<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENTS AUX MECANISMES D'AVANCEMENT OU D'ALIMEN- TATION DU TABAC POUR MACHINES A FABRIQUER. LES CIGARES
Le présente invention est relative aux mécanismes d'avan- cement du tabac pour machines à fabriquer les cigares dont la poupée est composée de brins de tabac, la machine décrite spécifiquement ici étant un perfectionnement de la machine divulguée dans le bre- vet belge ? 3920741 du 2 décembre 1932.
; La machine perfectionnée qui va !être décrite consis- te, d'une manière générais, en une trémie ou magasin fixe à tabac, pourvu d'agitateurs oscillant d'une manière intermittente et des- tinés à racler le tabac et à l'amener vers l'orifice de sortie de la trémie, une poche oscillante à transférer le tabac, placée au dessous de l'orifice de sortie de la trémie, un élément actionné automatiquement pour recueillir le tabac pouvant se répandre et placé sous la dite poche, une chambre de mesurage pourvue d'une por- te àutomatique destinée à être ouverte pour admettre le tabac dé- chargé de la dite poche et de l'élément recueillant le tabac répan- du, un mécanisme de compression de la charge commandant le fonction-
<Desc/Clms Page number 2>
ment de la poche mentionnée ci-dessus,
un dispositif à couper et transférer les charges, comprenant une chambre oscillante de mesurage de la charge et un mécanisme à rouler les poupées de cigares-:
Le tabac en brins est placé dans la trémie dans laquelle il est agité et entrainé, à partir des deux cotés de cette dernière vers un orifice de sortie situé centralement, par deux séries d'agitateurs qui sont actionnés de façon à déplacer la masse de tabac lors de leur mouvement d'oscillation en avant, mais, en principe, à ne pas la déranger lors de leur mouvement d'oscillation de retour, Au-dessous de l'orifice de sortie de la trémie est placé un dispositif horizontal oscillant en forme de tambour, contenant une poche à transférer le tabac qui est périodiquement fermée et ouverte par des couteaux coopérant ensemble et commandés automatiquement.
Lors de chaque cycle de fonctionnement de la machine, cette poche tourne d'une demi-révolution et revient à sa position de départ, Pendant que la dite poche est dans sa position de départ, les couteaux fermant la poche sont ouverts, de façon que le tabac raclé par les agitateurs puisse remplir cette dernière. Ensuite, le tambour tourne d'une demi-révolution en avant, au début de laquelle les couteaux sont fermés pour être ouverts à nouveau à la fin de cette.demi-révolution, permettant ainsi au tabac de tomber dans une chambre de mesurage placée au-dessous du tambour, la porte (actionnée par une came) de la chambre de mesurage ayant été ouverte avant la course en avant de la dite poche.
Après que la poche est revenue à sa position de départ, les couteaux, qui avaient été fermés lors du déplacement de la poche à partir de la position de distribution, sont à nouveau ouverts pour recevoir une nouvelle charge, la porte de la chambre de mesurage est fermée, et la masse de tabac se trouvant dans cette dernière est poussée, par un plongeur pouvant coulisser horizontalement et soumis à l'action d'un ressort, dans une chambre de mesurage de la charge, dans laquelle le tabac est comprimé de façon à avoir la densité voulue déterminée
<Desc/Clms Page number 3>
de décharge de l'enveloppe dans laquelle oscille la dite poche, est monté à pivot un plateau courbe relié, par des biellettes, au levier de manoeuvre de la porte de la chambre de mesurage ;
ce plateau recouvre, en totalité ou en partie, la dite ouverture de décharge pendant que la dite porte est fermée, recueillant ainsi le tabac dont la chute, à travers l'ouverture de décharge, a pu être retardée jusqu'à ce que la porte se ferme, et le déversant dans la chambre de mesurage lorsque la porte est ouverte.
Afin d'éviter la formation de charges insuffisantes destinées à former des poupées, la dite poche, comme dans la machine décrite dans le brevet belga mentionné ci-dessus, est destinée à contenir une quantité excessive de tabac, et le plongeur de compression est disposé pour commander le dispositif de commande à rochet de cette poche, afin d'arrêter l'oscillation de cette dernière pendant un cycle de fonctionnement, chaque fois qu'un excédent de tabac tout au-moins suffisant pour constituer une charge entière s'est accumulé dans la chambre de mesurage.
