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La Société dite : Ateliers de Construction Mécanique de Tirlemont, sté Ame (anciennement Ateliers de Construction de.J.J.Gillain) à Tirlemont (Belgique) .
Perfectionnements aux procédés pour le traitement de graines oléagineuses, de fruits et d'autres matières végétales.
La présente invention concerne des perfection- nements aux procédés pour le traitement, par la vapeur, de graines oléagineuses, de fruits et d'autres matières végéta- les dans le but de mettre en liberté l'huile contenue dans la matière et de faciliter l'enlèvement de la couche extérieu- re de pulpe des noix.
Différentes propositions ont été faites jus- qu'à présent pour traiter par la vapeur des graines et des fruits oléagineux. Dans certaines, de ces propositions la va- peur devait passer dans un autoclave contenant la matière à traiter et dans d'autres la matière devait être chauffée dans un récipient chaufféextérieurement qui était ouvert à l'at- mosphère ou placé sous le vide, de sorte que la pression de @
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de la vapeur produite à partir de la matière en traitement ne s'élève pas au-dessus de la pression atmosphérique.
Suivant la présente inventign, la matière végétale est soumise dans un récipient fermé à l'action de la vapeur, à une pression supérieure à la pression atmosphérique , pro- duite par une chaleur extérieure à partir de l'humidité na- turelle contenue dans la matière, sans que de la vapeur vive de la source extérieure soit admise dans le récipient en vue de la désintégration. La vapeur produite à partir de la ma- tière en traitement sert à briser les cellules d'huile ou à dégager les noix de leurs couches extérieures de pulpe ou pour ces deux opérations. En d'autres termes, l'humidité naturelle contenue dans la matière est transformée en vapeur qui vient en contact avec la matière première et sert à la stériliser, à ehlever la couche extérieure de pulpe des noix et à mettre en liberté l'huile contenue dans la matière.
Lorsque la matière végétale naturelle à traiter s'est desséchée par suite de la perte d' une partie de son humi- dité naturelle, de l'eau de complément peut être ajoutée et le procédé suivant la présente inventinn est alors caractéri- séen ce que la matière est soumise dans un récipient fermé à l'action de vapeur à une pression supérieure à la pression atmosphérique et à une température correspondante supérieure à 100 C, vapeur dont une partie est produite à partir de l'hu- midité naturelle encore contenue dans la matière première, et une seconde partie est produite à partir de l'eau ajoutée dont la quantité n'est pas sensiblement plus grande que celle perdue par la matière partiellement séchée avant son traite- ment par la vapeur.
La matière est de préférence agitée pendant qu'elle est soumise à la pression de la vapeur .
Suivant un des procédés de mise en pratique de l'in- vention, la matière à traiter, par exemple des graines, des
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noix et des fruits, est placée dans un récipient vertical ou horizontal fermé qui peut 'être chauffé extérieurement de n'im- porte quelle manière appropriée, soit directement, soit indi- recement par de la vapeur par exemple, des gaz chaudes ou électriquement et qui est pourvu d'un mécanisme agitateur, Pen- dant le chauffage et de préférence en maintenant une agitation constante, de la vapeur est produite à partir de l'humidité codenue dans la matière et elle'est empêchée de s'échapper du récipient de sorte qu'une pression de vapeur est produite dans le récipient.
Cette opération est continuée à une pression in- térieure, par exemple 0,3 à 0,6 Kgs/cm2 ou plus au-dessus de la pression atmosphérique, suivant la matière première parti- culière en traitement, pendant une période suffisamment longue pour briser les cellules d'huile et/ou dégager la noix de la couche extérieure de pulpe, la température de la vapeur dépen- dant dans chaque cas de sa pression.
Après cette période, on laisse s'échapper la vapeur accumulée dans le récipient et l'humidité restante peut être évaporée soit sous vide, soit sous la pression atmosphérique.
Dans certains cas, le chauffage extérieur du récipient peut être continué après suppression de la pression et échappement de la vapeur,
L'huile est alors extraite de la matière sèche d'une manière appropriée quelconque, par exemple dans une presse hy- draulique ou un extracteur centrifuge à turbine ou au moyen de dissolvants,
L'invention est particulièrement appropriée au trai- tement de fruits palmistes bien qu'elle ne soit pas limitée à celui-ci.
Lorsqu'on traite des fruits palmistes de la manière décrite ci-dessus, dans un récipient fermé pourvu d'un agita- teur, on a trouvé que si l'arbre portant les palettes d'agita- tion tourne à une trop grande vitesse, il a une tendance à ag- glomérer ou à mettre en boules''péricarpe qui se détache des
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fruits et lorsqu'on presse ou qu'on centrifuge la matière pour extraire l'huile, les noix sont pressées dans ces bou- les de péricarpe, ce qui implique un travail supplémentaire pour les séparer. Cet inconvénient peut être évité par le fait qu'on actionne le mécanisme agitateur au début à une grande vitesse pendant une courte période, qu'on enlève ain- si le péricarpe des noix, et qu'on complète l'opération à une plus faible vitesse de l'arbre agitateur.
Q,uelques avantages de ce mode de traitement appli- qué à des fruits palmistes sont les suivants : a) Il procurer simultanément une stérilisation, un enlève- ment du péricarpe et un séchage du péricarpe et des noix, ainsi que la mise en liberté de l'huile. b) Les noix et le péricarpe sont, après le traitement, en- tièrement exempts de matière albumineuse et mucilagineuse, ce qui n'est pas habituellement le cas avec d'autres pro- cédés. c) La production de savons de chaux, de magnésie et la perte de glycérine due aux eaux dures lorsqu'on en utilise dans d'autres procédés.sont évitées. d) L'huile produite pendant l'extraction subséquente ne s'é- mulsionne pas.
Comme la matière est stérilisée et séchée en une opération et qu'on n'emploie pas pour son traitement, précé- dant l'extraction de l'huile, une quantité d'eau plus grande que celle initialement contenue comme humidité dans la ma- tière première, le procédé perfectionné suivant la présente invention, au cours duquel de la vapeur vive provenant d'une source éxtérieure n'est pas injectée dans la masse en vue de la désintégration, est plus efficace que ceux proposés jus- qu'à présent.