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Perfectionnements aux routes, trottoirs, planchers et ouvrages analogues.
La présente invention est relative à la production de revêtements de caoutchouc pour routes, trottoirs,planchers, et surfaces analogues.
On a déja proposé à différentes reprises d'employer le caoutchouc sous forme de latex pour revêtir les routes,et on l'a employé à l'état d'émulsion aqueuse avec diverses char- ges et agents de vulcanisation connus, et aussi avec des ma- tières et des matières bitumeuses, sous forme d'émulsions bitumeuses contenant du caoutchouc.
La présente invention a pour objet une composition de latex de caoutchouc perfectionnée pour la production de revêtements de routes et d'ouvrages analogues, et un procédé @
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permettant de fixer solidement ces compositions à la route ou autre surface à revêtir.
L'invention consiste à ajouter à la composition de latex, contenant du latex, du soufre ou un .autre agent vulcani- sant, un ou'plusieurs accélérateurs de vulcanisation et une ou plusieurs charges autres que la chaux, environ 1 à 2% en poids de chaux, éteinte ou non, ou un autre agent de floculation équivalent qui assure que la surface sèche uniformément sans qu'il se produise des Assurés dues au retrait, la quantité de cette matière d'addition étant calculée par rapport à la teneur en caoutchouc sec du latex.
Pour fabriquer des articles en caoutchouc en partant directement du latex, on a déjà proposé d'employer un agent coagulant qui est stable à la température à laquelle on l'ajoute au latex mais qui coagule à la température élevée employée pour produire les articles. Des exemples de ces agents coagulants sont des sels de bases bivalentes ou trivalentes, par exemple des sels de magnésium, de calcium, de zinc ou d'aluminium. On a aussi proposé d'employer des solutions et des suspensions de sels de bases bivalentes ou trivalentes pour transformer le latex en une matière moins fluide.
En outre, pour produire en partant de latex des compositions de caoutchouc décoratives servant à revêtir des planchers, des murs et des plafonds, et pour d'autres fins analogues, on a proposé d'employer des mélanges contenant du latex de caoutchouc, des agents vulcanisants, des accélérateurs de vulcanisation favorisant la vulcanisation à la température ordinaire et des charges, et pour favoriser le dunissement rapide du produit final, on a proposé d'employer une quantité appréciable de charges de nature hygroscopique telles que la chaux.
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Suivant la présente invention on n'ajoute toutefois qu'une quantité relativement petite de chaux en vue de provoquer une floculation du latex.
On a constaté qu'en ajoutant à la composition de latex une quantité relativement petite de chaux, de préférence éteinte, on provoque la floculation de la matière et que ceci n'empéche pas de traiter aisément la matière. l'emploi de la chaux est très avantageux, car elle assure que la matière floconneuse déposée à la surface d'une route ou d'un ouvrage analogue sèche rapidement sans qu'il se produise pendant la période de séchage des fissures dues au retrait, qui sont iné- vitables quand on emploie les procédés, connus jusqu'ici, où on fait usage de mélanges à faible teneur en caoutchouc.
La composition peut varier suivant qu'on la destine à être appliquée sur une route, un plancher ou un trottoir, etc.
Pour produire une compo'sition destinée par exemple à une route, on prépare d'abord un mélange sec constitué de la manière suivante:
27 à 29 Kilogs. de kaolin
14 à 16 " carbone pulvérisé (de préférence de coke)
0,68 à 0,9 Kgs. soufre
0,9 à 1,0 " d'oxyde de zinc.
0,11 à 0,22 " de chaux éteinte.
Tous les ingrédients cités doivent être finement divisés et non acides.
On agite 6,3 kilogrammes de ce mélange sec¯dans 4,5 litres de latex de caoutchouc contenant 350 grammes de latex sec par litre, ce latex ayant été additionné d'un accé- lérateur rapide tel que celui connu sous le nom commercial de LAT.2 fabriqué par la Soc.Anon. des Matières Colorantes et
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Produits Chimiques de St. Denis, à Paris.
On ajoute au latex cet accélérateur rapide à raison de 0,5 à 1,5% du poids de caoutchouc sec contenu dans le latex.
Il est avantageux d'opérer le mélange de manière que l'air soit éliminé du produit final. On y arrive en mélangeant les ingrédients dans un moulin coiioidal, de préférence à plateaux rotatifs.
Quand la matière ainsi produite se solidifie, on obtient un produit à 20% de caoutchouc qui, comme l'expérience l'a prouvé, résiste à la circulation des plus lourds véhicules.
En outre ce mélange est tel que lorsqu'on y ajoute la dernière trentaine de grammes de mélange sec, le "mortier" de caoutchouc floconne par suite de la présence de la chaux éteinte. Comme on l'a déjà expliqué, la floculation est essentiellement indis- pensable, car elle permet au sérum aqueux du latex de s'échapper plus facilement à travers les flocons, de sorte que le pavage sèche uniformément sans qu'il se produise des fissures. Quand il n'y a pas de floculation; le séchage du mélange demande un temps très' long et des fissures dues au retrait se produisent inévitablement.
