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COMBINAISON ENREGISTREUSE DES SONS ET DES VUES CINEMATIOGRA PHIQUES, ET SON MODE D'OBTENTION.¯¯¯¯ . ¯¯¯¯¯¯ On a maintes fois tenté d'obtenir des tableaux 'mouvants se prêtant au synchronisme de marche avec une machine parlante,'mais sans avoir encore abouti, jusqu'à présent, à un succès commercial, car on faisait usage d'un appareil de projection et d'une machi- ne parlante en synchronisme l'un avec l'autre.
Ainsi, par exemple, dans le cas où l'on actionnait un film ayant cent pieds de lon- ueur, en même temps qu'une machine parlante avec une longueur correspondante de rainure à résonnance ; si, par un des inci- dents qui surviennent en cours d'emploi, le film se rompt en deux, parties que l'on réunit alors ensemble, après avoir effectué un certain nombre de projections sur l'écran on pourra constater qu'il n'en a plus que 90 pieds de longueur alors que la rainure de résonnance n'a pas varié ; pourquoi aucun de ces systè- mes ne réalise le synchronisme entre la reproduction des sons et la projection des vues laquelle est, ordinairement, en avance sur le rendu des sons, ce qui fait aboutir à un résultat tout-à- fait indésirable.
L'on a préconisé, entre autres essais pour surmonter cette difficulté, d'incorporer la reproduction des sons dans l'une des surfaces de film, en sorte que, au raccourcissement de celle-ci correspondrait le raccourcissement de la rainure émet- tant les sons, réalisant ainsi évidemment le synchronisme entre la reproduction de ces derniers et la projection des images.
Or,
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ces tentatives n'ont nullement abouti au succès: d'abord, à cause de la difficulté qu'il y a à former une rainure à sons dans un film; ensuite, ou.l'on s'est efforcé de reproduire des sons en incorporant dans le film des tracés enregistreurs des effets des ondes sonores, puisden obtenir une reproduction par la source éclairante en coopération avec un élément de pile au sélénium, les résultats ont été décourageants, par suite de ce qu'il fallait nécessairement procéder à des degrés d'agrandissement, donnant lieu à l'agrandissement et à la multiplication de toutes les dé- fectuosités dans le corps du film; dès lors, en 1a.-plupart des cas, on annulait tout l'effet du film.
L'inventeur sait que l'on a procédé à des essais d'impres- sion d'une onde sonore en amollissant le film au moyen d'une com- position, pour faire ensuite Il'impression ou la gravure du son recueilli sur le film encore à l'état amolli. Mais ces expéri- mentations n'ont pas abouti au succès, car les parais de la rai- nure à résonnance du film en celluloïds se contractent à mesure @ du durcissement du film-, et, de la, s'ensuit une distorsion com- plète des ondes sonores.
D'autres tentatives ont été faites pour obtenir ce résultat en chauffant l'aiguille de l'appareil enregistreur des sons préalablement à sa amise en contact avec le film. Or, 'le maintien d'une aiguille à une température uniforme est chose à peu près impossible, et, conséquemment, il est manifeste que l'ou ne peut aboutir aux résultats voulus par ce mode d'application de sons enregistrés à un film.
cinématographique
L'inventeur a découvert, en suite a des expérimentations aussi méticuleuses qu'approfondies, que l'on peut pour la repro- duction des ondes sonores transposer les sons dans des conditions , parfaites sur un film à projeter, en faisant appuyer sur la sur- face de celluloède de ce film l'aiguille d'une machine enregis- treuse des sons, et cela, pendant que le système est froid et que le film. est à s'en état naturel.
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Il a. également découvert que le celluloïde pur qui est-conte- nu dans tous les films d'images mouvantes est l'une des substan- ces qui se prêtent le mieux à l'impression des ondes sonores du' fait d'une finesse extraordinaire dans le grain de la substance, ce qui permet la reproduction sans subir sensiblement le gratta- ge qui constitue un inconvénient sérieux des enregistreurs de sons des types actuels.
