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Procédé pour imprégner d'une résine artificielle synthétique des couches de matière fibreuse.
La présente invention est relative à un procédé permettant d'imprégner de résines artificielles synthétiques des couches de matière fibreuse. Un des produits d'imprégna- tion connus de ce genre est la matière qui, sous le nom de "Pertinax", trouve un domaine d'application étendu.
Ce produit est fabriqué en grandes quantités suivant le procédé universellement connu consistant à imprégner une bande de papier d'une solution alcoolique d'un produit de condensation de formaldéhyde et de phénol se trouvant dans un stade intermédiaire, à la sécher ensuite, à empiler des
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couches du papier ainsi obtenu et à les comprimer sous l'action combinée de pression et de chaleur. Il est aisé de voir que ce procédé donne lieu à des pertes d'alcool.
En outre, on a déjà proposé de remplacer l'imprégna- tion à l'aide d'une résine artificielle synthétique se trou- vant dans un stade intermédiaire, par une imprégnation dans laquelle une bande de papier est imprégnée des matières premières de la résine artificielle telles que la formaldé- hyde et le phénol après quoi cette bande de papier est échauffée, en étant soumise en même temps à l'action de pression, entre des rouleaux chauds, ce qui provoque la condensation et le séchage de la matière qui atteint ainsi un stade intermédiaire. De la manière connue indiquée ci-des- sus plusieurs couches du papier ainsi imprégné sont ensuite empilées et comprimées à chaud pour former les produits finaux.
Ce procédé est basé sur l'idée de rendre l'imprégna- tion de la matière fibreuse plus intime par l'emploi des matières premières mentionnées ci-dessus au lieu d'une solu- tion d'une résine artificielle synthétique se trouvant dans un stade intermédiaire.
La présente invention, qui également met à profit ce principe nouveau, a pour objet, toutefois, un procédé présen- tant, comme il sera expliqué ci-après, de grands avantages vis à vis des procédés décrits ci-dessus.
Conformément à l'invention, une couche cohérente de matière fibreuse est imprégnée des matières premières d'une résine artificielle synthétique. Ensuite, avant le sécha- ge, on fait continuer la condensation, en évitant une évapora- tion appréciable d'une ou plusieurs matières premières volati- @
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les, à un degré tel qu'au cours du séchage et du chauffage final subséquents il n'y ait plus de matière première volatile susceptible de s'évaporer au cours de ces derniers traite- ments.
Par une couche de matière fibreuse on doit entendre ci-après des matières telles que le papier et le tissu textile.
Parmi les résines artificielles synthétiques convenant très bien à la réalisation de l'invention, on peut citer les pro- duits de condensation, par exemple, de formaldéhyde ou de furfurol avec le phénol, le crésol, l'urée et la thio-urée.
L'invention permet d'obtenir des produits finaux très homogènes et possédant des propriétés électriques et méca- niques excellentes. On a trouvé que ces produits finaux peu- vent contenir par unité de poids un pourcentage de résine artificielle synthétique plus faible que celui que l'on utili- sait d'ordinaire pour l'obtention de produits moulés possédant des propriétés électriques et mécaniques analogues, ce qui est très avantageux dans le traitement mécanique, plus parti- culièrement le poinçonnage, des produits finaux.
Ces avantages sont dûs au fait que, contrairement aux procédés connus décrits ci-dessus dans lesquels, ainsi que dans le procédé suivant l'invention, on fait usage des matières premières des résines artificielles synthétiques, l'évaporation des matières premières est évitée.
La présente invention permet, en outre, non seule- ment de supprimer des dispositifs particuliers destinés à la récupération des matières volatilisées mais aussi de produire d'une façon simple et sensiblement sans pertes des produits d'imprégnation se trouvant dans le stade de polymérisation voulu et contenant un pourcentage de résine exactement pré- déterminé, ce qui est très important en vue du traitement
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ultérieur.
EXEMPLE 1.
En mélangeant 100 litres de crésol industriel, 45 litres de formaline à 38 % et 10 kg d'hexaméthylène-tétramine, on obtient une solution homogène à travers laquelle on fait passer une bande de papier ayant, par exemple, une largeur de 70 cms. environ, cette bande étant ensuite enroulée serré sur un cylindre. On peut obtenir ainsi un rouleau de papier imprégné ayant un diamètre, par exemple, de 55 cms. environ. Ce rouleau de papier est chauffé ensuite dans un four maintenu pendant 24 heures à une température de 75 C. Après avoir quitté le four, le rouleau est laissé en repos pendant
1 jour environ après quoi on le sèche, par exemple en le faisant passer à travers une chambre de séchage.