La section transversale de la chambre de mesurage de la charge, au lieu d'avoir une hauteur plus grande que sa longueur, présente une hauteur plus faible et a une longueur plus grande correspondante, de sorte que la course du couteau à couper les charges, nécessaire pour couper une charge, se trouve sensiblement réduite'.' La chambre de mesurage de la charge, avec la charge coupée, est alors amenée, par un mouvement de rotation, dans la position verticale, de façon que la longueur de la chambre, dans le sens horizontal, devienne la hauteur de la charge devant constituer la poupée et distribuée sur le tablier ou bande à rouler les poupées, le plongeur d'expulsion de la charge agissant sur l'extrémité intérieure de cette dernière et la comprimant pour lui donner une section transversale en principe carrée.
En consé- quence, l'invention a principalement pour objet une machine perfectionnée agissant suivant un nouveau mode de fonctionnement et comportant une nouvelle combinaison d'éléments;
Dans le dessin annexé :
La figé 1 est une vue de côté, partie en coupe, de la
<Desc/Clms Page number 4>
machine perfectionnée à fabriquer des cigares dont la poupée est constituée par des brins de tabac.
La figé.' 2 en est une vue en bout, partie en coupe, faite suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 1A et 2a sont des vues de coté et en bout d'une partie de la commande des agitateurs que comporte la trémie,
La fig. 2B est une vue en plan de la poche à transférer le tabac, cette vue étant faite suivant la ligne 2B-2B de la fig.l.
La fig. 3 est une vue de coté, à plus grande échelle, de la poche à transférer le tabac, des couteaux et des moyens de commande de ceux-ci.
La fig. 4 en est une vue en bout en coupe faite suivant la ligne 4-4 de la fig.' 3.
La figé 5 est une vue en bout, à plus grande échelle, du dispositif à couper et à transférer les charges de tabac, cette vue étant faite suivant'la ligne 5-5 de la fig; 1.
La fige 6 est une vue de coté faite suivant la ligne 6-6 de la fig. 5.
. La fig. 7 est une vue en plan, partie en coupe, faite suivant la ligne 7-7 de la fig. 5.
Dans la mise en oeuvre de l'invention, il est prévu une trémie destinée à contenir du tabac en brins, et présentant un orifice de sortie, une poche à transférer le tabac, placée au-dessous du dit orifice de sortie, une chambre de mesurage.disposée au-dessous de la dite poche et pourvue d'une porte destinée à s'ouvrir par un mouvement d'oscillation pour admettre du tabac dans la cham bre de mesurage, un mécanisme pour faire osciller la poche d'une manière intermittente, afin de l'amener en coïncidence avec l'orifice de sortie de la trémie pour recevoir de celle-ci une certaine quantité de tabac et amener ensuite cette quantité de tabac audessus de la chambre de mesurage pour l'y déverser,
des moyens indépendants du dit mécanisme pour ouvrir la porte pendant que la poche est dans la position de remplissage et maintenir cette porte ouverte pendant que la poche oscille, des couteaux coopérant ensem-
<Desc/Clms Page number 5>
de la masse de tabac contenue dans la trémie et la maintenir ensuite dans la dite poche pendant qu'elle est amenée au-dessus de la chambre de mesurage, des moyens pour fermer et séparer les couteaux, des moyens pour comprimer le tabac déposé dans la chambre, et des moyens pour couper une charge de la colonne de tabac comprimé contenu dans la chambre et amener la charge coupée dans la position où la poupée est roulé Dans la construction préférée,
il est également prévu des séries opposées d'agitateurs oscillants disposés dans la trémie pour racler la masse de tabac et l'amener des cotés de la trémie vers l'orifice de sortie, et les moyens pour couper et transférer les charges de tabac comprennent une tige allant et venant verticalement, un couteau à couper les charges et supporté par la dite tige, une poche de mesurage des charges, normalement supportée par la dite tige dans une position horizontale et en alignement avec la chambre de mesurage pour constituer un prolongement de cette dernière, un dispositif pour faire tourner la poche et l'amener dans la position verticale après que la charge qui s'y trouve a été coupée par le couteau, et un mécanisme pour expulser la charge de la poche lorsque celle-ci est dans une position verticale.
La construction de ces divers moyens et éléments peut être modifiée dans de larges limites, car la machine particulière ëhoisie pour décrire l'invention ne constitue qu'une des nombreuses formes de réalisation possibles de cette dernière. L'invention n'est donc pas limitée à la construction spécifique décrite et représentée ici.;
En se reportant aux figs. 1 et 2, on voit que des bâtis latéraux 15, 15' supportent une table 16 sur laquelle sont montés des supports 17, 17', un bloc de support 18, et un bâti 19.
