<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif de réglage et de sûreté applicable à une machine motrice pourvue d'un système de réglage à pres- sion d' huile.
Des dispositifs connus de réglage de machines motri- ces fonctionnent avec de l'huile dont la pression augmente lors de l'augmentation du nombre de tours de la machine. L'huile dé- place alors un piston placé sous la pression d'un ressort et qui est accouplé à un organe de réglage, de sorteque ce dernier di- minue l'arrivée de vapeur ou d'huile combustible ou ralentit d'une autre manière la marche de la machine. Comme inaonvénient d'un semblable système de réglage, on peut signaler que l'admis- sion maxima est obtenue s'il règne une pression minima dans les conduites d'huile de réglage. Une rupture dans une semblable conduite provoquerait un accident sérieux si l'admission n'était
<Desc/Clms Page number 2>
pas commandée en cas d'accident par exemple au moyen d'un régulateur de secours.
Le but de la présente invention est de fournir un dispositif de sûreté dans un système de réglage à pression d'huile du type mentionné ci-dessus, dispositif par lequel lors de la disparition de la pression dans la conduite de réglage, ladmission de la machine est diminuée jusqu'à zé- ro et il est en même temps possible de faire réagir le méca- nisme de sûreté dans le cas de dérangement dans les conduites du graissage forcé.
Suivant la présente invention, on fait agir sur le le- vier flottant, qui est connu d'une manière générale dans les servo-régulateurs, un piston ou une membrane (c'est à di- re un organe réagissant à une pression, appelé dans la suite piston de sûreté) par lequel le point de rotation flottant, autour duquel le levier tourne sous l'influence du piston pour le réglage de la vitesse, est déplacé et l'admission nul- le est atteinte quelle que soit la position occupée par le piston de ré.glage de vitesse. En fonctionnement normal, ce piston de sûreté possède una position finale fixe qu'il con- lorsque serve également/pour l'augmentation de l'admission (c'est à dire pour l'augmentation de l'arrivée du fluide de travail au moteur) la pression dans la conduite d'huile de réglage descend de lanière normale.
Si toutefois la pression dans la conduite d'huile de réglage descend de façon anormalement for- te ou si elle disparait par exemple par suite d'une rupture dans la conduite, le piston de sûreté est déplacé sous l'in- fl@ence d'un ressort ou par exemple d'un poids et le levier flottant ferme l'adamission.
Suivant la présente invention,on peut également faire réa- @ir le piston de sûreté,mais seulement de façon indirecte,sur la pression dans le système de conduites de graissage. Si l'on fait par exemple ouvrir au moyen d'un servo-piston un organe de
<Desc/Clms Page number 3>
sortie pour l'huile de réglage de façon que la pression dans le cylindre de sûreté disparaisse,la machine est éga- lement mise à l'arrêt de ce fait sous l'influence du piston de sûreté. Ce servo-piston ou un organe équivalent dépla- ce de préférence un robinet à trois voies ou par exemple un tiroir par lequel l'huile agissant contre le piston de sûreté peut s' évacuer.
Un autre progrès suivant la présente invention consiste à faire du piston de sûreté un organe de manoeuvre et à commander également la pression contre ce piston, par exemple à l'aide d'un aidant d'arrêt. Si l'on ouvre l'orga- ne de sortie en question à l'aide d'un semblable aimant d'arrêt, l'état d'admission nulle est atteint quoique la conduite d'huile de réglage et le système de conduites d'huile de graissage fonctionnent normalement.