On comprime le papier ainsi imprégné pour former des plaques d'épaisseurs différentes en empilant plusieurs couches qui sont ensuite comprimées tout en étant soumises à l'action combinée d'une pression et d'une température élevées. L'enroulement en un rouleau épais a pour résultat qu'au cours de la condensation sensiblement aucune des matières premières volatiles ne peut s'échapper de sorte qu'après avoir été traité dans le four et après avoir été laissé en repos, le rouleau de papier est toujours trempé d'eau. Lors du séchage dans la chambre de séchage cette eau s'évapore et la résinification atteint un stade ultérieur tandis qu'au cours du moulage des produits finaux la résine artificielle atteint le stade de polymérisa- tion final voulu.
EXEMPLE II
Au lieu d'amorcer la condensation en chauffant le rouleau de papier imprégné dans un four, comme il a été décrit dans l'exemple 1, on peut aussi, réaliser cette conden-
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sation initiale en laissant le rouleau en repos à la tempé- rature ambiante pendant un laps de temps assez long, par exemple de 1 à 2 mois. Après ce laps de temps,la résinifica- tion a atteint un degré tel qu'au cours du séchage et du chauffage final subséquents il n'y a plus de matières premières volatiles susceptibles de s'évaporer.
EXEMPLE III -
Le séchage dans une chambre de séchage, comme décrit dans les exemples I et II, peut aussi être remplacé par un séchage dans le vide à une température peu élevée.
EXEMPLE IV.
Au lieu de rouler le papier après l'imprégnation en un rouleaù épais, comme c'était le cas dans les exemples précé- dents, il est aussi possible de découper des surfaces de papier imprégné à la longueur désirée, de les empiler et de les comprimer avec force. Ensuite, l'ensemble est chauffé pendant 24 heures dans un four à 75 C, comme dans l'exemple I, après quoi la matière peut être séchée et moulée à chaud.
EXEMPLE V.
Au lieu d'enrouler la bande de papier après l'impré- gnation ou d'empiler dés pièces imprégnées, il est aussi pos- sible de faire passer la bande de papier à travers un four s'adaptant assez exactement à cette bande et ayant une ferme- ture assez étanche pour qu'il soit sensiblement impossible aux matières premières volatiles de s'échapper. Le séchage et le traitement ultérieur peuvent être réalisés de la manière décrite dans 1-'exemple I. On fait sécher la matière en la soumettant à un chauffage pendant un laps de temps relative- ment court, par exemple de 1 heure, dans un four chauffé dans ce cas à une température légèrement plus élevée, par exemple A
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de 100 C.
La figure 1 représente une coupe longitudinale d'un rouleau épais 1 analogue à celui dont il s'agît dans l'exemple
I, ce rouleau étant enroulé sur un cylindre 2 et disposé à 1-'intérieur d'un four 3 chauffé par de la vapeur au moyen de tubes à ailettes 4.
La figure 2 montre des couches empilées 6 de papier imprégné comprimées à l'aide du dispositif de serrage 5 et disposées dans un four 7 chauffé à l'aide de tubes à ailettes 8.
La figure 3 illustre schématiquement 1-'exemple V.
Sur cette figure, la bande de papier 9 passe, à l'aide de rouleaux 10 et 11, à travers un four 12 fermé hermétiquement et chauffé par de la vapeur à l'aide de tubes à ailettes 13.
L'invention peut aussi être utilisée pour la fabri- cation de tubes. On réalise ceci en enroulant le produit d'imprégnation intermédiaire décrit ci-dessus, après le séchage, sur un noyau jusqu'à l'épaisseur désirée pour le tube et en le soumettant ensuite à un chauffage final, le cas échéant, sous pression.
En outre, il est possible de fabriquer des pièces moulées plus ou moins profilées en partant d'une ou plusieurs couches du produit d'imprégnation intermédiaire séché qui sont ensuite soumises à un chauffage final.
Il est aussi possible de diviser le produit d'impré- gnation intermédiaire séché en petits morceaux et d'en former ensuite des objets sous l'action combinée de chaleur et de pression.