Les bâtis latéraux 15, 15' supportent également l'arbre principal 20 dë la machine; cet arbre 20 est commandé de toute manière convenable et porte des cames 25, 26 et 27 qui actionnent des leviers montés sur un arbre 29 tourillonnant dans le bâti 15 et dans une console 28 fixée à la table 16.
<Desc/Clms Page number 6>
Les supports 17, 17' portent une trémie 30, ainsi qu'un arbre 31 sur lequel est montée une poche oscillante 63 à transférer le tabac. Le bloc de support 18 porte une chambre de mesurage 33 à l'aide d'une barre 34 sur laquelle est monté coulissant un plongeur 35 de compression de la charge, comme décrit plus loin.
Sur le bâti 19 est montée une chambre 36 de mesurage de la charge, formant normalement un prolongement de la chambre de mesurage 33 et constituant une partie d'un dispositif 37 à couper et transférer les charges de tabac# A la table 16 est fixée une table 38 à rouler les poupées, au-dessus de laquelle oscille une broche 39 à rouler les poupées, portée par un bras 40 monté sur un arbre supporté par les bâtis latéraux 15, 15'.
Une masse de tabac T, contenue dans la trémie 30, est raclée vers un orifice de sortie ménagé dans le fond de la trémie, par des paires de tiges d'agitation 47, 47' calées sur des arbres 41 et 42 portées par les extrémités d'un levier à contrepoids 43 monté à pivot sur une console 44 qui est fixée à un côté de la trémie 30. La console 44 porte un arbre 49 qui est entraîné d'une manière intermittente par un arbre 21 monté dans le support 17, à 1' aide de roues à chaine 50 et 51 et d'une chaine 52: L'arbre 21 re- çoit un mouvement d'oscillation d'un bras 22 qui y est fixé et qui est relié, par une tige 83, à un ievier 84 portant un galet 85 engagé dans une rainure-came ménagée dans une face de la came 25 '.
Un cliquet 23, porté par un bras 24 fixé à l'arbre 21, vient attaquer une roue à rochet 45 fixée à la roue à chai.ne 50 qui est montée folle sur l'arbre 21. Un cliquet de retenue 23', monté à pivot sur le support i7, empêche le mouvement en sens inverse de la roue à rochet 45. Sur l'arbre 49 est monté un bras de manivelle 46 relié à une barre 48 qui est fixée à l'arbre 42. La barre 48 est reliée, à son tour, par une biellette 57, à un bras 58 fixé à l'arbre 41.
A l'aide de ces éléments de liaison, les extrémités des tiges d'agitation 47 et 47' sont obligées de se déplacer suivant les chemins respectifs 59 et 60 indiqués en lignes ponctuées figl,
<Desc/Clms Page number 7>
qués, vers l'orifice de sortie situé centralement, ayant pour effet de racler le tabac à partir des deux cotés de la trémie vers le dit orifice de sortie, tandis que les mouvements de retour des tiges
47 et 47' ne dérangent pas notablement la masse de xxx tabacé
Afin d'empêcher tout mouvement saccadé des tiges d'agita- tion 47, 47' dù au changement de position du contrepoids du levier
43, à la roue à rochet 51 est fixée une bague concentrique 61 pré- sentant une rainure annulaire intérieure dans laquelle est disposé un ressort circulaire ouvert 62 (figs. 1A et 2A).
L'extrémité pos- térieure repliée intérieurement de ce ressort est accrochée à une broche 68 fixée dans la console 44, de sorte que la roue à rochet
51, en tournant, doit'vaincre le frottement du ressort 62 contre la bague 61, assurant ainsi un mouvement doux et sans à coup des éléments actionnant les tiges 47 et 47'.
'de mouvement amélioré des tiges d'agitation 47 et 47' est très importante pour la raison qu'il assure le remplissage com- plet de la poche 63 servant à transférer le tabac, Les dispositifs agitateurs précédemment employés se déplaçaient dans un sens seule- ment et avaient tendance à soulever le tabac contre le coin posté- rieur de la trémie et à le tasser si fortement à cet endroit qu'il risquait de briser les charnières du couvercle.
