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ROYAUME DE BELGIQUE Bielle pour faucheuses agricoles, avec articulation à rattrapage de jeu automatique et lame rapidement démontable.
.L'invention se rapporte aux faucheuses agricoles et a,pour objet certains perfectionnements à la bielle qui fait partie de leur mécanisme.
Il est connu, dans les faucheuses, de commander le mouvement de la lame au moyen d'une manivelle qui, par l'intermédiaire d'une bielle, transmet à la lame un mouvement de va-et-vient qui sert précisément à son travail. La bielle est habituellement en bois et, au moyen de garnitures métalliques dont elle est pourvue à ses extrémités, elle est articulée respectivement à la
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manivelle et à la lame. La lame doit être affûtée assez fréquemment (par exemple toutes les heures ou toutes les deux heures de travail) et à cet effet elle doit 8tre démontée de la bielle et détachée de la faucheuse.
En outre, étant donné le manque de rigidité du bâti de la faucheuse et le système de montage et de guidage de ses Organes mobiles, relativement peu précis, comme il arrive d'habitude dans les machines agricoles, il est nécessaire, pour éviter des efforts anormaux et des frottements excessifs, que la bielle soit pourvue à ses extrémités, au lieu d'articulations à axe de rotation fixe (c'est-à- dire de pivots proprement dits) ou en plus de celles-ci, de joints à rotule, de joints du type sphérique, ou de joints analogues.
La bielle suivant l'invention, qut est du type présentant les caractéristiques mentionnées ci-dessus, est pourvue en outre, à son extrémité articulée à la lame, d'un dispositif qui permet le démontage facile et immédiat de la lame pour l'affûtage. Cette opération, ne demande l'emploi d'aucun Outil. En outre, le dispositif est tel que le jeu qui tend à se créer dans le joint sphérique, par suite de l'usure progressive de ses parties qui travaillent en contact, se rattrape automatiquement sous l'effet d'un ressort, dont la tension peut être opportunément choisie et qui assure en même temps une pression constante et convenable entre les dites parties @
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du joint.
Les mêmes conditions de pression convenable sont maintenues automatiquement lorsque la lame est rechangée ou replacée aprés l'affûtage, sans qu'un nouveau réglage soit nécessaire. Un dispositifsemblable de rattrapage du jeu (non de démontage rapide) est prévu à l'autr extrémité de la bielle.
Pour mieux faire comprendre 1'* invention, on décrira à titre d'exemple une de ses formes de réalisation, avec référence au dessin annexé.
La figure 1 est une vue d'ensemble schématique d'une -bielle pour faucheuse pourvue des dispositifs prévus par l'invention; les figures 2 et 3 sont respectivement une vue en élévation et une vue en plan de l'extrémité de la bielle articulée à la lame, dont on a représenté une partie; la figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 2; et les figures 5 et 6 sont respectivement une vue en élévation et une vue en plan de l'extrémité de la bielle articulée à la manivelle.
Sur la figure 1, A est l'extrémité de la bielle, F, qui, par l'intermédiaire du joint sphérique D est articulée à la lame, dont on a représenté une partie E; B est l'extré- mité qui, au moyen de l'Oeil C, est articulée à la manivelle.
Sur les figures 2 et 3 est représentée, ! une plus grande échelle et dans ses détails de construction, l'ex- trémité A. Le corps en bois, F, de la bielle est serré
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entre deux joues métalliques, de préférence en fonte malléa- ble, ayant la forme de bras, 1 et 2, entretoisés au moyen du bloc 3 et du boulon de fixation 23; le bras 2 est pourvu en 21 d'une articulation à charnière,au-delà de laquelle il se prolonge en une partie 2' symétriques de l'extrémité, placé en regard d'elle, du bras 1 qui, au contraire, est en une seule pièce. Les extrémités, en face l'une de l'autre, des deux bras constituent une sorte de fourchette et se terminent par deux parties, 11 et 22 respectivement, en forme de calottes sphériques creuses.
Dans l'intérieur de ces calottes est logé un corps sphérique, ou rotule, 31, Corme sur une nervure verticale 32 solidaire de.la lame de la faucheuse E. Lorsque les deux calottes 11,22 sont convenablement serrées sur la rotule 31, l'ensemble de ces pièces constitue un joint sphérique entre la bielle et la lame.
