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n CONJONCTEUR AERO-ELEOTRIQUE"
La présente invention a pour objet un appareil automatique appelé Il conjoncteur aéro-électrique " évitant la décharge accidentelle des accumulateurs électriques, lors de l'oubli de l'enlèvement de la clef de contact qui commande le primaire des bobines d'induction des moteurs à explosion des voitures auto- mobiles fonctionnant avec ce principe d'allumage.
Cet appareil est basé sur deux actions bien connues à savoir : la dépression que possède les gaz dans la conduite d'aspi- ration des moteurs à explosion. sur un phénomène électrique bien connu, c'est-à-dire, l'attraction d'une armature magnétique pour un solénolde parcouru par un courant électrique.
Ces deux actions ne se produisant que lorsque le moteur tourne, agissent séparément ou ensemble pour fermer le circuit électrique assurant la marche du moteur qui s'ouvre automatique- ment sous l'influence de ressorts de rappel lorsque ces deux
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actions cessent simultanément.
Afin de mieux faire ressortir l'exposé ci-dessus le dessin annexé représente schématiquement les connexions électriques, les accessoires d'un moteur et une coupe dans l'appareil faisant l'objet du présent brevet.
En se reportant au dessin annexé il est constitué d'une part d'un circuit magnétique 2 ouvert, possédant une armature mobile 1 maintenue en position d'ouverture par un ressort de rappel 3 d'autre part d'un cylindre 4, contenant un piston mobile 5 qui peut se déplacer sur toute la longueur de course de ce cylindre en comprimant un ressort 6
La tige 7 du piston est maintenue dans son axe par un guide cylindrique 8.
perforé de trous 9 permettant à la pression atmosphérique d'agir sur la lace externe du piston 5.- Cette tige 7 traverse en même temps la fourche 10 de l'armature 1 et peut commander un petit ressorz 11 coincé entre l'extrémité 12 de la tige 7 et de la rondelle 13 s'appuyant sur la fourche 10 de l'armature 1
Une tige de contact 14 permet le départ du courant électri que amené au circuit magnétique 3
Une pièce 15 en tôle dont sa forme limite la course de l'armature 1 et dont son extrémité, en potence, supporte le res- sort de rappel 3 est rapportée sur la pièce constituant le circuit magnétique.
Le solénolde 16 alimenté électriquement par les bornes 17 et 18 engendre le flux magnétique dans le circuit correspondant 2
La tige 14 de contact et le circuit magnétique 3, sont reliés électriquement respectivement aux bornes 20 et 19.
L'intérieur du cylindre 4 communique avec la chambre d'ad- mission des gaz du moteur à explosion, par un tuyau flexible en caoutchouc 21
Les bornes 17 et^I8 du solénoide 16 sont reliées d'une part en 22 à la sortie de la dynamo 23 avant le conjoncteur disjoncteur- /
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et, d'autre part, en 24 à l'entrée du démarreur électrique 25 qui sert à la mise en marche du moteur à explosion.
Les bornes 19 et 20 sont reliées électriquement d'une part en 26 à la sortie du primaire de la bobine d'induction 27 et, d'autre part, en 28 à la borne du linguet de rupture 29 du distributeur haute-tension des bougies d'allumage du moteur à explosion. - Les thèmes bornes 19 et 20 sont reliées également aux deux bornes 30 et 31 d'une prise bipolaire de courant 32, fixée sur la tôle de protection qui se trouvegénéralement en dessous du trou de péné- tration de la manivelle de mise en marche à main " du moteur à explosion.
L'ensemble est monté sur uneplaque isolante A. Cette lettre de référence! désignera dans le cours de l'exposé , le conjenc- teur aéro-électrique.
Avant d'aborder l'explication du fonctionnement du disjonc- teur aéro-électrique A , il est bon de rappeler certaines carac- téristiques des moteurs à explosion et des machines dynamo- électrique.