L'action des agi- tateurs avait tendance à laisser vide le côté de la trémie à partir duquel les agitateurs se déplaçaient, et, par conséquent, elle avait également tendance à laisser vide le coin de la poche adjacent à ee c#té, de sorte que les-charges devant servir à constituer les poupées n'étaient pas uniformes, notamment lorsqu'il n'y avait qu' une faible hauteur de tabac dans la trémie,=
L'arbre 31 de la'poche 23 à transférer le tabac reçoit un mouvement de rotation en avant et en arrière à l'aide d'une roue d'engrenage 53 portée parcet arbre et en prise avec une crémaillè- ré à mouvement alternatif 54 reliée, par une tige 70, à un levier
55 portant un galet 56 engagé dans une rainure-came formée dans l' autre face de la came 25.
La crémaillère 54 est guidée par un ga- let à collerettes 71 tournant sur un axe porté par le support 17.
<Desc/Clms Page number 8>
Des secteurs dentés 72 et 73 (figs. 3 et 4) sont montés fous sur l'arbre 31, et sur les moyeux de ces secteurs dentés sont respectivement clavetés les moyeux de la poche 63 à transférer le tabac et d'un bras 74. Sur le bras 74 est fixé un couteau courbe 66 des- tiné à coopérer avec un autre couteau courbe 67,qui est assujetti aux deux bras 75a d'un bâti 75 claveté sur l'arbre 31, afin de séparer la quantité de tabac contenue dans la poehe 63 dé la masse de tabac que renferme la trémie 30 par laquelle la poche est remplie, et de maintenir le tabac dans la dite poche, ainsi qu'il sera décrit plus loin.
Le moyeu de la poche '63 présente une paire de rais radiaux 76 s'étendant latéralement à leurs extrémités extérieures (fig.2) et deux bagues de guidage 32 sont fixées aux extrémités opposées de la poche 63 et aux extrémités opposées des parties s'étendant latéralement des rais 76, à l'aide de vis passant à travers des trous fraisés pratiqués dans les bagues: La poche 63 est pourvue de pièces amovibles 64 qui peuvent être remplacées par des pièces d'épaisseursdifférentes, afin de permettre qua la capacité de la poche soit modifiée pour distribuer des quantités variables de tabac. Les faces latérales extérieures de la poche 63 présentent dès tampons élastiques 65 qui servent de butoirs pour le bras 74 et le bâti 75 lorsqu'ils sont déplacés pour actionner les couteaux 66 et 67.
Un arbre horizontal 77 est supporté, de manière à pouvoir tourner, par un bras du bâti 75 et sur l'extrémité intérieure de cet arbre 77 sont clavetées deux roues d'engrenage 78 et 79 respectivement en prise avec les secteurs dentés 72 et 73 de la poche 63 et du bras 74, la roue d'engrenage 79 étant plus grande que la roue 78.
Des ressorts à boudin 69, 69' sont attachés à des broahes 104 et 104' portées par les bagues 32. Le ressort 69 étant relié à une broche 105 présentée par un des bras 75a du bâti 75, et le ressort 69' étant relié à une broche 106 portée par un bras 107 relié au bras 74. Lorsque la poche 63 est dans la position de remplissage, le bras 107 vient buter contre une vis d'arrêt 109
<Desc/Clms Page number 9>
69' étant tendu.
Les couteaux 66 et 67 étant dans la position ouverte, et la poche 63 'étant dans la position de remplissage (représentée fig.l), la course ascendante de la crémaillère 54 fait tourner l'arbre 31 dans le sens des aiguilles d'une montre, et le bâti 75 est, de ce fait, déplacé pour fermer le couteau 67 sur la poche 63. Le mouvement de l'arbre 77 et du bâti 75, du fait que la roue d'engrenage 78 vient en prise avec le secteur denté 72, tend à déplacer la poche 63 avec le bâti 75 par rapport au couteau 66.
Toutefois, étant donné que le bras 107 est maintenu immobile contre la vis 109 par le ressort 69', l'arbre 77 reçoit un mouvement de rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, du fait que la roue d'engrenage 79 vient en prise avec le secteur denté fixe'73, et la roue d'engrenage 78 fait tourner la poche 63 en arrière par rapport au couteau 67 Ces mouvements se poursuivent jusqu'à ce que le bras 75a vienne en contact avec le butoir adjacent 65, 'et que l'autre butoir vienne en contact avec le bras 74, moment où le bâti 75, la poche 63 et le bras 74 se déplacent simultanément vers la position de décharge de la poche, les couteaux étant maintenus fermés sur cette dernière par les ressorts 69 et 69'.
