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Procédé et appareil pour la représentation de scènes animées, au moyen d'un film cinématographique , sans écran. - La présente invention a pour objet un procédé permettant, au moyen d'un film cinématographique ordinaire, de donner, sans écran ni projecteur lumineux., une représentation correcte des scènes formées par le film, ce procédé consistant essentiellement à faire passer le film dans une petite fenêtre fixe montée entre une lunette (lentille) à laquelle le spectateur applique l'oeil, et une surface fixe réfléchissante libre, cette surface recevant la lumière de l'ambiance et la réfléchissant au verso du film pour éclairer celui-ci par transparence.
L'appareil d'application de ce procédé, qui est de préféren- ce mais non nécessairement conçu comme jouet, comporte une boite formant plus ou moins chambre noire, un organe commandé à la main pour faire dérouler le film d'une bobine et l'enrouler sur une autre bobine, ce déroulement s'opérant par à coups, et non en continu, un obturateur dont le mouvement est relié à celui du film, un viseur ou lentille porté par une face inclinée à 45 de
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la boïte, la face opposée, également inclinée a 45 , comportant une fenêtre dans ou devant laquelle se déplace le film image par image, et une surface horizontale réfléchissante (miroir métallique ou autre) montée derrière la dite fenêtre pour cons- tituer la source lumineuse éclairant le film par derrière.
Sous forme de jouet, l'appareil ainsi composé offre cet avantage considérable de ne présenter absolument aucun danger, puisqu'il ne comporte aucune source de lumière artificielle, ni prise de courant. Il peut donc être mis entre toutes les mains. De plus, il peut se construire sous très faible volume et, comme il ne nécessite pas d'écran, puisque le film est direc- tement observé par transparence, il peut trouver sa place dans chaque foyer. Enfin, cet appareil peut être construit à très bas prix, avec un outillage très réduit, ce qui le met à la portée de toutes les bourses, permettant ainsi une large diffusion d'un jouet amusant et en même temps très instructif.
Un exemple non limitatif de réalisation d'un appareil basé sur le procédé conforme à l'invention est représenté au dessin annexé, dans lequel : fig.l est une vue de face en élévation, fig. 2 est une coupe verticale médiane, par un plan parallè- le à celui de la fig.l fig. 3 est une coupe horizontale suivant III-III de la fig.l et fig. 4 est une vue en élévation d'un détail du mécanisme d'avancement du film.
L'appareil comprend une base plate 1 à la,quelle est fixée une boite 2 en forme de prisme droit surmontée elle-même d'une autre boîte 3 inclinée à 45 environ. Ces boîtes sont faites par exemple de panneaux de tôle mince dont seules les deux gran- des faces de la boite 2 sont fixées à la base 1 ; toutes les au- tres faces sont assemblées entre elles par leurs bords retournés en forme de glissière, de manière à pouvoir enlever à volonté
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toute face quelconque par simple coulissage. On peut cependant aussi assembler rigidement, à l'exception de certaines parties qui doivent être amovibles pour le montage de la bobine de film et le réglage du film, ainsi qu'il ressortira des explications ci-dessous.
La face supérieure de la boîte 2, pour sa partie non recou- verte par la boite 3, est constituée par une surface réfléehis- sante 4 (miroir métallique ou autre) susceptible d'être enlevée pour avoir accès à l'intérieur de la boîte 2. ; la paroi vertica- le. 5 de cette boite est également amovible de préférence, dans le même but.
La boîte inclinée 3 a ses deux grandes faces en forme de rectangle, prolongés aux petits côtés par deux triangles isocèles, ce qui donne à ces deux faces une forme hexagonale irrégulière (quatre petits côtés égaux et deux grands côtés parallèles et égaux). Cette boîte est fermée par des faces latérales le long des deux grands côtés, et sur le petit côté. qui, à cause de l'inclinaison à 45 de la boîte, se trouve dans le plan vertical comprenant la petite face 6 de la boite 2. Les deux faces commu- nes aux deux boîtes 2 et 3 (dans le prolongement du miroir 4) sont découpées, en ce sens que les deux boîtes ne se touchent et s'assemblent à cet endroit que par leurs bords.
Dans la boîte 2, sous le miroir 4, e.st disposée la bobine 7 de laquelle se déroule le film 8 ; l'axe de cette bobine est supporté librement rotatif, par les deux parois verticales de la boîte 2. Le film 8 s'enroule sur une autre bobine 9, dont l'axe est porté par la boite 3 au sommet supérieur de celle-ci. Dans sa trajectoire d'une bobine à l'autre, le film est guidé comme suit. Le miroir 4, qui peut coulisser sur la boîte 2, comporte, à son extrémité du côté de la boîte 3, une patte 10 qui, lorsque le miroir est mis en position, s'applique contre le film et amène. celui-ci contre la paroi 11 inclinée de la boite 3.