On sait qu'à la marche au ralenti des moteurs à explosion, on a une dépression maximum dans la conduite d'aspiration et dépression minimum au fur et à mesure que sa vitesse de rotation augmente. - D'autre part, on sait également que la force électro- motrice de la dynamo, est minimum au ralenti du moteur à explo- sion, tandis que sa'force électro motrice devient maximum dès que la vitesse de rotation de ce dernier augmente.
Dès lors, on peut donc dire ceci : pour une dépression de gaz maximum, on à un effet électrique minimum à la dynamo. pour un effet électrique maximum, on a un effet de dépression des gaz minimum:
Il enrésulte que l'on a toujours un effet maximum d'action, que ce soitdu'côté gaz ou du côté électrique, pourvu que le moteur à explosion tourne, -ce qui permet la réalisation du conjoncteur aéro électrique.
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Le fonctionnement de l'aéro-électrique A s'effectue comme suit: 1er cas. - Mise en marche du moteur à explosion au moyendu démarreur électrique.
On ferme-- la clef de contact 33, pour établir une communi- cation électrique entre l'accumulateur 34 et la borne 19 de l'aéro-électrique en passant par le primaire de la bobine d'induc- tion 27. Le moteur à explosion étant prêt pour la marche, on établit une communication électrique entre l'accumulateur et le démarreur, en poussant sur le bouton 35 figuré au schéma.
Au moment du contact du bouton 35 on envoie un courant d'in- tensité I au démarreur qui se met à tourner en entraînant le moteur à explosion.
Or, la borne 17 de l'aéro-électrique A étant reliée avec l'entrée 24 du démarreur 25, reçoit également un courant,d'inten- sité i , qui se ferme à la masse par la dynamo par 18 et 22 après avoir traversé le solénolde 16, ce qui entraine une action magné- tique entre 1 et 2 qui enclanche 1'armature 1 sur la tige de contact 14.
A cet instant le courant électrique traverse le primaire de la bobine d'induction 27,puisque le circuit vient de se fermer par 1 relié par la masse 2 à la borne 19 et par la tige 14 reliée à la borne 20.
Les phénomènes éleczriques et mécaniques se passent alors normalement, l'induction a lieu dans le secondaire haute-tension, et le moteur à explosion peut s'amorcer.
La dépression des gaz dans la conduite d'aspiration étant maximum, la pression atmosphérique s'exerce sur la face externe du piston 5 et provoque une poussée de celui-ci vers le bas du cylindre 4, en comprimant le ressort 6.-L'action de cet effet, détermine donc la descente de 12 et comprime le ressort II, ce qui a pour but de maintenir l'armature 1 en contact avec 14 par l'intermédiaire de la rondelle 13 butant sur l'extrémité 10 en fourche de l'armature 1.- Tant que le moteur à explosion tourne- ra au ralenti, l'armature 1 sera toujours en contact avec 14 / @
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puisque la dépression dans le cylindre 4 sera maximum. - Mais, dès que l'on appuie sur l'accélérateur, lavitesse du moteur à explo- sion augmente, ce qui donne une plus grande vitesse de rotation à la dynamo, d'où force électro motrice maximum.
Cetteforce électro motrice peut alors provoquer un courant d'intensité i dans le solénoides 16, en se rendant à la masse par le circuit du démarreur électrique en 24, ce qui maintient encore l'armature 1. de l'aéro-électrique en contact avec 14 et cela, malgré la dépression minimum des gaz à grande vitesse de rotation du moteur à explosion, puisque l'action électrique produit un flux magnétique en 1 et 2.
On constate donc que l'armature 1 sera toujours en position de fermeture quelque soit la vitesse de rotation du moteur à explo- sion:
A l'arrêt du moteur à explosion la dynamo 23 n'étant plus en mouvement et la dépression étant nuls, le piston 5 du cylindre 4 de l'armature 1 du solénolde 16 n'étant plus sollicités par aucun effort, reviendront à leur position primitive par l'attraction du ressort de rappel 3 de la potence 15 et de la décompression du ressort 6 du cylindre 4.
Ces mouvements provoqueront donc bien une coupure de courant automatique dans le primaire de la bobine d'induction entre 1 et 14 de l'aéro-électrique A, ce qu'il fallait démontrer et réaliser.