Lorsque la poche 63 approche de la position de décharge, un bras 80, porté par l'extrémité extérieure de l'arbre 77, vient en contact'avec un galet fixe 87 supporté par une eonsole 88 fixée au support 17, et fait tourner l'arbre dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, ia roue d'engrenage 78 déplaçant la poche 63 en avant par rapport au couteau 67, et la roue d'engrenage 79 déplaçant le couteau 66 en avant par rapport au couteau 67 et à la poche 63, cette dernière étant ainsi ouverte dans la position de décharge,
Lors de la course ascendante de la crémaillère 54, l'arbre 31 reçoit un mouvement de rotation dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montré, et le mouvement du bâti 75 dégage le bras 80 du galet'87, permettant au ressort 69 de déplacer la poche en avant par rapport au couteau 67,
et au ressort 69' de dé-
<Desc/Clms Page number 10>
placer le eonteau 66 en avant par rapport à la poche et au couteau 67, de sorte que les couteaux sont à nouveau fermés sur la poche. Lorsque la poche approche de la position de remplissage, le bras 107 vient en contact avec la vis 109, arrêtant le mouvement du bras 74 et du couteau 66. Le bâti 75 et la poche 63 continuent à se déplacer en avant par rapport au couteau 66, mais la mise en prise de la roue d'engrenage 69 avec le secteur denté 73 qui est maintenant immobile, oblige l'arbre 77 à tourner dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, et la roue d'engrenage 78 fait tourner la poche 63 en arrière par rapport au couteau 67 jusqu'à ce que les organes reprennent les positions montrées fig.
3, la poche étant ainsi ouverte dans la position de remplissage.
L'orifice de sortie de la trémie est fermé par le couteau 67 pendant que la poche 63 vient dans la position de décharge et s'en éloigne, la longueur du couteau étant suffisante pour fermer l'orifice de sortie lorsque le couteau est à la limite de son Mouvement d'oscillation en avant.- Pendant que les couteaux 66 et 67 sont ouverts dans les positions de décharge et de remplissage de la poche 63, par le galet 87 et la vis 109, respectivement, et pendant qu'ils sont fermés lorsqu'ils s'éloignent de ces positions, les mouvements relatifs des organes 63,66 et 67 sont tels que le vide entre les couteaux se trouve toujours situé centralement par rapport à la poche.
Le couteau 67 est actionné positivement, étant donné qu' il est porté par le bâti 75 relié rigidement à l'arbre 31. Le couteau 67 est actionné positivement pour la raison qu'il s'agit du couteau qui coupe les brins de tabac qui dépassent, en entrainant ces brins au-delà d'une lame fixe 66a disposée sur le coté du chemin suivi par les couteaux, comme représenté fig, 2B. Lorsque ce couteau était fermé par un ressort, comme dans les constructions antérieures, ces brins maintenaient le couteau ouvert en opposi-
EMI10.1
1:in,., si 1 'a"+fim Aie ---+ TT- -- .....::- J:.r7r'i A 1- - -
<Desc/Clms Page number 11>
ment de retour de celui-ci.
Les bagues de guidage 32 viennent en contact avec les bords de plaques 118 fixées à des pattes 119 de la trémie 39, ces plaques formant des parois lâtérales à l'endroit de l'ouverture de la trémie, parois entre lesquelles la poche 63 se déplace. La poche monte pour venir s'appliquer contre le fond de la trémie, de façon que sa courbure l'oblige à entrer dans l'orifice de sortie de cette dernière, et ii n'est pas nécessaire d'imprimer à la poche un mouvement de montée séparé pour l'engager dans la trémie.
Cette disposition évite les ennuis pouvant se produire si du tabac passe à travers l'espace compris entre les couteaux et les parois verticales de l'orifice de sortie de la trémie, elle permet une construction plus simple et meilleur marché de la poche et supprime un montage et un usinage coûteux. Les couteaux 66 et 67 ont une section en U, comme montré fig. 4, leurs bords circulaires intérieurs venant en prise avec les bagues de guidage 32, de sorte que la poche 63 est complètement fermée lorsque les couteaux sont fermés.