Cette paroi 11, fixe ou mobile, est munie sur toute sa longueur d'une dépres-
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sion 12, dont la largeur est légèrement supérieure à celle du film ; la patte 10, en saillie, a la même inclinaison (45 ) que cette paroi et applique le film contre le fond de cette dé- pression 12. Dans cette dépression est pratiquée une fenêtre rectangulaire 13 dont les dimensions correspondent exactement à celles d'une image du film. La paroi 11 ne s'étend que sur environ la moitié du long côté correspondant de la boîte 3 ; la moitié supérieure de ce côté est fermée par une autre paroi 14, amovible, dans laquelle est découpée sur trois côtés une patte 15 qui est repoussée vers l'intérieur pour guider le film sensiblement au-delà du plan vertical renfermant l'axe de la bo- bine 9.
Dans ces conditions, le film est maintenu appliqué con- tre la fenêtre 13, et amené en bonne position pour un enroule - ment régulier sur la bobine 9.
L'entraînement du film est réalisé par un tambour 16, monté rotatif dans la boite 3, et pourvu de picots ou broches 17 qui s'engagent dans les perforations latérales 18 du film. L'écar- tement entre ces picots 17 correspond à celui entre les perfora- tions 18. La patte 15 se trouve précisément devant ce tambour et elle applique le film contre la périphérie de ce dernier, pour assurer un engagement continuel des picots dans les perfo- rations.
La paroi 19 de la boite 3, parallèle aux parois 11 et 14, comporte une petite lentille ou lunette 20 au travers de la- quelle l'oeil aperçoit directement le film appliqué contre la fenêtre 13, ce film étant éclairé par transparence et par der - rière par la lumière réfléchie par le miroir 4.
Pour obtenir l'impression des images animées, il faut com- biner l'avancement du film avec un obturateur de telle manière que, l'obturateur voilant la lentille 20, le film se déplace d'une image, puis reste fixe pendant que l'obturateur découvre cette lentille. A cet effet, la manivelle 21 de commande porte, sur son arbre 22 traversant la boîte 3, une poulie à gorge 24
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qui, par la courroie 23, entraîne une poulie à double gorge 25, dont la deuxième gorge reçoit la courroie 26 passant sur une pou- lie 27 calée sur l'arbre de la bobine 9 d'enroulement du film.
Les courroies ne sont pas tendues, de manière que l'entraînement ne se produit que si la résistance à la rotation dépasse une certaine limite. Ces poulies et courroies sont de préférence en dehors des boîtes 2 et 3,.
L'arbre 28 qui porte la poulie 25 à deux gorges traverse la boite 3 et porte, dans celle-ci, deux doigts 29 et 30 situés de part et d'autre du tambour 16 qui entraîne le film. 31 est un axe fixe, parallèle à l'arbre 28, et sur lequel peut pivoter un étrier 32 dont la branche médiane porte un petit panneau 33 qui constitue l'obturateur pour la lentille 20. Un des bras de l'étrier se prolonge, de l'autre côté de l'axe 31, par un bras terminé en crochet 34 ; ce bras 34 s'étend entre la face plane du tambour 16 et la paroi latérale de la boîte 3 ; de ce côté, le tambour porte des ergots 35 régulièrement espacés.
L'autre bra.s de l'étrier se prolonge également par un bras 36 qui s'étend entre l'autre face de la boîte 3 et la face plane correspondante du tambour 16. 37 est un ressort qui tend à faire pivoter l'é- trier 32., ce mouvement de pivotement étant limité par la rencon- tre dubras 36 avec le doigt 29.
Dans la position représentée en traits pleins à la fig.2, l'obturateur découvre la lentille 20, et l'image est visible. Le crochet 34 est maintenu, par le ressort 37, en prise avec une des broches 35 du tambour 16, et maintient celui-ci immobile. Si on fait tourner la manivelle, l'arbre 28 commence à tourner, mais le tambour 16 (et 9) reste fixe ; par cette rotation, le doigt 29 vient attaquer le bras 36 et, à un moment donné, abaisse celui-ci, faisant remonter l'obturateur dans la position en pointillé de la fig.2 (lunette 20 fermée).Au même moment, le doigt 30 attaque une des broches 35 et, le tambour 16 étant libéré du crochet 34 qui a également basculé vers le bas, le doigt 30 fait tourner le
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tambour 16 d'une quantité correspondant à l'avancement d'une image du film.
La quantité de film délivrée est enroulée sur le tambour 9, la courroie d'entraînement pouvant à ce moment faire son office. Dès que le doigt 29 revient (en achevant sa rotation) le ressort 37 agit et ramène les pièces dans la position en traits pleins de la fig.2 ; découvre brusquement la lentille 20 , et le crochet 34 vient attaquer une broche 35 pour caler le tambour 16. Grâce à l'entraînement du film par un tambour intermédiaire 16, et au fait que les courroies ne sont pas tendues, il n'est pas à craindre que les images ne s'enca- drent pas exactement dans la fenêtre 13, l'avancement du film ne dépendant plus du diamètre de la bobine de déroulement et d'enroulement.
Pour assurer un avancement régulier du film, sans chocs, et faciliter l'obtention de la vitesse d'avancement nécessaire, il est de préférence monté un volant 39 sur l'arbre 28, et le rap- port de transmission entre l'arbre de la manivelle et l'arbre 28 est choisi aussi grand que possible.