<Desc/Clms Page number 1>
Support destiné à l'enregistrement mécanique d'une trace vibra- toire qui peut être reproduite par un procédé optique.
La présente invention a pour objet un support des- tiné à recevoir par un procédé mécanique un enregistrement de vibrations et plus particulièrement un enregistrement sonore qui peut être copié par un procédé optique (c'est-à- dire dont on peut exécuter des duplicata) ou reproduit de manière à rendre le son original ou les autres vibrations, par exemple à l'aide d'un appareil photo-électrique. L'in- vention concerne plus particulièrement un support comprenant une couche qui est spécialement destinée à l'enregistrement et qui est constituée par de la gélatine. Ainsi qu'il est bien ,connu, en ce qui concerne le découpage, cette matière présente
<Desc/Clms Page number 2>
matériellement de meilleures qualités que d'autres matières comme le celluloïd, par exemple, que l'on a déjà utilisé de façon similaire pour l'enregistrement.
Cependant, on rencontrait aussi des difficultés en réalisant un enregistrement sur cette matière, difficultés dont l'effet peut être notablement réduit grâce à la présente invention.
Un grave inconvénient réside dans le fait que le sillon d'enregistrement de la vibration n'est pas transparent à la lumière d'une façon homogène, mais présente souvent un aspect dépoli qui provoque la diffusion de la lumière utilisée pour la reproduction. Afin d'expliquer cet inconvénient on fera remarquer qu'il est bien connu qu'un disque de verre dépoli est moins transparent à la lumière sur la partie dépolie, qu'un disque transparent à cause de la réflexion totale et de la diffusion de la lumière émise.
Cela tient à ce qu'une surface dépolie présente une grande quantité de facettes qui font des angles différents les unes avec les autres, réfléchissant ainsi la lumière dans des directions totalement différentes.Il se produit par conséquent une perte de lumière lorsqu'on reproduit un sillon de vibration dépoli, ce qui donne naissance à des bruits de fond nuisibles.
L'exécution de copies, opération pendant laquelle le côté du disque qui porte l'enregistrement et qui doit être copié repose ordinairement contre le côté sensible du support sur lequel la copie doit être réalisée, est généralement effectuée à l'aide de lumière émise en rayons parallèles. La raison en est qu'en utilisant des rayons
<Desc/Clms Page number 3>
est parfaitement clair, c'est-à-dire exempt de poussières par exemple. Ainsi les régions marginales du sillon sont copiées d'une façon suffisamment nette, c'est-à-dire qu'il y a sur la copie un contraste noir sur blanc suffisamment marqué. Cependant lorsque la lumière en rayons parallèles traverse un sillon dépoli, ces rayons sont diffusés comme il a été indiqué ci-dessus au sujet du verre dépoli.
Par conséquent, il est évident qu'en copiant à la manière habituelle un sillon dépoli enregistré mécaniquement, ce qui implique une cavité entre le support à copier et le support sur lequel la copie doit être exécutée, il est impossible d'obtenir de ce sillon une copie suffisamment nette sur les bords, même avec de la lumière émise en rayons parallèles.
Ces difficultés sont probablement dues au fait que par suite des propriétés adhésives de la gélatine à l'état dans lequel on l'utilise pour l'enregistrement, le ciseau ou l'outil creusant le sillon ne se trouve pas placé dans la position voulue pour enlever d'une manière continue la matière sur laquelle s'effectue l'enregistre-ment,mais seulement de manière à effectuer un tracé discontinu sur cette matière du fait du sautillement du ciseau. En outre ceci implique que la résistance au découpage est plus grande que dans le cas idéal où l'on taille un sillon parfaitement lisse. Cela étant, la dépense d'énergie est notablement augmentée.
Etant donné la très grande pression exercée par le ciseau sur la matière où s'effectue l'enregistrement, il n'est pas impossible que pendant cet enregistrement le sautillement soit provoqué par l'eau chassée de cette matière laquelle
<Desc/Clms Page number 4>
devient ensuite plus adhésive devant le tranchant, et offre par conséquent au ciseau une résistance plus grande que celle qui est compatible avec le déplacement uniforme de l'outil.