C*est pourquoi l'objectif primordial de la présente inven- tion consiste à réaliser une combinaison de reproduction d'images et de sons, par une méthode selon laquelle les ondes sonores pourront être appliquées à la surface en celluloïde d'un film à images mouvantes, et grâce à laquelle le filmpeut être utilisé.
*un grand nombre de fois en coopération avec un mécanisme de pro- jection et de reproduction sans qu'il survienne la moindre alté- ration aux propriétés de reproduction.
Dans les dessins annexés, la figure (1) est une vue en cou- pe, à échelle amplifiée du film à images mouvantes, au moment où une rainure à résonnance est imprimée sur ssaface de celluloï- de, par le moyen de l'aiguille d'une machine enregistreuse des sons 'La figure (2) est une vue en coupe du film.
La figure (3) montre en plan une partie de'bande de film.. et l'on y voit la position'de la rainure enregistreuse.
La bande de film (5). qui, à tous égards, est semblable aux films à images mouvantes d'un emploi universel à présent, reçoit l'empreinte d'une rainure de résonnance (8) sur sa face en celluloide (6) en différentiation de son autre face (7) qui- est le coté à gélatine ou à émulsion, cette rainure étant prati- quée adjacente à l'un ou aux deux côtés, au moyen d'une aiguille appartenant à n'importe quelle boite de grampphone voulue, tel qu'il constitue un élément essentiel de toute machine enregis- treuse de sons.
Dans l'exécution de la présente méthode, l'on pose donc une aiguille (9) sur la face en celluloïde (5) du flim (5), adjacent à l'un de ses bords, et il est bien extrendu qu'ici
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les deux parties en contact, c'est-à-dire l'aiguille et le film, sont à l'état naturel, c'est-à-dire froid. Cette aiguille est po- sée suivant une inclinaison d'à peu près 45 degrés par rapport à -l'axe longitudinal du film et l'on appuie sur lui dans le sens de la flèche représentée en figure (1) c'est-à-dire verticalement de haut en bas. La force de cette pression est celle nécessaire pour planter la pointe dans le celluloïde jusqu'à une profondeur d'environ les deux tiers de l'épaisseur du film.
Lon sait, à cet égard, que la face du film qui est couverte de l'émulsion ou de la gélatine, est en papier d'épaisseur plus faille, et c'est ce qui exclut toute possibilité, pour la pointe d'entrer dans la sur- face à gélatine ou émulsion.
Le film est propulsé dans le sens de la flèche vue en figure (1) à une vitesse d'un ou de lusieurs pieds par seconde et l'ima- ge doit être prise en même temps que l'enregistrement des sons pour aboutir à un synchronisme convenable. En plaçant l'aguille (9) dans la position représentée et décrite relativement au film, .le celluloide qui se trouve en-dessous de sa pointe est comprit plutôt que d'être enlevé du fil. par raclage; c'eat ce qui produit un bon durcissement des parois de la rainure ou gorge de résonnance. condition qu'il est désirable de remplir pour que le film ait tine plus grande durabilité.
L'inventeur a découvert que l'on s'assure mime des résultats encore meilleurs en ployant une aiguille équipée d'une pointe en diamant d'un poli très accentue, ainsi qu'on en a représente une par le nombre (10); et, à cet égard, il convient de noter que l'on s'assure un résultat tout aussi bon en imprimaant dans la couche de celluloïde du film une rainure de sonorité soit du type Hill and Dale soit du type "Zig-Zag".
Bien qu'ayant donné la description de cette méthode en son application à l'empreinte d'une rainure de sonorité sur la couche de cellulose du film.. l'inventeur tient à faire observer que
A
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cette rainure ou gorge pourrait être également pratiquée sur la face couverte de gélatine ou d'émulsion, auquel cas, cela va sans dire, il serait nécessaire de débarrasser de leur gélatine ou de leur émulsion le ou les bords de cette face.