= ciée avec une précision d'après les indicateurs de contrôle de façon à fournir une fente parallèle dont l'ouverture est exac= tement la même partout et peut être 'de l'ordre de 0,07 de pouce.
Comme on le comprendra, la pompe 22 est actionnée par une force motrice appropriée à une vitesse uniforme et déter= minée d'avance de façon à maintenir le celluloïd dans la trémie 11 a un niveau constant.
En=dessous de la trémie 11 se trouve un rouleau 4o sur lequel la solution de celluloïd sortant de la trémie tombe. on peut voir à la fig. 6 que du verre en feuille 41 peut être déplacé par des rouleaux d'amenée 42 à une vitesse constante et uniforme entre le rouleau 40 et la trémie 11 de façon à couper une pellicule 43 de solution de celluloïd descendant de la trémie sous le rouleau 40. Le verre est ainsi enduit d'une pellicule de celluloïd d'un côté, avec une épaisseur uniforme et tout excès de la pellicule de celluloïd continue à s'avan== cer sur le rouleau 40 d'où il est détaché par un racloir 44.
Le verre passe sur un transporteur 48 consistant en des câbles d'acier flexibles, qui l'emporte sous un bain d'huile de ricin comme on l'a décrit au brevet belge antérieur 390.399 dont il a été question plus haut.
En se reportant aux figures 3 et 5, on voit que le rou= leau 40 et le rouleau d'alimentation 45 situé imméd iatement derrière lui sont actionnés, par l'intermédiaire d'une trans=
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mission contenue dans une boite 46, à partir d'un arbre 47. Le même arbre sert à actionner les rouleaux d'amenée 42, le trans= porteur 48 étant actionna séparément par des moyens non repré= sentes et de cette manière la feuille de verre passe sous la tré= mie d'alimentation à une vistesse déterminée qui correspond à la vitesse avec laquelle le rouleau 40 attire la solution par la fente d'alimentation de la trémie 11.
En conséquence, l'épais= seur de la pellicule sur le verre sera la même que celle de la pellicule déposée sur le rouleau 40 et dépendra de la vitesse re= lative de la pompe 22 et du rouleau 40 et non de la largeur pré== cise de la fente au=dessus du verre.
De préférence un flotteur est disposé à la surface du 11= quide dans la trémie, et est muni d'un fil indicateur passant; à travers le couvercle 16 de sorte que le niveau du contenu peut être vu d'un coup d'oeil. Ceci n'est pas représenté au dessin.
La solution de celluloïd qui est envoyée à la trémie 11 est soigneusement débarrassée d'air par Introduction dans une cuve d'emmagasinement où elle,est maintenue sous un vide de 20= 25 pouces de mercure pendant un temps considérable., par exemple 10 heures, de façon que les bulles de l'air contenu puissent se séparer et s'élever' à la surface. La solution débarrassée d'air est alors envoyée sous pression par la pompe 22 à la trémie 11 en passant à travers un appareil de filtration et une refroidis seur pendant le trajet. Par ces moyens la solution est rendue exempte d'air, exempte de bulles et ramenée à une température d'environ 8 C. L'écoulement de l'appareil de refroidissement vers la trémie est réglé par la pompe à engrenages.
Dans la trémie il est maintenu à la température indiquée ci=dessus de 8 C, qui a été trouvée en pratique convenable pour donner une viscosité ap = propriée et pour réduire la vitesse d'évaporation de l'acétone de la pellicule à un point pratique.
Le verre en feuille est envoyé aux rouleaux d'amenée 42 au moyen d'un transporteur, à l'état nettoyé et séché. Il peut avan= tageusement être amené dans cet état par passage dans une machine à laver semblable aux machines employées pour le lavage du verre
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dans la préparation de plaques photographiques. Le transporteur 48, du côte de la sortie de la trémie d'alimentation 11, péné= tre dans un bain d'huile de ricin avec une faible pente, insuf== fisante pour produire un écoulement de la pellicule cellulosique encore liquide sur le verre.
L'huile de ricin qui a été débar= rassée de l'air dans une cuve à vide semblable à celle employée pour éliminer l'air de la solution de celluloïd, sert à extraire l'acétone de la solution de celluloïd et à sécher ainsi la pelli= cule sur le verre. Le transporteur soulève les feuilles de verre hors du bain d'huile de ricin après une Immersion qui peut durer pendant environ 40 minutes et ensuite le verre est envoyé dans un second bain d'huile de ricin chauffé et finalement dans une étuve chauffée par des tuyaux de vapeur puis entre des rouleaux frotteurs en caoutchouc qui enlèvent l'huile de ricin. La tempé= rature préférée pour le premier bain d'huile de ricin est d'envi = ron 35 à 40 C et pour le second bain d'environ 80 C.
La vi,= tesse de passage du verre est d'environ 16 pouces par minute et la vitesse d'écoulement de l'huile de ricin dans une direction op= posée à la vitesse de mouvement du verre est d'environ deux gal= lons et demi par minute dans une cuve de troispieds de large.
Si on le préfère, l'huile de ricin peut être maintenue en circulation constante en passant par un évaporateur à vide normal pour l'élimination del'air et l'extraction de l'acétone, l'acétone extrait est condensé et réutilisé dans les mélangeurs ; l'huile de ricin peut être chauffée, si c'est nécessaire, pour faciliter l'élimination de la totalité de l'acétone. Si elle est chauffée, elle est envoyée dans un appareil de refroidissement avant de re- venir au bain froid.
En supprimant le moyen de faire avancer des feuilles à tra= vers la pellicule de celluloïd et en plongeant le rouleau dans un bain d'huile de ricin, on peut préparer des pellicules de celluloïd non attachées à un support, dans cet appareil, conformé ement au procédé décrit dans un autre brevet des mômes inventeurs.