Cette propriété adhésive a plus particulièrement comme inconvénient que la poussière et les autres particu- les dont se souille la matière servant à l'enregistrement, se trouvent déplacées et se portent le long du ciseau, de sorte que son bord tranchant se déforme pendant que se poursuit l'enregistrement, ce qui provoque une déformation notable des lignes de liaison du sillon et de la reproduction de ce sillon par voie optique.
Un a trouvé que les inconvénients précités peuvent être notablement réduits si l'on prend soin, con- formément à la présente invention, que les teneurs en eau de la couche de gélatine soient telles qu'il existe un équilibre avec un degré hygrométrique compris entre 20 et 50%.
La description du dessin annexé fera bien com- prendre comment l'invention peut être réalisée.
La Fig. 1 représente une courbe isotherme de gonflement d'une variété de gélatine à l'état de poudre.
La Fig. 2 montre deux isothermes de gonflement de deux variétés de gélatine sous forme de plaque.
On a montré que les teneurs en eau de la gélatine ont une grande importance en ce qui concerne son aptitude au découpage. Pour chaque variété de gélatine on peut donner deux teneurs limites en eau entre lesquelles le découpage des sillons peut être réalisé avec de bons ré- sultats. Au-dessous de la limite inférieure la matière est trop cassante et au-dessus de la limite supérieure elle est A
<Desc/Clms Page number 5>
trop collante ce qui lui donne l'aspect mentionné ci-dessus.
De plus, on a montré que les teneurs en eau de la gélatine dépendent du degré hygrométrique du milieu en- vironnant et sont presque indépendantes de la température.
Cette relation n'est pas tout à fait la même pour les dif- férentes variétés de gélatine mais montre une analogie ca- ractéristique. Sur la fig. 1 on a représenté une isotherme de gonflement pour une variété déterminée de gélatine. Le degré hygrométrique du milieu environnant ( P ) est porté
Po en abcisses et les teneurs en eau de la gélatine sont por- tées en ordonnées. Le degré hygrométrique du milieu est le rapport entre la tension existante de la vapeur d'eau dans le milieu (P) et la tension de la vapeur saturante à cette température (Po). Le degré hygrométrique peut être exprimé par un nombre fractionnaire ou par un pourcentage, les deux sont d'un usage courant.
L'expression l'isotherme de gonfle- ment" indique que la courbe est déterminée à une température constante et que l'augmentation des teneurs en eau reste étroi- tement liée à l'augmentation de volume de la gélatine. La courbe indique pour chaque degré hygrométrique les teneurs en eau de la gélatine à l'état d'équilibre.
On peut conclure d'après la figure 1 qu'en partant de la sécheresse absolue de la gélatine les teneurs en eau de la,matière croissent un peu plus rapidement que le degré hygrométrique. Au-dessus d'un degré hygrométrique d'environ 0,2 l'absorption d'eau s'effectue moins rapidement tandis qu'au-dessus d'un degré hygrométrique de 0,7 l'accroissement spécifique de la teneur en eau est très grand.
Afin de rendre cet exposé plus clair on fera remarquer que si on place une gélatine ayant une teneur .déterminée en eau dans une atmosphère ayant un degré hygro-
<Desc/Clms Page number 6>
métrique arbitraire, il faut un temps relativement long avant que l'état d'équilibre s'établisse. Pour la détermination des courbes représentées sur le dessin, il est nécessaire de faire des observations pendant une longue période de temps. Le réglage de la teneur en eau de la gélatine par rapport au degré hygrométrique demande un temps moins long lorsque les conditions dans lesquelles se trouve la gélatine sont déterminées par un point situé dans la partie supérieure de la courbe que lorsqu'elles sont déterminées par un point situé dans la partie inférieure de cette courbe.
La matière devient plus sensible à l'humidité si l'état de la gélatine est déterminé par un point situé dans la partie supérieure de la courbe. On peut dire que l'eau qui est liée jusqu'à un état d'équilibre avec un degré hygrométrique d'environ 0,7 est plus fortement liée que l'eau qui est fixée au-dessous de ce point.
Tandis que la courbe de la figure 1 concerne la gélatine à l'état de poudre, les courbes de la figure 2 se rapportent à deux variétés de gélatine sous forme de plaque. Pour ces échantillons de gélatine, traités à l'état dans lequel ils sont utilisés pour l'enregistrement, l'accroissement spécifique de la teneur en eau a déjà lieu si le degré hygrométrique dépasse 0,55.
