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*VEHICULE MONOTRACE"
On connaît déjà des véhicules monotraces qui sont munis de roues à bandages pneumatiques et dont la carros- série seule a en elle-même une forme dite aérodynamique*; dans ces véhicules, la ligne de la carrosserie ne peut venir s'appuyer contre celle des pneumatiques de manière à former avec les roues un véhicule dont l'ensemble soit profilé d'a- près la forme des lignes d'écoulement de l'air.
La particularité de la présente invention réside précisément dans le fait qu'une sphère creuse subdivisée en poches decaoutchouc en forme de secteurs ou de segments de sphère est disposée au moins à l'extrémité antérieure du
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véhicule, mais de préférence à chacune de ses extrémités, cette ou ces sphères creuses complétant le corps du véhicule pour constituer un corps qui, vu d'en haut, a une forme correcte au point de vue aérodynamique.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée.
Les Fig. 1 et 2 montrent le véhicule monotrace en éléva- tion et en plan.
Les Fig. 3 et 4 représentent en coupe partielle deux for- mes d'exécution différentes d'une sphère creuse.
Dans la voiture automobile représentée, les roues munies de bandages pneumatiques sont remplacées, aux deux extrémités du corps du véhicule D, par des sphères creuses A1 et A2 dont la cavité intérieure est divisée en cellules gonflées d'air (Fig. 3 et 4).
Comme le montre la Fig. 2, la carrosserie vient s'appli- quer à la partie supérieure contre les sphères creuses pour former avec celles-ci un véhicule dont l'ensemble présente un profil aérodynamique, de sorte qu'il ne se produit pas en mar- che de tourbillons d'air et que la résistance de l'air est réduite au minimum.
Le profil latéral de l'automobile (Fig. 1) ne peut pas, il est vrai, être réalisé d'une manière entièrement conforme aux lignes d'écoulement de l'air, mais, du fait que les deux sphères creuses A12 et A2 sont en rotation, pendant la marche, par leur grande surface, le courant d'air est dirigé le long de la carrosserie, de telle sorte que la résistance de l'air est réduite au minimum.
La quantité d'air contenue dans les sphères creuses, dont le diamètre est supérieur ou au moins égal à celui des bandages
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pneumatiques utilisés jusqu'à présent sur les véhicules à double trace, a un volume plus de dix fois supérieur à celui de ces bandages pneumatiques, si bien qu'on peut supprimer les ressorts connus à lames ou à boudins, la suspension par balan- oiers, etc.., lorsqu'on utilise de telles sphères creuses l'automobile devient ainsi considérablement plus légère, sa fa- brication est moins coûteuse et toutes les sources d'ennuis provenant des ressorts disparaissent avec la suppression de ces derniers.
Les véhicules équipés avec des sphères creuses A1 et A2 n'ont pas besoin de garde-boue; de même, les sphères rempla- cent les pare-chocs usuels et assurent ainsi une protection incomparable en cas d'accidents de toutes sortes. La ligne aérodynamique aussi parfaite que possible de ces véhicules (Fig. 1 et 2) permet d'obtenir des rendements élevés, donc de coaliser de plus grandes vitesses pour une puissance plus faible du moteur.
La tenue de route d'un tel véhicule se révèle meilleure que celle des automobiles à roues garnies de pneumatiques, connues jusqu'à présent ; en dehors de la diminution de la ré- sistanoe de l'air résultant de la grande superficie des sphè- res creuses et de la trace unique du véhicule, l'invention per- met d'éviter le dérapage de ce dernier sur l'asphalte ou lors du freinage; en outre, une telle automobile s'inscrit natu- rellement mieux dans les courbes. Une automobile de ce genre convient particulièrement pour les courses.
Les sphères creuses sont subdivisées en plusieurs cel- lules intérieures (Fig. 2 et 4) et offrent ainsi une plus grande sécurité en marche, du fait que, si une ou plusieurs cellules viennent à manquer d'étanchéité, les autres cellules se dilatent d'une façon correspondante et permettent de con- tinuer la marche sans danger pour les occupants, alors que,
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dans les automobiles à roues munies de pneumatiques, la voitu- re peut se retourner si un pneumatique éclate.
Sur la Fig. 3, la sphère creuse A est divisée en cellules S1 ayant la forme de secteurs. Ces cellules peuvent, soit être vulcanisées avec la sphère creuse elle-même, soit être cons- tituées par des poches de caoutchouc qui sont gonflées d'air au moyen des valves V qui passent à travers le flasque latéral C pour être accessibles de l'extérieur. La mise en place et l'enlèvement des poches de caoutchouc s'effectue par dévissage du flasque C.
Sur la Fig. 4,.les cellules ou les poches de caoutchouc ont la forme de segments de sphère S2, S3 et S4, découpés suivant des plans parallèles.
Alors que, dans le mode de réalisation de la Fig. 3, tou- tes les valves V peuvent être disposées dans un des flasques latéraux C, sur la Fig. 4, les valves des poches de caoutchouc S2 sont disposées des deux côtés de la sphère dans les deux flasques C, tandis que les valves des poches S3, S4 et S3 placées entre les deux poches S2 sont desservies à travers l'arbre creux W.
Le nombre des secteurs ou des segments de sphère dépend de la grandeur des sphères creuses. La forme des subdivisions des sphères creuses peut aussi être différente.