La poche 63 comporte un faux fond perforé 111 et présente un conduit 112 communiquant avec un tuyau 113 s'adaptant dans un alésage formé dans un disque 114 tournant sur le moyeu du bras 74. L'alésage formé dans le disque 114 coïncide avec un conduit ménagé dans le support 17 lorsque la poche 63 est dans la position de remplissage, de sorte que dans cette position, le contenu de la poche est soumis à une aspiration, au moyen d'un tuyau 115 communi- quant, par le conduit ménagé dans le support 17, avec le tuyau 113 et relié'à une boite d'aspiration 116 fixée à la table 16, la boite d'aspiration comportant un tuyau 117 aboutissant à un dispositif d'aspiration approprié (non représenté)'. Chaque quantité de tabac contenue dans la poche 63 est ainsi débarrassée des poussières qu'elle peut contenir lorsqu'elle entre dans cette poche.
Les pattes 119 portent également des parties d'enveloppe 81 et 81' qui renferment la poche et les organes qui s'y rattachent,
<Desc/Clms Page number 12>
les dites parties 81 et 81' étant séparées à leurs extrémités inférieures pour permettre que le tabac soit déchargé. Un couloir 121 est monté, d'une manière réglable, sur une tige coudée 120 fixée dans une patte présentée par la partie postérieure 81, ce couloir dirigeant la quantité de tabac T' déchargée de la poche 63, dans un conduit aboutissant à la chambre de mesurage 33,,Le tabac est projeté suivant un certain angle par rapport à la surface du, couloir, de sorte que celui-ci permet de placer le tabac à l'endroit désiré (par exemple, en inclinant le couloir, la quantité voulue de tabac pour la formation de poupées ayant une forme affilée,
peut être placée vers une extrémité de la poupée) et, en outre, le choc du tabac venant frapper sur le couloir tend à désagréger les petites boules de tabac qui ont pu se former. Dans les constructions antérieures, le tabac était projeté dans le sens de la longueur du couloir, de sorte qu'une partie du tabac ne touchait même pas les parois de ce couloir et, par suite, ce dernier ne pouvait guère placer le tabac à l'endroit voulu.
La partie antérieure' 81 de l'enveloppe renfermant la poche 63 porte, dans des pattes prévues à cet effet, un arbre transversal 122 auquel est fixé un plateau courbe 132, lequel est maintenu, par un ressort 131, dans la position voulue pour recevoir le tabac pouvant tomber de la poche 63 (figs. 1 et 2). L'arbre 122 porte un bras relié, par un dispositif de liaison à fente et goupil le, à une bielle 136 reliée à un levier 137 qui est monté fou sur l'arbre 21. Le dispositif de liaison à fente et goupille permet au levier 137 d'avoir un mouvement suffisant pour ouvrir la porte 82 de la chambre de mesurage 33, avant de faire osciller le plateau 132 pour déverser dans la chambre de mesurage 33 le tabad qui s'est accumulé dans le dit plateau.
Le levier 137 est actionné par une broche 89 portée par un bras 22' du levier 22, monté fou sur l'arbre 21, cette broche venant attaquer une vis réglable 90 portée par le levier 137 lorsque le levier 22 est actionné par la tige 83 au moyen du levier 84
<Desc/Clms Page number 13>
par une bielle 138, à un levier 145 fixé à l'arbre 91 sur lequel est montée la porte 82, laquelle est normalement maintenue en position, pour former le dessus de la chambre de mesurage 33, par un ressort 151 attaché au levier 137 et au support 17, une vis d'arrêt 146 du-levier 145 venant alors attaquer une broche 147 portée par une barre faisant partie d'une paire de barres 150 espacées I' une de l'autre.
Les barres 150 sont supportées, à leurs extrémités opposées, sur une pièce transversale 86 fixée à la barre 34, et sur une contre-plaque 92 attachée au bâti 19. Des broches 150a, présentées par deux plaques parallèles 150b qui constituent les cotés de la chambre de mesurage 33, peuvent coulisser dans des trous pratiqués dans les barres 150, la dite chambre de mesurage 33 pouvant ainsi être réglée dans des limites données et les broches 150a étant maintenues dans les positions désirées par des vis de serrage portées par les barres 150. Par ce moyen, on peut régler la longueur de la poupée par réglage des plaques 150b, ce qui permet de se passer de plusieurs douzaines d'éléments constituant modèles,et de passer très simplement d'une longueur de poupée à une autre.
Lorsque la porte 82 est ouverte, comme montré en lignes ponctuées fig. 1, elle constitue la paroi postérieure du conduit aboutissant à la chambre de mesurage, ce conduit ayant une paroi antérieure 152 et des parois latérales 1530 La came 25 est réglée de façon que la porte 82 soit ouverte pendant que la poche 63 est dans la position de remplissage, et qu'elle reste ouverte pendant que la poche se déplace pour venir dans la position de décharge, permettant ainsi que la totalité du tabac contenu dans cette dernière tombe dans la chambre de mesurage 33.