Comme la pr. ession d'huile de graissage varie avec le nombre de tours de la machine et qu'en cas de fuite dans le système de conduites de graissage une pertede pression - relativement petite peut avoir déjà des conséquences graves pour la machine, un perfectionnement suivant la présente invention consiste en ce qu'on n'influence pas seulement le piston de sûreté exclusivement par un servo-piston, mais qu'on fait agir en antagonisme l'un avec l'autre un régula- teur centrifuge et un serve-liston placé sous la pression de l'huile de graissage et- qu'on accouple ce système de telle manière à un organe de sortie du cylindre de sûreté qu'en cas de chute anormale de la pression d'huile de grais- sage,
l'organe de sortie en question est ouvert par le régu- lateur centrifuge ou sous l'influence de ce dernier et le piston de sûreté et le levier flottant coupent l'arrivée du fluide de travail.
Les dispositifs de réglage et de sûreté décrits, qui peuvent en même temps être développés en un mécanisme
<Desc/Clms Page number 4>
de manoeuvre sont surtout intéressants pour les moteurs de véhicules de chemin de fer qui doivent fonctionner parfois longtemps sans surveillance directe et qui doivent être desservis de préférence aussi à distance. Si l'on munit le mécanisme décrit d'un dispositif d'arrêt électro-magnétique comportant un aimant de verrouillage et si l'on dispose en outre un aimant de démarrage qui peut dommander l'amenée de combustible pendant un temps court, par exemple à l'aide d'un dispositif de commutation à temps, on possède un systè- me de anoeuvre électro-mécanique, de fonctionnement sur.
Le dessin schématique représente l'invention au moyen de quelques exemples.
La fig. 1 est un schéma permettant de comprendre le fonctionnement.
La fige 2 montre comment un détail de la fig. 1 peut être remplacé par un autre.
La fig. 3 est le schéma suivant la fig. 1 pourvu d'une sûreté à fonctionnement plus précis contre la diminu- tion de la pression d'huile de graissage.
L'huile pour le système de réglage circule du ré- servoir 1 par la pompe 2 dont le nombre de tours dépend de celui de la machine motrice, par l'organe d'étranglement 3 à aiguille de réglage 4 et la conduite de retour 5. De l'or- gane d'étrangement 3, la conduite de pression 6 se rend au cylindre régulateur de vitesse 7 dont le piston 8, se trou- vant sous la pression d'un ressort, est relié au levier de réglage flottant 9. Si le nombre de tours de la machine à régler augmente, la pompe 2 marche également plus vite et élève la pression d'huile dans la conduite 6, de sorte que le piston 8 du régulateur de vitesse s'élève et que la tige 10 reliée au levier 9 descend.
On doit se représenter que la pompe à combustible 11 du moteur à huile dont la marche
<Desc/Clms Page number 5>
doit être réglée est pourvue du mécanisme de tiges repré- senté qui exerce une Influence sur la charge de la pompe, de sorte que lorsque la tige 10 descend, une quantité moindre d'huile est introduite .
Le pivot flottant 12 prend appui sur la tige du piston de sûreté 13 qui est également chargé d'un ressort et peut se mouvoir dans le cylindre de sûreté 14. Ce dernier se trouve pendant le fonctionnement normal en communication par le robinet à trois voies 15 avec la conduite de pression d'huile 6 de sorte que le piston 13 est soulevé. On peut se reporter à la position indiquée schématiquement de la noix 15' du robinet. Le levier 16 peut faire tourner la noix de robinet de 90 de sorte que cette dernière, dans la position
15'' met le cylindre de sûreté 14 en communication avec.la conduite d'évacuation 17.
Dans ce cas le point de rotation 12 descend, le levier & vient dans la position 9' ou 9" et la tige d'accouplement 10 vient dans la position d'admission , nulle, quelle que soit la position où se trouve le piston , de réglage 8, c'est à dire, aussi indépendamment de la pres- sion dans la conduite d'huile de réglage 6. On peut faire un usage utile de cette commande de la position de la tige 10 au moyen du piston 13 en faisant exercer par la pression d'huile de graisse dans la conduite 18 pour la sûreté une influence indirecte sur le piston 13. Le branchement de con- duite 18 est raccordé au servo-cylindre 19 dans lequel peut se mouvoir un piston 20 chargé d'un ressort et qui est accou- plé par une tige à boutonnière 21 à une béquille du levier de robinet 16.