On pourrait croire qu'en marche à grande vitesse du moteur à explosion, que le courant d'intensité iqui alimente le solénoide 16 en se rendant à la masse par le démarreur électrique 25, est capable de mettre ce dernier en mouvement.- Il n'en n'est rien car l'intensité i de ce courant est tellement petite, qu'on peut la considérer comme quantité négligeable par rapport à la puissance électrique du démarreur 25 et qu'elle ne peut donc entrainer ce dernier.
2ème cas Mise en marche à la manivelle.-
Pour réaliser ce système de mise en marche, on procèdera
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comme suit:
On introduira l'extrémité de la manivelle dans les griffes d'entraînement du vilebrequin et on introduira dans la prise 32 bipolaire une fiche bipolaire court circuitée électriquement à ses broches.
A ce moment, l'étude du schéma montre que l'on a court-circuité le conjoncteur aéro-électrique par 2 et 14, ce qui permet de nouveau une tension électrique entre l'accumulateur élec- trique 34, le primaire de la bobine d'induction 27 et le linguet de rupture 29 du distriouteur haute-tension.- En tournant à la manivelle, on donne une impulsion au moteur à explosion qui provo- que sa mise en marche et les effets se passent de nouveau eomme dans le cas précédent On peut alors retirer la fiche bipolaire court circuitée.
On peut en retirant la manivelle être obligé de songer à enlever la fiche bipolaire, en réunissant celle-ci à la manivelle par une chainette ou un cordon éventuellement avec mousqueton pour en permettre le démontage.
Il est à remarquer que l'on pourra remplacer la prise 32 ainsi que la fiche, par un dispositif quelconque soit, par exemple une clef de contact ordinaire avec serrure ou tout autre moyen équivalent.
3ième cas. En supposant que le fonctionnement de la dynamo vienne à faire défaut on procèdera comme suit :
Un placera la fiche court circuitée en 32 et on la laissera à demeure provisoire dans sa prise 32. On pourra dès lors tra- vailler sur la réserve de la batterie jusqu'à réparation de la dynamo.
Les avantages du conjoncteur aéro électrique sont les suivants
Il évite la décharge des batteries d'accumulateur d'électri cité lors d'un oubli d'enlèvement de la clef de contact des bobi- nes d'induction d'allumage, des moteurs à explosion.
Il évite le grillage de ces mêmes bobines lors du même oubli.
Il peut s'adapter à n'importe quel équipement électrique
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de voitures automobiles ainsi qu'aux moteurs à explosion fonctionnant avec ce principe d'allumage.
Le dessin représentant l'aéro électrique ne figure qu'à titre explicatif montrant un mode de réalisation de l'objet de l'invention.
Il va de soi que l'on peut envisager d'autres détails ou modalités constructives sans que pour cela on s'écarte du cadre du domaine du présent brevet.
Ainsi par exemple dans une variante constructive le cylindre 4,et son équipement pourraient être disposés à l'intérieur du solénolde 16 dans le noyau en vue de réduire l'encombrement.
En résumé il faut considérer comme rentrant dans le présent brevet un conjoncteur caractérisé par ce qui suit:
REVENDICATIONS
I) Conjoncteur aéro-électrique, caractérisé en ce que le courant traversant le primaire de la bobine d'induction alimentant les bougies d'allumage.par le distributeur,est établi ou coupé par la mise en ou hors contact, avec une tige conductrice reliée à la borne du linguet de rupture du distributeur haute tension des bougies d'allumage,d'une armature reliée électriquement par la/bobine du primaire de la bobine d'induction à la sour ce d'électricité(batterie) et constituant la partie mobile articulée avec ressort de rappel d'un circuit magnétique,sur laquelle armature peut agir, soit le champ magnétique,
développé par un solénoïde branché à la borne de sortie de la .dynamo et à la borne d'entrée du démarreur, soit la tige d'un piston sollicité par un ressort de rappel et coulissant dans un cylindre en communication avec l'aspiration du moteur,soit, enfin à la fois, et l'action du solénoïde et celle de l'aspiration.