Une seule porte 82 est utilisée au lieu des deux portes précédemment employées, pour la raison que les bords des deux portes venaient en contact à l'endroit où la masse de tabac distribuée était la plus haute et pinçaient le tabac, En utilisant une seule porte, le tabac est quelque peu écarté du bord de fermeture de la porte, et cette dernière se ferme au point où la masse de tabac a la hauteur la plus faible,
<Desc/Clms Page number 14>
La tabac T', déposé dans la chambre de mesurage 33, est comprimé et chassé dans la chambre 36 par le plongeur 35 (fig.l) qui est fixé à une tige 93 coulissant dans une patte 94 d'un coulisseau 95 supporté par la barre 34.
Un ressort 96, entourant la tige 93, porte contre ltextrémité du plongeur 35 et xxx est réglé de façon à être comprimé au degré voulu, par un bloc 97 assujetti sur une tige 98 fixée dans la patte 94, la compression du ressort 96 déterminant la densité du tabac comprimé par le plongeur 35.
Le coulisseau 95 est relié, par une biellette 99, à un levier 100 portant un galet 101 engagé dans une rainure-came ménagée dans la face de la came 27. Afin de rassembler le tabac sous une forme plus ou moins parallélipipédique avant de le comprimer, la rainure-came de la came 27 est conformée de façon que le plongeur 35, pendant son déplacement en avant, ait un mouvement alternatif, allant et venant un certain nombre de fois avant sa course finale en avant, de sorte qu'on obtient ainsi une densité uniforme de la masse de tabac et que les vides sont supprimés.
La tige 93 porte un doigt 102 qui attaque normalement un levier de déclenchement 103, monté à pivot sur le bloc de support 18 et relié, par une tige 108, au dispositif de commande à rochet de la crémaillère 54, afin d'actionner cette dernière de la manière décrite dans le brevet belge mentionné dans le préambule, Lorsque la quantité de tabac en excès qui s'est accumulée dans la chambre de mesurage arrive à être suffisante pour pouvoir constituer une ou plusieurs charges supplémentaires destinées à la confection de poupées de cigares, le plongeur 35 ne se déplace pas suffisamment loin pour permettre au doigt 102 d'attaquer le levier 103, de sorte que la crémaillère 54 cesse d'être actionnée, empêchant ainsi l'oscillation de la poche d'alimentation 63 pendant le cycle de fonctionnement suivant (le la machine.
Lorsque la chambre 36 de mesurage de la charge a été remplie et que le tabac a été complètement comprimé par le mouvement d'avancement du plongeur 35, une tige verticale 123, portée
<Desc/Clms Page number 15>
couper la charge dans la chambre, et actionnant également le dispositif 37 servant à transférer la charge, la tige 123 étant actionnée par un levier 125 portant un galet 126 engagé dans une au- tre rainure-came ménagée dans la came 27.
A la tige 123 (figs. 5 à 7) est assujettie une console 127 s'étendant dans une ouverture d'un bloc 128 porté par des coulisseaux verticaux 129 du bâti 19, la console étant fixée au bloc par une goupille 130. Les coulisseaux 129, qui sont maintenus dans des glissières du bâti lpar des organes de retenue 133, portent le couteau 124 et, à leur tour, forment des glissières pour des rails 134 réunis par une plaque 1350 Des plaques 139, fixées aux parties supérieures des rails 134 et faisant saillie au-dessus de leurs glissières, portent sur des ressorts de compression 140 reposant sur des blocs 141 fixés aux coulisseaux 129. Dans la position supérieure de la tige 123, les ressorts 140 maintiennent les plaques '139 contre dès broches horizontales 142 portées par le bâti 19.
Lors de la course descendante de la tige 123, après que le conteau 124 a coupé la chargé, des vis d'arrêt 144 engagées dans des plaques 143 disposées sur les extrémités supérieures des coulisse-aux 129, viennent en contact avec les plaques 139 et font descendre les rails 134, pour abaisser la chambre 36,
Des blocs 158 sont montés à pivot sur des broches 154 'portées par les extrémités inférieures des rails 134. Ces blocs 158 sont réunis par une plaque 159 formant le fond de la chambre 36 de mesurage de la charge, les parois constituant les côtés, l'extrémité et le dessus de la chambre 36 étant fixées à la plaque 159.
