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Machine à dresser les t8les.
Si une machine à dresser les tôles doit servir à dresser les tôles très minces, par exemple de moins de 0,4 mm. d'épais- seur, et si l'on veut que son travail donne un bon résultat, il faut une distance minime entre les cylindresafin que leur largeur d'appui dans l'opération de dressage devienne aussi petite que possible ; exemple, un diamètre de 40 mm. con- viendra pour une épaisseur de 0,3 mm. des tôles. De tels cylin- dres minces peuvent être soutenus d'une manière suffisamment solide dans la direction de la pression de dressage par plusieurs cylindres d'appui. Dans la direction horizontale, par contre, cescylindres minces, d'une longueur allant jusque 1500 mm., tendent à s'infléchir et, lorsqu'ils sont infléchis, frottent les uns contre les autres et s'endommagent mutuellement.
A cela s'ajoute un travail vacillant et incertain de la machine ainsi qu'une sollicitation défavorable.
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on a essayé d'éviter ces inflexions latérales des cylindres dresseurs en intercalant de petits cylindres entre les cylindres dresseurs voisins, cela a réussi, mais il a fallu accepter, avec cela, l'inconvénient d'une distance, considérablement agrandie entre les cylindres, ce qui a pour conséquence de rendre l'effet de dressage de la machine plus mauvais, à tel point qu'on ne pou- vait pratiquement rien en faire. Tandis que, sans rouleaux d'écar- tement intermédiaires, la distance entre les cylindres est de 41 mm. lorsque lesdits cylindres ont un diamètre de 40 mm., les rouleaux intermédiaires augmentent cette distance de 22 mm., donc de 53 %, pour la porter à 63 mm.
Ces rouleaux doivent avoir 22 mm. de diamètre si l'on veut qu'ils soient encore montés assez solidement et ne s'enfoncent pas dans la table des cylin- dres dresseurs. On a également essayé de réduire encore davanta- ge la distance entre les cylindres en plaçant entre les cylin - dres voisins des bandes d'environ 6 mm. d'épaisseur. La distance devient bien ainsi un peu moindre, et est, pour les proportions précitées, de 47 mm., maisc'est cependant encore une augmenta- tion de 15 %, On n'obtient pas non plus, par ce moyen, le bon effet de dressage souhaité et, par-dessus le marché, il en ré- sulte cet inconvénient que, par suite des battitures et de la crasse qui se détachent des tôles à dresser, les couches inter- calaires exercent une action de meulage et détruisent la surface propre et lisse nécessaire des cylindres dresseurs.
Après une courte période de fonctionnement, l'usure est si forte que le jeu de la couche intermédiaire est rendu illusoire.
La présente invention résout le problème de " l'écartement aussi minime que possible des cylindres avec, cependant. la conservation de distances exactes entre eux ", tout d'abord par le fait qu'entre deux cylindres consécutifs ayant entre eux un jeu de 1 mm., donc écartés d'axe en axe de 41 mm.-pour un diamè- tre de 40 mm. - , il est intercalé dans l'intervalle qui se trou- ve du côté opposé à celui de dressage un rouleau ayant par exem- ple 22 mm. de diamètre et ce au moyen de supports spéciaux, ces
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rouleaux assurant alors le maintien des distances.
Ainsi seule- ment il est possible, pour un petit diamètre donné des cylindres, de conserver la distance la plus petite possible entre les cy - lindres, de protéger les cylindres exactement contre l'inflexion latérale et d'obtenir le meilleur travail de dressage.
Le dessin annexé montre une forme de réalisation. La figure 1 montre le système de cylindres d'une machine à dresser les tô- les comportant 19 cylindres. La fig.2 représente quelques cylin- dres dresseurs 1, cylindres d'appui 2 et petits cylindres d'écar- tement 3 qui s'appuient contre les flasques transversaux de la machine, sur la fig.3, dans un système de cylindres 1 soutenus en trois endroits et maintenus au bon écartement latéral en deux endroits, les cylindres 2 sont les cylindres d'appui desti- nés à recevoir la pression de dressage verticale et les rouleaux 3 sont les rouleaux d'écartement avec les supports 4.