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" Perfectionnements apportés aux supports pour phonogrammes utilisés pour la reproduction des sons ",
L'invention est relative aux supporta pour phono- grammes utilises pour la reproduction des- sona.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces supporta tels qu'ils puissent être obtenus d'une manièra simple et plus économique.
Bile consiste, principalement, à constituer lea supporta du genre en queation par une bande de papier aur la- quelle le phonogramme est reproduit par un procédé photogra- phique ou photo-mécanique en faisant abstraction de toute cou- che en matières, cellulosiques ou autres.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de
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préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plication, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à'titre de produits industriels nouveaux, les supports de phonogrammes du genre en question, comportant application des- dites dispositions, les éléments et dispositifs spéciaux pro- pres à l'obtention des ensembles constitués par le support et le phonogramme qu'ile portent, ainsi que les appareils et ins- tallations utilisant de semblables ensembles.
Et elle pourra, de.toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, lequel com- plément e.st, bien entendu, donné surtout à titre d'indication.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant de réaliser un en- semble constitué: par un phonogramme et son support et convenant à la reproduction des sons, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On enduit,de préférence: sur une de ses faces, une bande de papier, dont la largeur est, par exemple, de l'ordre du centimètre, d'une solution d'un sel métallique tel que l'iodure de potassium dissous dans un solvant conveable, no- tamment dans de l'eau ou de l'alcool. Tout autre sel halogéné (iodure, bromure ou chlorure) conviendrait également, ainsi que tout autre métal apparoprié parmi lesquels on pe.ut citer l'am- monium et le strontium.-Comme papier on utilise une matière à surface lisse et à grains très serrés de façon à obtenir un ensemble homogène et à structure régulière.
On laisse sécher la bande ainsi traitée et on appli- que, ensuite, sur la face portant le revêtement halogéné, un enduit d'une solution sensible à la lumière et constituée par
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exemple par un sel d'argent ou analogue. On pourrait également traiter la bande vierge par un mélange des deux- solutions sus- indiquées, de façon à pouvoir appliquer l'enduit nécessaire en une seule opération.
Après séchage on obtient une bande de papier photo- graphique qui, comme indiqué ci-après, peut être avantageuse- ment utilisée pour constituer un support d*un phonogramme ser- vant à la reproduction des sons.. On peut faire comporter aux borda latéraux et longitudinaux de cette bande des moyens de renforcement constitués par exemple par de minces fileta en papier difficilement déchirable, en soie, en toile ou analo- gue et maintenus en place par collage par exemple, ces moyens donnant à l'ensemble une raideur et une résistance plus gran- des.
Sur le papier photographique, exempt de! tout enduit cellulosique ou autre, on reproduit, par tout procédé photo- graphique ou photo-mécanique convenable (par contact ou même par projection), un phonogramme enregistré de toute manière ap- propriée sur un support transparent plat (film) en utilisant plutôt un phonogramme à densité constante et à largeur varia- ble qu'un phonogramme à densité variable.
Pour la reproduction on peut procéder comme suit: ou bien, on utilise le négatif du film portant le phono- gramme initial, et on reproduit ce phonogramme, dans une ti- reuse continue ou discontinue, et de préférence par contact, sur la bande de papier; on développe celle-ci ; on fixe l'ima- ge ; ou bien, on constitue, à l'aide du négatif et par contact ou par projection, un ou plusieurs films positifs (matrices) qu'on peut utiliser alors pour traiter des bandes vierges de papier photographique de la façon indiquée ci-dessus;
ou bien, encore, on a recours à tout procédé photo-méca- nique convenable pour reproduire le phonogramme, porté par le film négatif ou le film positif, par exemple un procédé de
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photogravure sur zinc, sur cuivre., etc. et qui donne une ma- trice à l'aide de laquelle les phonogrammes peuvent être re- produite, par impression, sur une bande de papier ordinaire, c'est-à-dire non enduite de la substance photographique.
Somme les phonogrammes que portent les films néga- tifs ou positifs peuvent atteindre de très grandes longueurs, il peut devenir malaisé, dans ce dernier cas, d'appliquer la photogravure à l'aide de surfaces métalliques planes. On peut remédier à cet inconvénient en utilisant des surfaces cylin- driques, de diamètre relativement grand, sur lesquelles les phonogrammes sont reposés suivant une bande périphérique transversale ou même hélicotdale en ayant un pas de l'ordre de la largeur du support adopté¯. La reproduction sur le papier ordinaire a lieu, dans ce cas, comme pour les rotatives des machines à imprimer et cela par application directe ou par re- port.
Toute ou une partie de la surface cylindrique métallique peut porter ces bandes transversales, ou hélicoïdales et il est
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alors avantage de procéder à la reprodctio par impression, non pas sur des bandes de papier, mais sur des feuilles de pa- pier qu'on découpe, après impression, sous forme de bandes. de. la largeur voulue.
Bien entendu on peut, dans le cas où on a recours à un procédé: de reproduction purement photographique, opérer d'u- ne manière continue à l'aide d'un appareil- convenablement agen- cé, c'est-à-dire que dans. cet appareil la bande de papier vier- ge pourrait être successivement iodurée (ou analogue), séchée, sensibilisée, séchée introduite dans la tireuse pour la co- pie, développée et fixée. La façon dont serait constitué cet appareil ne présente plus aucune difficulté technique depuis Inexistence des dispositifs photographiques qui fournissent automatiquement la photo achevée d'un sujet, quelques moments après.la prisede vue.
En utilisant un phonogramme reproduit sur un support en papier du genre susindiqué, et, en admettant que le papier
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soit suffisamment opaque et à surface homogène, on évite tout effet de mauvaise réflexion ou d'absorption nuisible de lumiè- re quon rencontrerait avec des- supports en papier photogra- phique ordinaire dont la couche sensible, d'épaisseur appré- ciableeat constitué, d 'une part, d'une émulaion à base de matières cellulosiques ou gélatineuses, et, d'autre prt,dune substance sensible à la lumière. Dans ce cas, le faisceau lu- mineux, projeté sur la couche transparente et relativement épaisae qui comporte le phonogramme, subit des réflexions préjudiciables à une bonne reproduction des sons.
La lumière est, en outre, fortement absorbée par cette couche dont l'é- paisseur peut, d'ailleurs, être plus ou moins régulière.
Il eat.à remarquer que la couche en matières cellu- losiques n'est nullement nécessaire pour protéger le phonogram- me marqué sur le papier car celui-ci fait corps avec son aup- port de la même façon qu'une impression ordinaire sur @ pa- pier, de aorte qu'il n'y a aucune raison pour que le phonogram- me risque d'être bimé ou partiellement détruit ou effacé au cours, de l'usage.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleura déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de sea modes d'application non plus qu'à ceux- des- modes de réalisation de sea diverses parties ayant plus spéciale- ment été indiqués:; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.