Des pièces formant came 160, fixés aux blocs 158, viennent attaquer des broches 161 portées par des blocs 165 s'étendant à partir des extrémités inférieures des bandes ou organes de retenue 133, et font ainsi tourner la chambre 36 vers le bas, autour des broches 154, d'un quart de révolution, pour l'amener dans la position verticale montée en lignes ponctuées dans la fig. 6, lorsque la chambre est abaissée par les rails 134. A l'intérieur de la chambre 36 est disposé un plongeur 166, dont le mouvement vers l'inté-
<Desc/Clms Page number 16>
rieur est limité par des vis réglables 167, le plongeur étant fixé sur des tiges de guidage 168 passant à travers la paroi d'ex- trémité de la chambre 36.
Lorsque les cames 160 en venant en pri- se avec les broches 161 ont fait tourner la chambre 36 pour l'ame- ner dans la position verticale, les tiges 168 sont abaissées par une tige éjectrice horizontale 169 descendant avec le bloc 128, et la charge B, destinée à constituer une poupée de cigare, est de ce fait expulsée et amenée sur un tablier 155 à rouler les pou- a une extrémité, à la table 38 à rouler les poupées, pées. Le tablier 155 est attaché, par une bande 157 (fig, 1) et est fixé, à son autre extrémité, à un bras actionné par une came et servant à tendre le tablier.
Une broche 39 à rouler les poupées est maintenue dans des blocs 162 portés par un étrier 163 présen- té par la tête 164 d'un bras oscillant 40; cette broche 39 roule alors la charge B dans une sous--cape préalablement placée sur le tablier 155,et amène la poupée :8' ainsi formée dans une pince
156 située à l'extrémité de la table 38.
La tige éjectrice 169 est portée par un bras 170 relié à un levier 171, qui est monté à pivot dans une patte 172 fixée au bloc 128, le levier 171 étant actionné par un ressort 173 relié à une barre 174 présentée par le bloc 128. Le bras 170 est guidé par un levier coudé 175 monté à pivot sur la console 127, et portant un galet 148 destiné à coopérer avec une pièce formant came 149 sup- portée par le bâti 19. Lorsque le bloc 128 descend, le galet 148 entre dans un évidement formé dans la pièce 149, sous l'action du ressort 173 qui fait tourner les leviers 171 et 175 pour les amener dans les positions montrées en lignes ponctuées dans la fig. 6, et oblige la tige éjeotrioe 169 à abaisser les tiges 168 et le plon- geur 166.
A l'aide du mécanisme décrit, le plongeur 166 comprime la charge rectangulaire T" dans la chambre 36 pour former une char- ge en principe carrée B sur le tablier 155, avant de la distribuer, mettant ainsi cette charge sous la'forme nécessaire pour la forma- tion d'une poupée parfaitement ronde B'.
Le ressort 173 qui aontrtµ le la pression s'exerçant sur la charge T", est réglable en soule-' vant ou en abaissant la barre 174 qui, dans ce but, présente de
<Desc/Clms Page number 17>
La chambre de réception de la charge, qui sert à transférer la charge sur le tablier 155,ne comporte pas de porte à son extrémité ouverte.' Il y a peu de risque que le tabac tombe trop tôt de cette chambre pendant qu'il est transféré, pour la raison que la chambre est abaissée pendant qu'elle est dans une position horizontale, jusqu'en un point où son extrémité ouverte touche pratiquement le tablier qui, à partir de ce moment,
ferme l'extrémité ouverte de la dite chambre.- La charge assez étroite est distribuée perpendiculairement au tablier et tend à s'élargir et à se desserrer pour former une poupée ne présentant pas de aôtés plats, et la surface coupée relativement étroite réduit également au minimum la formation de parties plates sur les poupées. La disposition décrite permet de modifier commodément l'épaisseur des poupées en réglant les vis 167 qui limitent le déplacement du plongeur 166 vers l'intérieur.
Il est entendu que le terme "couteaux" utilisé pour désigner les pièces courbes 66 et 67, est employé dans un sens générique pour désigner des lames (qui peuvent être émoussées), ou des dispositifs de séparation destinés à séparer le tabac se trouvant dans la poche de celui contenu dans la trémie, Ce.terme ne doit donc pas être interprété comme étant limité à un dispositif à arête exercant une action de coupage ou de cisaillement,