Comme on peut le voir d'âpres les différentes courbes, les teneurs absolues en eau dépendent de l'état (poudre ou plaque) dans lequel la gélatine est traitée aussi bien que des impuretés et des corps supplémentaires qu'elle contient. Cependant toutes les courbes ont la même allure.
Toutes les courbes présentent une propriété commune à savoir qu'à un degré hygrométrique compris entre 0,2 et 0,5 l'inclinaison de la courbe est minimum. On a montré que dans cette partie l'aptitude au découpage est la meilleure. Si l'état de
<Desc/Clms Page number 7>
la gélatine est déterminé par un point de la courbe qui se trouve en dehors de cette partie, par exemple sur des parties plus inclinées de la courbe., 1'aptitude au découpage est relativement mauvaise, tandis qu'elle devient encore plus mauvaise si le point considéré s'éloigne de la partie présentant l'inclinaison minimum. De cette allure caractéristique des isothermes de gonflement de différentes sortes de gélatines et des diverses aptitudes au découpage correspondantes, on peut supposer que l'état de la gélatine dans les trois parties de la courbe est différent.
L'état dans lequel la gélatine est le mieux appropriée au découpage est défini par le degré hygrométrique avec lequel les teneurs en eau sont en équilibre, tandis que les teneurs limites en eau varient suivant la mesure dans laquelle il est fait usage de matières d'addition. On utilise de préférence de la gélatine ayant des teneurs en eau qui sont en équilibre avec un degré hygrométrique d'environ 0,3 - 0,4 ou 30 - 40%. Le milieu environnant n'est pas essentiel et peut être de l'air, ou un autre gaz ou mélange de gaz arbitraire pourvu qu'il n'attaque pas chimiquement la gélatine.
L'état désiré de la gélatine peut être atteint par une opération de séchage convenable pendant la préparation du support soit, par exemple, en faisant passer un courant de gaz ayant une très faible teneur en eau et de préférence à contre-courant, sur le support, soit en faisant passer ce support dans une enceinte dans laquelle on maintient un degré d'humidité faible et déterminé.
Le degré d'humidité et le temps pendant lequel la matière doit rester dans l'enceinte dépendent de la nature de la gélatine utilisée.
<Desc/Clms Page number 8>
Il existe également d'autres procédés permettant d'éliminer l'eau qui est moins fortement liée. Il est possible par exemple d'amener le support à l'état sec à l'air en le faisant passer dans un bain d'alcool. Par un choix judicieux de la concentration de l'alcool, l'eau qui est le moins fortement liée peut être éliminée en quantité déterminée.
Il est évident que les supports réalisés comme il vient d'être indiqué présentent, du fait de leur préparation spéciale, des teneurs en humidité qui, en général, ne sont pas en équilibre avec le degré hygrométrique de l'atmosphère ou en d'autres termes la tension de la vapeur d'eau dans la gélatine ne correspond pas à la tension de la vapeur d'eau dans l'atmosphère.
Par conséquent, les supports qui font l'objet de la présente invention doivent de préférence être conservés dans une matière d'emballage imperméable à l'eau. Cependant cela ne signie pas que lors de l'exécution des entailles ou sillons, on doit craindre une absorption ou un dégagement nuisibles d'humidité puisque cette absorption ou ce dégagement s'effectuent très lentement comme il a déjà été indiqué.
Dans une forme de réalisation de l'invention on sèche un support qui contient une couche formée par une variété de gélatine photographique ou sensibilisée de dureté moyenne, de telle manière que l'air filtré provenant de l'atmosphère entourant le dispositif de séchage soit aspiré dans ce dernier où on le refroidit de manière à déterminer le point de rosée; ensuite on détermine le degré hygrométrique de l'air au moyen du point de rosée et de la température, et finalement on chauffe l'air de manière à lui donner le degré hygrométrique désiré. On sèche ensuite au moyen de cet air la matière sur laquelle on veut réaliser l'enregistrement.
On a obtenu de bons
<Desc/Clms Page number 9>
traité de la manière indiquée ci-dessus, à la vitesse de 30 m3 par heure dans une enceinte ayant une section approximative de 40 x 40 cm et contenant la matière à sécher, la température étant telle que le degré hygrométrique soit environ de 30 à 35% quand l'air entre dans cette enceinte.