On peut conserver le mélange cité dans des rats, sous forme d'un produit commerçable qu'on peut épandre-directement comme une crème ou une pâte, en ajoutant au latex un agent de conservation connu tel que la caséine et le thymol, et si on le désire, on peut le concentrer préalablement par évaporation d'une partie de l'eau contenue dans le latex de manière à former un produit ayant la consistance d'une crème ou d'une
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pâte et où il ne reste qu'environ 50% du 'sérum aqueux du latex. On opère de préférence cette évaporation en chauffant et en agitant continuellement la. matière. Si on le désire, on peut éliminer l'eau par centrifugation. Avant de l'employer, on peut diluer à l'eau, au degré voulu, ce mélange concentré pour pouvoir l'étaler sur la surface à traiter.
On applique comme un crépi de ciment à la surface d'une route ou d'un ouvrage analogue le mélange préparé pour l'usage et on le laisse se solidifier partiellement par séchage dans les conditions ambiantes de température et de pression. Si on le désire, on peut accélérer le séchage par soufflage d'air chauffé ou non.
Pour revêtir les routes, on peut généralement couler la composition de latex décrite ci-dessus, car on peut la diluer à l'eau à tout degré voulu et l'incorporer à l'infrastructure de la route dont la préparation est décrite ci-après.
Puis on cylindre la matière au rouleau compresseur en commençant par des rouleaux légers et en augmentant la charge jusqu'au poids du rouleau le plus lourd, généralement 12 tonnes, et entretemps tout le sérum aqueux de la pâte de latex est expulsé et la matière se consolide. Dans cette phase la vulcanisation solaire commence et elle est accélérée par la présence de l'accélérateur rapide mentionné ci-dessus. L'ex- périence a montré qu'une vulcanisation initiale partielle ou une "prise" complète s'élevant à environ 10% du degré final de vulcanisation qu'il est possible d'atteindre est nécessaire et
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suffisante, dans les conditions de circulation intense, pour éviter la fissuration due à la détérioration de la matière plastique par suite de la circulation sur la route nouvellement mise en service.
Il est impossible de cylindrer au rouleau cette matière humide déposée à la surface de la route et elle ne pourrait pas supporter la circulation sans que le pavage se détache et se soulève si on ne prend pas des mesures spé- ciales pour assurer un ancrage permettant d'y parer. Ces mesures qui font l'objet d'une demande de brevet de même date. que la présente demande sont destonées à créer trois liens distincts entre le pavage et l'infrastructure ou surface sous-jacente, à savoir: 1.- Le lien mécanique. La surface sous-jacente doit être dure,imperméable à l'eau et compacte.
Elle doit aussi comporter un nombre suffisant de vides superficiels, ou des vides et des saillies, de telle manière que, dans toute section située immédiatement en-dessous ou à la surface sous- jacente, le pavage en caoutchouc ait une 'surface suffisante pour résister à tout cisaillement horizontal produit par la circulation routière. Pratiquement les vides, ou les vides et saillies,doivent exister sur environ 30 à 50% de la surface sous-jacente.
Par exemple, si la surface sous-jacente est cons- tituée de béton, il faut y produire un réseau de vides, ou bien on étale et on tasse, immédiatement avant que le ciment fasse prise, une couche constituée par exemple de quantités égales de pierrailles dures de 25 et 18 millimètres.-Si la surface sous-jacente est du vieux béton, on peut le rendre rugueux et y déposer une couche de pierrailles sous toute
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épaisseur voulue, puis, si on le désire, on le cylindre au rouleau et on obtient ainsi une surface comportant les sail- lies ou vides superficiels voulus. On peut aussi employer des pierres de toute autre grosseur assurant le pourcentage néces- saire de vides.
Suivant un autre exemple, ,quand le support est constitué d'asphalte et/ou de tar-macadam, on emploie un mélan- ge de matériaux de revêtement de 25 et 18 millimètres enrobés de préférence de 9% d'asphalte, de goudron ou de leurs mélan- ges ou composés, et on étale et on cylindre ce mélange au moyen de rouleaux lourds sur un fond de liant. On obtient ainsi le pourcentage voulu de vides et le tassement de la surface qui est essentiel.
Un autre moyen de munir des vides nécessaires la surface dure et compacte consiste à déposer une couche de pierraille propre et dure et à y couler un àgent agglomérant approprié comme du ciment, du goudron ou un coulis bitumeux, en laissant toutefois subsister le pourcentage requis de vides.
2.- Un lien adhésif. On applique la matière adhésive sur la surface ci-dessus de manière que, au cours des opérations initiabes, alors que les matériaux font prise sous l'effet du cylindrage, et aussi pendant les premiers temps quand la chaussée ouverte à l'a circulation est encore à l'état plastique, le lien mécanique reste indemne. Conviennent à cet effet toutes les matières adhésives appropriées de bonne qualité telles que le goudron, le bitume ou le caoutchouc, ou leurs mélanges et émulsions, à la condition que ces matières sèchent en substance aussi rapidement que la pavage.