Le rapprochement convenable des calottes 11 et 22 est réalisé de la manière suivante. Le bras 1 est pourvu, au voisinage de la calotte 11, d'un trou dans lequel passe un goujon 12, à tige aplatie, pourvu d'une tête 13 qui prend appui contre le bras 1; le goujon 12 passe, avec un jeu convenable, dans un trou correspondant prévu dans la par- tie 2' du deuxième bras, s'étend en dehors de celle-ci et est pourvu, vers son extrémité, d'une mortaise 14.
Sur le boulon 23, mentionné plus haut, est articulé un levier 4 pourvu, ! son extrémité libre, d'une dent courbée
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vers le bas, 41, qui s'introduit dans la mortaise 14.
Cette dent a une forme de coin (voir figure 4) de telle sorte que, lors de sa pénétration dans la mortaise 14 et pendant qu'un de ses flancs glisse contre un coté de la mortaise, son flanc opposé réagit sur le bras 2' de la fourchette, et tend à le rapprocher du bras 1, c'est-à-dire qu'il tend à serrer les calottes 11, 22 sur la rotule 31.
La pénétration de la dent 41 dans la mortaise 14 et: l'effet de serrage des calottes sur la rotule sont provoqués par un ressort 5 monté autour du boulon 23, qui appuie à son extrémité libre 51 sur le levier 4.
Il est évident qu'avec le dispositif qu'on vient de décrire, on obtient les résultats suivants: a) on a la possibilité de démonter immédiatement, sans avoir recoure a aucun outil, la lame E de la bielle ; effet, il suffit pour cela de soulever à la main le levier 4, de manière à dégager complètement la dent 41, la pièce 2' étant ensuite libre de tourner autour de l'articulation 21, en ouvrant le joint sphérique 11, 22, 31; le remontage
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de la lame e4ettectuera immédiatement par la manoeuvre contraire; pour faciliter la manoeuvre du levier 4, malgré l'effort du ressort 5 qui s'y oppose, le levier est pourvu, à son extrémité, d'un trou 42 dans lequel on introduira une barrette de fer servant de rallonge;
b) l'action du ressort 5, par l'intermédiaire de la dent en forme de coin 41, sur la pièce articulée 2', assure
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et maintient constante la pression des calottes sphériques
11, 22 sur la rotule 31, tout jeu étant automatiquement rattrapé.
L'extrémité opposa de la bielle, B, est porvue (figures
5 et 6), comme d'habitude, d'un oeil C ayant un prolongement aplati 8 qui est pris entre les deux calottes sphériques convexes 61 et 71 s'engageant dans des logements correspon- dants de ce prolongement 8, de manière a constituer dans l'ensemble une sorte de joint à rotule.
Les calottes 61 et
71 sont portées aux deux extrémités, respectivement, d'une fourchette formée par deux fers plats, 6 et 7, fixée à l'extrémité du corps en bois, F, de la bielle, conformément à l'invemtion, un de ces fers plats, 6, est pourvu d'une charnière, 62, d'une façon analogue à ce qui a été décrit au sujet du bras 2, son extrémité 6' étant libre de s'approcher de bras opposé 7 de la fourchette ou de s'en éloigner, Les pièces 61, 8, 71 sont percées d'un trou dont l'axe passe par les centres des deux calottes sphériques, et ! travers lequel passe, avec un jeu convenable, un boulon 9 ;
un ressort 91 est monté sur le boulon et est serré entre la pièce 6' et l'écrou 92 qui peut être vissé plus ou moins,.de manière à régler la tension du ressort, et être fixé dans la position voulue au moyen d'une goupille. Le ressort 91 assure une pression, réglable de façon convenable, entre les pièces constituant le joint à rotule, et cette pression reste auto- matiquement invariable en dépit de l'usure qui se produit @
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avec le temps sur les surfaces en contact des dites pièces? le ressort assure en outre le rattrapage automatique du jeu qui tend à se produire dans l'articulation, sans que cela exige aucune manoeuvre de mise au point.