Si l'huile de graissage a pris dans la condui- te une certaine pression supposée supérieure à un minimum admissible, le piston 20 reposant sur celle-ci a été refoulé et la boutonnière 21 se trouve dans la position représentée tandis que la noix de robinet a la position 15'. Si la pres- sion d'huile dégraissage dans la conduite 18 descend en-des-
<Desc/Clms Page number 6>
sous du minimum permis, le piston 20 descend et la noix de robinet est amenée dans la position 15", ensuite de quoi l'amenée de combustible est coupée de la manière décrite plus haut.
La boutonnière 21 permet aussi que le levier 16 soit amené dans la position 16' par l'aimant 22. De cette manière, le moteur peut être mis à l'arrêt à distance. Dans la position 16' , le levier peut être verrouillé. Un ressort faible 24 qui tend à ramener toujours le levier dans la posi- tion représentée ramènerait le levier dans la position 16 lorsque le piston 20 le permet après que le verrou a été re- lire par l'aimant de déverrouillage 25. A l'aide de l'aimant de démarrage 25 dont l'armature agit sur le levier 9 et peut exercer aon action d'attraction,moyennant une construction connue, seulement pendant une période relativement courte, on peut amener le levier 9 à distance dans la position re- présentée, de sorte que le moteur peut démarrer.
A la fig. 2, on a indiqué que le robinet à trois voies peut être remplacé par un piston-tiroir. En fonctionne- ment normal, de l'huile passe de la conduite d'huile de ré- glage 6 par la conduite 26 et le cylindre 27, dans le cylin- dre 14. La tige de tiroir 28 reliée au tiroir cylindrique 29 est équivalente au levier 16 de la fig. 1. Si au contraire la tige de tiroir 28 est attirée vers le bas, par exemple par une tige de traction conne 21 à la fig. l, le tiroir cylindirique ferme la conduite 26 et met au contraire le cylindre 14 en communication avec la conduite d'évacuation 30 raccordée à la cuve 1, de sorte que le levier 9 est ame- né dans la position pour l'admission nulle. Les tiroirs cylindriques peuvent être exécutés de telle manière que des forces minimes sont suffisantes pour leur déplacement.
Suivant la fig. 3, la douille 31 du régulateur centrifuge 32 ait par l'intermédiaire d'un mécanisme à le-
<Desc/Clms Page number 7>
vier et à tringles sur la boutonnière déjà mentionnée 21. Le régulateur fait un nombre de tours égal ou proportionnel au nombre de tours de la machine. La pression d'huile de grais- sage dans la conduite 36 est proportionnelle à la deuxième puissance du nombre de tours de la machine ; de même, la for- ce exercée par le régulateur sur la douille 31 est proportion nelle à la deuxième puissance du nombre de tours en question.
Les moments exercés par le piston 34 et par le régulateur sur le levier 33 peuvent donc se mainenir en équilibre, en fonctionnement normal. Dans le cas où la pression de l'huile dans la conduite 36 descend, par suite de fuites, d'une mi- nime quantité en-dessous de la pression normalecorrespondant au nombre de .tours de l'instant, le régulateur l'emporte sur la pression exercée sur le piston 34 et le robinet 15 est ame- né dans la position d'arrêt. La sécurité contre les dégâts provenant d'un graissage insuffisant est, par ce mécanisme, indépendante de la variation de la pression d'huile comme con- séquence de la vitesse de la machine.
A la place du système de tringles, on peut employer également des transmissions électriques équivalentes qui agis- sent sur les organes de commande. Dans ce cas également ces organes et le régulateur sont accouplés entre eux.
Il est à peine nécessaire de faire remarquer que dans le terme "huile" il faut comprendre un liquide équiva- lent à l'huile, dans le cas présent, par exemple, la glycérine.