Un autre avantage de l'emploi d'une matière adhésive est que, en cas de retrait ou d'une fissuration accidentelle, la matière adhésive bouche l'endroit défectueux par action capillaire. ,
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3. - La combinaison du lien mécanique, du lien :adhésif' et du cylindrage -au moyen de rouleaux lourds exclut toute présence de sérum -aqueux et d'air, de sorte qu'on obtient ainsi un lien, dû au vide, entre la surface sous-jacente et la composition de caoutchouc, et La liaison par le vide est d'autant plus efficace que la circulation est plus int ense.
De préférence on étale., ou on étend à la brosse, la matière -adhésive sur la surface à traiter, et il faut l'étaler en couche mince aussi uniforme que possible. Une matière -adhésive peu coûteuse appropriée est celle connue sous la marque "Colade" ou "Cretex".
Après avoir applique sur la surface sous- jacente la matière adhésive, on applique comme un crépi de ciment le mélange de Latex qui doit constituer le revêtement et on remplit d'abord les vides de mélange de caoutchouc avant d'Etendre au gabarit une couche d'épaisseur voulue ou, si la consistance de la composition de latex le permet, on coule le mélange et on le laisse sécher et se solidifier de la ma- nière décrite, .après quoi on le cylindre au rouleau si on le désire.
On a constats qu'il est avantageux de couvrir et de protéger la matière immédiatement .après son application, de manière à éviter une .action siccative trop rapide du soleil et la production d'une pellicule superficielle qui empêche un séchage énergique et donne à la surface une tendance à se fi s sur er.
Le revêtement de caoutchouc .ainsi produit peut être considéré comme une feuille de caoutchouc solidement fixée à la surface sous-jacente. De préférence on lui donne une épaisseur qui peut varier entre 12 et 25 millimètres suivant les conditions de la circulation routière qu'il doit suppor-
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ter; tout efois on peut lui donner toute autre épaisseur voulue. Le revêtement est durable, assourdit le bruit et est imperméable, exempt . de poussières et élastique. Il est aussi possible d'appliquer à la brosse de,-minces couches du mélan- g e de Latex.
Bien qu'on ait cité ci-dessus l'emploi d'un latex de caoutchouc ordinaire contenant 350 grammes de caoutchouc sec par litre de latex, il est entendu qu'on peut employer tout autre degrés de concentration ou de dilution, et on peut employer, pour exécuter le procède, un latex conserve tel que celui connu sous la marque "Revert ex" ou d'autres pro- duits de Latex concentrés. Le terme latex employa dans la des- cription et les revendications couvre ces produits de latex .ainsi que les latex de gutta-percha, de balata et des produits analogues. Il est .aussi entendu qu'on peut employer toute charge ou -agent de vulcanisation usuels .autres que ceux cités dans la description.
Quand on emploie le "Revertex", la proportion recon- nue la meilleure est d' environ 1700 grammes de mélange sec par litre de "Revertex" contenant 425 grammes de caoutchouc sec par litre.
Immédiatement avant d'ouvrir à la circulation une nouvelle route construite suivant l'invention, il est recom- mandable d'étaler, ou distendre à la brosse, à la surface de la route, une émulsion bitumeuse de caoutchouc. On évite .ainsi que l'huile s'échappant des voitures circulant sur la route ne pénètre dans le caoutchouc plastique avant que celui- ci ait eu le temps de sécher suffisamment.
Si on le désire., on peut renforcer le revêtement .au moyen d'une armature .appropriée qui peut être en acier ou en fer, de préférence .au moyen d'un treillis de fil de fer galvanise de 25 millimètres, de tout poids voulu .au mètre (Carre, de préférence ancré et maintenu en place au moyen de
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crochets, crampons ou clous enfonces dans la surface de la. route à revêtir de caoutchouc.
Le fer se lie intimement .au caoutchouc et l'armature renforce ainsi notablement le revêtement de caoutchouc et assure un meilleurancrage du pavage à la surface sous-jacent e.
REVENDICATIONS.
1) Composition de latex de caoutchouc pour revête- ments de rout es, trottoirs, planchers et ouvrages analogues, contenant du latex de caoutchouc, du soufre ou un autre agent vulcanisant un ou plusieurs.accélérateurs de vulcanisation et une ou plusieurs charges .autres que la chaux, caractérisée en ce qu'elle est additionnée d'environ 1 à 2% de chaux, éteinte ou non, ou d'une autre agent de floculation -équivalent qui -assure que la surface sèche uniformément sans qu'il se produise des fissures dues au retrait, la quantité de cette matière d'addition étant calculée par rapport à la teneur du latex en caoutchouc sec.